UL
sillons dans lesquels est logé un insecte particulier. Elle atteint tous ics Ages , mais particulièrement la jeunesse , les hommes plus souvent que les femmes; et de préférence les personnes d'un tempérament sanguin ou nerveux.
I.a transmission directe de la gale de l'homme A l'homme est un fait trop connu pour être discuté ici, il sullil de rappeler que cette transmission a ordinairement lieu quand une personne saine couche avec un galeux , ou dans un lit qui a servi a un galeux , ou qu'elle porte des vêtements qui ont été à l’usage d’un sujet infecté. I.es étoffes pe laine sont le moyen le plu> ordinaire do la transmission ; il y a cependant des exemples de gales communiquées par certains animaux, comme le cheval, le chien, le chat; tout fait même penser qu’elle peut se déclarer spontanément sous l'influence d'une extrême malpropreté; niais ce qui parai! aussi résulter d'expériehccs faites avec soin, c'est qu. le virus des boutons, inoculé sous la peau , sans la présence de l'insecte, ne donne pas la maladie.
La gale sc déclare à une époque plus ou moins • loignée de la contagion , suivant les Ages; chez les .•nfîlnts, l'éruption se fait ordinairement quatre ou i nq jours après le contact; chez les adultes, c'est
■ le huit h douze dans l’été, cl dequiuze à vingt dans l’hiver, et plus tard chez les vieillards. Les boutons paraissent d'abord sur les points ou le contact s'est
■ ffectué et avec d'autant plus de promptitude que la peau v est plus lifie et plus facilement humectée. par la transpiration, comme le poignet, l'intervalle des doigts, le pli dos articulations } le cou, les joues, le ventre , la poitrine, etc. Quoiqu'il en soit, elle débute par une démangeaison assez vive; bientôt apparaissent oueioues élevures 'lui ,,e tardeut pas a
CAL 221
former une petite vésicule terminée par une pointe et remplie d’une sérosité limpide.
Cette éruption devient plus ou moins abondante, suivant les soins de propreté que la personne a d’elle. A mesure qu'elle augmente, la démangeaison devient plus intense : cette démangeaison qu’accroît toujours la chaleur est quelquefois si violente, surtout pendant la nuit, qu’elle occasionne la fièvre. Les boutons en se rompant par leur plénitude, on plus souvent déchirés par les ongles, laissent échapper le fluide qu’ils contenaient ; ce fluide sc dessèche eu croûtes peu adhérentes , mais d'autant plus épaisses qu’il a plus la consistance du pus. De chaque bouton part un sillon qui communique avec un autre bouton et loge l’insecte dont la présence est annoncée par le soulèvement et une tache blanchâtre de l’épiderme.
La gale à cela de particulier qu’elle rie sc termine jamais d'elle-méme sans traitement; niais elle est sujette à disparaître dans les temps froids, et dans le cours des fièvres intermittentes ou de la plupart des maladies aiguës, pour reparaître dans la convalescence. Elle n’effre d'ailleurs par elle-même aucun danger, et sa facilité â guérir est toujours en raison inverse de la faiblesse des sujets, de la misère ou de la malpropreté dans lesquelles ils vivent.
Il est peu de maladies contre lesquelles ou ait proposé un plus grand nombre de remèdes que contre la gale. Le charlatanisme a surtout exploité une mine aussi féconde; mais l’expérience a fait justice de la plypart des moyens ridicules qu'il a enfantés et a réduit le traitement de cette maladie à un petit nombre de données assez fixes pour être d’une facile application. Or, de tous les spécifiques vântés contre la gale, le plus sûr, dans les cas simples etrécçnts, est une pommade coivpn éo'de soufre sublimé, de