BAL
certains morceaux de musique faciles, écrits sans prétention et tout exprès, à l'usage des jeunes élèves et des commençants. (Voy. Caprice, Fantaisie. Études, etc.)
BAL, s. m. — Assemblée de personnes, de l'un et de l'autre sexe, qui dansent entre elles, au son des instruments. — Le lieu lui-même de cette réunion Les bals de l'opéra datent du 30 décembre 1715.
Naguère encore le quadrille et la valse classiques Taisaient seuls les frais d'une soirée dansante; mais aujourd'hui les danses allemandes, telles que la polka, la mazurka, la redowa, etc., et jusqu'aux sauteuses russes les plus barbares, y ont fait une telle irruption, que la grâce et l'élégance des poses ont enfin cédé le pas au grotesque, tant dans nos bals champêtres que dans nos salons; et la mode elfrontée, qui ose tout aborder en France, tend à pousser le mauvais goût et la licence chorégraphiques jusqu'au cynisme le plus révoltant.
BALAFO , s. f. — Sorte d'épinette ou de tympanura en usage dans le Sénégal.
BALANCE PNEUMATIQUE, s. /. — Instrument pour mesurer le degré de force et de compression de l'air dans les orgues.
BALL.\UE, «. /'. — Ce mot dérive de bula, qui, dans l'ancien idiome provençal, du temps des troubadours, voulait dire danser, d'où est venu l'italien ballar , lequel a la même signification. C'est une sorte de chanson avec refrain que les Provençaux et les Italiens chantaient jadis en dansant.
BALLET, s. m. — Ce mot a reçu tour à tour plusieurs significations, selon les temps et les coutumes. 11 tire son étymologie du vieux verbe français baller, qui signifie danser, chanter, se réjouir, etc. Ce fut d'abord le nom d'un petit morceau de musique instrumentale composé sur le rhythme et la mesure d'un air de danse en vogue dans ce temps-là. Ce mot s'appliqua ensuite à une sorte de pantomime ou comédie muette , mêlée de danses , dont les gestes, les poses du corps et la musique faisaient tous les frais en suppléant au discours oral. Aujourd'hui le ballet s'est réfugié à l'Opéra , et semble vouloir s'y impatroniser d'une manière presque exclusive. C'est à tel point qu'il ne peut plus exister de drame lyrique, sans qu'une armée de danseuses et de danseurs se mettent de