TIM
en tirer tout le parli dont il paraît susceptible. Voici la ligure exacte du timbalarion de M. Colas.
TIMBALES, s. f. pi. — Sorte de tambour à l'usage de la cavalerie, composé de deux vaisseaux d'airain, de forme arrondie, dont les ouvertures sont, comme la caisse militaire, couvertes de peaux de bouc, que l'on fait résonner en les tapant plus ou moins fortement avec des baguettes. Cet instrument de percussion est d'une grande utilité à l'orchestre où, par ses roulements alternatifs sur ses deux notes du, sol, il remplit un rôle assez important, suivant les situations. Toutefois, les fréquents changements de modes et de tons qu'exige la musique moderne rendent le plus souvent ce rôle assez borné, et cet inconvénient a donné tout récemment l'Idée de plusieurs utiles améliorations qui, suivant toute apparence, porteront leurs fruits. Déjà il y a une dizaine d'années, M. Brod, ancien premier oboïste de l'Opéra, avait fait construire une timbale chromatique, de forme carrée, laquelle, à l'aide de pédales qui poussaient de petites planchettes sous la peau, produisait instantanément tous les tons et demi-tons. La mort de l'auteur empêcha de donner suite à cette invention. On attribue aux Perses l'idée primitive des timbales, qui ne furent introduites en France qu'en 1457. (Voy. TiM-
BAtARION.)
TIMBALIER, s. tr. — Celui qui joue des timbales. On disait autrefois blouser les timbales. (Voy. Timbales, Timbalarion.)
TIMBRE, s. m. — En voulant qualifier une voix, on appelle <îw6r(? sa sonorité, et l'on détermine le degré de celle-ci par la beauté ou la puissance du timbre. Ce chanteur a un beau timbre; sa voix est
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olaire, pure et sonore. C'est ce que les Italiens appellent métallo di voce. — Particularité du son de chaque instrument de musique. C'est ce que les Ilaliens appellent colore de'suoni. — Cloche qui n'a point de batail et qui résonne à l'aide d'un petit martelet : timbre d'Itorlofje.
TllMBRÉ, adj. — On dit d'une voix qu'elle est bien timbrée, pour dire qu'elle a un beau timbre, et que sa sonorité est agréable. (Voy. Tlvbre.)
TliSTAMARRE, s. m. — Grand bruit prolongé et accompagné de confusion. Ce mot est composé de tint in et de marre, à cause du bruit que font les vignerons en tintant sur leur marre, sorte de houe; il a donc été formé par onomatopée. (Voyez ce mot.)
TINTEMENT, s. m. — Bruit d'une cloche ou de tout autre corps sonore en métal, mais avec continuation et retentissemGnt.
TINTIN, s. m. — Bruit d'une petite cloche ou sonnette.
TINTINNABULUM ou CIŒPITACULUM, s. m. — Espèce de carillon chez les anciens. (Voy. Carillon.)
TIPE, 5. m., de l'italien tipo. — Nom de la corde génératrice du système musical.
TIPOTONE, s. m. — (Voy. Ttpotone.)
TIRADE, s. f. — Trait ou liaison, plus ou moins rapide, d'un certain nombre de notes, se succédant diatoniqueraent, chromatiquement ou même par intervalles disjoints, dans un morceau de chant ou dans une composition instrumentale.
TIRANA, s. /. — Espèce de chanson espagnole, de mesure à 3/i et ayant à peu près le même mouvement et le même caractère que la Polonaise.
TIRANT, s. m. — On appelle ainsi la poignée des registres de l'orgue. iVoy. Registre.)
TIRA TUTTO. — Celui des registres de l'orgue qui ouvre tous les jeux à la fois.
TIRER, V. ac. — Tirer du son d'un instrument de musique ou d'un corps sonore quelconque ; en faire sortir du son.
TLOUM-POUM-POUM, s. m. — Espèce de tambour de basque chinois qui se tient par un manche, et ayant une seule peautenduc
TON
sur laquelle on tape avec la main en l'agitant en l'air comme le petit tao-lcou. (Voyez ce mot).
TOCCATE, s. f. — Dans le beau temps du clavecin, on appelait ainsi ime sorte de pièce de musique composée pour cet instrument. C'est la sonate primitive.
TON, s. 7)1. — Ce mot a plusieurs acceptions en musique : 1° il sert à désigner le mode ; en ce sens, il y a deux sortes de tons : le ton majeur et le ton mineur ; 2° il sert à désigner le degré d'élévation que prennent les voix ou celui sur lequel sont montés les instruments de musique; 3° enfin il se prend pour déterminer la modulation relative à chaque note ou corde principale de l'échelle musicale , laquelle s'appelle tonique. Dans notre système moderne , composé de douze cordes ou sons difTérents, chacune de ces cordes, et chacun de ces sons peuvent déterminer autant de tons majeurs spéciaux auxquels autant de tons mineurs peuvent être appliqués, ce qui fait en tout vingt-quatre combinaisons qui ont chacune leur caractère distinctif.
ul naluiel. la mineur relatir.
cur relatif. . , * « . .
^ Ordre défi dièses. «^ Ordre des bémols.
Modes majeurs avec dièses.
la " mi *' si *' fa '^ «/ "" *>. Modes majeurs avec bémols.
a ré soi ut ou do.
TON
Modes mi:<eobs atec dièses.
fa ut sol
Modes «inEiiRS avec bémols.
Et, chose étrange, cette distinction subsiste encore, même lorsque les instruments se trouvent montés plus haut ou plus bas que le diapason. Ce qui montre, dit J.-J. Rousseau , que la reconnaissance du ton -vient au moins autant des diverses modifications que chaque ton reçoit de l'accord total, que du degré d'élévation que la tonique occupe dans le clavier.
De là naît, poursuit le même auteur, une source de variétés et de beautés dans la modulation. De là naît une diversité et une énergie admirables dans l'expression. De là naît enfin la faculté d'exciter des sentiments difîérents avec les accords semblables frappés en différents tons. Faut-il du majestueux, du grave? Le fa et les tons majeurs par bémol l'exprimeront noblement. Faut-il du gcii, du brillant? Prenez la, ré et les tons majeurs par dièse. Faut-il du touchant, du tendre? prenez les tons mineurs par bémol. 67 mineur porte la tendresse dans l'àme ; fa mineur va jusqu'au lugubre et à la douleur. En un mot, chaque ton, chaque mode a son expression propre qu'il faut savoir connaître ; et c'est là, dit Rousseau en terminant cette appréciation, un des moyens qui rendent un habile compositeur maître, en quelque manière, des affections de ceux qui l'écoutent.
TONAL, E, adj. — Qui est compris parmi les intervalles géné-
(1) On trouvera dans cette figure les vingt-quatre diverses combinaisons toniques qu'embrasse notre système moderne, y compris leurs doublures ou répétitions enharmoniques
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ratcurs du ton. L'octave^ la quinte et la quarte de la tonique ou note fondamentale du mode, sont des intervalles tonals. On appelle aussi ftigttc tonale celle dont le sujet et la réponse n'excèdent pas les bornes de l'échelle du mode et les cordes qui la caractérisent.
TONALITÉ, s. f. — Propriété de chaque mode musical, laquelle se manifeste dans l'emploi de ses cordes essentielles ou génératrices. — On appelle aussi tonalité le caractère particulier de chaque ton, nonobstant le mode, majeur ou mineur, auquel il appartient.
TON DE CHASSE. — Les tons de chasse sont de petits airs du genre des fanfares que les piqueurs sonnent sur le cor ou sur la trompe pour diriger les chiens.
TON D'ÉGLISE. — Les tons d'église, ou plutôt les modes du plain-chant, sont au nombre de huit, dont quatre mineurs et quatre majeurs. Les quatre tons ou modes mineurs sont : ré mineur, sol mineur, la mineur et la mineur Unissant sur la quinte. Les quatre tons on modes majeurs sont : ut majeur, fa majeur, rc majeur et sol majeur.
TONE. — Sorte de nome chez les anciens Grecs.
TON ENTIEK. — La gamme de l'octave est composée de cinq tons entiers et de deux demi-tons. Les tons entiers sont compris du do au ré, du ré au mi, du fa au sol , du sol au la, et du la au si. Les deux demi- tons sont compris du mi au fa et du si au do.
^ do ré mi fa sol la f f"
"*" demi-ton demi-ton
TON FEINT. — (Voy. Fa feim.)
TON MAJEUR. — (Voy. Majeur)
TON MINEUR. — (Voy. INUjeur et Mineur, etc.)
TONOTECHNIE, s. f. — Art de noter les cylindres des orgues de
Barbarie, des vielles, ou d'autres instruments de musique. TON OUVERT. — On appelle tons ouverts ceux que l'on obtient
sur le cor par le jeu naturel et sans introduire la main dans le
pavillon.
TON lŒLATlF. — Les tons relatifs sont ceux qui ont une