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RÈGLE, 5. f. — Loi, formule ou prescription à laquelle le code de la science musicale soumet le compositeur de musique et Tinstrumcntiste appelé à exécuter ses œuvres.

RÈGLIÎUH, s. II). — Celui qui trace les portées sur le papier destiné à recevoir les notes de musique et les signes qui les accompagnent. L'instrument qui trace les cinq lignes et la portée s'appelle j;«<^e. (Voyez ce mot.)

RÉGULIER , ÈRE , adj. — On appelle cadence régulière celle qui tombe selon les règles sur la tonique ou sur un repos.

RELATIF, adj. — Ton relatif, mode relatif, etc. (Voy. Ton, Mode, etc.)

RELATION , s. f. — Rapport qu'ont entre eux les deux sons ou les deux degrés qui forment un intervalle. La relation est juste ou consonnante quand l'intervalle constitue une consonnance majeure ou mineure. Elle est fausse ou dissonnante quand cet intervalle est superflu ou diminué. Cette dernière s'appelle plus ordinairement fausse relation. On distingue encore une espèce de relation dite enharmonique. La relation enharmonique est celle qui existe entre deux cordes ayant entre elles un ton d'intervalle en apparence, mais dont l'une, l'inférieure, est affectée d'un dièse, et l'autre, la supérieure, affectée d'un bémol. Cette relation, d'ailleurs imperceptible , devient nulle sur le piano et sur l'orgue , où elle est absorbée par les règles du tempérament ; mais elle existe en réalité dans la théorie. (Voyez Mode, Intervalle, Rapport, Ton, etc.)

RENTRÉE, s. m. — Action du chanteur ou de l'instrumentiste qui après un silence se fait entendre de nouveau.

RENVERSÉ, E, adj. — II se dit, en parlant des intervalles, par opposition à direct. La sixte n'est qu'une tierce renversée. — On l'emploie aussi, en parlant des accords, par opposition à fondamental. (Voy. Renversement.)

RENVERSEMENT, s. m. — Action de renverser les parties. (Voy. Renverser.)

RENVERSER, v. ac. — On appelle, en terme de contrepoint, renverser les i)arties, en intervertir l'ordre fondamental, c'est-à-dire mettre la basse à la place du dessus ou des autres parties inter-

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médiaires et léciproqueinenl. (Voy. Renversé, Renversement, Accord, etc.)

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Accord parfnil majeur cl ses renversements

Accord parfait mineur cl SCS renversements.

RENVOI, s. m. — Le renvoi sert à ramener de la fin d'un morceau ou d'une dos parties de ce morceau à son commencement. On met toujours deux renvois; le second ramène au premier. L'un et l'autre se figurent par un S traversé obliquement et entouré de points. On les remplace aussi quelquefois par ces mots: al segnn, qui avertissent l'exécutant qu'il doit se trans[)orter au signe marqué au commencement du morceau. (Voy. Signes.)

RÉPLIQUE, s. f. — On appelait ainsi autrefois l'octave. — On entendait aussi quelquefois par ce mot l'unisson ou la répétition de la même note dans deux parties différentes.

RIÎPONSE, s. f. — L'écho ou la répétition du sujet d'une fugue. (Voyez ce mot.)

RÉPONS, s. m. — Espèce d'antienne qui se chante à l'église après les leçons et les chapitres. Elle finit ordinairement par une reprise qu'on appelle réclame.

REPOS, s m. — Terminaison d'une phrase musicale exprimée par la cadence pleine.

REPRISE, s. f. — Indication qui se marque par deux points à

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gauche ou à droite d'un bâton de reprise et qui signifie qu'il faut recommencer. — Représentation d'un opéra que l'on reprend après l'avoir laissé quelque temps sans le jouer.

RÉPERCUSSION, s. f. — Ce mot, en apparence insignifiant pour la musique, y a cependant plusieurs acceptions, lesquelles nous paraissent même trop importantes pour être négligées, et nous leur consacrerons un article d'autant plus scrupuleusement détaillé qu'elles ont été pour la plupart omises ou dédaignées dans presque tous les dictionnaires qui ont été publiés jusqu'à ce jour.

1° Considéré comme synonyme de ri-flexion, ce mot représente l'efTet immédiat produit par l'ébranlement d'un corps sonore quelconque lorsqu'il est arrêté , appuyé ou contrarié dans sa course par un autre corps plus ou moins solide , soit que cet obstacle ou cet appui ne fasse que reproduire le son provenant de cet ébranlement, soit qu'il en devienne le principe générateur. Essayons de rendre cette explication plus claire et plus sensible par deux exemples. Il existe deux sortes bien difTérentes de répercussion du son : la première est celle qui résulte, par exemple, du contact des vibrations des cordes d'un piano , d'un violon ou d'une guitare avec les tables d'harmonie de ces instruments, lequel contact redouble, renforce et engendre pour ainsi dire le son ainsi répercuté. La seconde est celle qui peut être produite par un écho , c'est-à-dire par le choc retentissant qui s'effectue entre un son voyageur et une muraille, un rocher ou tout autre corps solide. Dans l'un et l'autre cas, il y a répercussion.

2° Pour ce qui concerne les tons d'église ou plutôt les modes du chant ecclésiastique , la répercussion n'est autre chose que le ton correspondant le plus usité de ce même ton, c'est-à-dire le plus souvent la quinte. Ainsi, par exemple, la répercussion du ton de ré est le ton de la, etc. Mais dans la musique ordinaire et dans tout le système des sons en général, la répercussion consiste dans la répétition ou reproduction fréquente des notes qui composent la triade harmonique, c'est-à-dire de la tierce, de la quinte, de la septième diminuée et de l'octave, de préférence aux autres cordes de la gamme.

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3° C'était aussi autrefois, dans la fugue. Tordre dans lequel le sujet et la réponse se faisaient entendre alternativement.

lŒôUIEM , s. m. — Messe de liequiem , messe de mort, missa pro dcfunctis. Composition musicale dont le texte latin commenee par ces mots : Requiem œternam , etc. Le liequiem de Mozart et celui de Cherubini sont les deux compositions de ce genre qui son^ citées en première ligne par les connaisseurs.

KliSOLUTlUN, s. f. — Effet produit, selon les règles du contrepoint, par une dissonnance qui vient d'être sauvée, soil en montant soit en descendant d'un degré conjoint sur la consonnance qui la résout.

UÉSONNANCE, s. /. — Intensité, prolongement ou réllexioii

du son. (RÉSONNEMENT.)

KÉSONNEMENT, s. m. — Retentissement du son et sa prolongation par l'effet de l'acoustique ou de l'écho. (Voy. SoN,Ecuo, Acoustique, Résonnance, Répercussion, etc.)

KESPIHATION, s. f. — Aelion des poumons lorsqu'ils attirent ou repoussent l'air. L'une des conditions les plus essentielles de l'art du chant est de respirer à propos et de ménager sa respii'ation de manière à avoir toujours en réserve un volume d'air suffisant.

RESSERRER, v. a. — Resserrer l'harmonie, c'est rapprocher les parties les unes des autres et les renverser de manière à ce (ju'elles soient comprises dans le moins d'intervalles possibles. (Voy. Renversement.)

RETARDEMENT, s. m. — Un appelle retardement ou retard la prolongation d'une dissonnance qui se prépare pour être sauvée. (Voy. Prolongation, Préparation, Syncope, Résolution, etc.)

RHYTHME, s. m. — Ce mot, d'origine grecque, dans son acception générale signifie nombre, cadence, mesure. En musique il désigne les rapports et la proportion qu'ont entre elles les parties d'un tout; la liaison, la succession des pensées ijui s'enchaînent dans une composition musicale d'une certaine étendue; et enfin la difTcrence du mouvement qui résulte de la vitesse ou de la lenteur conformément auxquelles un morceau doit être exécuté. (Voy. Mesure.)

RHYTHMIQUEj adj. — Qui appartient au rhythme, ii la cadence.

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