‹ Nouveau dictionnaire de santéChapitre 18 sur 197 · AME · texte numérisé non relu

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deux jour» de la diète même la plus aDsolue. Lej> bains d’amidon sont fort avantageux , lorsque les forces des malades permettent d’y recourir, eu rappelant vers la peau la vitalité qu elle avait perdue. Mais eest plus particulièrement dans la maigreur provenant de causes d'une nature purement nerveuse : ils agissent de plus alors comme moyen calmant et adoucissant.

AMERTUME ( bouche amère, avoir de la bile. ) — Ou désigne sous ces dénominations cet état d’indisposition daus lequel nous trouvons un goût amer à toutes les substances que nous goûtons ou que nous soumettons à la mastication.

La sensation d’amertume à je bouche est quelquefois spontanée , elle se fait surtout sentir le matin à jeun ; la langue est couverte d’un enduit blanchâtre ou jaunâtre; on éprouve un peu de pesanteur au creux de l’estomac, d’embarras dans le ventre, de malaise et de lassitude dans les membres ; elle est 'ordinairement un indice de cet état de surchage de l’estomac qu’oi» désigne en médecine sous le nom d 'embarras gastrique (voyez ce mot). Le repos, la diète ou un régime sobre, une boisson délayante, telle que le bouillou aux herbes oü une légère limonade, des lavements à l’eau d’herbes émollientes, telles que la mauve, la pariétaire, etc., doivent être opposés à cet état. S'il s’y joint de la constipation, on peut même , sans inconvénient , recourir à uu léger purgatif, et quelques jours suffisent presque toujours pour Taire disparaître complètement toutes traces de cette indisposition.

AMPOULE. — On donne familièrement le nom d'ampoule ou de cloche à ces petites vessies aqueuses que forme l’épiderme soulevé par la sérosité, et spécialement à celles qui viennent aux pieds et aux maiu* apres une marche forcée ou des travaux pénibles.

Dans la plupaat des cas. ces ampoules, abandonnées

a eiles-mème*, se sèchent et se guérissent assez promp. tement; si la partie est rouge et douloureuse , on dissipe aisément l’inflammation au moyen d’un léger cataplasme avec de la mie de pain , les feuilles de mauve ou la farine de lin. Il est inutile et toujours nuisible d’enlever la peau ; il suffit de la percer pour donner issue au fluide épanché.

Des ampoules plus ou moins volumineuses se forment quelquefois d'elles-mêmes et sans cause connue, dans certaines espèces de maux d' aventure , par exemple, cher les enfants ; les soins locaux sont les mêmes dans ce cas que dans les précédents; quelques bains simples se montrent alors fort utiles.

ANÉVRISME. — On donne ce nom soit h une tumeur formée par la dilatation d’une artère ou par du sang qui s'est épanché dans les tissus voisins d'une artère ouverte; soit à un épaississement des parois du ixeur ou à uue dilatation de ses cavités. Voyons d'abord le premier genre.

Toutes les circonstances capables d’augmenter la force d’impulsion dit sang dans les artères, ou de diraiisuer la résistance des parois artérielles, sont susceptibles de déterminer la formation d’un anévrisme. Mais la cause la pluscommune de cette maladiecst assurément la lésion de l’artère par un instrument vulnérant.

Le caractère propre aux anévrismes, au moyen duquel on peut les reconnaître , c’est de former une tumeur préseniant au toucher des battements comme ceux du pouls. Malheureusement ce symptôme n'existe pas pour les anévrismes placés dans la profondeur du corps, et même dans les anévrismes situés à l'extérieur du corps. Il peut y avoir des circonstances qui jettent beaucoup d’obscurité sur ce symptôme, en sorte que le diagnostic des anévrismes est souvent un des points le» plusdifGciles de la chirurgie.

La maladie qui faille sujet de cet article est loujou. fort grave, et par les complications diverses qui vien nent s’y joindre. Son traitement diffère beaucoup sui vant que la tumeur siège sur une artère placée superficiellement, ou quelle est logée dans la profondeur

des organes. ... •

Lorsqu’elle est située de maniéré a pouvoir être mise à nu , la chirurgie lui oppose une operation qui consiste à oblitérer l'artère par une ligature et a empêcher ainsi le sang d’v circuler, opération délicat* qui demande de la part de l’opérateur des connaissan ces anatomiques bien précises et une adresse toute chirurgicale.

Un traitement palliatif employé aussi avec quelque succès, consiste dans une compression permanente et régulièrement appliquée selon les surfaces t cettecompression a pour but de contrebalancer l’eiïet dilatant des battements artériels.

Quant aux anévrismes placés hors de l’atteinte des moyens chirurgicaux , ce n’est qu'en diminuant la masse du sang et l’impulsion qui lui est communiquée par le cœur, quand on peut espérer d’en arrêter les progrès ou d’en retarder la marche. Le succès est bien moins certain que par le traitement chirurgical. Cependant on a obtenu quelques guérisons par des saignées très répétées, une diète excessivement sévere , un repos absolu et l’emploi de substances qui ont la propriété de retarder les battements du cœur, ta digitale, par exemple; à cela il faut joindre le calme de l’esprit le plus complet et arrêter tout ce qui peut pre-

piter la circulation.

On donne aussi, comme nous l’avons dit en expliquant ce qu’ou entend par ce mot, le nom d’anévrisme à une maladie du cœur qui consiste dans l’épaississement de ses parois ou dans leur amincissement.

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