AIR
et qui sont ceux : 1° des Heiin-doul/lra , i" de la Messe de Dumont , 3" des Annuels et solennels majeurs, 4° des Solennels mineurs, 5° des Doubles-majeurs, et 6° de la Messe des morts.
AGOGE. — Mot grec dont la signification latine est ductus, c'est-à-dire dirigé , conduit, etc. C'était l'une des subdivisions des trois parties principales de la mélo|iée grecque, celle qui, au lieu de procéder diatoni(|ucment soit du grave à l'aigu, soit de l'aigu au grave, marchait indilToreniment par degrés disjoints en montant et conjoints en descendant, et cice versa. (Voy. CiiRESis.)
AGONS^ s. m. pi. — Les Afinns musicaux étaient, chez les Grecs, des sortes de gymnases artistiques ou concours publics, dans lesquels les chanteurs ou instrumentistes allaient, ii certaines époques déterminées, se disputer le prix destiné au plus habile. On sait que des concours de ce genre sont encore ouverts annuellement , à Paris, au Conservatoire de Musique. (Voy. ce mot.)
AGRÉMENT (Notes d'). — Voy. Appogiatures, Broderies, etc.
AINE, s. /. — Les facteurs d'orgues appellent aines ou demi-aines certaines pièces de peau de mouton, de forme triangulaire ou quadrangulaire, qui servent à joindre les éolisses du soufflet.
.\IR, .ç. m. — On appelle ainsi tout morceau de chant ou de mélodie vocale que le compositeur a adapté à des paroles données. Toutefois, on compte deux sortes à'airs parfaitement distincts que l'on pourrait spécifier ainsi : le grand air et le petit air. Le premier ne se dit que pour désigner certains morceaux, composés pour une seule voix, dans une partiiion; chacun desquels en particulier forme à lui seul une pièce entière, avec ou sans récitatif, passant dans plusieurs tons, changeant même quelquefois de mouvement et revenant à sa pensée préliminaire, à la strette ou cabalctte, qui lui sert tout à la fois d'exorde et de péroraison. Le second, c'est-à-dire le petit air, n'est autre chose qu'une simple chanson , romance, ballade, barcarolle ou toute autre canlilcnc plus ou moins légère, avec