CAN
CALLINIQUE, s. f. — Air et danse dt's iinciens Grecs qu'ils jouaient sur la'flùte.
CA.NARIE, s. f. — Sorte de danse très-ancienne qui porte ce nom parce qu'elle fut d'abord en usage chez les sauvages des îles Canaries.
CANARDER, v. n. — C'est, en jouant du hautbois ou de la clarinette, donner un faux coup de langue et produire un son aigre et nazillard semldable à celui de l'animal aquatique auquel ce mot a emprunté son nom.
CANEVAS, s. m. — Paroles insignifiantes que l'on fait sur un air, seulement pour en tracer la mesure et le rhythme au poète. — Il se dit aussi des paroles plus ou moins régulières et suivies qui se font tout exprès sur un air donné. (Voy. Parodie.)
CANNE, s. /. — Roseau dont on se sert dans quelques contrées méridionales pour faire des fifres, des mirlitons, des chalumeaux.
CANON, s. m. — Du mot canoni au pluriel, règles, préceptes, statuts, ordonnances , instructions . canons, etc. Espèce de fugue ])erpétuelie à trois ou quatre voix, faisant écho, qui se suivent les unes les autres en recommençant et se répétant autant de fois qu'elles le veulent ou plutôt qu'elles le peuvent, car ces sortes de morceaux n'ont pas de fin. La seconde partie commence quel- (|uefois à la seconde mesure ; mais le plus souvent elle n'entre en dialogue qu'après le premier membre de phrase : cela dépend uniquement de l'étendue de la pièce. Ce genre de composition, né de la fugue (voyez ce motj , fut très en vogue au commencement du dix-neuvième siècle, où Berton , l'un de nos plus gracieux compositeurs français de l'époque , ne dédaigna pas d'en publier plusieurs recueils. On peut voir ci-après, à leur place respective, les diverses qualifications de ce mot. — On appelle aussi canon une sorte d'instrument propre à mesurer et à distinguer les intervalles. (Tour cette dernière acception, voyez Monocorde.)
CANON A SOUPIR. — On appelle ainsi le canon dans lequel les voix s'imitent tour à tour après un quart de mesure.
CANON CIRCULAIRE. — Canon composé de manière à ce que l'imitation module dans un autre ton, et à ce que le chant soit prodint douze fois en parcourant les douze modes in.ijcurs.
46 CAi\
CANON ENIGMATIQllE. — Celui dans lequel les signes ordinaires ne sont point indiqués et qui, faisant une sorte de solution de la découverte de la reprise, est ainsi livré en problème à l'hahileté des exécutants.
CANON FIlUiMÉ. — Celui qui, à l'aide de certains signes indicatifs, réunit ses différentes parties sur une seule et même portée.
CANON OUVERT. — Celui dont les différentes parties, contrairement au canon fermé , sont réunies en partition.
CANON PAR AUGMENTATION. — Celui dont les notes sont augmentées à la réponse, de telle sorte que les noires y deviennent des blanches, les croches des noires, etc.
CANON PERPÉTUbX. — Celui qui. par les dispositions et l'agencement de ses diverses parties, peut être prolongé à l'inOni. Toutefois, comme toute chose en ce monde doit avoir une fin, le compositeur ajoute parfois quelques notes au chant principal afin de le clôturer de telle sorte qu'il puisse terminer en même temps avec les autres parties.
CANON RKNVERSÉ, autrement dit Canon double ou en ccrevisse. — C'est celui dont le mécanisme consiste en ce que la dernière noie s'accorde avec la première, l'avant-dernière avec la seconde et ainsi de suite, de sorte que l'une marche à reculons, tandis que l'autre procède directement. Ce canon peut se lire à volonté soit en face, soit à rebours.
(CANONIAL, adj. m. — L'office canonial est celui qui est clianté par les chanoines de l'ICglise romaine.
CANONIQUE, adj. des deux g. — La science canonique musicale est celle qui traite de la doctrine inathcmatique des sons. Pythagore posa les premiers fondements de cetle science.
CANONIQUEMENT, adv. — Une partie imite l'autre canoniquement lorsqu'elle lui répond par les mêmes notes avec leurs mêmes valeurs.
CANONITE, s. m. — Disciple de l'école de Pythagore qui fondait son système musical sur le calcul , tandis que ceux de l'école d'Aristoxène n'avaient pas d'autre boussole que l'oreille.
CANTARILE. — Adjectif italien qui signifie chantant et qui , en Franco, s'emploie aussi substantivement. Il sert à désigner le