RIZ
DE DIAMANTS, Un Collier composé de plusieurs chatons enchaînés les uns aux autres, et dans lesquels sont enchâssés des diamants.
RIVIERE Henri Laurent , marin, né à Paris le 12 .juillet IS27, mort k Hanoi le
19 mai ISS.i. Il entra à l'Ecole navale en 1S43, fut nommé capitaine de frégate en 1870 et capitaine de vaisseau à la suite de la part énergique qu'il prit, en 1878-'79, à la suppression de l'insurrection kanake, en Nouvelle-Calédonie. A la tète d'une poignée de Français, il se maintint, pendant plus d'une année, au cœur même du Tonkin, malgré les ell'orts de nombreuses bandes chinoises à la solde de r.\nnam. Enfermé dans Hanoï, il fut tué au milieu dune sortie malheureuse qu'il litpour dégager cette place. — Liltéraleur distingué, le commandant Rivière a laissé d'émouvantes nouvelles, entre autres : le Meurtrier d'Albertine Rcnouf, Gain, des études remarquables, telles que la Marine française sons Louis XV el la Nouvelle-Calédonie.
RIVOIR s. m. Techn. Outil qui sert à river.
RIVOLI, anc. Rijnda. village de Vénétie,en Italie, sur la rive occidentale de l'Adige. à
20 kil. N.-O. de Vérone; pop. : 6,433 habit. Les 14 et 1o janv. 1797. Bonaparte y gagna une grande victoire sur les Autrichiens commandés par Alvinzy, qui y perdit 20,000 prisonniers. (Jette défaite lui suivie delà reddition de Mantoue. .Masséna reçut, en 4807, le titre de duc de Rivoli pour la part qu'il avait prise à celle bataille.
RIVOYEUR. EUSE aij. (Jui fréquente les
bords de la rivière.
RIVDLAIRE adj. Hist. nat. Qui vit ou croît dans les eaux des ruisseaux ou sur leurs bords.
• RIVURE s. f. Serrur. liroche de fer qui entre dans les charnières des (iches, pour en joindre les deux ailes.
' RIXDALE s. f. Monnaie d'argent qui a! cours dans quelques Etats du .Nord, et dont 1 la valeur n'est pas partout la même.
* RIXE s. f. [ri-kse] (lai. rixa). Querelle entre deux ou plusieurs personnes, accompagnée d'injures, de menaces, et quelquefois j de coups : cette l'ixe a fini par un meurtre. — Débat, dispute vive, discussion orageuse : les rixes des jouem's, des bucciirs, des amants.
RIYAD ou Riad [ri-iadd'], ville d'Arabie, capitale du sultanat de N'edjed, dans la province d'Aared, par 24» 3S' 34" lat. N. et 44° 21' 3i" long, E. Palgrave estimait, en 1862, la population à 40,000 hab. La ville est presque carrée, entourée de bosquets de palmiers et de jardins bien irrigués. Les murailles, massives et, tolides. sont défendues par un fossé profond et par un parapet. Kiyad est le plus erand centre du wahabitisme. Elle est la capitale du Nedjed depuis
' RIZ s. m. [ri] (gr. oruza; lat. oryza). Bot. Genre de graminées, type de la petite tribu des oryzées. comprenant quatre espèces de piaules, dont la principale, nommée rizcommun {oryza saliva], cultivée dans les terres humides el marécageuses des pays chauds, produit un grain farineux qu'on appelle également ri;, el qu'on mange en substance'ou en farine avec diliéients apprêts : semer du riz. — Faire du riz, faire cuire du riz. — Encycl. Le riz commun est une céréale qui atteint de 2 à 4 pieds, à feuilles linéaires lancéolées, à la surlace supérieure rugueuse; fleurs en panicules. On le cultive depuis les temps les plus reculés dans l'Inde, où il croit sponlanément, surtout sur le bord des rivières. On est très incertain sur son pays d'origine. Soit à l'état sauvage, soit à l'état cultivé, le riz présente de nombreuses variétés, dillérant I
RIZI
pour la grosseur, la forme et la couleur des grains. Le riz ordinaire exige une abondante irrigation ;maisdans les parties monta?neu>es do 1 Inde, dans la Chine septentrionale et au Japon, il y a une variété, ou espèce, communément cultivée, qui n'a que 3 pieds de haut et qui croit comme le grain ordinaire. Dans certaines parties de l'Inde, particulièrement le loni; de la côte d'Orissa, le riz est non seulement le produit principal, mais encore le seul objet de culture. En Chine et dans les îles de l'Archipel oriental, c'est la principale nourriture de la population. On le cultive beaucoup danscertaines contrées de l'Afrique, dans l'Europe méridionale et dans les régions chaudes de l'Amérique du Nord el du Sud. Les meilleures terres à riz sont sur les bords des rivières ayant un humus profond, formé surtout de matières végétales en décomposition, et situées de manière à être inondées à volonté, au moyen d'écluses, mais à l'abri des inondations naturelles qui pourraient se produire en temps inopportun. — L'analyse donne comme composition moyenne du riz:
albuminoîdes. 7,o ;carbo-hydrates,76,o ; eau, 14.6: cendre, O.H. On voit que. comparé au froment, le riz n'a pas autant d albuminoîdes.
Riz commun fOryza sativa). Variétés barbue et sans barbes. Fruit et grains séparés et grossis.
c'est-à-dire de principes qui forment la chair ; il est très facilement digestible, et spécialement propre à servir de nourriture dans les climats chauds; l'absence de gluten le rend impropre à la fabrication du pain. On dit que le riz nouveau donne des indigestions et de la diarrhée, el qu'il ne faut l'employer qu'au boni de six mois après la récolte. La décoclion du riz, fermenlée et distillée, produit la liqueur spiritueuse appelée (i7vnc/i. On prépare une colle en mêlant la farine de riz à l'eau froide et en faisant bouillir. L'amidon abonde dans le riz, mais on n'a pas encore trouvé le moyen de l'exploiter avec fruit. La farine de riz porte improprement le nom de crème de riz La paille de la plante sert à fabriquer certains objets, principalement des chapeaux. — Riz indien, aussi appelé riz d'eau, riz du Minnesota, et avoine d'eau {zizania aqiiatica}, herbe aquatique annuelle, avec une lige de 3 à 10 pieds de haut, qui croit aux Etats-Unis, sur les bords marécageux des cours d'eau, dont elle forme souvent la seule végétation sur de lonj.'ues étendues. Ce genre appartient à la même tribu que le riz. Les grains de cette plante fournissent une nourriture abondante aux oiseaux, surtout au gibier d'eau, et l'époque de leur maturité est une époque giboyeuse pour les amateurs, surtout sur la rivière Delaware.
RIZE s. m. Ancienne monnaie de compte dans les Etats du Grand Seigneur: le rize est de quinz-' mille ducats.
• RIZIÈRE s. f. Terre dans laquelle on cultive du riz . tout ce pays est plein de rizièrct.
ROBE
RIZ-PAIN-SEL s. m. Armée. Sous-officicr chaii'é de l.i ilistiibution des vivres. — Economo dans un rollège.
RIZZIO on Riccio [ri'-dzio; ritt'-cliio], favori de Marie Sliiarl, reinf d'Ecosse, né vers ■1;i:i3, mort le 9 mars 1o6fi. Il était fils d'un pauvre musicien de Turin, et il se rendit en Ecosse avec la suite d'un ambassadeur. Marie le mit parmi ses pages, et, en 15G4, elle en fit son secrétaire de langue française. Lors de sou mariage avec Darnley, il fut nommé gardien du trésor privé. Son rapide avancement, son arioganee, son avidité et sa basse naissance excitèrent l'envie et la colère des nobles, qui éveillèrent la jalousie de Darnley en l'accusant de commerce coupable avec la reine. Un complot se forma, et Rizzio fut poignardé pendant qu'il soupail avec Marie; on traîna son corps dans l'anlichambre, où il reçut plus de 50 blessm'es.
ROANNAIS, AISE s. et adj. De Roanne; qui appartient à celte ville ou à ses habitants.
ROANNE, Rodumna, ch.-l. d'arr., à 80 kil. !S.-iN.-0. de Saint-Etienne (Loire), sur la rive gauche de la Loire, à l'endroit où elle devient navigable et au point de départ du canal de Roanne à Digoin; par 46" 2' 26' lat. N. eti» 44' 8" long. E.; 33,912 hab. Filatures de cotons, calicots, mousselines, indiennes; faïences, quincaillerie. — Roanne devint ch.-l. d'un duché en 1556. Son importance commerciale ne date que de la fin du siècle dernier. Sources minérales. Roanne est le grand entrepôt des houilles du bassin de la Loire.
* ROB s. m. [robb] (mot esp. venu de l'arabe arrobe). Pharm. Suc dépuré des fruits cuits en con.-islance de miel ou de sirop très épais : rob de mùrcs, de noix, etc.
•ROB ou Robre s. m. (angl. nibbcr, partie liée). Jeu de whist, formé par corruption de l'anglais ru66er«, qui signifie, partie double, ou parties liées : le rob se compose de trois parties; le joueur qui en ijayne deux, gagne te rob. Nous avons fait deux, trois robs.
* ROBE s. f. Sorte de vêtement long, ayant des manches, qui est différent selon les personnes qui le portent ; robe d'enfant. — Ahrêts rendus en iioBEs ROUGES, arrêts solennels que rendent les juges étant en robes rouges. — Rendrk visite en robe détroussée, rendre visite en grande cérémonie. — Se dit de la queue d'une robe de femme : cette petite bourgeoise se faisait porter ta robe. — Robe de ch.^udhe, rolie que les hommes portent dans la chambre : il était en robe de chambre et en pantoufles. — Habit long des anciens Romains : César, lorsqu'il fut assassiné, se couvrit te visage d'un pan de sa robe. La robe prétexte. Les antiquaires ne font guère usage de ce mot, et disent. Toge ou Tunique, selon le vêtement qu'ils veulent désigner. — Particul. Profession des gens de judicalurc : les gens de robe. — Les gens de judicature : les prétentions de la robe. — La HAUTE RODE, SB disait autrefois des premiers magistrats; et, L'ancienne robe, des familles anciennes de la robe. — Juge de ROBE couRiK, SB disait des prévôts, des maréchau.x, de leurs lieutenants, et de quelques autres officiers non Ki'adués, qui jugeaient l'épée au côté : il était lieiUeyiant criminel de robe courte. — Jésuite de robe courte, séculier que l'on suppose affilié à la société de Jésus ; celui qui, sans être affilié a cet ordre est censé adopter les opinions, les maximes que l'on attribue aux jésuites. — Profe.-sion des ecclésiastiques, des religieux ; mais alors il est toujours précédé d'un adjectif possessif : c'es< jiH ^^rd/re, un reli'jieux ; qui aurait cru qti'un hommf de sa robe ferait une pareille action. — Enveloppe de certains légumes ou de certains fruits : la robe d'une fève. — Poil
ROBE
de quelques animaux, par rapport à sa couleur. — Robes du cbeval : 1° poils simpUs : blanc, noir, bai, alezan, rubican, zain ; 'i" poils cumposés : gris (pommelé, moucheté, tigré, tisonné, truite, tourdiUe, souris, étourneau, porcelaine); rouan (ordinaire, clair, foncé, vineux, cap-de-more); aubère ^tleur de pêcher, Isabelle, zébré, soupe au lait, pie); 3° marques : étoile ou pelote (chanfrein blanc, tache herminée), balzane, épi, coup de lance et ladre. (Voy. ces différents mots.)
ROBER v. a. Dépouiller de sa robe, de son écorce. de son poil.
ROBERT .Saint), abbé de Molêmes, fondateur de l'ordre de Citeaux ('1024-1 110). Fête le 29 avril.
ROBERT, dit LE Fort, regardé com me la ti i.'e des Capétiens : il descendait du Saxon Witikind ou, selon d'autres, de Childebrand, frère de Charles Martel. Nommé par Charles le Chauve gouverneur du duché de Paris (861). il prit part à la guerre contre les Normands et fut tué devant Brissarthe (Anjou), en 866. Son fils aîné, Eudes, fut roi de Fi ance avec Charles le Simple.
ROBERT, nom de deux rois de France. — I, lils de Robeii le Fort; fut élu roi à Soissons par quelques seigneurs révoltés contre Charles le Simple, mais périt dans une bataille que lui livra ce prince. Il est l'aïeul de Hugues Capet. — II. (Le Pieux], né à Orléans vers 970. nommé roi en 99ti, mort en 1031. Fils de Hugues Capet, il fut associé de bonne heure à la couronne. Le pape Grégoire V l'excommunia en 998 pour avoir épousé Herthe de Bourgogne, sa cousine. Abandonné de tout le monde, il fit sa soumission (1000), répudia Berlhe et épousa Constance, fille du comte de Toulouse. Ce prince a composé un cerlain nombre d'hymnes religieuses.
ROBERT, nom de deux ducs de Normandie.
— 1. (Le Diable ou le .Magnii-ique), 6<^ duc de Normandie, mort à Nicée en Io3o, et père de Guillaume le Conquérant, qu'il eut d'une jeune fiile de Falaise nommée Ariette. La légende raconte qu'un jour, à son retour de la chasse, il la rencontra près d'un ruisseau, lavant du linge avec ses compagnes. Sa beauté frappa le duc, qui, souhaitant de l'avoir pour maîtresse, envoya, dit Benoit de Sainte-Maure, l'un de ses plus discrets chevaliers faire des propositions à la famille. Le père reçut d'abord dédaigneusement de pareilles oll'res; mais, par réUexion, Il alla consulter un de ses frères, ermite à la forêt voisine, homme de grande réputation religieuse; et l'homme de Dieu fut d'avis qu'on devait faire, en toutes choses, la volonté de l'homme puissant. La chose fut accordée, dit le vieux poète, et la jeune fille fut portée dans le lit du duc. Son amant couronné l'aima avec passion, et fit élever son enfant^ avec autant de solliciUule que s'il eiîl été le fils d'une épouse légilime. — Robert le Diable, opéra en .S actes, représenté à Paris (Opéra), le 21 nov. 1831 ; musique de Meyerbeer, livret de Scribe et C. Delavigne, qui trouvèrent leur sujet dans une légende du moyen âge. Cette pièce, souvent reprise, a toujours obtenu du succès, — II. (Courte-Heuse), fils aillé de Guillaume le Conquérant. Il se révolta contre son père pour le contraindre à lui abandonner la Normandie, disputa la couronne ilAiigleterre à son frère Guillaume le Houx, mais ses vassaux refusèrent de le seconder. Ayant pris part à la première croisade, il se couvrit de gloire à Aniioche et à Jérusalem. A son retour, il tenta de s'emparer de l.i couronne anglaise laissée vacante par la mort de son frère, Guillaume le Roux; mais, atia(|ue par .-on autre frère Henri Beauclerc, il lui battu et pris àTinchebray (1 106) et enleriué au château de CardilT, où il niourul en 1 134.
ROBE
ROBERT GDISCARD. Voy. Guiscabd.
ROBERT I". roi d'E.-osse. Voy. Bruce.
ROBERT (AntoinetteHenriette-Clèmence),
romancière française, née à Mâcon le 6 déc. 1797, morte en 1872. Elle a publié un assez grand nombre de poésies, de feuilletons et de romans dont les plus populaires furent les Quatre Sergents de ta Rochelle, Mandrin et le Tribunal secret.
ROBERT (Huberti, peintre graveur, né à Paris en 1733, mort dans la môme ville le 15 avril 1808. Il passa 12 ans en Italie, fut nçu à l'Académie de peinture en 1767, devint garde des tableaux du roi et fut incarcéré pendant la Terreur. Il devint, en 1801, conservateur du musée du Louvre. On a de lui : Vue du pont du Gard, les Catacombes de Rome, etc.
ROBERT (Louis-Léopold), peintre suisse, né en 179i. mort en I83.T. H étudia sous David et Gérard, à Paris, vécut en Italie, et se tua à Venise par désespoir d'amour. Ses chefsd'œuvre sont : les Hloissonneurs, Vlmprovisaleur napolitain, la Madonna delV Arco, et les Pécheurs de l .^.driatique, etc.
ROBERT iPierre-François-Joseph), conventionnel, né a Gimnée, près de Givet, en 1763, mort à Bruxelles eu 1826. Danton le recommanda aux électeurs de Paris qui l'envoyèrent à la Convention. Robert vota la mort du roi sans appel ni sursis, et s'associa à tous les actes de la Montagne. On l'avait surnommé Robert Rhum parce qu'il se livrait au conime'ee des denrées coloniales.
ROEERT-MACAIRE, type de la friponnerie adroite et audacieuse, créé par Frédéric Lemailre dans {'Auberge des Adrets. (Voy. Auberge).
ROBERTSON (Thomas William) [roh'-eurttsonn], anieur diamalique anglais, né en 1829, mort en IS7I. Son premier drame original, A Night's Adventui'e, fut représenté en 1831. Son David Gamcft, imité du français, fit sensation en 1864. On cite encore de lui : Society (1865), pièce à laquelle il dut sa célébrité. Ours, Caste, Play, S>hool, M. P. (abréviation \toiu-MemtjerofParliament, membre du parle m en II. et War.
ROBERTSON ^'William', historien écossais, né en 1721 , mort en 1793. En 1762, il fut nommé principal de l'Université d'Edimburg, et e>i 1764 historiographe d'Ecosse. Ses ouvrages rivalisent avec ceux de Hume et de Gibbon pourle style et le libéralisme des sentiments, et les surpassent en impartialité. En voici les titres : History of Scotland during the Reigns of Mary and James VI (1759, 2 vol. in-i') ; History of the Reiyn of the Emperor Charles V (1769, 3 vol. in-i"); History of Atneriea (1777, 2 vol. 4°) et An Historical Disqtiisition roncerninq the Knowledge which the Ancients had oflndia(i'9ij. Dugald Stewartel lord Brougbain ont écrit sa vie.
ROBERVAL (Gilles-Personne ou Personnier de), mathémalieien français, né a Roberval (Beauvaisis), en,lbU2, mort à Pans en 1675. 11 était professeur de philosophie et de mathématiques à Paris. De bonne heure il découvrit une méthode analo^'ue à la « méthode des indivisibles », mais il la garda pour lui afin de pouvoir résoudre les problèmes mieux que ses rivaux, et il perdit ainsi l'huniieur de 1 avoir trouvée le premier. Torricellia donné le nom de lignes de Roberval à des courbes à branches infinies qui admettent une expression pour l'aire comprise entre elles. Roberval a découvert les règles pour trouver le volume des solidi'S formés par la révolution d'un cycloïde autour de sa base et de son axe. — Balance de Roberval, inventée en 1670 et employée dans le commerce de détail. Les bassins, au lien d'être suspendus audessous du Uéau, comme dans la balance or-
ROBE
dinaire, sont portés au-dessus par des tiges de fer qui descendent verticalenieiit dans le pied de l'appareil. Les exlrémilés inferipures des tifres sont retenues par un second tléau parallèle au premier, situé au-dessous de lui et caché dans le pied. Cet appareil, souvent peu sensible, devient quelquefois infidèle quand les poids ne sont pas placés exactement au centre des plateaux.
ROBESPIERRE I. ( Maximilien-Marie-Isidore de . révolutionnaire français, né à Arras le I) mai I75S, mort le 28 juillet 1794. 11 se distingua comme élève au lycée Louis-le- Grand, où il eut pour camarades Danton et Dosmouliiis, et il devint avocat à Arras, où il défendit, en 1783, l'introduction du paratonnerre de Franklin contre l'accusation d'impiété. Tout imprégné des théories de Rousseau, il épousa peu à peu la cause du peuple. A la convocation des étals généraux en 1789, il fut élu député du tiers état. Dans r.\ssemblée conslituante, il s'opposa énereiquenient au veto suspensif du roi et défendit plusieurs mesures libérales. Après l'adoption de la déclaration des Droits de l'homme, il rappela constamment l'.\ssenib!ée aux principes qui s'y trouvent formulés. Le 19 juin 1790, il fut élu l'un de ses secrétaires. Il n'avait d'autres ressources que son indemnité de député, 18 francs par jour, dont il envoyait le quart i sa sœur; \l était pauvrement logé et chichement vêtu. Son aspect ne prévenait pas en sa faveur, et sa voix était criarde et monotone. Studieux et sobre, il ne manquait pas une séance du club des Jacobins et de l'Assemblée. Mirabeau mort (1791), il devint plus en vue. De juin 1791, à avriM792, il remplit les fondions d'accusateur public. Entre autres mesures radicales, il demanda l'abolition de la peine capitale et réclama les droits politiquespour les noirs des colonies. 11 fut, le 14 et le 17 juillet 1791 un des chefs de l'émeute, dont le but était de forcer l'Assemblée à accepter l'abdication du roi, et il y montra de la couardise. Néanmoins, lorsque r.\ssemblée constituante se sépara, le 30 sept. 1791, le peuple l'acclama avec enthousiasme. Plus lard, il fut le seul à s'opposer aux réquisitions pour préparatifs de guerre. 11 ne larda pas à devenir membre de la municipalité nouvelle et il provoqua l'établissement, pi'ur le jugement sommaire des ennemis de la liberté, d un tribunal qui fut le germe du tribunal révolutionnaire. Il reprocha à Danton les épouvantables massacres dans les prisons du 2 au 3 sept. 179^, et cessa de palailre a la Commune ; mais Paris l'envoya à la Convention. Tous les vendredis il publiait une feuille iuUluïée Lvttres de M aximilien Roicspierre à ses commettants. Il fut à la tête des jacobins pour condamner le roi et demander sa mort ; après quoi, il proposa le décret établissant le comité de Salut public, investi de pouvoirs exécutils supéiieurs à ceux de la Convention. Comme membre de ce comité, il institua le règne de la Terreur, bien qu'Hébert et ses partisans l'accusaient de modéralion parce qu'il aspirait au rèi;ne de la paix et de la justice. 11 sacrifia Hébert et d'autres « impurs » pour se rendre maître de la Commune, et Danton pour se rendre maître de la Convention; aux jacobins, son influence dominait, incontestée. Charlotte Corday le délivra de son rival Marat. Bien qu'il formât, avec Saint-Just et Couthon, une sorte de triumvirat, tous les yeux étaient alors fixés sur lui. 11 signala son autorité prépondérante en organisant la fête de l'Etre suprême le 8 juin 1794. Le 10 juin, il fit proposer par Couthon la réorganisation du tribunal révolutionnaire, pour se débarrasser des « grands coupables » de la Convention. Cette assemblée s'alarma dès lors pour sa siireté, et Robespierre, ne pouvant soumettre les comités à son contrôle, se retira et chercha à les renverser. Dans la Convention, le 26 juillet, il
ROBI
demanda si, durant son absence, les factions avaient été moins audacieuses, et le pays plus heureux. Il s'en suivit un tumulte, et, sous l'influence de Tallien et de ses amis, la Convention refusa d'ordonner l'impression de son discours. Les jacobins le sollicilèrent vainement de se mettre à la tète d'une insurrection, et le 27 juillet (9 thermidor), il reparut à la Convention qui le décréta d'arrestation, avec son frère Augustin, Couthon, Lebas et Saint-Just. La Commune le délivra aussitôt; mais les troupes de la Convention le poursuivirent à l'hôtel de ville; il fut saisi et blessé à la figure d'un coup de pistolet, que lui tira un gendarme nommé Merda.
Son procès fut mené rapidement et, dans la soirée du 28, il fut guillotiné ainsi que ses plus dévoués partisans. Voy. La Révolution de thermidor, Robespierre devant le Comité de Salutpublic de l'an II. d'afirès des documents inédits, par Ch. d'Héricourt (187G, 2° édit. 1877). Voy. aussi Histoire de Robespierre (Paris, Lacroix, f86,5-'67, 3 vol. iu-8<>). Les Œuvres choisies de Robespierre ont été publiées en 1842 (4 vol. in-8°). — (Augustin- Bon-Joseph), frère du précédent, né à Arras en 1764, mort en 17^4. L'influence de son frère le fit nommer membre de la Convention, il remplit quelques missions dans les départements et fut nommé commissaire à l'armée d'Italie. Il revint partager le sort de son frère et périt sur l'échafaud le 10 thermidor.
'ROBIN s. m. (rad. robe). Terme de mépris, de dénigrement ou de plaisanterie, dont on se servait en parlant des gens de robe : elle avait épousé un gros robin.
* ROBIN s. m. Nom propre employé dans quelques phrases proverbiales et figurées. — Toujours souvient a Robin de ses fluïes, on se rappelle volontiers les goûts, les penchants de sa jeunesse; on revient facilement il d'anciennes habitudes. — C'est un plais.^nt Robin, c'est un homme sans considération, un homme dont on fait peu de cas.
ROBIN DES BOIS, opéra en 3 actes, représenté à rOdeoii le 7 déc. 1824; paroles de Castil Blaze et de Sauvage; musique de Weber. (Voy. Blaze.)
ROBIN HOOD. Voy. Hood. — Robin. (V. S.) ROBINE s. f. Femme ou fille d'unrobin, d'un homme de robe.
* ROBINET s. m. Pièce d'un tuyau de fontaine, qui sert à retenir l'eau, et à la faire couler quand on veut : robinet de cuivre. — Robinet de deux pouces, de trois pouces, robinet par où passent deux pouces, trois pouces d'eau. Robinet de deui-pied, robinet par où il passe un demi-pied d'eau. — Tout tuyau qui sert à donner et à retenir la liqueur contenue dans un vase ou ailleurs : le rohinel d'un tonneau, d'une fontaine de cuisine, d'une cuve, etc. — Le robinet d'une MACHINE pneumatique, ce qui sert à retenir l'air dans cette machine, et à l'en faire sortir. — Se dit quelquefois de la seule clef du robinet : tourner le robinet. — Quand une fois
LE robinet est LACHÉ, IL A DE LA PEINE A FINIR,
se dit d'un grand parleur qui ne sait pas s'arrêter. — C'est un robinet d'eau tiède, se dit d'un homme qui parle longuement et ne dit que des choses communes, d'un écrivain qui a de la facilité à produire des ouvrages médiocres.
ROBINETIERs. m. Fabricants de robinets.
ROBINETTERIE s. f. Techn. Fabrication des lubinels.
* ROBINIER s. m. Bot. Genre de légumineuses, qui comprend des arbres et des arbrisseaux, originaires del'.^sie et de l'Afrique septentrionale, parmi lesquels on remarque particul. Vacaciablanc ou faux acucia [robinia pseudo-acaciaj, aujourd'hui si commun dans
ROBR
nos contrées où on l'appelle improprement acacia. — C'est un grand et bel arbre, originaire de Virginie et introduit chez'nous vers l'an 1600 par Jean Robin, savant botaniste, garde du jardin du roi. On le trouve aujourd'hui partout; c'est l'un de nos plus beaux arbres d'ornement; il atteint jusqu'à 2.Ï ou 30 m. de haut. 11 croit avec rapidité bien que son bois soit dur, compact et résistant. Ses fleurs blanches, d'une odeur agréable, forment des grappes qui donnent à l'arbre un aspect charmant; son feuillage est élégant. 11 existe plusieurs variétés dont une sans épines {robinia inermis). Le robinier pyramidal a les rameaux redressés comme le peuplier d'Italie. Le robinier hispide (robinia hispida), vulgairement appelé acacia rose, est le plus petit; ses fleurs, grandes, d'un beau rose, produisent le plus bel eli'et.
ROBINSONs. m. (deRobinsonÔrusoé'.Gmuà parapluie.
ROBINSON. hameau du cant. et à 2 kil. de Sceaux (Seine), dans un site plein de fraîcheur, au pied de hauteurs boisées; très fréquenté par les promeneurs parisiens.
ROBINSON CRUSOÉ, célèbre roman d.^ Daniel de Foë. (Voy. De Foe.) — Le Robinson suisse, roman dédié aux enfants par Rodolphe Wyss (Zurich, 1812). traduit en français parM°>^ deMontolieu (Paris, 1813, 2 vol. in- 12) et très souvent réimprimé.
ROBIQUET .Pierre- Jean'', chimiste, né à Rennes en 1780, mort à Paris en 1840. Il a contribué aux découvertes les plus utiles do la chimie organique; et fut admis à l'Académie des sciences en 1833. On a de lui • Annales de chimie et de physique.
ROBISON [rob'-i-sonn], physicien écossais, né en 1739, mort en 1803. De 1774 à sa mort, il fut professeur de physique à l'université d'Edimbourg. On a publié ses œuvres sous le titre de A System of Mechanical Philosophy, avec des notes par David Brewster (1822 4vol.)
ROBOAM, roi de Juda, fils et successeur de SaloDion. Ce fut sous son règne qu'eut lieu le schisme des 10 tribus. (Voy. Juifs.)
ROBORANT.ANTEadj. (lat. roborans; part.
prés, de roborare, fortifier). Qui fortifie.
* ROBORATIF, IVE adj. Méd. Qui fortifie : remède roboratif ; propriété roborative. [V^u. us.) On dit. Corroborant.
* ROBRE s. m. Jeu. Voy. Rob.
ROB ROY [rob-roïj (littéralement, Robert le Rouge), bandit écossais mis hors la loi (outlaw), né vers 1660, mort vers 1738. Son nom était Robert Macgregor; après la mise hors la loi du clan .Macgregor en 1693, il le changea pour celui de sa mère, Campbell.
Avant la réhellio.) dj I7l.ï, il était marchand de bes.liaux; mais ayant pris parti pour le prétendant, il vit confisquer ses, bieus et
ROCIT
pendant plusieurs années il continua à rançonner ses ennemis. Le pays luonlag'iicux situé entre Loch Loniond et Loch Kalrine ert associé à l'histoire Je ce célèbre proscrit, dont Wallei- Scott a raconté les exploits légendaires.
'ROBUSTE adj. (lat. rohnslus; de robur, force I. Foi't, vigoureux. So dit principalement des personnes : c'est un homme robmtc.
— Se dit quelquefois des animaux et même des végétaux ; ce cheval est peu robuste. — Avoir une foi robuste, avoir une foi ferme, inébranlable. Cette phrase s'emploie plus souvent par plaisanterie, et signifie alors, avoir trop de crédulité.
* ROBUSTEMENT adv. D"une manière robuste, (l'eu us.)
* ROC s. m.[rok] (molcelt.) Ma.sse de pierre très dure, qui lient à la terre : ce rocest fort dur. — Nom qu'on donnait autrefois à la pièce du jeu des échecs, appelée aujourd'hui Tour.
ROCA Cap), Magnum Promontorium.ap de Portugal, le plus occidental de IKurope, au N.-O. de Lisbonne. Il forme l'extrémité des monts Cintra.
ROCAILLAGE s. m. [Il mil.]. Travail qui donne à une construction une apparence rocailleuse.
* ROCAILLE s. f. Décoration, ouvrage fait avec des coquillages et des pierres irrégulières et brutes ou des cailloux incrustés : des (jrottes de rocaille. — Genre de petits meubles à la mode sous Louis XV, dont l'extéi-ieur imite des grottes, des rochers, des amas de coquillages: une pendule de rocaille.
— Adjectiv. Le style rocaille.
* ROCAILLEUR s. m. Celui qui travaille en rocaille.
* ROCAILLEUX, EUSE. adj. Plein de petits cailloux : un chemin ivcaitleux. — Fig. Ln STYLK ROCAILLEUX, UH st) le duT, désagréable à l'oreille.
ROCAMADOUR, comm. du cant. de Gramat, an-, et à 28 kil. N.-E, de Gourdon (Lot), sur l'Alzon, 1,216 hab. Au sommet d'un ro cher qui domine cette petite ville, se trouve un oratoire formé de deux chapelles superposées, dédiées l'une à la Vierge, l'autre à saint Amadour; on y accède par un escalier de 200 marches taillé dans le granit. On y conserve une épéo qu'on dit être la DuranUal du paladin Roland. C'est encore un lieu de pèlerinage fiéquenté.
* ROCAMBOLE s. f. Espèce d'ail moins fort que l'ail ordinMJre, et qu'on appelle aussi Echalote d'Espagne : mettre île la rocambole, un peu de rocambole dans un rarjoùl. — Ce qu'il y a déplus piquant dans quoique chose : la rocambolede la yalanlerie.— Lieu commun facétieux, mauvaise plaisanterie.
ROCANTIN s. m. Littér. Nom que l'on donnait autrefois à des chansons composées (le fragments d'autres chansons.
ROCCA (Angiolo), savant italien, né en I64d, mort eu \llo , il lut préposé par Sixt(! Quiiit u la surveillance de rimpnmeiie du Vatican. 11 a fondé à Rome la bibliothèque dite Awjé- (ique, et a laissé, en latin, une description de lu bibliothèque du Vatican (Kome, Ib'Jl, in- 4",.
ROCCELLE s. f. [rok-sè-le](diniin. de l'ital. rocca, locher). liot. (Voy. Orseille.)
ROCH i^Saint; [rok], né à Montpellier en ■1205, mort dans la même ville en 1327. Il se distingua par sa chanté dans la peste qui désola l'Italie eu 13lo. On l'invoque spécialement contre ce lléai. ImHc le IGaoût. On le représente toujours" accompagné d'un chien. — Le nom de ce saint entre dans quelques -locutions ; Bénkiuctions de saint
Rocn
RocH, malédictions. — Saint Hoch et son chien, deux personnes inséparables.
ROCHAGE s, m. Phénomène par lequel l'argentcn fu5ion,au moinentde sesolidilier, est quelquefois en partie projeté et se couvre d'excroi-s^inces irrégulières.
ROCHAMBEAU, château de la commune de Tboi-f (JAiii -et-Cher), sur la rive gauche du Loir.
ROCHAMBEAU. I. (Jean-Baptiste-Donatien DE ViMKUR, comte de), homme de guerre français, né à Vendôme, le !<■• juillet 172.T, mort le 10 mai 1807. Il entra dans l'armée en 1742, devint lieutenant général, et reçut, en 1780, le commandement do l'année envoyée en Amérique. En 1781, il coopéra activement avec Washington aux opérations qui amenèrent la capilulalion de Cornwallis. Revenu en France en 178.3, il fut fait gouverneur de la Picardie et de l'Artois, et en 1791 maréchal. Emprisonne pendant la Terreur, il n'':chappa à la guillotine que grâce à la mort de Robespierre. Il a laissé des Mémoires (1809, i vol.). — II. (Donatien-Marie- Joseph DE ViUEUR, vicomte de), son lils, né au château de Rochambeaii en 1730, mort le ISoct. 1813. Général en 1792, il combattit les Nègres à Saint-Dominique, et en 179'3, battit à la Martinique les royalistes français et les Anglais leurs alliés; mais ceux-ci ayant reçu des renforts, il fut obligé de se rendre, le 22 mars 1794. En 1796 il fut nommé gouverneur général de Saint-Domingue ; mais, à la suite d'un conflit local, il l'ut reconduit prisonnier en France. Revenu avec Leclerc, il conlribua à la défaite de Tous-aint-L'Ouverture, el, à la mort de I,eclerc, il lui succéda comme gouverneur (2 nov. 1802); mais il fut écrase par des forces supérieures, et, comme il revenait en France, les Anglais le prirent et le gardèrent jusqu'en 1811. 11 fut tué à Leipzig.
ROCHDALE [rolch'-dôle], ville du Lancashlre ^A^gleterl■e), sur le Roch, à i:i kil, N.-N.-E. du Manchester; 71,4aS hab. L'église paroissiale date du xii" siècle. Grandes fabriques de flanelle, de serge, de couvertures et de gros draps; filatures de colon, calicots im]irimés, chapellerie, machines, fonderies do cuivre etde 1er. C'eslà Rochdale qu'existe la société coopérative la plus prospère d'Angleterre, sous le nom de Equitable Pionecrs' Sociely; elle a été fondée en 1814.
"ROCHE s. f. (rad. roc). Il a la même signilicalion que roc, avec cette dilférence que la r.iche entre moins avant dans la terre, et qu'elle est quelquefois isolée : ce pays est tout couvert de roches. — Minéral. Se dit des substances minérales considérées en masse : le i/ranit est une roche composée. — Cristal de ROCiiK, pierre transparente qui est une cristallisation du quartz ou de la terre siliceuse pure. — Carrier et maçon, Pierre de roche, ou sinipleiiient, Rocue. pierre la plus dure d'une i arrière : on emploie la roche, la pierre de roche dans les fondations. — Um cœur de ROCHE, un cœ.ur dur, insensible. — Kociit: d'émeraudics, roche de toi'azes, etc., roche contenant des émeraudes, des topazes, etc.
— I'uROUOISESDE LA VIEILLE ROCHE, tuiquoises
tirées d'une mine ancienne.— C'est un iiosi^e DE LA VIEILLE ROCHE, c'cst uu hoiiiine d'uiie probité reconnue. On dit aussi Noulesse de
LA vieille roche, DE VIEILLE ROCHE, lioblosse
ancienne; et, Amis delà vieille roche, amis sûrs, éprouvés. — La roche Tarpéie.xnk, lieu élevé de l'ancienne Hume d'où l'on précipitait certains criminels,— Fig. La roche Tarp.'iE.NNEEsï PRÈS DU Capitole, ,se dltpoiir donnera entendre qu'il n'y a souvent pas loin du jour du triomphe à celui de la chute. — Géul. Un donne le nom de roches aux masses luiucralcs solides qui consliluent la croûte delaleire, qu'elles se composent de pierre
ROCH
dure ou de couches sablonneuses, glaiseuses ou autres. L'étude et la classification des roches s'appelle lithologie. On peut les considérer géologiquement et minéralogiqueinent. La minéralogie est l'histoire naturelle des corps qui n'appartiennent pas aux règnes 0''ganiques de la nalure. Kn f;éologie, l'on considère les roches, d'abord quant à leur structure et à leur mode de disposition dans la croûte terrestre, si elles sont stratifiées ou non, si elles se présentent en couches, en veines, ou en masses isolées ; ensuite quant à leur origine et à leur mode de rormation.
(Voy. GÉOLOGIE.)
ROCHECHOUART, Rupes Cavardi, cli.-l.
d'an-, à 12 kil. U, de Limoges (Haute-Vienne), sur le penchant d'un rocher que baigne, la Graine, par 4o» 49' 27" lat. N. et 1° .30' .ï9" long. 0.; 4,510 hab. Poteries, porcelaines et papier paille. Jadis prieuré célèbre, érigé en duché-pairie en 16o0. Château (mon. hist. du xv° siècle) qui a donné sou nom à une famille issue des comtes de Limoges el qui dcviiitla propriété do M™° de Pompadour.
ROCHECHOUART-MORTE M ART i Marie-Madeleine-Gabrielle-Adélaïde de), n^e a Paris en 104), morte en 17o4, Elle était tilledu duc Gabriel de Mortemarlet so-ur de M.M^^'de Montespan elde Tliianges; elle fut nommée abbesse de Fontevrault en 1670. Elle traduisit avec Racine le Banquet de Platon.
R02HEF0RT, I, ch,-l. de cant,, arr. et à 20 kil. O.-S.-O, de Clermont-Ferrand (Puyde-Dôme), surlaSioule; 1,43't hab Ruines d'un château des comtes d'Auvergne. — II, ch,-l, de cant,, arr. et à 6 kil. N.-E. de Dôlc (Jura) ; 483 hab.
ROCHEFORT- EN -TERRE, ch.-l, de cant. arr, et à 38 kil, E, do Vannes (Morbihan)
ROCHEFORT-SUR-MER, Rupeforlium, ch,-l.
d'arr., à 32 kil. S.-E, de la Rochelle fCb:irento-lntérieure), sur une colline qui domine la rive droite de la Charente el à 16 lui. de l'embouchure de ce fleuve ; par 45" 36' 37' lat. N. el 3° 18' 4' long. 0.; 34,392 hab. Place de guei're et ch.-l. du 4farr. maritime. Arsenal ; place Colbert; port marchand nommé Cabane carrée. Hôpital de la marine (800 lils); église Saiiit-Louis (style grec); tour des sigii.iux ^ancien clocher). Mouvement du port : 2,7U0 navires; loU.OOO tonneaux. Patrie de La Galissonnière, de Latouche-TréyiUe, d'Audebert et de Lesbon. — Hochefoit ne fut d'abord qu'un village de pêcheurs. Colbert en dcposséJa le seigneur de Rochefort et y fonda une place mariliine devenue indispensalde sur la cote occidentale do France. La direction dos travaux fut couliée au chevalier Clcrville qui y vint en 1666. La nouvelle ville l'ut percée de rues qui se coupent à angle droit et rayonnent vers la place d'armes, où s'élève une fontaine monumentale. D.x ans plus tard, la ville comptait 20,000 hab. Le port est accessible aux navires du plus fort tonnage. Les constructions militaires s'étendent jusqu'à 2 kil. et comprennent un arsenal qui peut occuper jusqu'à 10,000 ouvriers. La ville fut entourée de murs par Vauban.
ROCHEFOUCAULD Voy, La Rochefoucauld.
ROiJHKJAQUELElN, Voy. La Rochejaquelkin.
ROCHELLE Laj, hupella, Santonum porlus, ville maritime et cli.-l. du dep. de la Charente-Inférieure, à 457 kil. S,-0. de Paris, sur le golfe de Gascogne; par 46° 9' 23' lat. N, et 3» 29" 41" long. 0.; 28,376 hab. Cette ville, ancienne capitale de l'Aunis, .se l'orina à une époque assez reculée autour d'un château qui fut détruit par les Noi niaiids. Elle s'agrandit au xii" siècle el eut sa diarlc communale en 1199. Elconore de Guyenne la fit [)a:sor par son mariage sous la domination anglaise. Louis VIII de France s'en empara en 1224 et elle resta française jusqu'au fatal
ROCH
Iraité de Brétignv (1360); mais ses masistrats dnclarèreiit alors qu'ils seraient aux Aiiplais des lèvres et non de cœur. En 1371, le maire de la ville. Jean Cbaudrier, profitant de la sortie d'une partie de la garnison anglaise, se rendit niaitre de la Rochelle et y appela du Guesclin. Charles V accoida à la ville des privilèges qui lui donnèrent tous les avantages d'une république autonome, privilèges qui furent encore augmentés par les autres rois de France. C'est alors que commence la brillante histoire de cette république de marins qui remplit un rôle important pendant plusieurs siècles et qui s'illustra par la hardiesse dj ses navigateurs : ce fut de la Rochelle que partit Jean de Bétencourl, qui conquit une partie des îles Canaries. (Voy BÉTENCOURT.) La ville accueillit la réforme religieuse; la reine de Navane y tint sa cour. Le refus d'exécuter les massacres qui suivirent la Saint-Barthéleniy fut considéré par Charles IX comme une révolte ouverte, et une armée commandée par le duc d'Anjou (Henri 111) vint assiéger la ville que défendit un vaillant capitaine nommé Lanoue. Après un siège de 8 mois, les troupes royales durent se retirer laissant autour de la ville plus de 20,000 morts, dont 60 officiers généraux. La Rochelle conserva sa quasiindépendance jusqu'à Richelieu. Louis .XIII l'assiégea vainement en 1622, mais le cardinal, ayant résolu d'enlever aux protestants l'appui de cette république maritime, vint de nouveau l'attaquer (10 août 1627) et dirigea lui-même les travaux. La ville fut entourée d'une tranchée de 12 kil., armée de H foits et de 18 redoutes. La mer lut fermée par une digue prodigieuse, longue de 740 toises, large de 12 à la base et de 4 au sommet. De leur côté, les Hochellois se montrèrent dignes de tenir tête à un si redoutable ennemi. Ils élurent pour maire un capitaine de navire nommé Guiton (voy. ce mot) et résistèrent pendant 14 mois et demi. Le 29 ocf. 1628, la ville, livi'ée à toutes les horreurs delà famine et ayant perdu tout espoir de secours extérieur (voy. Buckingham), dut ouvrir ses portes au roi qui n'y trouva que i'60 personnes en état de porter les armes. Elle fut traitée en place conquise et ne se releva jamais complètement de ce désastre. Ses principaux monuments sont l'hôtel de ville (Renaissance); la tour de l'Horloge, remarquable édifice du xvi" siècle; la tour de Saint-.Nicolas, haute de 29 m. et datant de 1384; la tour ronde de la Chaîne (1476); la tour de la Lanterne (mon. hist. du xv* siècle); la lourde cathédrale, de style grec. Paine de Talleinaut des Réaux, de Reaumur, de Billaud-Varennes, de Bonpland, de Du[ialy, de l'amiral Duperré et du marquis de Beauhainais. Grand commerce de vins, de fruits, de sardines à l'huile, etc. Avant-port protégé par la digue de Richelieu (I,4b4 m.) et par une jetée de 6-5o m.; bassin de carénage et nouveau bassin. — Coaspiration de la Rochelle, célèbre complot libérai qui éclata en 1822 et qui comptait parmi ses membres 4 sous-officiers du 4.5= de ligne : Raoulx, Bories, Goubin et Pommier. Ces jeunes gens furent arrêtés à. la Rochelle et traduits devant le jury de la Seine, avec2 Ico-accusés.Marchangy demanda leur tête avec acharnement. Parmi leuis défenseurs, on remarquait Barlhe, Boulay ide la Meurthe), Plougoulra, Delaugle, Berville, Chaix-d'Est-.\nge, Mocquart, etc. Après 15 jours de débats, les quatre sergents de la Boe/ic//e furent condamnés à mort; sept autres oonspiiateurs, à la détention, les autres furent acquittés. — Sel de la Rochelle ou Sel de Seignetpe, appelé aussi lartrale de ■potasse et de sonde, ou tartrate soii-potassique, tartrate double de potassium et de sodium, découvert par Seiguelte, pharmacien à la Rochelle. C'est l'élément priacipal des poudres de Seidlitz ou de la Rochelle.
ROCH
ROCHELLOIS, OISE s. et adj. De la Rochelle;
qui apparli^ ni à cette ville ou à ses hab.
ROGHEMAURE, Riipcmorus, ch.-l. decanl., arr. et à 26 kil. S.-E. de Privas (Ardèche), sur les tlancs d'un rodier escarpé; 1,043 hab.
* ROCHER s. m. Il a la même sicnification que Roc et Roche, avec cette différence que le rocher est ordinairement très élevé, très escarpé, et terminé en pointe : un grand rocher. — Rocher artificikl, amas de pierres disposées de manière à imiter un ro.-her naturel. — P.\rler .\l'x uocuers, parler à des gens qui ne sont point touchés de ce qu'on leur dit. — Un cœur de hocher, un rocher, un cœur dur, insensible.
ROCHESTER [rotch'-è-steur], ville et port de l'état de .New-York, A 1 2 kil. de l'embouchure du Geue«ee. et à 350 kil. O.-N.-O. d'AIbany; 160,000 hab. Le Genesee la partage en deux parties à peu prè< égales, et présente une chute perpendiculaire "de 96 pieds vers le centre de la ville, et deux autres de 25 et de 84 pieds, à l'extrémité nord.
ROCHESTER, ville du Kent, en Angleterre, sur le Medway, près de Chatham, à 19 kil. du Nore et à oO kil. S.-E. de Londres; 5,000 hab. Le commerce y est considérable, mais l'industrie insignifiante. La cathédrale était, à l'origine, un piieiuv fondé vers 604. L'église de Saint-Nicolas date de 1420.
ROCHE-SUfi-YON ;La', ch -1. du dép. de la Vendée, a 433 kil. S.-O. de Paris, sur une colline que baig-ne l'Yon ; par 46° 40' 17" lat. N. et 3» 43' 46 "long. 0.; l2,7U)hob. Ancienne seigneurie qui eut le titre de principauté au xV siècle et qui appartint successivement aux seigneurs de Bourbon, d'Orléans et de Conti. La ville fut détruite en 1793, pendant les guerres de Vendée. Dix ans plus tard. Napoléon, désireux de placer le ch.-l. du dép. au centre du Bocage, choisit cet emplacement, le nommaiNapoîiioii-Vendèe, et consacra 3 millions de francs à l'éiection de monuments publics. Sous la Restauration, la ville prit le nom de Bourbon-Vendée. Napoléon III lui rendit son appellation primitive; depuis la chute de ce souverain, elle est redevenue la Roche-sur-Yon.
* ROCHET s. m. Sorte de surplis à manches étroites, que portent les évèques et plusieurs autres ecclésiastiques : les évéques prêchent en rochet et en camail. — Méean. Roue a ro- CHET, roue dentée dont les dents sont recourbées.
ROCHETTE Désiré-Raoul), appelé Raoul- RocHETTE, archeûloi.'Uê français, né à Saint- Amand (Cher), vers 1790, mort en 18o4. En 1826, il succéda à Quatremère de Quincy dans la chaire d'archéologie. On remarque parmi ses nombreux ouvrages VHùtoire critique de l'établissement des colonies grecques (1813, 4 vol. in-S°).
* ROCHEUX, EDSE adj. Géol. Qui est couvert de rochers. .N est guère usité que dans cette expression. Montagnes rocheuses, nom général et mal défini donné à une longue suite de chaînes de montagnes de l'Amérique du Nord, à l'O. du .Mississiiii. Ces montagnes forment un massif de 1,600 kil., ou davantage, à l'E. des Etats-Unis, le long de la côte du Pacifique, et se prolongent au S., jusqu'à l'isthme de Darien. et au N. jusqu'à l'océan Arctique. La chaîne des Andes, dans l'Amérique du Sud, est une extension du même groupe. — Les chaînes de la Cascade, de la Côte, de la Sierra Nevada, qui font face à l'océan Pacifique, forment une division à part que certains i;éographes appellent aujourd'hui les Cordillères.
ROCHOIR s. m. Techn. Petite boite dans laquelle certains ouvriers mettent du borax pour en saupoudrer leur ouvrage.
ROCO
ROCHON (Alexis-Marie), astronome et navisaleur, né à Brest en 1741, mort en 1817. Nommé bibliothécaire de l'académie de marine de Brest en 1765, et astronome de la marine l'année suivante, il alla reconnaître en 1768 les îles et les écueils qui se trouvent entre l'Inde et les lies de France et Bourbon. Il découvrit, en 1777, le micromètre à double image. 11 entra à l'Institut en 1793. Il a laissé plusieurs ouvrages.
ROCHON DE CHABANNES (Marc-Antoine- JacqueS', auteur dramatique, né à Paris en 173U, mort en 1800. Ses pièces les plus connues sont : la Coupe enchantée (17.Ï3), l'Ecole des tuteurs, (17.Ï4). Heureusement (I762J, le Jaloux (1784). etc. Elles ont été réunies sous le titre de Théâtre (Paris, l773-'86, 2 vol. in-8"!.
' ROCK ou Roue s. m. Nom donné, dans
les Mille et Une Nuits, à un oiseau fabuleux d'une force et d'une grandeur prodigieuses.
ROCK-ISLAND [rok-ai-'lanndd|, ville de rillinois (Etats-Unis), sur le Mississipi, sur lequel on a jeté un pont, au bas des rapides supérieurs, en face Davenporl dans l'état d'Iowa, à .'î kil. au-dessus du confluent du Rock, et à 250 kil. S.-O. de Chicago;13,634 hab.
ROCKLAND [rok'-lanndd], ville du Maine (Etats-Unis), sur la côte occidentale de la baie de Penobscot, à40 kil. S.-E. d'Augusta; 8,000 hab.
• ROCOCO adj. Se dit d'un genre d'archilecluie, d'ameubleniHnt fort à la mode sous le règne de Louis XV et qui est caractérisé par la profusion des ornements. — Subst. Tout ce qui est hors de mode dans les arts, la littérature, le costume, les manières : tomber dans le rococo.
ROCOLES (Jean-Baptiste de), historien, né à Béziers en 1620, mort en 1696. D'abord pourvu de plusieurs bénéfices ecclésiastiques, il renia le catholicisme, s'enfuit à Genève, obtint plus tard sa réintégration dans l'Eglise romaine, se fit de nouveau protestant, puis encore catholique et mourut moine. Ses meilleurs ouvrages sont : Introduction générale à l'histoire (Paris. 1662, 2 vol. in-12); Histoire du calvinisme (Amsterdam, 1683, in-12); Zizim (Leyde, 1683, in-12); Fortune marâtre de plusieurs personnages (Levde, 1 684, in-12); ZîsAa (Leyde. 1683, in-12).
•ROCOD s. m. (port. Rucu). Matière tinctoriale d'un rouge orange qui s'obtient par la fermentation et la cuisson de la pulpe qui enveloppe les graines du rocouyer. — Désigne quelquefois le rocouyer même. — Dans lAmérique du Sud, les indigènes emploient lerocou pour se peindre lesorps. En Europe, il sert à colorer le fromage, les chocolats inférieurs et le beurre. Les teinturiers en font un grand usage pour la teinture de la soie et de la laine, et les fabricants de vernis pour donner une riche teinte orange à quelques-uns de leurs produits.
• ROCOUER V. a. Peindre en rouge avec du rocou. - Se rocouer v. pr. Les sauvages aiment à se rocouer.
ROCOUX, village de Belgique, province et à 6 kil. .N.-O. de Liège; 300 hab. Victoire du maréchal de Saxe .sur les Impériaux et leurs alliés, le II oct. 1746.
• ROCOUYER s. m. Bot. Genre de bixacées comprenant plusieurs espèces d'arbrisseaux dont le type est le rocouyer commun (bixa orellana],' de l'Amérique du Sud, à feuilles grandes, d'un vert foncé; à fleurs assez semblables aux roses sauvages, remplacées deux fois l'an par desgousses moins grandes, mais aussi piquantes que celles de la châtaigne. Ces gousses renferment de petites graines
RODN
RODO
couvertes d'une pellicule iiicarnale qui corn- 1 po.~e le rocou.
ROCQUENCOURT. village de l'arp. et à 4 kil. de Vers-jillijs ^Selne-«t-Oise): 231 hab. Excelnians y battit le< Piiissieiis le 1°' juillet 1815.
ROCROy ou Rocroi. ville forte et ch.l.
d'iUT., à -27 Uil. N.-O. de Mézières ( Aniennes), à 20 kil. delà frontiêie bel{;e; parW-ïS' 32" lat. N. eti" 11' 5"' loup. E. ; 2,103 hab. Celle ville fut fondée au xvi« siècle et assiégée par les Impériaux en Id.")-;, puis par les Espagnols en 1643. (",ondé vint à sou secours et remporta le 19 mai, cinij jours après la mort de Louis XIII, une brillante \ ictoire, qui porta à l'Espagne un coup dont elle ne se releva pas. Plus tard. pus<é aux Espagnols, le même Coudé prit Rocroi (lbo8); l'année suivante, le traité de< Pyrénées rendit celte ville à la France. Les forlilications, dues à Vauban. ne purent lésisler aux .\llcniands qui se présentèrent devant la ville le 5 janvier 18"! , la; bombardèrenl et la forcèrent à capituler le jour même.
RODAGE s. m. Action de roder; état de ce qui est rodé.
RODER V. a. (lat. rodere, ronger). Techn. User par le frottement mutuel de deux objels. — Se roder v. pr. S'user : cet habit commence à su roder.
* RÔDER V. n. (lat, rotare, tourner). Tournoyer, courir, errer çà et là. Ne se dit guère qu'en mauvaise part : il y a des voleurs qui rôdent dans cette forêt.
RODERIC, dernier roi visigolh d'Espagne, mort en 711. Il devint roi vers 709, après avoir chassé Wiliza du trône. Les fils de celui-ci invoquèrent le secours des Arabes. Les forces de Roderic étaient de beaucoup supérieures à celles des envahisseurs, commandés par Tarik; mais à la bataille de Jerez de la Foulera, qui dura, dit-on, huit jours, il fut trahi et périt sur le champ du combat.
* RÔDEUR s. m. Celui qui rôde : si la pairoui.le attrape ces rôdeurs, elle les ménra au corps de garde. — «-v s. f. une rôdeuse.
RODEZ [ro-dè ou rodèssj, Sejodunum ou Civilas huthenorum.,ch.-l. du dép, de l'Aveyron, à 607 kil. S, de Paris, sur un pronioutoire élevé que contourne l'Aveyron (rive droitej ; par 44» 21' ,i" lat. iN. et 0° 14' 15" long. E. ; 16,303 bah. Ancienne cilé des Ruthènes, Rodez devint la capitale du Rouergue. Belle cathédrale commencée au xui= siècle. Draps communs, cadis, serges, bougies, grains. — Patrie de J. de Serres et d'Alexis Monleil.
RODILARD s. m. (lat. rodere, ronger; ronge lai i). .Nom de chat que La Fontaine a emprunte u. liabelais.
RODNEY ( George -Brydges) frodd-ney], baron, amiral allglai^ ne en 1718, mort en 1792. 11 devint capitaine en 1742 et gouverneur de Terre-Neuve de 1748 à 17.52. En <7o9, il fut créé contre-amiral; en 1761 commandant en chef aux Itarbades et aux iles Sous-le-Vent, etils'emparu de la Martinique, deSainte-Lucieel de Grenade, En 1762 il fulfail vice-amiral, et de 1771 à 1774 commandant en chef à la .Martinique. En 1779, il lit voile, avec le rang d'amiral, pour la station des Barhades, où il fut de nouveau commandant en cbef. Après avoir capturé plusieurs transports et des vaisseaux do guerre espagnols, il rencontra une ilolte espagnole commandée par don Juan de Laiigara, au large du cap Sainl- Vinceiit,enjanvier 1780; illui prit ou détruisit sept vaisseaux. En déc. 1780, il lit une tentative qui échoua contre l'Ile Saint- Vincent. La gueiie ayant éclaté entre laCrande-Brelagne et la llôllande, il prit lile hollandaise de Sainl-Eustache, puis Demerara, Essequibo cl Berbice. En 1781,ileut lecomniandemcnldes Mues oi-cidrnl.iles. En 1782, il attaqua la
llolle française sous le comte de Grasse et prit 7 vaisseaux de ligne et deux frégates, en récompense de quoi il fut élevé à la pairie. Il avait été plusieurs fois élu au parlement. — Vov. Life and Correspondence of lord Rodney. par son gendre, le général G. -B. Mundy(l8:j0, 2 vol.).
RODOGUNE, reine de Syrie, vivant au 11» siècle de notre ère. — Tragédie de Corneille en 5 actes et en vers, représentée pour la première fois en 1656.
RODOIR s. m. Tech. Outil dont on se sert pour roder.
RODOLPHE I" DE HAPSBOURG. empereur d'Allemagne, fondateur de la maison impériale d .\utriche, fils du comte Albert IV de Hapsbourg; né en 1218, mort lelb juilletl29l. Il liL la euerre en Italie sous son oncle, l'empereur Frédéric II, A la mort de son père, en 1240, il lui succéda dans la Haute-Alsace et dans ses autres possessions. H étendit ses dumaines par conquêtes et par un mariage, et acquit une si haute réputation de justice et de prouesse chevaleresque qu'un grand nombre de villes le choisirent pour protecteur et chef militaire. En conflit avec l'évèqu'- de Bàle, il as-iégeaitcetle ville en 1273, lorsqu'il lut unanimement choisi pour le trône d'Allemagne de préférence à Alphonse de Caslille et à Ottocar de Bohême. Bâie ouvrit ses portes, Alphonse leconnut Rodolphe et Ollocar ne tardapasà être réduit. Ce dernier, apresavoir violé une trêve, périt dans une bataille sur le Marchleld, le 26 aoiil 1278. Rodolphe rendit la Bohème et la Moravie à Wenceslas, fils d'Otlocar; mais il garda r.\utriche, la Styrie et la Carniole pour ses propres fils. Il établit dès lors dan; sesElats l'ordre et la tranquillité avec la rigueur la plus sévère, et il publia tant de décrets quun l'appelait « la loi vivante ». Souslui, l'ailemand remplaça le latin dans les documents publics, La diète de Francfort ayant refusé en 1291 de choisir son lils Albert pour lui succéder, il eut pour successeur Adolphe de .Nassau. — Rodolphe IL empereur d'Allemagne, né en iboi, mort le aOjanv. 1612. Il était fils de Maximilien 11 de Hapsbourg, et de Marie, fille de Charles-Quint. En 1.564, il fut envoyé à la cour d'Espagne. En l.'M»), il succéda à son père dans tous ses Etals. Hodolphe, dirigé par la cour espagnole et par les jésuites, travailla immédiatement à défaire l'œuvre de tolérance du règne précédent. Les dissensions religieuses éclatèrent dans toute leur violence; Aix-la-Chapelle, l'électoral de Cologne (où s'éleva la querelle des réserves ecclésiastiques) et l'évêché de Strasbourg devinrent des théâtres de guerre. En 1608, uncertainnombre d'Etats protestants formèrent 1' » Union », et en 1609, les Etats catholiques fondèrent la « Ligue ». En Hongrie, son intolérance provoqua une insurrection commandée par Bocskay (1604). En 1608, il fut contraint de céder la Hongrie, l'Autriche et la Moravie à son frère Matthias, et les prolestants de Bohême lui arrachèrent une Majestàlibriefoxi lettre de majesté leur garantissant le lilire exercice de leur religion. La succession de Juliers alluma une nouvelle guerre en Allemagne. En 161 1, une tentative contre les libertés de la Bohême, dont la capitale, Prague, était sa résidence favorite, lui coula ce royaume qui passa à Matthias, Rodolphe aimait la science et les arts mécaniques: mais il était superstitieux et adonné à lalcbiniie et à l'astrologie.
■ RODOMONT s. m. (nom d'un personnage du lloUind uniuiireux et du Rolawi furieux). Fanfaron (jui vanlede prétendus actes de bravoure pour se faire valoir et se faire craindre : il fait trop le rodomont.
Il faul qiH' je fois bien possédé du démon
roui -oulTrir les h-iuleurs <l'un p.iitil rodomont.