DUR
DRAMK LYRIQUE. — La renaissance du drame lyrique, c'est-àdire de l'opéra sérieux, du grand opéra, de la tragédie ou du drame en niu--iiiue. etc., remonte au qumzième siècle. Son berceau fut l'Italie. On cite un orfeo d'Ange Policien qui fut représenté à Rome vers 14.'/5. Mais à cette époque le drame lyrique n'ayant pas de musique qui lui fût propre, empiuntait celle qui était alors en usage pour l'église , le madrigal et les chansons vulgaires; et ce fut seulement un ou deux siècles après (vers la lin du seizième siècle), que l'introduction du récitatif par Jacques Péri vint poser les premiers fondements de ce genre grandiose, que l'Académie impériale de musique, grâce au génie de nos grands compositeurs modeines. a su pouscer depuis jusqu'aux dernières limites du sublime et du merveilleux. (Voy. Opéra. Académie iMPÉniAi.E DE musique, I'.écitatif, etc.)
DUOIT. — Piano droit. — (Voy. FiANO.)
DROITE, adj. f. — Main droite, celle qui agit sur les touches des cordes aiguës du piano ou de l'orgue.
DUETTINO. .«. m. — Diminutif de diietto (duo) petit duo ou petite composition musicale à deux parties cnncertantes. C'est le nom que l'on donne ordinairement aux duos faciles, pour musique mstrumentale, destinés au.\ commençants.
DUO, s. m. — On appelle ainsi tout morceau de musique vocale ou instrumentale, écrit pour deux personnes. Les duos écrits pour deux voix sont le plus souvent tirés d'un opéra, d'un oratorio, d'une messe, d'une cantate, etc., où les scènes sont souvent remplies par deux interlocuteurs. Quant à ceux qui, en dehors des ouvrages dramatiques, ont été composés tout exprès pour être exécutés à part, on les appelle duos de chambre, duos de salon. Les nocturnes à deux voix peuvent être classés dans cette catégorie.
Pour ce qui est du duo instrumental, c'est une espèce de sonate concertante exécutée par des instruments égaux ou dilférents. H ne faut pas les confondre avec les simples solo accompagnés ou soutenus par unaccomp:ignement de basse fondamentale.
DUR, E, adj. — On donne cette épithète en musique à tout son qui manque de douceur < t de moelleux. C'est ce qui lit autrefois donner au bécarre le nom de B dur.
DURANTISTES, s. m. //. -^ On appelait ainsi les partisans ,1c
ÊCA
Durante, en opposition aux Leistes, qui était le nom qu'on donnait aux partisans de Léo. C'est ainsi que plus lard on distingua par Gtukistes et Picitnisles les partisans de Gluk et peux de Picini.
DUUBEKKE, s. m. — Espi'ce de tambour arabe. C'est une sorte de caisse tirée d'un tronc d'arbre ou quelquefois une espèce de pot d'argile cuite, l'un ou l'autre couvert dune peau tendue sur son côté le plus évasé et ayant de l'autre un goulcau par où le musicien le tient de la main gauche en tapant de la droite sur la peau. La copie suivante a été dessinée d'ajjrès un original faisant partie de la cullectiou de M. Clapisson.
DURÉE, s. f. — Le mot duric s'emploie en musique pour déterminer l'espace de temps que doit embrasser une note, e'est-à-dire sa tenue proportionnée à sa valeur. Ainsi la durée d'une ronde équivaut aux durées réunies de quatre noires, etc.
DUTKA, s. f. — Sorte de flûte double chez les paysans russes. Elle est composée de deux roseaux percés de trois trous.
Cinquième lettre de l'alphabet. — Troisième note de la gamme naturelle, dite, chez les Italiens : E la mi, et chez les Français : E si mi ou simplement mi.
ÉCART, s. m. — On appelle ainsi la position forcée que prend la main du pianiste lorsqu'elle veut faire résonner ensemble certains intervalles un peu éloignés, tels que la neuvième, la dixième, etc.