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Voici maintenant l'ordre de succession de ces six fauteuils :

1795. — Méhul, nommé dès la fondation.

1817. — Boïeldieu, élu.

1835. — Reicha, élu.

1836. — Halevy, élu. 11 est aujourd'hui secrétaire perpétuel. 185i. — Clapisson, élu.

1795. — Mole, nommé dès la fondation.

1816. — Cherubini, nommé par ordonnance royale. 18+8. — Onslow, élu.

1853. — Reber. élu.

1795. — Gossec, nommé dès la fondation. 1829. — Auher, élu.

1795. — Grélry, nommé dès la fondation. 1813. — Monsigny, élu.

1817. — Catel, élu.

1831. — Paër, élu.

1839. — Spontini. élu.

1851. — Ambroise Thomas, élu.

1795. — Préville, nommé dès la fondation. 1816. — Lesueur. nommé par ordonnance royale.

1837. — Carafa, élu.

1795. — Monvel, nommé dès la fondation. 1816. — Berton, nommé par ordonnance royale. 18i2. — Adolphe Adam, élu.

ACADÉMIE IMPÉRIALE de MUSIQUE. — C'est le nom que l'on donne au théâtre de l'Opéra de Paris, dit Grand-Opéra , dans lequel on comprend aussi le ballet. Il fut fondé par Pierre Perrin, on 1669. Le personnel de ce théâtre, d'après le dernier recensement

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qui en a été fait, s'élève à environ quatre cents sujets, parmi lesquels on compte une centaine de musiciens composant rorchestre.

ACCÉLÉRER, c. ac. — Augmenter de vitesse, presser le mouvement.

ACCÉLÉRÉ, E. adj. — Mouvement accéléré, pas accéléré, c'estîi-dirc celui qui convient aux morceaux vifs, passionnes et pleins de vitesse.

ACCENT, s. m. — Inflexion de voix ou caractère de sons plus ou moins doux, plus ou moins forts, selon l'expression qu'il convient de donner à une note ou à un trait de musique. Rien de plus important, rien de plus délicat et, malheureusement pour l'art, rien de plus généralement négligé que les nuances qu'il imjiorte d'observer dans l'exécution d'un morceau : de ces nuances dépend tout l'efTct qu'il doit produire sur les auditeurs, et sans elles la plus suave mélodie, les accords les plus harmonieux ne seraient pas autre chose que du bruit. Nous ne saurions donc trop recommander à nos jeunes élèves d'accoutumer leurs yeux à s'assujettir aux indications des divers signes marqués au-dessus, au milieu ou au-dessous de la portée. 11 faut en musique, plus que partout ailleurs, savoir mettre, conmie on dit, les points sur les i , car il n'est pas un de ces points qui n'y soit un point essentiel. (Voy. Signes.)

Accent se dit quelquefois aussi de certains agréments du chant ou des instruments. (Voy. Appogiature.)

ACCENTUER, v. n. — Expiimer avec exactitude'et précision les divers passages d'un morceau de musique selon les indications qui y sont marquées par l'auteur. (Voy. Accent.)

ACCOMPAGNEMENT, s. 7n. — La partie d'orchestre, d'orgue, de piano, de harpe, de guitare, de basse ou d'autres instruments destinés à accompagner un morceau de chant ou d'exécution. V accompagnement n'étant qu'une partie accessoire d'un morceau de musique, il importe de le modérer ou de l'adoucir autant que possible, tout en observant scrupuleusement les nuances marquées, alin de ne pas couvrir le chant qu'il doit suivre comme un esclave suit son maitre et dont toute la lâche est de lui obéir ou de le soutenir dans son chemin.

ACCIDENTEL, LE, adj. — Épithète que l'on donne le plus ordi-

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naiiement aux trois signes suivants : le dièze, le bémol et le ùécam', lesquels élèvent ou baissent la note d'un semi-ton. Dièze accidentel, bémol accidentel, ceu\ qui ne sont pas marqués à la clef et qui frappent la note par accident dans le courant du morceau. (Voy. Accidents. )

ACCIDENTS, .«. m. pi. — On appelle ainsi certains signes de mu. sique qui indiquent les diverses altérations de sous accidentelles ou déterminant à la clef les différents tons dans lesquels les morceaux de musique doivent être exécutés. Les principaux signes accidentels sont le dièze, le bémol, le bécarre, le double dièze et le double bémol. Le dièze est indiqué par deux petites lignes veriicales coupées par deux autres lignes horizontales plus petites encore $; le bémol par la lettre b; le bécarre par un b carré et une petite ligne au dessous B; le double dièze parla lettre X ou X, ou Lien par uu dièze croisé doublement, et enfin le double bémol par deux bb.

ut naturel, lu niUiciii' lelulir. ^ ^

Ordre de» dièses.

Ordre des bémols.

^mm

Modes majeurs avec dièses.

sol ré

la " mi ^ si "^ fa Modes majeurs avec bémols.

ul ou do.

si mi la ré *^ sol ^ ut ou do

fa ^ si ^ mi " la Modes im:vEURS avec dièses

^^^^mm

ut ou do.

fa ut sol

Modes mineurs avec bémols.

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Double Dièse. Double Bcmol. Bécan'c

:^^ >Cll= ^ \=^

ACCLAMATEUR, «. m. — A Rome, les acdamatcurs étaient ceux qui au théâtre donnaient le ton pour faire applaudir un diœur après l'exécution ou la déclamation d'un morceau de musique ou de poésie. Dès que ce ton ou plutôt ce signal était donné, le peuple pouvait se livrer aux acclamations. C'est ce que nous appelons aujourd'hui applaudissements.

ACCLAMATIONS, «. /". pi. — Applaudissements du peuple à Rome à certains signaux donnés. Ces sortes d'applaudissements étaient ordinairement chantés en chœur.

ACCOLADE, 5. f. — Signe ou trait de plume qui unit entre elles une ou plusieurs portées dans la musique de piano, de harpe, etc., ou dans les duos, trios, quatuors et partitions.

ACCOMPAGNATEUR, TRICE, .<iubs. et adj. — Celui ou celle qui accompagne la mélodie vocale ou instrumentale sur le piano, l'orgue ou tout autre instrument quelconque. Un bon acconijnif/nateur doit savoir faire abnég;ition de soi-même et ne jamais chercher à briller au détriment de la partie chantante qu'il accompagne. (Voy. Accompagnement.)

ACCORD, .«. m. — On entend par ce mot, pris dans son acception la plus générale, l'union simultanée de deux ou plusieurs sons, combinés selon les règles de l'harmonie.

On divise les accords en plusieurs catégories : 1" en consonnants et dissonnants; 2" en fondamentaux et dérivés ou l'enversés. Les accords consonnants sont ceux dont les intervalles sont composés de consonnances , et les accords dissonnants ceux dont les intervalles sont composés de dissonnanees. On appelle accords fondamentaux ceux dont le son générateur qui les a produits se trouve placé à la basse , et accords dérivés ou renversés ceux où le son fondamental ne constitue pas la base des sons qui les composent.

(Voy. CoNSONNANCE, DiSSONNANCE , INTERVALLE, ctC.)

ACCURDAGE. — (Voy. Accordement.)

ACCORDEMENT, s. m. — Ce mot est si indispensable dans certains emplois pratiques du lang:ige musical, cpie nous n'hésitons

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pas à lui donner ncccs , par initiative, dans ce dictionnaire , bien qu'aucun de nos devanciers ne l'ait encore accrédité. Ln effet, comment lui suppléer par le mot accord, qui signifie, ainsi que nous venons de le dire, l'union simultanée de deux ou plusieurs sons, tandis qu'il n'est, lui, pas autre chose que Yaction purement mécanique d'accorder tel ou tel instrument ? 11 faut que notre langue française soit bien pauvre ou la docte Académie qui est chargée de remédier à son appauvrissement bien préoccupée de tout autre soin que celui qui lui est conféré, pour n'avoir pas encore cherché à remplir convenablement ce vide et tant d'autres. Quoi qu'il en soit, le mot est mis au monde, et si douteux que soit l'avenir que le destin lui réserve , nous ne le retirons pas de la voie usuelle où nous l'avons lancé non sans motif.

Voyez sur Vaccordement du piano le mot Tempérament. Voyez aussi, au besoin, chez M. Meissonnier, éditeur de musique, un ouvrage intitulé l'ylr^ d'accorder soi-même son piano, par M. Montai.

ACCORDÉON , s. m. — Petit instrument portatif à touches et à soufflet. On fait mouvoir celui-ci à l'aide de la main gauche en ouvrant et refermant une soupape qui communique l'air dans de petits tuyaux à anches libres, tandis que la main droite se promène sur le clavier; on en tire des sons et des accords assez harmonieux.

L'accordéon nous est venu d'Allemagne depuis une vingtaine d'années; il a développé à l'aris toute une nouvelle branche d'industrie instrumentale. D'abord bornée à cette sorte de jouets d'enfants, perfectionnés par M"° Reisner, cette industrie progressa insensiblement et créa une nouvelle famille d'orgues expressives. De grands perfectionnements et d'importantes améliorations y ont été apportés depuis. L'on en fabrique aujourd'hui qui ont jusqu'à quatre octaves et même quatre octaves et demie avec tons et demitons. Il yen a de carrés, d'oblongs, de ronds, d'ovales, d'octogones.

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(le toutes les formes, de toutes les couleurs et de toutes les dimensions. Mais de ce nombre il en est de si bien perfectionnés qu'une main exercée peut vraiment en tirer quelc|ue parti. (Voy. Flutina,

CONXERTLNA , POLKA THEJICLEUR, ACCORDÉON-OUGUE.)

La plus importante manufacture de ces instruments fut d'abord celle de MiM. Alexandre et fils qui continuent à en fabriquer encore aujourd'hui; mais depuis quelque temps, cette maison, pour se livrer à des travaux plus importants , a un peu négligé à ce qu'il paraît ce genre, en quelque sorte subalterne , de fabrication, si lucratif qu'il soit devenu par la vogue populaire qui s'y rattache, et elle semble en avoir abandonné la spécialité exclusive à d'autres facteure. De ce nombre il faut citer rn première ligne M. Busson, ([ui en expédie des masses dans toute la Franco et dans l'i^tranger, ainsi que M. Kancguisser qui, comme ce dernier, s'est attaché à y apporter de notables perfectionnements. On trouve dans ces fabriques des accordfious à trois ou quatre jeux, d'un genre tout nouveau, et des accordéons à double jeu et à piston. M. Kanéguisser est l'auteur de l'accordéon dit tremblant ou tremblcur à registres, et M. Busson vient de produire tout nouvellement Y accordéon-orgue, qui est tout à la fois un orgue portatil et un accordéon. (Voyez-en 'a description à l'article suivant.)

ACCORDÉON-OBGUE, s. m. — Nouveau genre d'accordéon inventé par AI. Busson. C'est tout à la fois un petit orgue et un accordéon. Comme dans celui-ci le vent y est distribué par la main gauche à l'aide d'une pédale intérieure à mouvement continu; mais les sons y sont produits par la main droite sur un véritable clavier d'orgue que toute personne un peu exercée au piano peut faire mouvoir : seulement il faut être assis pour en jouer et le coffre doit être posé sur les genoux. Les effets de ce petit orgue sont fort agréables et assez puissants, eu égard au volume de l'instrument qui n'est guère plus gros qu'un fort accordéon.

ACCORDER, V. ac. — Mettre d'accord un instrument de musique. — Acco7'der un piano, une harpe, une guitare, etc.. etc. C'est en monter les cordes de manière à ce qu'elles soient établies entre elles en parfait rapport de justesse et de netteté. (Voy. ÀCCOBDEMent,

TEMPÉRAME-M. )

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