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citerons qu'un exemple, l'un fies plus singuliers et des plus prodigieux de tous ceux dont l'auteur de ce Dictionnaire ait été témoin.
Dans le boscjuct d'une petite maison de cam|iagne qu'il possédait à deux kilomètres d'Avignon, près de Mont-de-Verguc , il avait découvert un endroit d'où non-si ulenient quelques sons, mais des airs entiers joués sur la (lùte étaient très-distinctement reproduits une minute ajirès du côté du vallon. Mais ce iju'il y a de |)liis bizarre dans l'étonnante particularité de cette merveille, c'est que, reproducteur lidèle, après l'exécution de l'air, du fragment d'air ou du trait qu'on lui envoyait, tant que le joueur de flûte était placé dans un petit cercle de deux ou trois pieds de diamètre qu'il s'était tracé, l'écho se montrait sourd et muet quand le morceau était exécuté en dehors... Nous laissons aux physiciens naturalistes le soin d'apprécier l'effet sur|)rcnant de cet écho et d'en déterminer les causes.
— Ou appelle aussi échus certains morceaux de musique où les échos les plus merveilleux sont imités avec une illusion parfaite par certains instruments à vent, tels que le galoubet, la flûte , la clarinette , le cor, etc.
ÉCLEP^IS. — Nom des intervalles musicaux lorsqu'ils procèdent de l'aigu au grave.
KCLISSE . s. f. — L'éclisse et la cuntre-éclisse sont les deux plaques de bois, de forme idenli(|ue , qui servent à réunir la table avec le fond dans les instruments à archet, tels que le violon, la viole, le violoncelle, etc.
ÉCLYSE. s. /. — Dans l'ancienne musique des Grecs, c'était une allération ou un abaissement de la valeur de trois quarts de ton ou environ ; ils s'en servaient dans le genre chromatique.
ECMÉLIE, s. /. — Du grec ex et melos, qui veut dire son sans mélodie, ou notes parlées, par opposition à emmélie qui signifie tout le contraire. (Voy. ce mot.)
ÉCOLE, s. f. — Aussi bien que la peinture, la sculpture et l'architecture, la musique eut ses différentes écoles c[\n prirent naissance avec le génie des divers grands maîtres qui s'illustrèrent dans chaque pays où cet art fut cultivé avec fruit. En Italie , Durante , Pergolèse et Rossini; en Allemagne, Hayden, Mozart et Webcr; en France, Lulli, Gluck et Méhul s'élevèrent tour à tour à un tel degré
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de gloire et acquirent une renommée si imposante qu'ils eurent un grand nombre d'adeptes, de jiartisans et d'imitateurs. Leur style servit de type aux autres compositeurs de leur époque. Parmi les lïorabreux disciples qui marchèrent sur leurs traces, quelques-uns devinrent maîtres à leur tour; leurs génies divers réunis en un seul faisceau de lumière dans chacun de leurs pays respectifs, prit un caractère qui leur fut propre ; et il en résulta trois principales grandes e'co/es .• Vécole italienne, Vécole allemande et l'école française. 11 faut remarquer que Vécole italienne , c'est-à-dire la première et la plus importante de toutes , se divise en cinq autres écoles particulières au génie de leurs contrées spéciales. Ces cinq petites écoles sont: l'école romaine, l'école vénitienne, l'école florentine, Vécole lombarde, Vé-ole napolitaine.
EFFET , s. m. — Musique à effet ; composition qui fait de V effet, qui produit un grand effet; c"est-à dire celle qui fait éprouver à ses auditeurs une sensation analogue aux passions, aux sentiments ou aux tableaux naturels qu'elle veut peindre, si cette musique est une inusi(iue dramatique; ou celle qui leur fait éprouver une sensation agréable, si elle n'est qu'instrumentale ou de pure convention.
J.-J. Rousseau et tous les écrivains qui se sont occupes de lexicographie musicale, ont distingué sous le nom de choses d effet, toutes celles où la sensation produite paraît supéiieure aux moyens employés pour l'exciter.
EFFORT, s. m. — C'est l'espèce de déchirement guttural que celui ou celle qui chante pousse avec la gorge en attaquant la noie et qui fait que sa voix produit un son rauque et forcé, très-désagréable à l'oreille. En règle générale, l'élève ne saurait trop se tenir en garde contre toutes ces fausses articulations ou inégalités de vocalise, qui ne sont que l'effet de la mauvaise habitude ou <le la négligence et dont les vices invétérés ne peuvent qu'avoir une fâcheuse influence sur sa destinée musicale.
ÉGALITÉ, s. f. = C'est une des principales et plus niportantes conditions de l'art du chant. La nature donne rarement à la voix cette qualité si essentielle : mais on peut toujours l'acquérir par l'étude et les exercices multipliés.
ELÉGIAQUE. adj. des deux genres. — Qui tient de l'élégie.