‹ Nouveau dictionnaire de musique illustreChapitre 159 sur 224 · ROM · texte numérisé non relu

ROM

Du temps de Philippe le Bel, Jean Chasmillon avait été fait roi des jongleurs dans la ville de Troyes en Champagne, par lettres patentes de 1295.

La généalogie dictatoriale des principaux violons ou ménétriers, selon les édits et statuts que nous a laissés Thistoire de l'époque, peut être établie comme suit : — Guillaume 1", qui tlorit vers la Tin du quinzième siècle ; Constantin , fameux violon (on dit aujourd'hui violoniste du seizième siècle ; après Constantin , la couronne inénestrielle passa en 1G30 à Dumanoir; vinrent ensuite Guillaume II, Jean-Pierre Guignon et autres dont les noms ne sont point parvenus jusqu'à nous.

RO>L\NCE. s. f. — Nom que l'on donne en général à tous ces petits poèmes mis en musique, qui, pour la plupart comme la rose, sans même avoir sa fraîcheur et son parfum, naissent et meurent en un matin. Une romance doit avoir au moins trois couplets, quelquefois quatre au plus, mais rarement davantage. Le caractère de ses paroles, comme celui de sa mélodie, doit être simple, naïf, mélancolique et tendre. Sur mille romances qui se publient de nos jours, une à peine mérite d'être conservée en recueil et de reparaître sur les pupitres; c'est parce qu'elles ne sont le plus ordinairement qu'une répétition banale de celles déjà connues et depuis longtemps oubliées. La Romance de Joseph en Egypte de Méhul est citée comme un des meilleurs modèles du genre. Depuis une trentaine d'années, la romance a pris une foule de dénominations différentes qui varient selon le sujet que le poète et le compositeur veulent traiter. La chansonnette, la barcarolle, la ballade, la pastorale, la sicilienne, lékgie. le fabliau, la fantaisie, la prière, la mélodie, le nocturne et la sérénade sont tout autant de romances qui n'ont faut que changer de nom. Les meilleurs compositeurs de romances sont iOI. Panseron. Masini, Labarre, Grizar, Clapisson , Henrion. Thys. Adrien Boîeldieu, Arnaud, Loîsa Pujet et autres dont les noms nous échapi>ent.

ROMANCIER, s. m. — On appelle quelquefois romancier le musicien qui compose des romances. Ce mot est impropre ; mais à qui s'en prendre, si ce n'est à la pauvreté de notre langue ou à ceux qui, du haut de leurs fauteuils suprêmes, sont vainement appelés à l'enrichir!

Page 1