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rtudes, jetées sur le papier, seulemeiil pour excrcci l'élove et non pour charmer les auditem-s. II y a cependant des ca/)7-ices de Henri Hertz et d'autres compositeurs qui sortent de cette catégorie et qui peuvent prendre rang p;irmi les grands morceaux; mais ce sont là des exceptions ipii ne doivent pas faire règle. (Voy. Fantaisie, Bagatelle, Impromptu, Études, etc.)

CAUACTÈRE, s. m. — Ce mot, tant au propre qu'au figuré, s'applique à tout signe distinctif et apparent qui fait qu'un homme diffère d'un autre homme ou une chose d'une autre chose. (Jhaque composition musicale, pour avoir une valeur réelle, doit porter avec elle son caractère spécial, son cachet de nouveauté, qui la fait distinguer de celle des autres compositeurs anciens ou modernes. .Si elle n'a pas cette marque dislinctive, elle ne mérite pas le titre de composition : ce n'est ([u'unc reproduction , une imitation, une réminiscence. C'est à ce creuset sévère et délicat qu'il faut savoir passer la musique nouvelle de tous les compositeurs et la sienne propre. Mais lorsiiue l'on a ù exercer cette épreuve sur soi-même, il est difficile de ne pas s'y tromper. Avis aux jeunes champions qui font leurs premiers pas dans la carrière lyrique.

CAUACTÈUES, s. m. pi. — On donne le nom de caractères dp musique aux divers signes que l'on emploie pour représenter les sons, la valeur des temps, etc. — (Voy. Typograpuie musicale, Calcographie , etc.

GAIULLON , s. m. — Sorte d'air fait pour être exécuté par plusieurs cloches timbrées sur différents tons. — Espèce d'horloge ijui exécute des airs à certaines heures marquées du cadran : toutes les heures, toutes les demi-heures, etc. Horloge à carillon, pendule à carillon. Cette invention est d'origine flamande. — Électrique. On appelle carillon électrique un certain nomhre de timbres isolés et suspendus à une tige de métal, celui du milieu par une soie et les autres par une chaîne. Ue petites boules d'acier suspendues entre eux sont attirées et repoussées alternativement lorsque l'appareil est électrisé soit par l'orage, soit par la machine électrique, ce qui produit un carillon dont le bruit est proportionné à la force de l'orage ou à celle de la machine électrique.

CAHNÉES, s. f. pi. - Fêtes d'Apollon à Sparte. Elles duraient

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neuf jours, pendant Icsiiucls des gymnases lyriques étaient ouverts aux poètes musiciens.

CARNIX, s. m. — Espèce de cornet en usnge chez les anciens Grecs.

CARRÉ, E, adj. (Voy. Carrure.)

CARREE ou plutôt BRÈVE, at/;'. pris subst.— Note de l'ancienne musique qui tire son nom de sa figure elle-même. Elle vallait lantôt trois rondes ou semi-brèves, et tantôt deux rondes, selon que la prolation était parfaite ou imparfaite. (Voy. Brève, Minime, Prolàtion, etc.)

CARRURE, i. f. — On appelle carrure d'une phrase musicale Tctat régulier dans lequel elle se trouve , selon le nombre des mesures qui la composent et qui doit être carre autant qu'il est possible, c'està-dire de quatre, six, huit, douze, etc. VJn air qui n'esi pas carré est un air boiteux qui pèche par le rhythme et par la cadence, ces deux points si importants de la mélodie ; et une oreille exercée ne le laissera jamais passer sans se sentir blessée par son effet désagréable.

C.ASÏAG.NETTES, s. f. pi. — Petit instrument de percussion en usage chez les Maures, les Espagnols et les Bohémiens. Il est composé de deux petits morceaux de buis, d'ébène ou d'ivoire creusés dans le milieu et que l'on agite l'un contre l'autre. On en tient ordinairement un de chaque main pour accompagner le boléro et autres airs de danse, ou pour s'accompagner soi-même en dansant.

CASTORION , s. m. — Air de guerre exécuté sur des instruments à vent par les Lacédémoniens au moment de marcher à l'ennemi. Il fut composé en l'honneur de Castor et Pollux.

CASTRAT, s, m. — C.hanteur de soprano on de contralto que l'on a privé jeune encore des organes de la génération, afin de lui conserver une voie aiguë semblable à celle des enfants de chœur. Cet usage barbare de mutiler les hommes , dans l'unique pensée d'en faire des chanteurs, est d'origine très-ancienne. Quelques-uns l'attribuent à Sémiramis, reine de Babylone; mais ils ne justifient point leur assertion et ne l'appuient sur aucun fait historique , eu égard du moins à ci.' qui concerne l'art musical. Toujours est-il que l'Italie a le triste honneur d'avoir conservé longtemps chez elle

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l'usnge lie Cflte lionible mutilalioii, iiuV'lle pratiquait il y a peu de temps encore, mais qui est aujourd'hui tombe en désuétude; et l'humanité aura à attribuer au dix-ncuvicmc sici-le, siècle du progrès, de la civilisation et des lumières, la gloire de l'avoir entièrement aboli.

CATABAL'CALÈSE , .<. / — Chanson des nourrices chez les anciens.

CATABASIS. — C'était, chez les Grecs, une progression de sons descendant de l'aigu au grave.

CATAt^lhiRLCSIS. — Ksjiècc de finale du no/ne que les Grecs exécutaient a Utlphe dans la fête lyrique dite Jeux pythiques, célébrée tous les quatre ans en l'honneur d'Apollon.

C.'VTACOl.MÈSE. s. f. — Chanson des Grecs lorsqu'ils accompagnaient les époux dans la chambre nuptiale.

CATACOLSTKjL'E. .»!. /. — Partie de l'acoustique qui comprend la réflexion du son ou la propriété des échos. (Voy. Écho, Acoustique, etc.)

CATAFHOME. .s /'. — (Voy. Catacoi'stiql'e.)

CATAl'LÉON, s. m. — Air que faisaient jouer les anciens Grecs pendant qu'on dansait la pyrrhique.

CATASTO.ME. — Les tarées appelaient ainsi le bec ou l'embouchure de leurs llùtes.

CAT.\TH01'A. — C'était, suivant Terpandie, la quatrième partie du mode des cithares.

CAVATINE, s. f. — Sorte de morceau de chant, le plus souvent assez court, destiné à exprimer les sentiments tendres et aU'ectueux ; il n'a ordinairement ni reprise ni seconde partie, et finit, comme la plupart des romances ou mélodies, sans revenir au sujet primordial.

CECILE (sainte), nom propre. — Vierge et martyr, qui (lorissait vers le commencement du troisième siècle. Elle convertit Valérien, son époux, le premier jour de ses noces, sans enfreindre le vœu de virginité perpétuelle qu'elle avait fait à Dieu dès sa plus tendre jeunesse. Sainte Cécile cultivait la musique et s'accompagnait de la harpe en chantant les louanges du Seigneur. Voilà pourquoi elle est devenue la patrone des musiciens, qui chaque année, le 2ii du mois de novembre, se réunissent pour célchrcr sa fête. On

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l'ommence ordinairemenl cette célébration par une grand'messc chantée avec pompe, et la journée se termine rarement sair; un banquet.

CÉLESTE , ndj. des deux genres. — Qui est digne du ciel . qui appartient au ciel; par extension, qui a en soi quelque chose de suave et de divin propre à élever l'àme au-dessus des sphères terrestres. — La pédale céleste du piano est celle au moyen de laquelle on avance une languette de buftlc i^ntre les cordes et les marteaux , ce qui donne aux sons une qualité si pure et si suave , qu'un l'appelle céleste.

CEMBALO, s. m. — Nom italien du flavccin. (Voyez ce mot.^

CENTON, s. m. — C'était le nom qu'on donnait "i l'antiphonaire de saint-Grégoire le Grand. Aujourd'hui, on ae le donne guère plus qu'à un opéra composé de morceaux de musique empruntes à divers auteui-s. Cette sorte de macédoine musicale ctuit assez en vogue il y a une trentaine d'années, et on la désignait sous le nom de pasticcio , pastiche, {^oyez ce dernier mot.)

CENTONISER , r. h. — Faire un centon. C'était, en termes de plain-chant, composer un morceau à l'aide de divers traits recueillis çà et là, pour en former un tout ou un ensemble mélodique. Ce mot ne s'emploie plus du tout aujourd'hui.

CHACONNE, s. f. — Danse, d'origine italienne, d'un mouvement modéré et de mesure à trois temps. — Air de cette sorte de danse.

CH.^LtJMEAU, s. m. — Sorte de flûte champêtre. — Petit instrument à vent fait d'une écorce d'arbre. — Espèce de sifflet atta< hé sur la peau de la musette et de la cornemuse. — Les sons graves de la clarinette. — Quel(iLes-uns donnent aussi ce nom à un assemblage de roseaux de différentes longueurs, semblables à ceux dont était composé la flûte de Pan. (Voyez ce mot.)

CHAMADE, s. /! — bignal militaire donné en temps de guerre par les assiégés au son des trompettes et des tambours.

CHANSON, s. f. — Petit poème lyrique pour l'ordinaire vif, léger et badin auquel on a adapté un air, le plus souvent déjà connu. La chanson est en général composée de plusieurs couplets avec refrain; mais quelques poètes modernes en fête desquels il faut placer Déranger ont voulu l'élever presque au niveau de i'odr.

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Le (roubadour Giraiit (lenorncil,qui llorissail vers le commencement du frcizicme siècle, est, dit-on, le premier qui donna aux poésies galantes le titre de chanson, canzo, d'où est venue la cayi zone des italiens que l'ctiarque a tant illustrée. Les premières chansons n'eurciil d'aburd pour sujet que l'amour; mais la chauson en général prit bientôt en France un tout autre caractère. C'est liaif et Ronsard qui les premiers, à l'imitation d'Anacréon, firent des chansons à boire ; et depuis cette époque . le vin a si bien détrôné l'amour dans notre beau pays, que l'on n'y )>rûduit guère plus aujourd'hui, en fait de chansons, que des c/iansons de table. ( Voy. Vaudkville).

CilANSUNNlîU, V. a. — Faire des chansons contre quelqu'un.

CHANSUNNETTE . s. f. — Petite chanson. Depuis quelque temps la chansonnette semble avoir pris en France un Cïtractère plus élevé, plus sérieux et plus tendre. Elle retourne à son origine, celle de la chanson. — Chunsonnvtte ou Chanson comique. (Voy. Comique.)

CIIANSONNIEU, s. m. — Celui qui compose des chansons. — Hccueil de chansons.

CHANT, s. m. — Inflexion, articulation et modulation de la voix huuiaine. Circonscrit dans cette acception, le chant paraît être aussi vieux que le monde, à moins (ju'on ne veuille cousidérei' comme SCS naturels précurseurs le rhunt des oiseaux, le chant du coq, etc., qui furent ses plus anciens et ses premiers modèles. Ce ne fut que par l'expérience des siècles et par le progrès de la civilisation, qui en est le fruit immédiat, que l'art, dé'cloppant cette précieuse faculté de l'homme, en lit le plus beau, le plus fécond et le plus harmonieux de tous les instrument-. — (in appelle aussi chant la partie mélodieuse d'un morceau de musicpie , soit vocale, soit instrumentale. (Voy. Ain, \o\\. Ml'.sique, Aut. Son, Chanson, Modulation, MÉLODIE, etc.)

CHANTANT, E, ndj. — Qui se chante aisément. Ait- chantant, musique chantante.

CHANT AMBROISIEN ou AMBROSIEN. — Sorte de plain chant pratiqué selon le système de saint Ambroise, inaugurateur du l)laii'.-chant. 11 est plus métrique et plus mesuré (juc le chant grégorien, dont toutes les notes sont égales par leur valeur et par leur durée.

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