L. Racikb. La lieligioiii chap
PROUVÉ EN RIGUEUR, EN TOUTE RIGUEUR, Cela eSt
prouvé d'une manière incontestable. — A la rigueur, à la lettre, sans modification, sans adoucissement. — Hiley. (V. S.)
RILLE ou Risle, rivière qui prend sa source a l'élangde Saint-Wandrille (Orne), passe à Laigle, lîugles, Beauniont-le-Roger, Brionne, Poiit-Audeiner et se jette dans la Seine aude.-soiis de Quillebeuf, après un cours de 140 kil.
• RILLETTES s. f. pi. [Il mil.]. Conserve de viande de porc hacbée très menu et cuite dans la graisse : rillettes de Tours. — Résidu de la fonte du gras de porc, dans les pays où la graisse tient lieu de beurre. On dit aussi grillons.
RIMAILLE s. f. Mauvais vers.
* RIMAILLER v. n. [U mil.]. Faire de mauvais vers : (7 ne fait que rimailler. (Fam.)
' RIMAILLEUR s. m. Celui qui fait de mauvais vers : ce n'est qu'un rimailleur. (Fam.)
Gripbon, rimailleur subalterne, Vante Siphon le barbouilleur; Et Siphon, peintre de taverne, Vante Griphon le rimailleur.
RoDSSKAu. Epigrammes,
RIMASSER V. n. Synou. de Rimailler.
■ RIME s. f. (lai. rhythmus, rythme). Uniformité de son dans la terminaison de deux mots ; aimer et charmer, belle et rebelle, sont de boivies rimes. — Mettre en rimes, mettre en RIME, mettre en vers. Cela ne se dit plus que par plaisanterie. — Prov. Il n'y a ni rime ni
RAISON DANS TOUT CE OU'lL DIT, DANS TOUT CE
qu'il fait, il n'y a point de bon sens dans ce qu'il dit, dans ce qu'il fait. — s. f. pi. Vers : je vous envoie mes rimes. — Encycl. La rime, ou retour des mêmes sons, est la condition
Cependant Rome entière, en ce même moment. Fait des vœux pour Titus ., .
Racine. Bérénice, acte I'*", se. v.
Les rimes en aient et oient sont masculines.
Quatre Mathusalem bout à bout ne pourraient Uettre à fin ce qu'un seul désire.
La FoNTAiKE. Les deux Cliiens et l'Ane mort.
Toute fin de vers, masculine ou féminine, doit trouver une autre désinence du même genre, qui la précède ou la suit immédiatement ou qui n'en est séparée que par des vers de l'autre genre; et deux désinences du môme genre ne rimant pas entre elles ne doivent pas se succéder immédiatement; les rimes masculines aimer et courant ne peuvent se suivre immédiateinont; les rimes France et livre ne doivent venir l'une après l'autre que si elles sont séparées par une rime masculine ; mais voici une succession régulière de rimes : France, naissance; aimer, former; père, cœur, hère, bonheur; etc. — La rime est dite pauvre ou insuffisante, quand il n'y a pas identité complète du son, comme dans : ennui, ami; haie, vie; évêqjie, Sénèqz/e; Jupiter, vanter. Elle est suffisante ou commune quand il y a identité dans le son final seulement, comme dansgloire et victoire, reçu, vécu :
Heureux qui vit chez i^oi
De régler ses désirs faisant tout son emploi. La Fontaine. L'Homme qui court après la Fortune.
Elle est ric/ie ou /ie!<re«se quand il y a identité complète de son et d'articulation, comme dans régence et urgence; fleur et Honneur :
Celui que vous voyez, \ C'est le Gis de vos rois ;
VOLTAlaE. .!/«■
nqueiir de PoljpAoHfe, est le sang de Crcsphonte.