SON
comprend mieux par le mot lui-même qu'il ne peut s'exprimer par une description.
SOMMIER, s. m. — Caisse ou coffre qui sert de récipient à l'air fourni par les soufflets de l'orgue, et d'où il passe dans les divers tuyaux des jeux de l'instrument, selon l'emploi des registres el l'abaissement des touches du clavier. — Partie évidée d'un manche de violon ou de violoncelle, par laquelle on passe les chevilles.
SON, s. m. — On appelle son tout ce qui frappe musicalement l'oreille, et tout ce qui constitue un ton déterminé par les lois de l'acoustique combinées avec celles de la mélodie raisonnée. En dehors de ces distinctions, toute autre articulation, résonnement ou retentissement n'est, à proprement parler, que du bruit.
La résonnance du son ou la permanence de son prolongement est le résultat de la durée de l'agitation de l'air, laquelle durée dépend elle-même du nombre de vibrations produites par la percussion du corps sonore. Selon la nature de ce corps et selon le degré de force de la commotion qu'on lui fait subir, le nombre de vibrations est plus ou moins considérable, et par cela même la durée de l'agitation de l'air plus ou moins prolongée : de là le degré du son et celui de son intensité.
Selon Diderot, tous les sons sensibles sont compris entre les nombres 30 et 7,552, c'est-à-dire que le son le plus grave appréciable à l'oreille opère 30 vibrations par seconde, et le plus aigu 7,552 vibrations.
On a fait dans ces derniers temps, sur la vitesse du son, des observations fort curieuses et fort intéressantes, par suite desquelles il a été reconnu que le son, dont une des principales propriétés est, comme on sait, de se propager dans toutes les directions à partir du lieu où il prend naissance, parcourt diamétriquement une plus ou moins grande étendue métrique, selon le degré de température ou selonla position topographique des différents pays. Ainsi, au rapport de Hallay, le son parcourt en Angleterre 1 ,070 pieds par seconde, et dans le Pérou il n'en parcourt que 1,0i'i-. (Vov. Accord, Acoustique, Notes, Degré, etc.)
SONS MOBILES. (Voy. Mobile.)
SONS STABLES. (Voy. Stable.)
SONATE, «. f. — Sorte de composition instrumentale destinée
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principalement au piano, divisée en plusieurs parties consécutives ot de caractère dilTcrent. La sonate est morte avec le dix-huitième siècle qui en a tant produit, et l'on ne dira plus aujourd'hui avec Fonteneile : sonate, que me veux-tu?
SONATINE, s. f. — Petite sonate.
SONNANTE, s. f. — Espèce de carillon ou harmonica d'airain composé de douze timbres de difTércntes grosseurs, que l'on tape avec une baguette de métal. Cet instrument est très-ancien, mais l'on s'en sert encore aujourd'hui, notamment en Allemagne, dans quelques orchestres et surtout dans les musiques militaires. Les timbres y sont quelquefois remplacés par des cloches ou clochettes sans batail, appendues à une sorte de charpente de fer et sur lesquelles on tape également avec des baguettes de métal.
SONNER, V. n. — On disait autrefois et exclusivement sonner de la trompette ; on peut dire aujoud'hui jouer pour tous les instruments, y compris même la grosse-caisse et le tambour. — On dit cependant de préférence soutier la générale, le boute-selle, la charge, la retraite, etc., etc.
SONNERIE, s. f. — Les ressorts, le timbre ou tout autre moteur qui sert à faire sonner une montre, une horloge, une pendule, etc. — Son de plusieurs cloches réunies ensemble et que l'on appelle aussi carillon. — Petit cylindre ou ressort organisé pour faire jouer des airs dans une montre, une tabatière^ etc. — Recueil d'airs composés spécialement pour les trom|)ettes de cavalerie, tels que la générale, le boute-selle, la charge, la retraite, etc.
SONOiMÈTRE, s. m. — Instrument qui sert à mesurer l'intensité du son.
SOPRANISTE, s. des deux genres. — Quelques hommes de lettres musiciens, parmi lesquels nous remarquons le président de Brosses,
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emploient quelquefois cette expression pour désigner celui ou celle qui possède la voix de soprano. Les enfants de chœur principalement reçoivent sous sa plume cette dénomination, que nous serions, du reste, assez bien disposé à admettre dans le langage musical; mais alors, par le même motif, il faudrait pouvoir dire, au moins au pluriel : les contraltistes et même les bassistes, les barylonistes, etc. (Voyez ci-après Soprano.)
SOPRANO, s. m. — Mot italien tombé dans le domaine de laiangue musicale pour désigner la voix de femme la plus aiguë, que l'on appelle vulgairement dessus ou premier dessus. Notre avis est que ce mot devrait être admis complètement parmi ceux de la langue française comme le mot dilettante ; et par la même raison que l'on dit indifféremment au pluriel les dilettanti ou les dilettantes, nous désirerions que l'on pût dire aussi les soprani ou les sopranes. Les véritables sopranes, eu égard aux conditions rigoureuses que l'on exige d'eux, sont devenus très-rares aujourd'hui. (Voy. Sopraniste.)
SORDONE, s. /'.—Ancien instrument à vent dansle genre du basson.
SOSTENUTO (soutenu). — Ce mot italien, joint comme épithète à un mouvement déjà caractérisé, ajoute encore à sa lenteur et à sa gravité naturelles.
SOTTO VOCE. — A demi-voix, très-doux, très-doucement, etc. (Voy. Signes.)
SOUFFLET, s. m. — Machine à vent qui, obéissant à l'impulsion du pied ou de la main, distribue l'air dans certains instruments tels que l'orgue, l'harmonium, le mélodium, l'accordéon, etc.