BIÈRE
PL4NCII PRxnitei.
Fig. 1, d. Ces deux figures représentent Pelévation de la coupe horizontale d'une cuve (brassin); elle peut être établie en fonte ou en douves de bois, retenues par des cercles de fer.
A A (ftg. 1). Niveau du plancher qui entoure la cuve.
BBBB. Cuve formée de plaques de fonte réunies au moyen de bandes et d'écrous; leur disposition au fond de la cuve est indiquée en /(voy. fig. d). La portion II (même flg.) représente un double fond de bois dont il sera parlé plus bas.
La cuve est soutenue sur des piliers de fonte DD : ils sont au nombre de huit, deux seulement sont figurés. Ces piliers portent supérieurement une charpente de fer EE qui les maintient dans une position parfaitement verticale, et les unit à un pilier central F. Ce dernier présente intérieurement une cavité ou conduit faisant suite au tuyau G, et sert ainsi à amener, le liquide de la chaudière dans la cuve. Le tuyau G pré8«ite une autre branche H, qui porte aussi le liquide dans la cuve, mais au-dessous de son double fond C. Ce double fond, situé à 0n,15 ou 0b,Sû du véritable fond, est la seule partie de Pappareil qui soit en bois.
Au centre de la cuve est un axe vertical K, maintenu et entouré par un système de roues, situé à sa partie supérieure. Cet axe présente lui-même deux roues d'engrenage horiiontales a 6, qui mettent en mouvement une machine à brasser, dont voici la disposition :
Les deux roues a 6 font tourner deux tringles ou tiges horizontales LH qui s'étendent du oestre à la circonference de la cuve; la première L porte quatre roues verticales (voy. fig. 9), sur lesquelles passent quatre chaînes êan$ fin 1 {fig. 1); une troisième tringle N située à pea de distance du fond de la cuve, présente égaleoieni quatre roues sur lesquelles viennent aussi glisser les chaînes dont nous avons parlé; d ces ohatnei
EXPLICATION DBS PLANCHES.
soot itjaftéfls des travertet de fer dd, arméet de crochets qui, lorsque les chaînes sont mises en mouTement, agitent la masse de drdche, et en font remonter successivement les couches inférieures. Afin que le frmaaaye puisse s*opérer dans toutes les parties de la cuve, les axes M, L, N sont disposés de manière à décrire un mouvement de rotation sur le pivot central, et par conséquent à parcourir la circonférence entière de la cuve. Un mécanisme particulier (/2^. 8) détermine cette progression : sur le bord supérieur de la cuve se trouve une rangée de dents 0 {flg. 1 et 3) qui 8*engrènent dans une vis sans fin Y, montée sur une pièce P. Cette vis reçoit médiatement un mouvement de rotation d*une roue Q (flg,^etZ)^ qui, portée par l*extrémité du rayon H, fait tourner deux pignons de d*inégale grandeur, et mobiles sur Taxe de la vis T. La roue présente une rangée de dents h i, le diamètre de la rangée t étant des deux tiers plus petit que celui de la rangée h. Chacune de ces deux rangées s*engage dans celui des pignons qui lui correspond. Ces deux pignons mobiles, comme il a été dit, sont séparés par une plaque circulaire k {flg. S), fixée sur Taxe de la vis, et tournant par conséquent avec lui. Cette plaque est garnie de chevilles faisant saillie des deux côtés, et les pignons en présentent de semblables. Il résulte de cette disposition que, quand la plaque est rapprochée de Tun des pignons au moyen du levier / (flg.Z)^ ce pignon devient lui-même immobile; et comme il reçoit le mouvement de la roue Q, il communique ce même mouvement à la vis T qui s'engrène dans les dents 0, et fait ainsi marcher toute la machine. On obtient une vitesse différente, selon que Ton met en Jeu Tun ou Tautre des pignons, puisque les roues qui les font mouvoir ont un diamètre différent.
Des deux extrémités de la pièce P partent deux tringles pp (fig.^)qui vont se réunir au pivot central qu'elles embrassent par un anneau. Les deux rayons L, N sont soutenus à leur extrémité excentrique par une tringle de fer U, fixée supérieurement au rayon M.
La cuve inférieure R R {fig. 1) est placée entre les huit colonnes DD, sur un massif de briques que supportent de courts piliers; elle est construite en plaques de fonte,*réunies au moyen de vis et d*écrous. Le moût y arrive de la cuve supérieure par les robinets SS', et en est retiré à raide d'une pompe dont le tuyau aspiratoire est en T.
PLAVCll n.
Fig. 1, % S, 4. Ces quatre figures donnent
les différentes coupes d'une chaudière fermée, contenant 600 hectolitres environ (350 barils environ).
A A, dans toutes les figures, indique un ouvrage en briques, de construction cylindrique extérieurement, et présentant intérieurement un fourneau avec tous ses accessoires. A la partie inférieure se voit le cendrier B surmonté d'une grille qui repose aussi sur des piliers de f6nte.
ce, chaudière soutenue sur le fourneau, par un cercle en saillie, au point où elle se réunit avec un dôme ou calotte hémisphérique G.
DD, chaudière supérieure entourant le dôme et s'ouvrant dans la chaudière inférieure C, au moyen de deux soupapes pp {fig. 3), qu'on .soulève à l'aide de tiges garnies de boutons. La chaudière D ccmlient l'eau nécessaire, soit pour détremper la drêche, soit pour ajouter plus tard au moût. Cette eau est échauffée par la vapeur qui s'élève de la chaudière Inférieure par un large tuyau I partant du sommet de la caloUeG
La partie supérieure de ce tuyau donne naissance à quatre autres tuyaux beaucoup plus petits FF {fig, 3 et 3), qui se dirigent vers le fond de la chaudière supérieure D. Ouverts à leur extrémité inférieure, ces tuyaux font arriver dans le récipient la vapeur qui élève bientôt la température du liquide qu'il contient. Une échancrure pratiquée en X {flg. 3 et 4) à la chaudière D, met à découvert le dôme G, qui là même est percé d'une ouverture assez large pour qu'un homme puisse y pénétrer. Une seconde ouverture du même diamètre est pratiquée à la partie supérieure d'un large tuyau H {fig. 3 et 4), qui communique également avec le dôme.
I (fiÇ'^h cheminée située au-dessus de la porte a, par où on introduit le fèu. Le cours de la flamme et de la fumée est indiqué dans la figure t^ qui offre une coupe horizontale de l'appareil, prise au-dessus de la grille du foyer. De chaque côté de cette grille s'élève circulairement un montant ou Jambage de briques, qui, tout en soutenant le fond de la chaudière C, force la flamme et la fumée de suivre une marche rétrograde, et d'entourer cette chaudière. (Voyez flg. 3 et 4.) La fumée*, après avoir parcouru l'espace vide qui existe entre les parois du fourneau et celles de la chaudière, sort par l'ouverture L de la cheminée I {flg. 5). Cette ouverture est double, ainsi que la cheminée qui, divisée en deux, présente ainsi une issue particulière à chacun des deux courants. L'ouverture L est garnie d'une porte en fer, s'ouvrant et se fermant à volonté; le fond de la cheminée est éga-
EXPLICATION DES PLANCHES
lement muni (fane porte d. Ces dispositions permettent de modérer le tirage : en effet, en tenant ouverte la porte Âa fourneau en a et en abaissant en même temps la trappe d, Tair extérieur monte directement dans la cheminée sans traverser le foyer; le tirage diminue donc; il est complètement arrêté en fermant l^ouverture L, et le feu ne tarde point alors à $*éteindre.
Du centre de la chaudière C s^élève une tige M, traversant un cylindre H' qui lui permet de se mouvoir avec frottement. Le cylindre est luimême soutenu par des traverses g, g. Au-dessus de Touverture du tube E, se trouve une roue d*engrenage e qui imprime à la tige M un mouvement de rotation. L*extrémité inférieure de la même tige porte une traverse N, à laquelle sont suspendus des fragments déchaînes; cet appareil qui tourne avec la tringle, a pour usage de draguer, pour ainsi dire, le fond de la chaudière et d^empêcher le houblon de brûler, ce qui arriverait infailliblement sans celte précaution. Tout le mécanisme est suspendu par un anneau à Textrémité d'un levier/* {fig, 4), dont Textrémité opposée est abaissée par une roue et un pignon g ( même ftg,). Ce levier sert à soulever du fond de la chaudière, la machine à draguer quand elle ne fonctionne pas, et il dégage en même temps la roue e de son pignon.
Le tobe £ est muni à sa partie supérieure de deux soupapes; la première, de sûreté, A, chargée d*un poids, donne issue à la vapeur, quand elle acquiert une tension qui pourrait compromettre la chaudière; la seconde i, s'ouvre en sens inverse et laisse pénétrer Pair dans Tintérieur de Tappareil, lorsque la condensation de la vapeur y produit le vide.
Les deux ouvertures H et X sont hermétiquement fermées par des couvercles qu'on n'enlève que pour nettoyer la chaudière ou pour y introduire le houblon. Un contrepoids Y {fig. 4) sert à surmonter la résistance qu'jls. présentent. L'ouverture H est exclusivement destinée au houblon; l'autre donne passage à l'ouvrier chargé du nettoyage; le couvercle de cette dernière présente une ouverture d'un Irès-pelit diamètre, par laquelle on peut introduire un thermomètre ou une jauge,
La chaudière G est remplie au moyen d'un tuyau R {fig. 3) qui amène la liqueur du brassin; ce tuyau, avant de pénétrer dans l'échancrure X de la chaudière, se partage en deux branches mn garnies chacune d'un robinet; l'une de ces branches peut verser son contenu dans la chaudière supérieure, l'aulre au contraire est soudée avec la calotte ou dôme G.
La chaudière GC présente à sa partie inférieure un tuyau T [ftg. 4) qui permet de la vider au moyen d'un mécanisme particulier.
PLAircii in.
Ftg, 1. Cette figure représente la cuve et l'appareil complet de fermentation d'une brasserie angbise.
K, tuyau partant des différents brassins (ils ne sont point représentés) et portant le moût aux grandes cuves à fermentation M; ces cuves sont au nombre de deux , l'une devant Pautre.
ff, portion d'un tuyau amenant l'eau d'un puits (non figuré ici) dans un réservoir situé à la partie supérieure du bâtiment. Ce tuyau, qui monte appuyé le long du mur, est garni près du tuyau R d'un robinet /^, qu'on peut ouvrir et fermer à volonté. Un peu au-dessous de ce robinet, se détache un tuyau d'embranchement p, s'abouchant avec un large tuyau s s; ce dernier conduit, qui entoure le tuyau R, offre à son extrémité une branche n, qui retourne ao tuyau d'origine /; et qhi est munie d'un robinet n\
Il résulte de ces différentes dispositions qu'en fermant le robinet /^, l'eau, amenée par le tuyau /'/; se rend dans le conduit s s, qui entoure le tuyau R établi en lames de cuivre minces, et abaisse ainsi, à un degré convenable, la température du moût qui le traverse, avant que ce moût n'arrive dans la cuve M ; un thermomètre adapté à l'appareil indique ce degré.
Lorsque la première fermentation est ter^ minée dans les cuves M, H, la bière est retirée de ces vaisseaux par deux tuyaux r, v, et conduite par les branches «?, w aux deux rangées de tonnes N, N, où elle fermente une seconde fois. Entre chaque paire ou couple de ces tonnes, se trouve une auge ou baquet destiné à recevoir la levure retiré des tonnes^
Les tonnes sont placées plus bas que les cuves M; il en résulte que la bière qui arrive des cuves vient remplir toutes les tonnes à la même hauteur. Lorsque celles-ci sont pleines, on ferme les robinets dont sont garnis les tuyaux tr, w; il arrive bientôt, cependant, que l'extraction de la levure y abaisse le niveau du liquide, et qu'il est nécessaire de le rétablir; dans ce but, on a disposé deux cuves 0 0, qui peuvent être remplies par le liquide des grandes cuves H, H, avant qu'il n'arrive dans les tonnes N, M. Les deux cuves 0, 0, sont, en réalité, entre les cu-
EXPLICATION DES PLANCHES
ves M, M, mais, dans la figure, on a dû les placer latéralement, afin de les faire voir.
Près de chacun des cuveaux 0, 0 est un réservoir / communiquant avec le cuveau, au moyen d'un tuyau ^, garni d*une soupape; il existe également un tuyau de communication entre le réservoir / et les tonnes N. Il est évident que, par ce système de conduite, la bière doit se trouver au même niveau en / et en N. Or, ce niveau baisse quand on retire la levure : la soupape existant en^,s*ouvre alors et laisse écouler de la cuve 0 la quantité de liqueur nécessaire pour rétablir le précédent niveau, et dans le réservoir et dans les tonnes.
Un appareil particulier est adapté à la cuve 0, pour en extraire la levure produite pendant la fermentation ; cet appareil consiste en un plat ou disque creux de fer, flottant à la surface du liquide. Du milieu de ce disque descend un tuyau 0, qui traverse le fond de la cuve, et s'ouvre inférieurement au-dessus d'un baquet Z. La portion du tuyau qui s'attache immédiatement au disque, étant d'un cuir flexible, permet à ce dernier de suivre l'abaissement du liquide. La levure soulevée par l'acte de la fermentation s'introduit dans le plat, en passant par-dessus ses bords, et tombe dans le baquet Z par le tuyau o.
Le bâtiment où se trouve tout l'appareil que nous venons de décrire repose sur de larges voûtes P, dans lesquelles se conserve la bière, quand la fabrication en est complètement terminée.
Fig* % 8. Ces deux figures représentent une machine à moudre la drèche.
A, trémie dans laquelle la drèche descend d*un grenier placé au-dessus. A la partie inférieure de cette trémie se trouve une bascule a, à travers laquelle passe le grain, pour de là tomber entre les rouleaux ou cylindres B, D.
Ces rouleaux sont de fer ou de fonte, et leurs pivots sont reçus dans des châsses de cuivre, encastrées dans des châssis de fer, fixés euxmêmes dans la charpente qui soutient toute la machine. Une vis ou écrou E, adapté à l'extrémité de chacun de ces châssis, permet de rapprocher les châsses, et aVec elles les pivots, ainsi que les cylindres, et d'obtenir, par conséquent, une mouture plus menue.
G, gros pivot, au moyen duquel tourne l'un des cylindres; l'autre est mû par deux roues d'engrenage H, de même grandeur, portées par chacun des cylindres, à son extrémité opposée à G.
d (fig, 3), levier en rapport avec l'une des roues, et soulevé à chaque tour de dent. Ce levier est fixé à l'extrémité d'un axe e qui croise la charpente; l'axe porte à sa partie moyenne un second levier c {fig. 2), soutenant un entonnoir b, suspendu à l'ouverture de la trémie A. Au moyen de ce mécanisme, l'entonnoir, sans cesse agité, laisse tomber régulièrement la drèche entre les cylindres. Une plaque de fer ou ratissoire e est forcée par un poids à porter continuellement sur le cylindre, et en détache ainsi le grain qui pourrait s'y fixer.