PRO
l'une de l'autre. Ces suites de phrases ou proi/ressions changeât quelquefois de degré et de ton, et alors elles servent à faire passer d'un ton dans un autre par la transposition.
l>ROGRESSIO:<.
J.-J. Rousseau appelle prngrension une proportion continue prolongée au-delà de trois termes. — Catel, dans son Ti'aité d'harmonie, applique le même mot à un assemblage de tierces formant accord. Ainsi l'accord fondamental de neuvième majeure dominante, sol si ré fa la, qui contient tous ceux pratiqués dans l'hariiionie , n'est, à son avis, qnune pi-ogression de tierces.
ma
PROGRÈS, s. m. — En style de fugue le progrès commence à partir du point où toutes les parties chantantes ont fait successivement leur entrée et où le dialogue se change en trio, quatuor, quintette, selon que la fugue a de parties.
PROLâTION , s. f. — On appelle encore aujourd'hui prolation une certaine série ou liaison de notes qui doit s'eiïectuer, soit en montant soit en descendant, sur une seule et même syllabe , mais ce terme avait autrefois une autre signification. Lorsqu'on donnait à la ronde une valeur de trois blanches ou minimes, on indiquait le temps avec un cercle ou demi-cercle au milieu duquel on marquait un point, à peu près comme aujourd'hui dans le point d'orgue, et on lui donnait le nom de prolatio major owperfecta; mais lorsque la ronde ne valait que deux blanches comme aujourd'hui, alors on s'abstenait du point et on l'appelait pro/a^io minorow imper fecta.
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PROLONGATION, s. f. — En musique, la prolongation est une sorte de syncope ou liaison d'une note à une autre. (Voy. Syncope.) La prolongation n'est !e plus souvent que le retard d'une note de l'accord. Dans ce cas elle peut se résoudre dans l'accord même sur la note qu'elle avait retardée.
PROSCENIUM ou PROSCÉNION , s. m. — C'était, chez les anciens, la partie de leurs théâtres où les acteurs venaient jouer leurs rôles : c'est ce que nous appelons aujourd'hui avant-scène, qui n'est, du reste, pas autre chose que l'étyniologie ou la traduction littérale de ce mot.
PROSE, s. /. — Sorte de verset latin où, sans observer la mesure, on observe le nombre de syllabes et la rime. La prose se chante à la messe et dans certaines fêtes , immédiatement après l'épltre, avant l'évangile .
PROSLAMBANOMENOS. — C'était le nom de la corde la plus grave de tout le système des Grecs. En français, proslambanomène.
PROSODIAQUE. — Nome en l'honneur de Mars chez les anciens Grecs.
PROSODIE, s. f. — C'est la partie grammaticale d'une langue, qui concerne la longueur et la brièveté des syllabes. Dans le même sens il y a aussi une prosodie musicale. — Sorte de nome pour les flûtes chez les anciens Grecs, lequel nome était destiné aux cantiques qu'ils chantaient à l'entrée des sacrifices.
PROTHÈSE, s. f. — C'était, dans l'ancienne musique, un silence ou une durée de temps syllabique dont la valeur était de deux moras. (Voy. MORA.)
PSALLETTE ,s.f. — École de chant pour les enfants de chœur.
PSALMISTE, s. m. — Nom que l'on donne ordinairement à David, comme auteur des Psaumes.
PSALMISTIQUE , ad. — Qui concerne les psaumes, le psalmiste.
PSALMODIE, s. f. — Chant des psaumes, selon l'accent voulu et le rhythme établi.
PSALMODIER, î;. n. — Chanter les psaumes et autres offices divins.
PSALTÉRION ou PSALTERIUM, s. m. — L'un des plus anciens
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insU-uments connus; il avait, comme les preniiircs liarpcs cl le
kinnor, la forme triangulaire et ressemblait au delta grée.
Psallérion persan.
On le désignait aussi quelquefois sous le iioiii de nabla, uahluin, nablium ou nable. (Voyez ces mots.) Quelquefois aussi il était de forme carrée ou oblongue et monté comme le tympanon, avec des cordes de laiton que l'on pinçait ou que l'on touchait soit avec un tuyau de plume taillée, soit avec deux baguettes, comme l'harmonica tymponon.
Psaherium.
PSAUME, .S-. m. — Cantique sacré ciiantc à la louange de Dieu, de sa bonté, de sa grandeur, de ses merveilles. Les premiers cantiques de ce genre, écrits en liéhreu sui' la sainte uioiilagnc, furent composes par le roi David ou lui ont été attribués.
PSAUTIER, s. m. — Recueil des psaumes de David ou qui lui sont attribués.
PSYILIHE, s. /. — Sorte d'instrument de musique de forme triangulaire; il fut inventé par les Troglodites. (Voy. Psaltérion.)
PUPITRE, s. m. — Petit meuble dont on se sert pour poser les cahiers de musique, les partitions, les parties séparées, etc., où ils doivent être lus par le chanteur ou par rinstrumenliste exécutant.