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posé et fait exécuter, il y a peu de temps, dans un concert donné par lui à la salle Herz, une trilogie sacrée qui a pour nom l'Enfance du Christ , sorte d'hiérodrame à trois voix mêlé de chœurs.
TRIO, s. m. — C'est le nom que l'on donne à tout morceau de musique, vocale ou instrumentale, composé de trois parties. Le f»'!oest considéré ajuste raison comme la plus parfaite de toutes les compositions musicales, parce que c'est celle qui réunit le mieux, sans remplissage, toutes les parties essentielles d'un accord et qui. par conséquent, doit produire le plus d'effet relativement. Les trios pour trois voix, dont les meilleurs, pour la plupart, sont tirés des opéras classés au répertoire, se chantent le plus souvent avec accompagnement d'orchestre ou de piano. Ceux pour trois instruments égaux ou différents sont toujours ou du moins doivent toujours être concertants, car s'ils ne l'étaient pas, ils ne pourraient être considérés que comme de simples solos avec accompagnement.
TRIOLET, s. m. — Petit groupe de trois notes qui éqiiivaut à !a valeur de deux dans la mesure et sur lequel on place ordinairement le chiffre 3. Deux triolets réunis en croches, douhles-croches ou triples-croches, etc., portent le chiffre C et s'appellent sixfines ou sexlolets. Us peuvent encore être indiqués par le même chiffre 6 lorsque les notes qui composent le groupe sont de valeur différente, comme par exemple quatre doubles-croches et une croche, 5 pour G, 3 pourtj, 7 pour 6, etc.
Triolets.
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TRIPEDISONO, s. m. — Espèce de trépied avec embranchement mécanique en métal servant à supporter et fixer la guitare pour donner plus de sonorité à Tinstrument et plus de liberté d'action au guitariste. — Ce mécanisme fut inventé en 1826 par D. Aguado.
TRIPHONE, s. m. — Sorte d'instrument de musique qui n'existe plus aujourd'hui et qui n'était autre chose qu'une espèce de clavecin organisé.
TRIPLE -CROCHE, s. f. — La moitié d'une double-croche, le quart d'une croche et le huitième d'une noire. 11 faut par conséquent trente-deux triples-croches pour remphr une mesure à quatre temps. (Voyez au mot Valeur.)
TRITON, s. m. — Accord dissonnant composé de trois tons entiers ou de la quarte augmentée , que l'on appelle aussi quarte superflue.
TROMBA, s. m. — Espèce de trompette basse. L'étymologie de ce mot est italienne. (Voy. Saxo-tromba.)
TROMRONE, s. m. — Instrim^ient à vent et de cuivre, non percé de trous, et sur lequel diverses notes de la gamme, y compris leurs semi-tons, se produisent à l'cdde de deux tubes intercalés l'un dans l'autre que l'on pousse et retire alternativement et plus ou moins en avant, selon la gravité ou l'élévation des notes que l'on veut faire entendre.
M. Antoine Courtois est l'auteur d'un nouveau système de siphon consistant en deux bouts en maillechort qui facilitent le frottement des coulisses du trombone.
Il y a trois sortes de trombones, plus ou moins gros ou petits,
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selon la gravité des sens qu'on désire leur faire rendre dans l'harmonie. Ces trois sortes de trombones sont le trombone-alto , le trombone-ténor et le tronibom-basse. La partie du premier se note sur la clef à\tt troisième ligne, celle du second sur la clef A' ut quatrième ligne, et celle du troisième sur la clef de fa. Ce dernier a figure jusqu'à ce jour avec les parties les plus graves de l'harmonie; mais plusieurs facteurs, et notamment MAI. Sax et Besson, ont fabrique tout récemment des basses en cuivre beaucoup plus graves encore, très-utiles et indispensables même dans certaines solennités où les réunions d'instrumentistes sont très-nombreuses. (Voy. Saxtuba, Contre-basse en cuivre, Contre-basson, Troaibotonnar, etc.)
TROMBONE a coulisses cônes. — Nouveau système de trombones perfectionnes par MM. Michaud et C'» , qui, par le moyen de tubes inégaux, prétendent avoir donné à cet instrument plus dejustesse et d'égalité de sons.
TROMBONISTE, s. m. — Musicien qui joue du trombone.
TROMBOTONNAR, s. ?«. — Bugle gigantesque à pistons, n'ayant pas moins de trois mètres de hauteur sur un mètre de largeur, pris au diamètre de son pavillon. Il descend jusqu'à l'octave au-dessous du si b grave, c'est-à-dire un ton plus bas que Vocto-basse de M.Vuillaume, et une quinte au-dessous du fa, dernière note du piano.
Les premières pages de ce dictionnaire étaient déjà com|5Rsées, clichées et imprimées lorsque l'on est venu nous annoncer que M. Besson allait faire charroyer au palais de l'Exposition ce nouvel et magnifique produit de ses ateliers, auquel il désirait donner un nom sonore et dont il nous proposait d'être le parrain. Dans l'impasse étroite où notre choix se trouvait engagé, nous avons cru ne pouvoir mieux faire que d'appeler ce goliath des instruments de cuivre trombotonnar. Tel est du moins le nom sous lequel notre gros poupon a été baptisé. Nous ne pourrons pas dire que nous l'avons porté sur les fonts, car il n'a pas fallu moins de deux chevaux pour le traîner au temple.
Et quand on pense qu'il est trente ou quarante fois plus gros que son bisaïeul! Ceci paraît être une exagération, et cependant rien n'est plus vrai. Nous pouvons, du reste, en donner la preuve en retraçant ici leur double image, dessinée d'après nature, sur des
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proportions exactes, et accompagnée de quelques notes géométriques et théoriques très-intéressantes.
longueur du corps sonore déployé dans toute son étendue, sans le secours des pistons. 9 mètres.
Longueur des coulisses des pistons développée?!. 5 mètres.
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Hauteur de rinstrumcnt recourbé, 3 mètres.
Dimension du diamètre du pavillon, 1 mètre.
Longueur du corps sonore développé jusqu'à la dernière note, y compris les pistons, i^i mètres (h^i pieds).
Longueur du petit corncltino, 56 centimètres.
L'étendue de l'échelle sonore que parcourent ces deux instruments, y compris leurs intermédiaires est de 6 octaves, dont 5 octaves 1/2 de sons pleins et très-distincts.
TROMPE, s. /. — Sorte de cor dont on se sert à la chasse. C'est cet instrument de cuivre, largement arrondi, que l'on voit passé autour du corps des piqueurs. Rameau le fit entendre pour la pre« mière fois à l'Académie royale de musique en 1759. Le cor d'harmonie à corps de rechange ne lui succéda que longtemps après. — On le dit quelquefois pour trompette, mais seulement dans cette phrase : publier à son de trompe.
TROiMPE-LAQUAlS. — (Voy. Guimbarde.)
TROMPETTE, s. /". — Instrument à vent dont on se sert âans la cavalerie, dans les fanfares militaires, à l'orchestre même et dans les divers corps de musique, où ses sons guerriers, très-retentissants, trouvent souvent leur emploi indispensable. La trompette nous esvcnue en droite ligne des Romains, ainsi que leurs vieux montu
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ments nous l'attestent, et c'est sans doute pour cela que les Italiens rappellent encore aujourd'hui tromba romana (trompette romaine). Mais tout porte à croire qu'ils n'en furent point les premiers inventeurs ou plutôt qu'ils la durent aux Hébreux et aux Égj'ptiens, qui en faisaient honneur à Osiris, l'un de leurs premiers rois (2900 ans avant J.-C). Nous pouvons donc nous dispenser d'invoquer en faveur de cette assertion le témoignage de l'Histoire sainte , qui nous peint Josué faisant tomber les murs de Jéricho au son de sa trompette.
M. Dauverné est l'auteur d'une méthode de trompette destinée à l'enseignement dans les classes du Conservatoire. Cette méthode est précédée d'un précis historique sur l'origine de cet instrument et de ses progrès jusqu'à nos jours.
TROMPETTE D'ORDONNANCE, s. /".—Trompette de cavalerie, le plus souvent sans pistons ni corps de rechange; — s. m., le militaire qui joue de cet instrument.
TROMPETTE MARINE. — Espèce de monocorde très-retentissant. Cet instrument est composé de trois planches qui forment son corps à peu près triangulaire. Il a un manche fort long sur lequel s'étend une grosse corde de boyau, montée sur un chevalet lixé d'un côté et libre ou vacillant de l'autre, ce qui imprime à la corde, à mesure qu'elle est attaquée par l'archet et pressée par le doigt, une force de vibration telle, que le son qu'elle produit retentit au loin comme celui de la trompette.
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La trompette inarine chinoise est d'une forme toute diiïérente ; en voici le modèle d'après V Encyclopédie.
TROUBADOUR, s. m. — Les troubadours étaient des poèteschanteurs provençaux qui, la lyre en main comme les bardes , allaient de château en château et de province en province, exprimer les sentiments de leur âme chevaleresque.
Les plus célèbres troubadours ou ménestrels furent :
Le châtelain de Coucy, qui vivait au temps de Philippe-Auguste et du roi Richard d'Angleterre;
Adenez, ménestrel et roi d'armes sous Henri III ;
Alexandre, surnommé de Paris, qui vivait sous Philippe-Auguste ;
Charles d'Anjou, frère de saint Louis, comte de Provence;
liiondeau ou Blondiaux de Neele, vulgairement appelé Blonde!, et célèbre par sa fidélité au roi Richard Cœur-de-Lion;
Gace Brûlés, chansonnier ;
Colin Muset, fameux jongleur qui fut, dit-on, l'inventeur de la musette ;
Thibault, comte de Champagne et roi de Navarre.
TROUVÈRE, s. m. — Du mot patois provençal trouvatré, qui court après et qui trouve. (Voy. Troubadour.) ^
TSI-KING. — (Voy. KiNG.)
TUBA. — C'était la trompette droite des Romains.
TUPH ou TOPH, s. m. — Espèce de tambour des Hébreux, lequel avait la figure d'une corbeille oblongue dont on frappait la