RONCE SAUVAGE
essentielle, 5 à 25 centigrammes à l'intérieur. Mélangée à l'huile d'olive en frictions; on la fait aussi entrer dans certains bains excitants. Elle fait partie de Peau de la reine de Hongrie, du baume tranquille, du baume opodeldoch, du vinaigre des quatre voleurs.
Usages. — Le romarin est un stimulant, un stomachique, un emménagogue qui possède toutes les propriétés des autres Labiées. On peut l'employer dans l'atonie de l'estomac, les dyspepsies non inflammatoires, la chlorose, la scrofulose, les affections nerveuses ou hystériques, les fièvres typhoïdes adynamiques, les fièvres continues avec a taxi e. On l'a également préconisé dans la paralysie, l'asthme, les catarrhes chroniques. La décoction de feuilles est usitée en lotion contre les plaies gangreneuses, en bains aromatiques dans les rhumatismes articulaires, en bains fortifiants chez les enfants, en fomentations sur les tumeurs froides, les parties paralysées.
RONCE SAUVAGE. Rubus fruticosus L. Ronce commune, R. arbrisseau. Rosacées-Dry adées.
Description. — Arbrisseau de 4* à 5 mètres de long. Tigres ligneuses, sarmenteuses, rameuses, anguleuses, couchées, munies d'aiguillons forts, vulnérants, souvent recourbés. Feuilles alternes, pétiolées à 3-5-7 folioles, grandes, ovales, aiguës, dentées en scie, glabres et vertes en dessus, un peu cotonneuses en dessous, munies de quelques aiguillons sur la nervure médiane et sur le pétiole, pourvues de 2 stipules latérales, pétiolaires. Fleurs (juillet-septembre) grandes, blanches ou roses, en Fig. 243. — Mûre grappes nombreuses terminant les rameaux etquelde ronce. quefois la tige, à pédoncules grêles, allongés, dressés presque sans aiguillons. Galice gamosépale, sans calicule, étalé, à 5 divisions ovales, pointues, vertes avec une bordure blan- •che, tomenteuses, persistant à la maturité du fruit. Corolle à 5 pétales très ouverts, entiers, étalés en rose, insérés ainsi que les étamines à la base des divisions du calice. Étamines très nombreuses. Anthères arrondies blanches. Carpelles en nombre indéfini, formés d'un ovaire uniloculaire surmonté d'un style inséré près du sommet de l'angle interne de l'ovaire et dont le stigmate est simple. Le fruit (fig. 24-3), que l'on nomme mûre de haie, M. sauvage ou de renard, est petit, arrondi, formé de petites baies noirâtres luisantes et sucrées à la maturité, insérées sur la surface conique d'un réceptacle commun. £.
Habitat. — Très commune dans les bois, les haies, les buissons.