‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 150 sur 197 · TEI · texte numérisé non relu

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que chei ceux qui sont h la mamelle ; les adultes en sont cependant quelquefois attaqués. On la rencontre souvent dans les maisons de correction où sont entassés les enfants des classes peu aisées, sur les enfants des indigents qui habitent des rues étroite et boueuses ; chez ceux des porteurs d’eau, des ib vendeurs, des bergers qui couchent dans les gran ges ou dans les étables, des marchands de poissons et des pécheurs qui ont constamment les jambes dans l’eau et leups habits mouillés.

L’éruption qui constitue la teigne commence ordinairement par de 1res petits points jaunâtres à peine élevés au dessus du niveau de la peau qui, dans leur début, présentent une petite croûte déprimée en godet formée par l’humeur qui s’est déssechée. Cette croûte, ordinairement traversée par un cheveu, s’accroît peu h peu et acquiert un volume variable suivant qu’elle reste isolée ou qu'elle se confond avec les croûtes voisines pour former avec elles une espece de calotte qui enveloppe toute la tète. Si on l’enlève avec un peu de force, on excite une vive douleur, on fait saigner la peau qu’on trouve au dessous rouge , écorchée souvent assez profondément. I.es cheveux deviennent sales, laineux ou tombent pour ne plus jamais revenir. Chez les enfants, des poux pullulent ordinairement sous les croûtes , cl ajoutent aux horribles démangeaisons qu'éprouve le malade qui ne cesse de chercher à se gratter, et qui répand autour de lui une edem nauséabonde» *

Quand la maladie dure depuis, un certain temps, qu'elle est assez étendue et qu'cHc a été négligée, on voit trop souvent les glandes du cou s’engorger, les veux s’enllnmmer, la peau du front, du cou, des oreille* se gonfler; le malade tombe alors

dans une extrême apathie morale et physique , sa constitution sc détériore et souvent il s’arrête dans sou développement.

Lorsque la teigne doit guérir, les croûtes se détachent, tombent et cessent d’être remplacées, la peau reprend peu à peu ses caractères habituels, le suintement d’humeur diminue et se tarit. Souvent, après s’êtrc longtemps montrée rebelle à tous remèdes, cette affection guérit spontanément d’ellcmême à l’époque de la puberté, cédant alors comme plusieurs autres maladies de l’enfance à la secousse qu’éprouve toute l’économie ; mais sa disparition trop brusque a souvent occasionné des accidents. Guérie dans l’enfance, elle peut encore reparaître dans l’âge adulte et même dans la vieillesse, si les causes qui ont présidé à son dévelappement, la malpropreté, une constitution détériorée , mais surtout l’habitation avec d’autres personnes qui en sont affectées, viennent à replacer le sujet dans des conditions favorables à sa reproduction.

Le traitement de la teigne repose sur deux ordres de moyens qui sont des soins hygiéniques, surtout de propreté et des soins véritablement médicaux. Les premiers sont nécessairement ceux par lesquels on doit commencer. Ainsi, on coupera les cheveux très courts, ou mieux on les rasera ; on fera tomber les croûtes par des cataplasmes émollients, et on aura le soin de laver la surface dénuefte avec une eau de guimauve, qu’on remplacera de temps en temps par de l'eau de savon. Ces soins de propreté sont tellement importants qu'on peut souvent leur attribuer toute la guérison. Quand , malgré les soins, cette guérison se fait trop attendre on en vient au traitement médical.

Ce traitement consiste d’abord k dépouiller la tête

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des cheveux. Tour cela on a depuis longtemps susblitué au moyen barbare de l’arrachement par la calotte, soit leur enlèvement un à mi par des pinces, ce qui est long et fort douloureux, soit des pommades oh poudres épilaloircs composées d'un mélange de parties égales environ d’atnidou et de chaux vive, auquel on ajoute un douzième tout au plus de sulfure roug-\ d'arsenic. Attaqués par cette substance , qui fait la base de la plupart des moyens dont quelques personnes font un secret, les cheveux tombent ordinairement dans le peigne, line fois la tête bien dégarnie, on la frottera deux fois par jour avec une pommade sulfureuse , ioduro-sulfureusc ou mercurielle. Celle qui résulto de la combinaison d'un gramme ou deux d'iodure de soufre avec 30 grammes de saindoux est uue de celles qui réussissent le mieux, ainsi que celle-ci : prenez soude d'alicanto et sulfure de potasse liuetncat pulvérisés, de chaque 12 grammes, saindoux 90 grammes, mêlez exaelem nt. Le cuir c!ie\cht , qui était d'un rouge intense, in- tarde pas généralement à blauchir sous l'action de ci - diverses pommades , les démangeaisons cessent et la maladie guérit insensiblement. S'il n’eu était pas ainsi , il faudrait insister surtout sur les soins de propreté, changer autant que possible les conditions hygiéniques du sujet, isoler le malade, et attendre que le temps ou, pour mieux dire, la nature si puissante quelquefois, même dans les cas extrêmes, et .secondée par l'ti-age des tisanes dépuralives dont nous avons indiqué et recommandé L'emploi au mol dartres , inoditic ou même arrête complètement la marche de la maladie.

TÉTANOS. — Contraction, convulsions permanentes de tous les muscles, survenant quelquefois sans causa bien appréciable, mais I» plu* souvent à la suite d«

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