‹ Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud. Tome 40. supplChapitre 15 sur 531 · VI. Collutoire opiacé · texte numérisé non relu

VI. Collutoire opiacé

Teinture d’opium . 4 grammes.

Miel blanc . 30 —

Ch. d’Ivors,

COLLYRES. — KoÀlûpiov; collyrium. — Sous ce nom (dans lequel on trouve celui de oôpâ, queue), les Anciens désignaient des médicaments solides, dont la forme cylindrique et allongée rappelait celle d’une queue de rat, et qui étaient destinés à être introduits dans les ouvertures naturelles, vagin, anus, oreilles, narines : c’était une espèce de trochisques.

Cette acception, qu’on trouve dans Hippocrate et Galien, a fait place, dans le langage médical moderne, à la suivante. On appelle actuellement collyre tout médicament topique destiné au traitement des affections oculaires ou palpébrales, quelle que soit d’ailleurs sa nature.

Suivant l’état dans lequel se trouvent les substances dont ils se composent, les collyres sont dits mous, secs, liquides ou gazeux.

A. Collyres mous. — Constitués par l’incorporation d’une substance active à un corps gras, ces collyres ne sont pas autre chose que des pommades ou onguents ophthalmiques. Il nous suffit de renvoyer le lecteur aux mots O.VGUENTs(t. XXIV, p. 376) et Pommades (t. XXIX, p. 76).

B. Collyres secs. — Ce sont des poudres, simples ou composées, que

BOUT. mCT. HÈD. ET CHIR. ÏL — H

COLLYRES. — c. liqdides.

[Sdpplément|

l’on insuffle dans l’œil au moyen d’un tuyau de plume percé d’une petite ouverture à une de ses extrémités, par laquelle la substance est projetée entre les paupières maintenues écartées. Ces poudres, doivent être très-soigneusement porphyrisées jusqu’à ce que leur finesse soit extrême : en cas de mélange, celui-ci doit être très-exact.

L’alun, l’oxyde de zinc, le calomel, les sulfates de cuivre, de soude ou de zinc, le sucre (ordinairement mélangé aux autres substances), forment les collyres secs les plus usités.

Le collyre sec de Dupuytren et du Codex est composé de parties égales de sucre et de calomel : il s’emploie contre les taies de la cornée.

Collyre sec ammoniacal (Leayson).

Chaux éteinte . .'iO grammes.

Sel ammoniac puh- . 4 —

Charbon végétal pulv . j

Poudre de cannelle . ^ âà 1 —

Poudre de girofle . )

Bol d'Arménie . 2 —

Employé dans les conjonctivites chroniques, ce collyre agit par le gaz ammoniac qu’il laisse échapper, et qui irrite légèrement les surfaces avec lesquelles il est en contact.

On connaît sous le nom de collyres secs gradués des papiers imprégnés de solutions médicamenteuses titrées, papiers qui, desséchés, sont introduits dans l’œil sous forme de carrés représentant une certaine quantité du médicament : on aurait ainsi, d’après Le Perdriel, inventeur de cette méthode, une action rigoureusement proportionnée à l’étendue de papier employée. Mais, l’exactitude dans le dosage n’étant pas constante, cette application ingénieuse n’a pu prendre le rang que lui assignait son auteur. 11 en est de même du procédé de Hart, qui substitue au papier une solution de gélatine, laquelle, après avoir reçu la substance active, est desséchée et découpée en lames minces destinées à être introduites dans l’œil.

C. Collyres liquides. — C’est de beaucoup le plus usité parmi les topiques oculaires; ce sont les collyres par excellence. On les prépare avec des eaux distillées, des infusés ou des décoctés de plantes, qui parfois sont employés seuls, mais le plus souvent servent de véhicules à diverses substances médicamenteuses qu’on y fait dissoudre. Ces liquides doivent toujours présenter une limpidité parfaite, d’où la nécessité fréquente de les filtrer. On les utilise en instillations faites à l’aide d’un compte-goutte, ou en bains locaux pris dans une œillère.

Les collyres, étant des médicaments magistraux, peuvent présenter mille variétés dans la nature comme dans la proportion des substances qui entrent dans leur composition. Aussi nous contenterons-nous de citer les formules qu’on peut considérer comme typiques pour les collyres les plus usités.

I. Collyres à Vacélate de plomb. — Pour l’usage,. Voy. t. XXVIII, p. 557.

[Supplémekt] collyres. — c. liquides.

G. résolutif des hôpitaux :

Sous-acétate de plomb liquide . 4 grammes.

Eau de rose . 120 —

Alcoolat vulnéraire . 8 —

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