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PIANO OCTAVIANT. (Voy. Piano.)
PIANO ORGUE. — Piano auquel on a appliqué un jeu d'orgue, au moyen duquel on peut jouer tout à la fois du piano et de l'orgue, ou. à volonté, de l'un ou de l'autre séparément.
PIANOTAGE, s. m. — Abus du piano, répétition démesurée et étourdissante du jeu de cet instrument, lorsqu'il est confié à des mains peu exercées ou maladroites.
PIANOTER. V. n. — Jouer du piano sans modulations, sans principes et sans art, mais en tapotant sur les touches de l'instrument d'une manière abusive et étourdissante.
PIANOCTAVE, s. m. — Nouveau système de pianos perfectionnés par M. Alphonse Blondel, fabricant à Paris et facteur de l'Académie impériale de musique. 11 consiste en un mécanisme, d'ailleurs applicable à tous les pianos, au moyen duquel toutes les notes exécutées sur les touches seules se font ensemble avec leur octave inférieure pour les bnsses et avec leur octave supérieure pour les dessus, sans que pour cela le clavier soit mis en mouvement.
Deux pédales, ajoutées à droite etàgauche decellesqui produisent les/'or^eet \&% piano , suffisent pour faire fonctionner ce système; une simple pression obliquée les accroche afin de laisser libre le jeu nécessaire des pédales ordinaires, et unléger mouvement contraire remet le piano dans son état naturel . On comprend sans peine ce que doit gagner l'exécution sur un pareil instrument, qui, en affranchissant du doigter en octave, permet à un pianiste d'atteindre les plus grands effets.
PIANOGRAPHE, s. m. — Mécanisme au moyen duquel le compositeur ou improvisateur peut transcrire sa musique sur le papier en même temps qu'il l'exécute sur le piano. M. Guérin jeune est l'inventeur de cet appareil, qui fut présenté par lui à l'exposition de ISii, oii une commission fut chargée d'eu dresser le plan et en fit un compte rendu très-détaillé.
Déjà en 1837 iM. Carreyre avait présenté à l'Académie des beaux arts l'essai d'un piano dit métograpke, qui consistait en un rouage faisant dérouler d'un cylindre sur un autre cylindre une lame de plomb où s'imprimaient par l'action des louches certains signes particuliers pouvant facilement se traduire en notation ordinaire. Aucune suite ne fut donnée à ce système, dont cependant celui de M. Gué-
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rin ne paraît être qu'une simple copie ou iiultatlon perfectionnée.
PIANO iMKI.OGltAPllli:. — (Voy. Pianogr,u>iie.)
PIANOTYPE, s. m. — Quoique le pianotype ne soit point un insirunient de musique, nous nous plaisons à signaler dans ce Dictionnaire une nouvelle invention tr(.>s-intéressanle au point île vue du progrés typographique. Ce pimwti/pe est une machine au moyen de laquelle, à l'aide d'un clavier numéroté, le compositeur d'imprimerie peut rassembler les caractères, lcs(|nels, distingués et attaqués ainsi par les doigts, vont se réunir d'eux-mêmes dans un grand composteur. — (x'ttc ingénieuse machine fonctionne depuis quelque temps à Paris, dans les ateliers de M. IJclcambre, imprimeur.
PICGINISÏE, s. m. — On appelait ainsi les [larlisans de Piecini vers le milieu du dix-huiticme siècle , lors des guerres ridicules qui s'élevèrent entre eux et les partisans de la musi(iuc de Gluck. — • Les Gluckistes et les Piccinistes.
PIÈCE, s. f. — Une jyièce de musique constitue un morceau entier de musique instrumentale, telles qu'une symphonie, une ouverture, une sonate , etc. Ce mot s'emploie plus ordinairement pour la musique instrumentale que pour la musique dramatique ou vocale.
PIED, s. m. — (Voy. Mètre.)
PIEN-KING. — Instrument chinois, de percussion. Le picn-khig est un assortiment de seize pierres formant la série chromatique du /ojau (/oj au-dessus, en partant de la dernière ligne de la clef de [a, ou quchiuefoisdu lu $ sur la deu.xième ligne au r/ojfaigu. Le sounkin(j part d'une tierce plus bas et parcourt de la même manière tous les sons chromatiques compris dans la dixième [a-la. (Voy. KiNCi.)
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PIEN-TCHOUNG, s. m. — Ancien instrument chinois. C'était un assortiment de seize cloches dont les douze premières s'accordaient au ton des lu moyens et les quatre plus petites sur les lu aigus. (Voy. Du pour l'explication de ce mot.)
PIFFARO. — C'est le nom italien du cor anglais, dont nous plaçons ici la figure en i)riant le lecteur de voir au mot français pour la description technique de l'instrument.
PILOTE , s. m. — Petite tige de fil de cuivre ou de fer revêtue à sa partie supérieure d'une tète en bois, garnie de peau ou de feutre, qui sert à lever les éîouiïoirs dans les pianos carrés et qu'on employait autrefois pour pousser le marteau vers la corde avant l'invention de V échappement . (Voyez ce mot. — Voyez aussi Double- Pilote.)
PlU, adv. ital. — Plus, davantage. Ce mot italien placé devant un autre pour indiquer le mouvement sert à lui donner plus de force ou d'intensité : piu presto, piu lento, etc.
PINCER, V. n. — On disait autrefois pincer de la harpe, pincer de la guitare, etc. On dit aujourd'hui jouer de tous les instruments. — Le mot pincer est maintenant spécialement consacré à l'action momentanée du bout des doigts sur les cordes des instruments à archet pendant que l'archet se repose, ce que le compositeur indique par le mot italien pizzicato quand il veut produire certains effets. (Voy. Pizzicato.) — On dit aussi quelquefois, mais improprement, pincer les lèvres en jouant de la flûte, du hautbois ou d'autres instruments à vent.
PIQCE, udj. pris substantivement comme terme de musique. — Les notes piquées sont des passages de notes en montant ou en descendant qui , dans la musique instrumentale , doivent êire détachées avec la langue, avec l'archet ou avec les doigts, selon Tins-