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PASSAG AILLE, s. f. — Espèce de ehaconne très en vogue dans les dix-septième et dix-huitième siècles. Sa mélodie, composée comme la valse ordinaire, de huit mesures, à chacune de ses répétitions variées et sans reprises, était à 3/i et d'un mouvement modéré.

PASSAGE, s. m. — Fragment d'un morceau de musique. — On appelle notes de passage les petites notes que l'on emploie au temps faible de la mesure ou à la partie faible du temps, mais qui ne comptent pour rien dans leurs divisions. Elles sont étrangères aux accords , sur lesquels elles ne font que glisser sans s'identifier avec eux, et c'est par ce motif qu'on les appelle notes de passage.

PASSEPIED, s. m. — Ancienne danse bretonne à trois temps avec reprises de huit mesures comme le menuet, mais d'un caractère un peu plus gai et d'un mouvement plus vif que celui-ci.

PASTICHE, s. m. — De l'italien pasticcio, pâté. Sorte de centon musical, qui diffère du pot-pourri en ce que celui-ci est une série de petits airs connus, liés ensemble pour composer un tout instrumental, tandis que l'autre s'attache aux grands airs ou grands morceaux, tirés des meilleurs opéras en réputation, pour être soumis à d'autres paroles par la traduction et former une sorte d'opéra à part. Le pastiche a eu un moment de vogue il y a une vingtaine d'années, surtout en province, oii les œuvres dramatiques des grands compositeurs italiens et allemands ont rarement l'occasion d'être représentés. IM. Castil-Blaze. grand musicien et habile arrangeur de musique, sut tirer parti de cette vogue passagère à laquelle il avait luimême donné le premier mouvement après ses premières traductions de Freyschùtz (Rubin des Bois) et d'il Barbiere di Seviglia [le Barbier de Sévitle), qu'il lit d'abord représenter à l'Odéon de Pcu-is et qui se jouent entore aujourd'hui dans les théâtres de province. Encouragé par ces débuts très-heureux, il eut l'idée de plaquer sur des comédies de Regnard, de Destouches on d'autres auteurs dramatiques en réputation, des airs d'opéras alors encore peu connus en France, tels que ceux de Cimarosa, Paësiello, etc. ; et il fit paraître, ainsi travesties, les Folies amoureuses, la Fausse Agnès et autres pièces qui furent assez favorablement accueillies parles amateurs. Mais comme en France, pour ce qui concerne la musique

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siirlout, le public n'a qu"iin engouement passager, ces sortes de travestissements no se prati(iiient jiliis, et il faudra un certain temps de repos et d'oubli pour leur faire reprendre faveur, si jamais lu caprice national se réveillait à leur occasion.

PASTORALE, s. f. — Sorte de composition musicale d'un caractère tendre, mais naïf et champêtre. Elle se marque ordinairement à 6/8 et son mouvement est modéré.

PASTOURELLE, s. /. — Sorte de chanson bucolique ou cham- ]iètre à l'usngc des troubadours au dix-huitième siècle.

PATHÉTIQUE, ndj. et siibs. — Tout ce qui, dans la musique et dans la poésie théâtrale, tend à peindre ou à remuer les grandes passions et principalement la mélancolie et la douleur. ,I.-.l. Rousseau prétend que tout k; pat/iéli(jiie île la musiipic française dépend de l'expression qu'on lui donne, c'est-à-dire du mouvement plus ou moins lent ou animé qu'on lui imprime, tandis que le pat/iéliqiw lie la musique italienne est invariable et ne peut être altéré par le caractère de la mesure. M. de Momigny combat vivement cette assertion dans un article fort détaillé et très-judicieux de VEncydopêdie méthodique.

PATOUILLE. (Voy. Claqxjebois).

PATTE, s. f. — Instrument à cinq pointes pour rayer le papier qui sert à écrire ou à copier la musique.

PATTE, s. f. — Celui des corps inférieurs de certains instruments à vent, tels que flûte, hautbois, etc.

PAUSE, s. /'. — Silence dont la valeur est égale à une ronde. (Yoy. Silence.)

PAVANE, s. /'. — Ancienne danse, d'un caractère grave et d'un mouvement assez lent, dans le genre du menuet.

PAVILLON , s. m. — Partie inférieure et évasée de certains instruments à vent, tels que le cor, la trompette et autres.

PAVILLON CHINOIS, s. m. — Instrument de percussion qui marche avec le triangle et les cymbales. C'est une espèce de chapeau ou parasol de laiton, aplati ou arrondi en cul-de-lampe; il est garni de grelots et de clochettes. Celui qui en joue le tient des deux mains par un long manche qui lui est adapté perpendiculairement et le secoue en mesure dans les tutti indiqués par le compositeur.

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