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mais souvent forcé; le grave est majestueux, mais plus souvent encore sourd. Le médium, presque dans toutes les voix, produit des sons mieux nourris et plus mélodieux. — Médium est aussi le nom que les anciens Grecs donnaient à leur tétracorde meson.

MELEKET ou KENET, 5. m. — Nom d'une espèce de trompe ou trompette dont on se sert pour les signaux en Egypte et dans TAbjssinie. Elle produit un seul son, mais très-fort et très-retentissanl.

MÉLISMAS. — Réunion de plusieurs notes chantées sur la même syllahe.

MÉLISMATA. — Fredonnement, gazouillement. Ce mot, d'origine grecque, est représenté en italien [laT gorr/heggio, de gorijheggifi)'e, qui peint assez énergiquement l'action du gosier ou de la gorge lorsqu'on y roucoule sur la même syllabe.

RIELISMATIQUE , adj. — Le chant mclismatique est celui par lequel on exécute plusieurs sons ou plusieurs notes sur la même syllabe, en opposition au chant syllabiqtie, qui emploie une syllabe pour chaque note, comme dans le récitatif.

WÉLODICA. s. f. — Instrument à clavier dans le genre du clavecin , mais avec un jeu de flûte. Il fut inventé, vers la fin du dix-huitième siècle, par Jean -André Stcin, d'Augsbourg.

WÉLODICIEN, s. m. — Musicien qui compose des mélodies.

MÉLODICON, s. m. — Instrument à clavier et à cylindre, inventé par l'iurre RiefTelsen , mécanicien de Copenhague.

MÉLODIE, s. f. — Effet agréable produit par un chant mesuré, soit vocal, soit instrumental. — La mélodie, dans son acception la plus usitée, quoique la plus restreinte, n'est pas autre chose que Ja partie chantante d'une composition musicale. — Dans une acception plus étendue, c'est la succession générale des sons par lesquels le compositeur exprime et représente ses idées. — Sorte de romance d'une facture chantante et mélodieuse qui se distingue par de suaves et piquantes modulations. Fr. Schubert fut l'innovateur, il y a une vingtaine d'années, de ce nouveau genre de morceaux de chant. (Voy. Compositeur, Génie, etc.)

MÉLODIEUSEWEÎNT, adj. — Avec mélodie, d'une manière mélodieuse.

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MÉLODIEUX, adj. mas., et au fém. MÉLODIEUSE. — Qui a de la mélodie, plein de mélodie. (Voy. Mélodique.)

MÉLODION, s. m. — Instrument de musique dans le genre de l'harmonica. 11 fut inventé en 1811 par Dietz.

MÉLODIQUE , adj. des deux genres. — Ce mot, depuis fort peu de temps admis dans le langage musical , a une acception toute particulière qui se distingue de mélodieux, et à la rigueur on pourrait dire qu'il n'est pas même synonyme avec lui , car celui-ci se rattache indifféremment à toute expression musicale qui plaît à l'oreille, et l'autre s'adresse uniquement à celle qui représente tel ou tel sentiment, telle ou telle passion. Le premier s'étend sur toute la musique composée; le second se restreint au chant du drame musical. Les productions de Rossini sont principalement mélodieuses; celles de Grétry, de Donizetti, de Meyerbeer, etc., sont plus particulièrement mélodiques.

MÉLÛDIQUEJSIENT, adj. — D'une manière mélodique, c'est-àdire par une mélodie exprimant dramatiquement les sentiments et les passions. (Voy. Mélodique.)

MÉLODISTE, subst. des deux genres. — Musicien que la nature a doué de la faculté rare de créer des chants nouveaux pour être rais en partition et interprétés au théâtre ou sur toute autre scène musicale.

Il ne suffit pas d'être mélodiste pour être bon compositeur; il faut encore être harmoniste, c'est-à-dire être versé dans la science des accords et du contrepoint. Mais celui qui ajoute à ces deux qualités celle de la parfaite connaissance de la structure, de l'étendue et du caractère particulier de chaque instrument, possède seul toutes les conditions requises pour s'élever au premier rang des maestri et des grands compositeurs.

MÉLODIUM, s. m. — Le mélodium ou orgue -mélodium, ou harmonium , autrement dit orgue expressif, est une espèce de piano organisé, d'une douceur, d'un moelleux, d'un velouté et d'une expression remarquables. (Voy. Orgue expressif et la figure qui l'accompagne.)

MÉLODRÂMATURGE, s. ?«. —Faiseur de mélodrames.

MÉLODRAME, s. ni. — Sorte de drame mêlé de chants.

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MlilLOGRAPIlll-:, s. f. — Arf de noter la musique.

.Ml^LOMANF., s. wi. — Celui qui a une passion exagérée pour la musique.

MI-XOMANIK, s. f. — Passion outrée pour la musique.

MKLOPÉK, s. f. — Dans l'ancienne musique des (Irecs, l'art ou les règles de la déclamation du chant; aujourd'hui, l'art de réunir toutes les parties harmoniques d'où ressort la mélodie.

MÉLOPHAUE, «. m. — Sorte de pupitre servant en même temps de fanal à quatre ou six faces, sur lesquelles sont appliquées des feuilles de papier de musique huilées et transparentes, où sont notées les diverses parties d'une sérénade. (Voy. NocrORNE, Sérénade.)

JNIÉLOPHONE, s. m. — Nom d'un nouvel instrument de musique à vent et à anches avec des tuyaux dans lesquels l'air est introduit par un soufflet à double vent, mù de la main droite à l'aide d'une grande tige, tandis que la gauche exprime le jeu des notes sur de petites saillies eu forme de louches adaptées au manche de l'instrument. Le mêlojjhone a par sa forme et sa structure quelque ra|)port avec la vielle et la guitare, et il imite les instruments à vent et à archet par le caractère grave , h u-monicux et soutenu de ses sons.

MM. Pellerin et Jaccjuet sont les principaux facteiu-s de cet instrument, dont l'invention est due à M. Dessanne.

MÈLOPLASTE, s. w. — Tel est le nom d'un tableau destiné à une méthode mutuelle pour l'enseignement de la musique , dans laquelle le raisonnement est substitué à la routine des anciens professeurs. Un musicien nommé Pierre Galais , de Bordeaux, en fut l'inventeur vers 1818.

MÉLOS , s. m. — Mot qui dérive du grec , comme la plupart de nos termes de nmsique. Chant doux, suave mélodie.

MELPOMÈNli, nom propre. — Aujourd'hui muse de la tragédie, mais chez les Grecs déesse du chant, dont les anciens lui attribuaient l'invention.

11 faut remarquer qu'autrefois la musique était intimement liée avec la poésie et qu'elles étaient môme alors comme deux sœurs inséparables. On ne pouvait i)as être musicien sans être poète, ni

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poète sans être musicien. Aussi les Grecs n'avaient-ils pas de poésie qui ne fût chantée, et la tragédie elle-même n'était pas autre chose qu'une sorte de mélodrame sérieux représenté avec des chœurs dans lesquels les chanteurs s'accompagnaient sur la lyre. De là les mots de poésie lyrique, drame lyrique, théâtre lyrique, poète lyrique, etc., que l'on emploie encore aujourd'hui.

MEMPHITIQUE, s. f. — La memphitique , suivant la fable, est une danse qui fut imaginée par Minerve. On l'exécutait avec l'épée, le javelot et le bouclier.

MÉNESTREL, s. m. — Les ménestrels étaient des chanteurs nomades qui, dans plusieurs pays de l'Europe et principalement en Allemagne, allaient de château en château , comme les anciens bardes, les troubadou7's, les trouvères, etc. (Voy. ces mots.)

MÈSE, s. f. — Nom de la corde la plus aiguë du second tétracorde des Grecs, qui en constituait le médium.

MESONYCTIKON. — Chant nocturne de l'Église grecque.

MESON. — Les Grecs appelaient ainsi leur second tétracorde, celui du médium.

MESSE , s. f. — On appelle messe en musique une composition musicale en plusieurs parties détachées dont les principales sont , pour les messes solennelles, le Kyrie eleison, le Gloria et le Credo, et pour les messes avec accompagnement d'orgue, dans certaines cathédrales, en outre des morceaux ci-dessus cités, le Graduel, Y Offertoire , le Sanctus, le Benedictus et VAgnus Dei. (Voyez tous ces mots.)

On distingue plusieurs sortes de messes, qui, outre les divers morceaux qu'on y chante, ont toutes leurs noms particuliers et leurs intonations spéciales. C'est à l'organiste à donner le ton au premier Kyrie; mais il faut avoir soin auparavant de lui désigner celle parmi ces messes qu'il doit jouer. Ces messes sont celles du Double majeur, du Double mineur, du Semi-double , du Simple, de la Vierge, des Anges, pour le rite romain, et des Solennels mineurs, des Solennels et annuels majeurs et la messe dite de Dumont pour le rite français.

Liste par lettre alphabétique des principaux psaumes, antiennes, hymnes, prières, motets et cantiques latins notés pour le plain-

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chant ou mis en musique selon le système moderne pour èlru chantés dans les solennités de TËglise catholique romaine.

Agnus Dei.

Alléluia.

Ave maris Stella.

Beatus vir.

Benedicamus Domino.

Benedictus.

Confitebor tibi Domine.

Credo.

De profanais clamavi ad

Domine.

Domine salvum fac.

Graduel.

Gloria.

Ilumani generis.

In exitu Israël, Kyrie.

Lauda Sion Salvatorem.

Lautate Dominum.

Lautate pueri Dominum.

(Voy. tous ces morceaux à

Libéra.

Matjnificat.

Miserere inei.

Of/ertorium.

0 filii et flliœ.

0 luce.

0 salutaris hnstia, Pangc lingua.

te Requiem.

Salve regina.

Sanctus.

Stabat mater.

Sub tttum prœsidium.

Tanlum ergo.

Te Dcum.

Veni Creator.

Vexilla régis.

Vi7-go dei genitrix.

leurs lettres respectives.)

MESURE, s. f. — La mesure musicale est le mouvement ou la division de temps qui règle les cadences à observer dans le chant , dans l'exécution instrumentale et dans la danse. On en attribue l'invention à Lasus ou Lassus, poète et musicien grec qui florissait cinq cents ans environ avant J. -C. — L'emploi des barres servant à marquer la mesure dans la musique moderne , ne remonte pas audelà du dix-septième siècle.

La mesure, on peut le dire, est l'âme de la musique. Elle constitue tout son caractère, toute sa signification et toute sa valeur. Il est donc de la plus rigoureuse importance de s'habituer de bonne heure à la compter scrupuleusement, soit avec le pied, soit avec la main, selon que le musique est instrumentale ou vocale, soit seulement enfin d'intention et de volonté, mais de telle sorte que le mor-

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ceau que l'on exécute se trouve bien cadencé et divisé en deux, trois ou quatre parties parfaitement égales , suivant l'indication qui est marquée à la clef.

On compte trois sortes principales de mesures, qui sont : la mesure à deux temps; la mesure à trois temps; et la meswe à quatre temps. La mesure à deux temps se marque par un 2 ou par un 0 barré, sa valeur est une ronde ou ses doux subdivisions. La mesure à trois temps se marque par un 3, sa valeur est une blanche pointée ou ses subdivisions. La mesure à quatre temps se marque par un C ou par un 4 , sa valeur est une ronde ou ses subdivisions *. Toutefois ces trois principales mesures en renferment ou en engendrent quantité d'autres, dont les plus importantes sont les mesures à 2/i, 3/4, 3/8, 6/8, 9/8. 12/8, etc. A celles-ci on peut en ajouter d'autres encore , mais beaucoup moins usitées, telles que 2/8, 6/4, 2/3, 9/4, 12/4, et même 2/16, 3/16, etc., etc. Toutes ces mesures s'appellent mesures dérivées. (Voy. Dérivés.)

Mesures simples

Mesures dérivées a deux temps.

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deux quatre.

six huit,

deux-deux.

six-quatre.

(♦) Quelques musiciens ont essayé, dans ces derniers temps, d'introduire dans leurs compositions la mesure à 5 temps, divisée ainsi que Vémiolion des Grecs, en deux parties inégales ; mais ce sont des écarts extrêmement rares qu'on no peut attribuer qu'au caprice ou à la bizarrerie, et il faut bien se garder de les imiter.

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