AVOIR LA MAIN, LES POINGS SUR LES HOGXONS
sur les hanches : il se promenait gravement, fièrement, les mains sur les ruynons. — En parlant de cerlaiiis animaux, si;.'nine, testicule : des rognons de coq. — .Mélall. .Minkenrognons, celle qui se trouve en masses détachées, et non par couches ou par filons suivis.
ROGNON, rivière qui nait dans le canton de Nogent-le-Hoi (Huute-Marne), passe à Doulaincourt et se jette dans la Marne après un cours de 4o kil.
France qui lire son origine d'Alain, quatrième fils d'Eudon, vicomte de Porrhoët eldeRennes et premier prince de Léon. — Par ses alliances, cette famille s'est divisée en branches de Guémenée. de Mont-Bazon, de SoubiRC, de Giè et de Chabot. — Henui de Rohan, gendre du grand Sully, devint, après la mort de Henri IV (1610), le chef du parti protestant et soutint trois guerres contre Louis XIII. Il finit par entrer au service du duc de Saxe- Weiinar et mourut des suites de ses blessures en 1638.
ROHAN (Louis-René Edouard, prince de), cardinal français, ne en 1734. mort en 1803. Son luxe scandaleux et ses intrigues politiques le firent rappeler en 1774 de Vienne, où il était einbas^adeur. En 1778, il devint cardinal, et en 177!l évêque de Strasbourg. Emprisonné en 1785 pour la part qu'il avait prise dans l'allaire du collier (voy. Lamotte- Valois), il fut relâché en 1786, mais renvoyé de la cour dans une complète disgrâce. En 1789, il fut député du clergé de Haguenau aux états généraux, où on l'accusa de déloyauté; il donna sa démission. Il résigna son évêché en 1801, en conséquence du concordat.
ROHILGUND [-il-kunndd'], pays des Rohillas, dans l'Inde britanniiiue, compris aujourd'hui dans le commissariat des provinces du N.-O. qui porte le même nom, et dans la principauté indigène de Ranipoor; 30,574 kil. carr.: fi.lOiionO hab. Le pays est traversé par le Kumganga etd'aulres tributaires du Gange. Les Rohillas sont les descendants des soldats afghans qui s'établirent dans le voisina;.'e de Delhi et se rendirent indépendants au milieu du xviil" siècle. Kn 1774, le Rohilcund fut assujetti au vizir d'Oude, et, en 1801, cédé aux Anglais.
"ROI s. m. (lat. rea). Monarque, prince souverain d'un état ayant le titre de royaume • la puissance des rois.
L'iiUéièt de l'Élat est de n'avoir qu'un roi.
J. Ricl^E. La TkébaXde. acle l", se. t.
— On dit. dans un sens anal., Dieu est le roi des rois, est le roi du ciel et de la terhe. — Roi des Romains, titre que Ion donnait, dans l'empire germanique, à celui qui était désigné par les électeurs pour succéder à la dignité d'empereur. — Le roi très chrétien, le roi de France; Le roi catholique, le roi d'Espagne; Le roi très fidèle, le roi ae Portugal. — C'était du tkmps du roi Guil- MOT, c'était dans l'ancien temps. — Absol. S'entend presque toujours du roi qui règne
Une édition de ses Œuvres diverses^, étédon- avaient été préparés : je m'enrichirais det rouée, en 1834, par Ch. Nodier (Paris, 2 vol. gnures de cet écrivain.
• ROGNONNER v. n. [gn mil.]. Gronder, ] dans le pays où l'on e»t.^-I^rov. et pop grommeler, murmurer entre ses dents: ' "" ""' " " ' ' "••■'"■■-"'•"■ cette vieille ne fait querognonner. (Pop.)
• ROGNURE s. f. [gn mil.]. Ce qu'on retranche, ce qu'on enlève quand on rogne quelque chose : rognure de pajder, de livres. — pi. Restes des matériaux qui ne sont point entrés dans un grand ouvrage pour lequel il
in-8''y
ROGER (Gustave-Hippolyte à la Chapelle-Sainl-UeiJis le 27 août 1813, mort le 12 septembre 1879. Il suivit d'abord les cours de l'Ecole de droit, puis ceux du
' ROGOMME chanteur, né liqueur lorti
Aller ou le roi ne ■va qu en personne, ou le aoi va a pied, ou le roi n'envoie personne, aller à la gaide-robe. — De par le roi, lornmle qui signifiait, delà part du roi, au nom du roi, et qui se mettait au comniencement de divers acles publies portant sommation, injonction, etc. On mettait au-si en tête des jugements qui autoriseutia saisie ou lavente des biens meubles et immeubles. De par le
roi, la loi et JUSTICE. — VivE LE ROI I acclil-
s. m. Eaii-de-vie ou autre niation publique pour la longue vie et la
boire le rogomme. (Pop.
Voix de rogomme, voix lauque d'une personne qui tait abus de liqueurs fortes.
ROGOMMEUX, EUSE adj. Pop. Devenu Conservatoire, doù il sortit en 1839, avec les pauque parl'abus durugomme. premiers prix; resta dix ans à l'Opéra- .„„„,,», , r i i/ n „i. r \ r.-
Comique, entra à l'Opéra en 1849. 11 se fit ^^^^^ adj [-ghe] (oeil, ro* fier Fier ^.. ^.„
applaudir a Berlin, dans les Huguenots et afogaut, superbe : yu^voK» e<e«r09«e.'(Fam.) , ger un gâteau dans lequel il y a une lève. On dans la Datnc blanche, à Munich dans la Juive I ROGUE s. f. Œufs de pois^on salé que l'on appelle Gâteau des Rois, ce même gâleau; et et àHambourg dans [ePvophète. Un accident emploie comme apcàt dans la pêche de la ' Koi de la fève, ou simpl. Roi, celui à qui de chasse l'ayant privé d'un bras en 18o9, sardine. ' échoit la part où se trouve la fève : faire tes
prospérité du roi. — Les uvres des Rois, les quatre livres de l'Ancien Testamenl qui contiennent l'histoire du peuple de Dieu ùepuis Samuel jusqu'à la captivité de Babyloiie. — Lit. et Cathol. Le jour des Rois, le jour do l'Epiphanie. — Faire les Rois, diner ou souper en famille ou avec des amis pour partu
ROLA
Roi en famille. On nommait autrefois Chan- DELLKS DES Rois, Une grosse clinndelle cannelée, dont les marchands chandeliers faisaient présent à leurs pratiques le jour dos Rois.
— Se dit aussi en parlant de certains animaux qu'on regarde comme le plus noble de tous: le lion est le roi des animaux. — Jeux de cartes. La principale figure de chaque couleur: roi de cœur. — Jeu du piquet à écrire, division de la parlie qui comprend deux ides: une partie complète est composée de douze rois ou de vingt-quatre ides. — Echecs. La principale pièce du jeu : on ne prend point le roi, il faut lui donner échec et mat pour gagner.
— Le Roi de Lahore, opéra en '6 actes et 6 tableaux, reprHse[)té à Paris en avril 1876, poème de Gallet, musique de Massenet.
' ROIDE adj. Voy. Raide.
- ROIDEUR s. f. Voy. Raideur.
' ROIDILLON s. m. Voy. Raidillon.
• ROIDIR V. a. Voy. Raidir.
ROISEL, ch.-. de cant., arr. et à 12 kil. E. de Péionne (Somme); t,758 hab. Fabriques de coton et de laine.
• ROITELET s. m. Petit roi; roi d'un très petit Etat. Ne se dit que par dénigrement, et pour déprimer la puissance du roi dont on parle ; ce n'est pas un roi, ce n'est qu'un roitelet. — Ornilh. Genre de passereaux voisin des mésanges, des pouillots et des troglodytes, comprenant plusieurs espèces de très petits oiseaux à bec grêle, aigu, parfaitement conique et finement eniaillé à la base; à queue très échancrée. Le roitelet d'Europe {regulus cri.'^tutiis). le plus petit de nos oiseaux, est olivâtre en dessus, blanc jaunâtre en dessous, avec deux bandes transversales blanchâtres sur les ailes et une tache de plumes longues effilées, d'un beau
Roilclelâ. — I. Regulus saliapaj S. Kegulus calendula
jaune d'or, bordée de noir sur la tête, chez le mâle. Son petit cri aigu, semblable à celui de la sauterelle, et ses mouvements vifs et continuels, décèlent seuls sa présence, qui passerait inaperçue au milieu du feuillage des arbres. 11 passe l'été dans le nord de l'Europe et n'arrive guère chez nous qu'à l'arrière saison. Il fait sur les arbres un nid en boule, dont l'ouverture se trouve sur le côté, et y dépose de (i à 8 œufs rosés, gros comme des pois. On trouve dans l'Amérique du Nord le roitelet satrape (regulus ^atrapa) et le roitelet souci {regulus calcndula).
ROJAS (Francisco de), poète castillan du xvr siècle; il a laissé la tragi-comédie de Calisto et Meliliœa ou ]iiCé/csline, traduite en français par Gerinoud Uelavigne en 1841.
ROLAKD [-lan] (appelé par les Iialiens Orlando), paladin de la cour de Charlemagne, et l'un des plus laineux héros des romans de chevalerie du moyen âge. Suivant la tradition, il était neveu du Lliarlemagnc, et fut
,ROLA
tué à Roncevaux. Le réct de sa défaite et de , sa mort a été développé en une histoire pleine de détails pittoresques et merveilleux; | il figure dans plusieurs chroniques et poèmes, i comme le modèle accompli de la chevalerie | du moyen âge. On croit que ce personnage est pre^quM entièrement imaginaire. — Roland amoureux [Orlando hmamorato), poème romanesque de Boïardn. un des plus importants de la littérature italienne. 11 est tiré de la fameuse chronique de Turpin et étale le merveilleux de la féerie dans tout ce qu'elle a de plus brillant. L'auteur a créé une foule de caractères qui sont restés des types, tels sont : Agramant, Sacripant, Rodomont, Sobrin,Mandricart. La mort, qui surprit Boîardo en 1494, empêcha ce poète dedonner un dé- 1 nouement à son chef-d'œuvre. Le Benii osa entreprendre de refondre entièrement le Roland amoureux et son ouvrage est, après le Roland furieux de l'Arioste, le roman épique italien qu'on lit le plus. Le Sage en a donné une traduction française en 1717. — Le Roland furieux {Orlando furioso), chefd'œuvre de l'Arioste, immortel poème héroïcomique, dont les 40 premiers chants furent publiés en 1516 et les 6 derniers en l'iVi. C'est une suite du Roland amoureux: mais il obtint bien plus de succès que ce dernier. Les héros de ce poème sont : Roger, Bradamante, Charlemagne, Roland, Renaud de Muiilauban, le traître Ganelon, Angélique, Maifise, Ferragut, Sacripant, Rodomont, etc. Le Roland furieux a été traduit en vers français par Creuzé de Lesser et Duvau de Chavagne; en prose par J.-B. Mirabaud, 1741; Dussieux, 1773; Tressan, i';80; Panckouclie et Framery; A. Mazuy, 1839; A. Delatour, 1842; Philippon de la Madeleine, 1843. — La Chanson de Roland ou iIhanson de Roncevaux, la plus ancienne et la meilleure de nos chansons de geste, attribure à Théroulde, trouvère du ix" siècle, et publiée par Francisque Michel en 1837, in-S°; et par Génin en 1850, in-8». — Roland. 1, tragédie lyrique en o actes avec un prologue, représentée devant le roi le 18 janv. IbO.'J, et a Paris le S févr. suivant; paroles de Quinault, musique de Lulli, qui considérait cet opéra comme le meilleur qu'il eût écrit. — II, opéra en 3 actes représenté à Paris (Académie de musique) en 1778; paroles de Marmoiitel, musique de Piccini. — Jll. Roland à Roncevaux, opéra en 5 actes, représenté à Paris (Acadéiiiie de musique) le 3 oct. 1 864, paroles et iiiusniiie de Mermet.
ROLAND I. (Jean-Marie Roland de la Pla- TiÈKEj, révolutionnaire français, né à Thizy, près de Villefrauche(Rhône)le 18 janv. 17;U, mort le 15 nov. 1793. 11 fut inspecteur des manufactures à Amiens, puis à Lyon, et publia plusieurs ouvrages sur l'industrie et l'économie agricole. En 1791, la municipalité de Lyon l'envoya comme délégué à lAssemblée nationale; il se lia avec les Girondins, et le 23 mars 1792, il devint ministrede l'intérieur dans le cabinet de Dumouriez.
Louis XVI le congédia pour lui avoir lu, en plein conseil, une lettre de remontrances écrite par M"" Roland et avertissant ie roi qu'il n'occuperait le trône qu'autant qu'il se conforiiieraità la volonté du peuple. L'Assemblée ordonna la publication de la lettre dans toute la France, et elle suscita un mouvement qui aboutit à l'insuirection du 2U juin, laquelle ouvrit la voie à celle du lOauûl, moment où Roland et d'autres Girondin.- reprirent le ministère. Son collègue Danloii excita contre lui les Jacobins et la populace, et il fut accuse d'avoir soustrait quelques-uns des documents importants quil avait trouvés dans l'armoire secrète du palais pendant le procès du roi. Le 2-2 janv. 179.3. il donna sa démission; le 31 mai, il fut arrêté et s'éclia|ipa. Il se cacha à Rouen, et se tua en appieiiant l'exécution de sa femme. —