B0II.E1II
— Se dit aussi des auteurs de romans modernes : les meilleurs romancieis anglais sont Biehardson. Fidiiny, Goldsmith, etc. — "
une huile essentielle. Ses qualités aronia
tiques étaient connues des anciens qui liii
attribuaient de nombreuses vertus. Autrefois
officinal (rosmarînus officinalis),
on faisaii des guirlandes de romarin |
- -c ;iour les
Romancières, f. Femme auteur de romans. I g|j(g,.fg„,g„(g°gt p^m- igg rnariaires, parce ROMANCISTE s. m. Auteur de romances. 1 qu'on le regardait comme la plante du sou ROMANECHE. comm. de l'arr. et à 15 kil. S
de Màcnn (Saône-et-Loire); 2.406 hab. Vins lins el délicats.
ROMANÉE s. m. (de Romanée, n. pr.). Vin de la Cùle-d'Or.
* ROMANESQUE adj. Qui tient du roman; qui est rnerveiilcux comme les aventures de roman, ou exalté comme les personnages de roman, comme les sentiments qu'on leur prête : aventure romanesque. — Substanliv. Il y a du romanesque dans cet oucrage, dans celte aventure.
' ROMANESQUEMENT adv. D'une manière romani'sque.
ROMANIQUE adj. Syn. de Rouan.
ROMANISER v. a. Donner les mœurs, les habitudes dus Romains.
ROMANISME s. m. Nom donné par le sectes dissidentes aux doctrines de l'Lglise romaine.
ROMANISTE adj. Partisan du romanisme.
ROMANO (Giulio,. Voy. Romain [Jules).
ROMANO GALLICAN adj. Qui appartient à la lois a Rome l'I a la France.
ROMANO RUSTIQUE adj. Linguist. Qui appartient à la langue romane vulgaire.
ROMANOFF. Voy. Russie.
ROMANS, Homanum, ch.-l. de cant., arr.
et a 18 kil. iN.-E. de Valence (^Uiôme), sur la rive droite de l'Isère; 10,702 hab. Forges, moulins, culture du mûrier el élevage des vers à soie; vins muscats.
• ROMANTIQUE adj. Se dit des lieux, des paysages qui rappellent à rimagination les descriptions des poèmes et des romans: aspcct, site romantique. — Se dit encore de certains écrivains qui alfectent de s'allVanchir des règles de composition et de style établies parl'oxemple des auteurs ilas-iques. — Se dit ég'alemelil des ouvrages de ces écrivains: auteur, écricain, poète romantique. —
venir et de la fidélité. 11 est surtout utile à cause de 1 huile volatile, limpide et odorante qu'on en retire et qui se fabrique en grande quantité sur les côtes méridionales de la France et sur celles de l'Italie. Le romarin croit à l'étal sauvage le long de la .Méditerranée. — Le romarin de mars est le statice LimoniuiH, plante vivace dont la racine est grasse et extiêmement astringente.
ROME (lat. el ilal. Roma,, principale cité de l'Italie ancienne, plus tard capitale de l'empire romain, et aujourd'hui capitale du royaume d'Italie. Son origine se perd dans la nuit des teiûps. 11 y a des raisons de supposer que de petites villes fortiliées s'élevaient sur chacune des sept collines comprises aujourd'hui dans l'enceinte de Rome. Uhe ville et un Elal plus développés seinbleul s'être tonnés de l'union, environ cinq siècles el demi av. J.-C, des habitants du mont Palatin avec les Etrusques, les Sabins, les Pélasges, el peut-êlre d'autres peuples établis depuis longtemps sur les col li nés avoisi liantes. Voy. Italiques [races et lawjues), et Latinks [langue et littérature). Avant cet événeiu,;nt un Etat romain avait grandi (gouverné successivement, d'après la légende, par Romiilus, son fondateur supposé, vers 7o3 av. J.-G., iNiima Pompilius, Tullus Hostilius, Aucus Martius, Tarquin l'Ancien, Servius Tullius el Tarquin le Superbe) el semble avoir été une monarchie puissante. La pofiulation se composait alors des patriciens el de leurs clients, et des plébéiens. Les patriciens étaient les Romains primitifs; ils étaient divisés en trois tribus, les Raninenses, les Titienses el les Luceres, qui rejiresentaient les éléments latin, sabin et étrusque de la population. Les clients étaient dépendants des patriciens. Les plébéiens, ou le bas peuple, étaient des hommes libres; mais, à l'ongine, ils n'avaient pas de droits politiques. Ils devaient leur existence à la con-
tahlit. suppose-l-on, vers olO av. J.C. I.a Rome répciblicaiiie des premiers temps était un Etat faible, qui, pendant u:i siècle et demi, n'eut que peu d'inQiience en Italie. La lenteur de ses progrès avait pour cause des dissensions intestines. Les plébéiens sortirent de Rome ver* 494, avec l'intention de fonder une nouvelle cité; mais on en vint à un compromis et les tribuns du peuple furent créés. En même temps on accorda aux plébéiens lélection de deux édiles. La première élection libre se Ht vers 470. C'est à celte période qu'appartiennent les légendes du premier lirutus, de Coriolan, de Cincinnatus. etc. Le decemviral fut établi en 451, el ne dura que deux ans, qui furent une période de despolisme paliicie:;. D après quelques-uns, les premiers consuls furent élus en 449. La questure devint accessible aux plébéiens en 421, el elle leur donna l'entrée du sénat. Vers 390, Rome fut prise parles Gaulois de Brennus, el délruite, à l'exception de la citadelle du mont Capitolin. Le dictateur Furiiis Caniillus (Camille) rétablit la cité, el empêcha la population démigrer à Véies. récemment conquise. Les rogations licinieiines (pour le soulagement des débiteurs, la limitation de l'usage du domaine public, et l'établissement de l'obligation de choisir un des deux consuls parmi les plébéiens), que présentèrent en .^76 les tribuns C. Licinius Stolon et L. Sextius, furent adoptées après dix ans de lutte, el L. Sexlius lut le premier consul plébéien. C'est à cette époque que l'on créa l'édiliié eurule, dignité à laquelle les citoyens des deux ordres étaient éligibles. Ces changements contribuèrent puissamment a l'union des deux ordres el à la lin de ces dissensions civiles qui avaient arrêté les progrès militaires des Romains. En 172 les deux charges de consul purent être occupées à la fois par des plébéiens. Le premier dictateur plébéien lut (j. Marcius Rutilus j356) , qui fut élu censeur cinq ans après. La première guerre Samnile, commencée en 343, ne dura guère plus d'un an, et lut suivie de la guerre du Latium, qui se termina par le triomphe de Rome (339). La seconde guerre Samnite commença en 326 et dura près de 22 ans; c'est dans le cours de celle guerre qu'eut lieu le désastre des Fourches Caudines; mais les Romains tinirenl par être vainqueurs. La Iroisièine guerre Samnite. de 298 à 290, se termina par la soumission du Saiiinium à Home. Pendant ces guerres, diliérentes mesures politiques furent prises à Rome, qui tendaient à établir l'égalité' entre les plébéiens et les patriciens. L'adoption en 300 de la loi Ogulnia, qui ouvrait le pontifical et l'augurai aux plébéiens, est regardée oomine marquant rétablissement de la coasljtuliuu romaine. La dernière scission tentée par lus plébéiens eut lieu en 2J)t>, el fut apaisée par les lois horlensienncs qui revêtirent lopeii|de du pouvoir législatif suprêine, et enlevèrent au sénat son veto sur les décrets populaires. Fabricius el Curius Dentatus firent avorter l'invasion de Pyrrhus d'Epire (l!Jl-a7oJ. Vers 264, les Romains s'étaienl rendus luailres de toute l'ancienne Italie. Celte même année eclala la première guerre Punique qui dura 23 ans, avec des succès divers. La première victoire navale des Ronuiiiis fut gagnée par C. Duilius en 260. En 2oii, .M. Régulas et son collègue Manlius délireiu les Carthaginois dans la plus grande bataille sur mer de l'époque; puis ils débarquèrent en Afrique, où Regulus fut à la fin vaincu; les Romains ayant remporté plusieurs avantages, la paix se lit, et la Sicile devint la première province romaine. Pendant la guerre avec t^arlhage il s'était fondé de» colonies, et le nombre des
quête et à d'autres causes, el étaient pour la tribus avait été [jorté a 35. Dair plupart d'origine latine. La mythologie de I galliquu, qui commença i
la guerre > et dura
ROME
4 an = ,leR armées romain os avancèrent dan? la direction des Alpes. Rome déclara de nouveau la guerre à Carthag-e en "219. L'année suivante, Annihal entra en Italie, où il resta jusqu'en 20i, battant les Romains dans plusieurs grandes batailles, et menaçant Rome plIe-mênie.Scipion envahit l'Afrique, Annibal lui rappelé, et la g'uerre se termina par la vicloire des Romains à Zama en 202. Philippe V de Macédoine ayant attaqué Rome pendant qu'elle luttait avec Annibal, eut à soutenir la guerre en 200. Flarainius le défit à Cvnoscéphale (197) et rendit nominalement la liberté aux Grecs : mais, en réalité, il établissait sur la Grèce l'intluence romaine. Une guerre contre la Syrie, commencée en 191, se termina par la défaite d'Anliochus le Grand à Magnésie. En Espagne, la domination lomaine s'était considérablementétendue. La dernière guerre de Macédoine commença en 171, et finit au bout de trois ans, par la victoire de L. Emilius Paulus sur Persée à Pydna. Rome était virtuellement alors la maîtresse de l'Orient et de l'Occident. Les légions franchirent les Alpes Maritimes en 166 et firent ainsi le premier pas vers la conquête de la Gaule, achevée 12 ans après. La Dalmatie fut soumise en Ibo. La ligue Achéenne fut vaincue en 146, et la Gièce devint une proviiice romaine, apfielée Achaîe. La troisième guerre Punique, de 149 à 146, aboutit à la prise et à la destruction de Carthage par le second Scipion l'Africain, qui réduisit aussi Numance en Espagne (133). La Lusitanie fut annexée vers 140. En Asie, les Romains acquirent le royaume de Pergame, par le testament du dernier monarque, Altale 111. Le tribun Tibérius Gracchus commença à exécuter ses plans de réforme de législation agraire en 133. Il fut massacré dans un soulèvement excité par le parti de l'aristocratie ou des optimates. Caius Gracchus reprit les projets de son frère, mais il échoua également, et fut assassiné en 121. L'élection de Marius a consulat, pendant la guerre contre Jugurtha, fut un triomphe du peuple sur les optimutcs. La Numidie fut conquise en 107, et Mariu ex termina les envahisseurs Teutons et Giiubre en 102 et 101. Dans la guerre sociale, ou marsique (90-88), les Romains furent vain- (]ueurs, mais ils accordèrent volontairement aux Italiens le droit de cité romaine pour lequel ceux-ci avaient pris les armes. La nomination de Sylla au commandement dans la guerre contre Mithridate, roi du Pont, amena une guerre civile sanglante entre lui et Marius, laquelle eut pour résultat de faire tomber entre les mains de Sylla tout le pouv oir de la république. Les conquêtes dès Romains furent poursuivies en Orient par Sylla, et ensuite par Lucullus et Pompée. Pompée convertit la Syrie en province romaine, et rendit dépendante la Judée. La grande insurrection des esclaves, ou guerre servile, qui éclata sous Spartacus en 73, fut écrasée après une lutte de près de trois années. La conspiration de Catilina (63] fut déjouée par Cicéron. Pompée eut bientôt à se défendre contre la rivalité de Jules César. Par le premier triumvirat, César, Crassus et Pompée devinrent les vrais maîtres de leur pays (60); mais la défaite et la mort de Crassus, dans une expédition contre les Parthes, laissa le pouvoir suprême à disputer entre ses associés. Sous prétexte de se porter champion du sénat. Pompée rompit avec César, qui avait conquis la Gaule; mais la victoire resta ace dernier (4S). 11 avait concentré tous les pouvoirs entre ses mains, lorsqu'il fut assassine eu 44. Son autorité passa à son neveu Octave, qui avec l'aide d'Antoine, battit Brutus et Cassius (42), se retourna contre Antoine (31), devint le niaitre du monde romain et prit la titre d'.\uguste. L'Egypte lui réduite en province romaine. Rome était dès lors un empire monarchique. A Auguste succéda en 1 4 ap. J.-C,
ROME
Tibère, son fils adoptif, qui eut à son four pour successeur, en 37, son petit-neveu Caius, connu sous le nom de Caligula. Après celuici régna Claude, puis Néron (r)4-68). La tyrannie et la corruption avaient atteint leur apogée. Les emperen Galba, Othon et Vitellius se suivirent dans une succession rapide, et le trône fut occupé par la famille Flaminienne dans la personne de Vespasien (69), à qui succéda son fils Titus (79-81), le conquérant de Jérusalem, qui eut pour successeur son frère Domitien. .\près l'assassinat de ce tyran, le bon Nerva fut fait empereur. Son successeur Trajan (98) ajouta la Dacie à l'empire, et porta les armes romaines jusqu'au golfe Persique. Adrien (ll7-'38), qui abandonna les conquêtes en Orient, eut pour successeur Antonin le Pieux, dont l'héritier fut Marcus-Aurelius-.\ntoninu5 (164-'80). Les 84 années des règnes de Nerva, de Trajan, d'Adrien et des deux Antoiiins sont regardées comme la période la plus heureuse de l'empire romain; et c'est de l'année de l'avènement de Commode (180) que Gibbon date le commencement de sa décadence. A ce moment l'empire comprenait l'Italie, l'Espagne, la Gaule, la Bretagne, la Rhélie, la Norique et la Paiinonie, la Dalmatie, la Mésie et la Dacie, la Thrace, la Macédonie et la Grèce; l'Asie Mineure, la Syrie, la Phénicie et la Palestine; l'Egypte et tout le nord de l'Afrique avec les iles de la .Méditerranée. On estime sa population à 120 millions d'hab. Commode, fils de Marc-.\inèle, fut assassiné en 192. Son successeur, Perlinax, fut égorgé par les prétoriens, qui rendirent l'empire à Didius Julianus. à qui succéda Septime-Sévère (193-211). Le fils de Sévère, Caracalla, et le successeur de celui-ci, Elagabale, ou Héliogabale, rivalisèrent avec Caligula et Néron en infamies. La plupart des empereurs qui vinrent ensuite furent des hommes de peu de mérite jusqu'à Dioctétien. Alexandre Sévère (222-'35), Déce, et .\urélien sont les exceptions les plus remarquables. Dioclélien (284- 305) s'associa, comme collègue à l'empire, Maxiniien, et plus tard deux autres, avec le titre subalterne de César, tandis que les deux souverains s'appelaient .Auguste. Rome cessa alors d'être le siège du gouvernement, Diociétien résidant principalement à Nicomédie en Bithynie, et Maximien à Milan. Constantin le Grand, fils de (Constance Chlore, fit du christianisme la religion de l'empire, et transfera olficielleraent la capitale a Byzance, qui s'appela dès lors Constanlinople. C'est de ce moment (330) que doit dater l'arrêt du progrés de la puissance romaine, bien que les restes de l'empire continuèrent à exercer leur intluence sur le monde jusqu'au milieu du xv° siècle, époque où Constanlinople tomba entre les mains des Turcs. A sa mort, Constantin divisa l'empire entre ses troisfils; mais le second, Constance, en resta seul maître en 351. Julien, qui lui succéda en 361, restaura le paganisme, et périt en 363, dans une expédition en Perse. Le paganisme périt avec lui. L'armée donna la couronne à Jovieu, qui mourut avant d'arriver a Constantinople. Son successeur, Valentinien I"", prit pour collègue son frère, ■Valens. Le règne Infor tu né de Valens (364-'78) se termina par la défaite que lui firent subir à Andrinople les Goths qui ravagèrent tout le pays jusque sous les murs de Constanlinople. Gratien, son successeur, se choisit comme collègue Théodose, et le lit proclamer empereur d'Orient(37y). Après un régne qui ne fut pas sans gloire (3o7-'»3), il eut pour successeur Maxime, qui chassa d'Italie Valeiitinien 11. Theodose battit l'usurpateur (388) et le lit mettre à mort. Valentiuien fut assassiné peu après, et Théodose, qui mérita le surnom de Grand, lut reconnu en 394, sans rival et sans collègue, dans toute l'étendue de l'empire romain. A sa mort, en 395,
ROME
la souveraineté se partagea entre ses fils .\rcadius et Honorins; il y eut dès lors deux empires distincts, dont on trouvera l'histoire subséquente k nos articles Orient et Occident. — Description de l'.^ncienne Rome.
L'ancienne ville de Rome avait pour site principal la rive gauche du Tibre, à 26 kil. de la mer. On la désignait souvent sous le nom de Urbs septicollis, la ville aux sept collines; ces collines étaient les monts Palatin, Capitolin, Esquilin, Cœlius, Aventin, Quirinal et Viminal. Les murailles, attribuées à Servius Tullius enfermaient les sept collines et avaient environ 12 kil. de circonférence. Se'rvius Tullius, divisa la cité en quatre regiones, correspondant aux quatre tribus dans lesquelles les citoyens étaient classés; elles se nommaient Suburana, Esquilina, CoUina et Palatina. Le Capitole, comme étant le séjour des dieux, restait en dehors. Auguste porla à 14 le nombre des regiones. L'empereur Aurélien (270-'75) commença une nouvelle enceinte de murailles qui fut achevée sous Probus en 276. Le quartier Transtévérin, sur la rive droite, ne fut enclos de murs que par le pape Urbain Vlll (162:^'44). La région appelée Borgo, sur la même rive, fut protégée par d'autres murailles que construisit le pape Léon IV (847-'.So); et ce quarlier, comme si c'était une ville à part, s'appela Civitas Leonina, ou Cité Léonine. Les murs d'Aurélien et d'iloiiorius, tels qu'ils existent aujourd'hui, ont de 16 a 18 kil. de circonférence. Le nombre des rues était, dit-on, de 2I.S. Çà et là se trouvaient des lieux découverts apji'elés Fo7-a et Campi, les premiers destinés au commerce, les autres à l'agrément. Le Forum romanum, appelé quelquefois simplement le Forum, ou Fonim Magnum, ou Forum Yetus, était le plus important des 19 que possédait Rome. CVoy. Forum.) Le Campus Miirtius, ou Champ de Mars, au N.-O. de la vieille ville, était presque entièrement occupé par des édifices publics, des temples et des promenades. Cette région est celle où la population est le plus dense aujourd'hui. Les maisons de Rome se divisaient en deux catégories : les domus, ou résidences des nobles, correspondant aux palazzi modernes, et les insulx, ou demeures de la clas=e moyenne et du bas peuple. On suppose que la ville avait atteint son plus grand développement au temps de Vespasien; elle avait alors 20 kil. de circuit, et contenait une population qui ne devait pas être bien inférieure à 2 millions d'hab., dont la moitié environ étaient esclaves. Le mont Capitolin était presque entièrement couvert d'édifices publics, et sur son point culminant, la roche Tarpéienne, s'élevait l'ui-a; ou citadelle. Le plus magnifique des nunibreux temples de cette colline était celui de Jupiter Capitolin. La résidence du mont Palatin, qui s agrandit jusqu'à devenir le vaste palais des Césars, était habitée par Auguste, et fut rebâtie pour son usage aux frais du trésor publie. L'immense palais de Néron, la Maison Dorée [Domus Aurea), fut presque totalement démoli par Vespasien. 11 y avait plusieurs curiw ou lieux de réunion du sénat, et plusieurs basiliques ou bourses. On ne trouve mentionnées que deux prisons, dont la plus ancienne avait été fondée par Ancus Maitius. Les soldats étaient distrit>ués dans deux grands camps, entourés de murs et défendus comme des forteresses, les castra pvsetoria, à l'extrémité N.-E. de la ville, pour la garde prétorienne, et les castra peregrinu, sur le mont Cœlius, pour les légions étrangères. Les aqueducs et les éguuts de Rome étaient les ouvrages les plus étonnants dans leur genre qui lussent au monde. 11 n'y avait guère d'édifices publics qui fussent plus beaux que les thermes [thermx), ou bains. Les thermes d'Antonm pouvaient recevoir 2,300 baigneurs en même temps, cl ceux do Dioclétien :h,000. Il n'y avait que trois théâtres
ROME
proprenienl dils, ccn\ do Pompée, de Corne-] iius Balbus et deiMarceilus. Le premier avail des sièpes pour 40.000 spectateurs, le second i pour 11,600 et le troisième pour -20.000. Le premier amphilluâtre de pierre fut construit 1 par StaliliusTauruscn .10 av. J.-C. Le grand !
ROME
iinporlnnts sont : l'arc de Ti[n=, qui existe encore, l'arc de Se[)time-Sévèrc, l'arc de Constantin, et ceux de Dolabella, de Gallicinus et de Drusus. La plus intéressante des colonnes érigées en difl'érentes parties de la ville est celle de Trajaii, dans le forum de rra)in, d< diée à cet empereur en commemoi ition de sa victoire sur les Daces. Sans ronipler la stalue qui la surmonte, elle a U m o8 de hauteur. La colonne de Marc- \urele, dans la piazz.i Colonna, érigée en 174
le noire ère, est semblable, bien qu'elle lui
oit inférieure en dessin et en exécution. Sa h luleuresl de 40 ni. Des nombre ii.\ obélisques
li> Home, le plus élevé est celui de Latran.
Vov. Obélisoue.) — Rome moderne. La ville moderne occupe, à très peu de chose près, le même emplacement que la ville ancienne; latitude, à l'ohservaloire du Collcpio romuno, 41»33o2"N.;long. 1 0» 8' 26'' E. ; -477,272 hab. Le Tibre a un cours d'environ .t kil. à l'intérieur des murailles, el il est traversé par cinq ponts. Les murs ont un circuit de près de 20 kil. A l'extérieur, ils ont r;o pipds dp ll:lu^ mais moins de 30 pieds en
arnphilhorilre Flavicn fonde pai I empe m Vespasien vers l'an '2 de notie èie il pelé, à cause de ses \astei dimension Colysée (Colosseum) . compte mon fini les ruines les plus im| o anles de Horne. {Vo\ CoLYSKE.) De tous les temple- les deux plus ma^'nifiques étaient ceu\ de Jui itei ( apilolin et de Vénus à Rome, le piemiti (tait cei lainementleplus grand, mais il est probable
ROME
la plus belle de l'univers est l'église Saint- Pierre. (Voy. Pierre (saint.) Au point de vue de l'antiquité et de la dignité ecclésiastique, l'église principale est celle de Saint-Jean de Latran. (Vov. Latrav.) Parmi les palais, on remarque les palazzi Doria, Ruspoli, Corsini, Orsini, Guistini.ini, .Mlicri, Cicciaporci, Farnese, Rarberini et Colonna. Le Quirinal, jadis résidence ordinaire du pape, est aujourd'hui le palais du roi: le pape réside au Vatican. Sur le mont Capitolin sont trois palais alfectés aux assemblées des magistrats, à l'observa loire et aux collections des beauxarts. Plusieurs palais, à cause des grands jardins qui les entourent, prennent le nom de villas. Le plus remarquable, dans celte catégorie, est la villa Boighese, dont les jardins sont la promenade à la mode de Rome. La ville contient un grand nombre de squares et de fontaines. Les calacombes forment un des plus curieux restes de la Rome antique. (Voy. Catacomiies.) Le (ihetto, quartier où les Juifs étaient confinés jadis, est un reste du moyen âge. Les principales industries à Rome sont : les lainages, les - i' -. '' - ■.' I :r -. '.'- rh.r r,in\, les iranis, les
que l'autre avait des décorations plus riches Le Panthéon (voy. ce mol) était un auln
[iRis ae ..lOii lours ei perces de 13 punes, dont un se sert encore aujourd'hui. Le niveau général du sol s'est sensiblement élevé par -uile de l'accumulation de déi-onibres, de s irte que les parties les plus basses sont de lo pieds plus hautes, au moins, qu'elles ne l'étaient du temps des Césars. La cité moieriie s'étrnd surlout dans les fonds, tandis i|ue les collines sont d'ordinaire couvertes de vignoliles, de champs de blé et de villas. Les mes sont en généra! étroites et tortueuses. KUes ont rarement un trottoir et sont souvent sales, olliant dans leur architecture un mélange de magnificence et de misère. La plupart des maisons sont élevées cl bâties de briques el de tuf. Les trois plus belles rues, le Corso, et les ftrade del Babbuino et di Ripetta, rayonnent de la piazza del Popolo, près de la 'porte du Nord. La ville se divise en 14 riuni ou quartiers, dont 12 sur la rive gauche et 2 sur la rive droite du Meuve. Ces deux dernieis sont le rione di liorgo, où se trouve le château Saiiil-An;;e, aujourd'hui employé surlout comme prison d litat, el le
temple remarquable. Les arcs de triomphe, ('Vatican. (Voy. Vatican.) Oulre la grande colélevés en commémoration de victoires, lection de livres du Vatican, il y a 10 ou étaient un des principaux traits architeclu- H bibliothèques publiques. On compte dans raux de la cité : on en cite 21. dont les plus lia ville environ 300 églises. La juincipale et
bas, les culi's, m colle-forte, lesbouieilles, les liqueurs, la pommade, les fleurs artificielles, les mosaïques, la joaillerie et les articles qui se rapportent aux beaux-arls. Le climat est doux, mais débilitant et accablant en été. La fièvre appelée malaria y est très redoutable el doit être évitée par des précautions particulières. La moyenne annuelle de la mortalité est d'environ 34 sur 1,000. La première institution enseignante de Rome est l'université, qui a de 400 à oOO étudiants. Il y a plusieurs autres collèges et beaucoup de sociétés savantes. Le nouveau gouvernement a fait beaucoup pour l'instruction publique. — Pendant les siècles qui suivirent la chute de l'empire d'Occident, Rome tomba lentement dans un étal de décadence qui atteignit son extrême limite, vers la tin du vin^ siècle. On estime qu'à celte époque la population avail baissé jusqu'au chillre de 1 i.OOO hab. Les papes (voy. Pape el Pontificaux) ne tardèrent pas à s'ellorcer de restaurer et d'agrandir leur capitale, et à la fin du xi° siècle la population arrivait à 3o, 000 hab. Au si\" siècle, le transfert du siège papal à Avignon arrêta les progrès de la ville. Après le retour des papes, en 1377. commença une longue période de troubles el de luttes ci-
ROMM
viles; mais, vers 1417, l'autorité pontificale prévalut, et, au milieu du xvii" siècle, Rome avait atteint en fait de population et de magnificence le plus haut point auquel elle soit parvenue dans les temps nioderne>. En 1798, elle fut occupée par les Français qui envoyèrent le pape en France, et proclamèrent une république; mais elle fut remise en son ancien état par les alliés, en 1799. En 18 'S, les troupes de Napoléon occupèrent de nou- \eau la ville, et, en 1809, elle fut annexée à l'Empire. Le pape fut restauré encore une fois en ISli, et Rome resta en paix jusqu'en 1848, époque où des mouvements révolutionnaires aboutirent à l'expulsion du pape et à l'établissement de la république en fév. 1849. Cette république fut détruite par les Français qui occupèrent la ville jusqu'à la fin de 1866. En 1867. l'occupation fut rétablie par suile de 1 invasion du territoire pontifical par Garibaldi, qui fut défait à Mentana, le 3 nov. En 1870, la guerre franco-allemande força les Iroupes françaises d'évacuer Rome. Peu après la déposition de Napoléon 111. la ville fut occupée par une armée italienne (iO sept. 1870). et la souveraineté temporelle du pape fut abolie. Home fut déclarée capitale du royaume d'Italie, et devint le siège du nouveau gouvernement.
ROME, ville de létat de New-York (Etats- L'-.isJ, sur le Moliawk, à la jonction des canaux de l'Erie et de la rivière Noire {Black rkcr), à 170 kil. O.-N.-O. d'Albanv ; 17,Ul!Uhab.
ROME, ville de Géorgie (Etals-Unis), au coiilluent de .l'Etowah et de l'Oostenaula, dont la réunion l'orme la Coosa, à 120 kil. N.-O. d'.\tlanta; 15,000 hub., dont l,00o de couleur.
ROME-DE-TARN (Saint), ch.-J. de cant.,
arr. elii lii luI.N. de Saint-Alfrique(Aveyron), sur la rive gauclie du Tarn; 1,512 bab. Vins et amandes.
ROMÉO ET JULIETTE, litre d'une des plus belles comédies de Sbakespeare, qui a fourni le sujet de plusieurs opéras : 1° celui de Sleibelt (Pans, 1793); "2° celui de Zingarelli (Milan, 179G; Paris, 181-2); 3° celui de Vaccal (Milan, 1825; Paris, 1827) ; 4» celui de Bellini (Paris. 1839); 5" celui de Goiinod, paroles de Barbier et Carré (Paris, 27 avril 1869).
ROMIEU (Auguste), littérateur, né à Paris le 17 sept. ISUU, moitié 16 nov. ISo.'î. Il débuta en 1823 par un vaudeville, le Bureau de loterie, collabora ensuite aux pièces des vaudevillistes à ia mode, donna divers ouvrages de savoir-vivre, fut nommé souspréfet en 18Î1, et préfet en 1833. Rentré dans la vie privée en 1848, il occupa ses loisirs à traîner dans la boue la république et les républicains. Son £/■« des Cémirs (1850, in-8<'), prédit le retour de l'Empire et sou Spectre rouge (1851, in-S"), écrit pour elfrayer la bourgeoisie, prépara les esprits à acùlaraer le coup d'Etat, après la réussite duquel il fut nommé a une grasse sinécure.
ROMILLY-SUR-SEINE, ch.-i. de cant., arr.
et à 18 kil. N.-E. deNogent-sur-Seine (Aube); 7.978 bab. Verreries, bonneteries; commerce de bois; laines, abeilles.
ROMME. I, (Charles), savant français, né à Riom vers 174i, mort à Rochefort en 1803. Il a laisse entre autres bons ouvrages : Nouvelle méthode pour àélerminer les longitudes en mer (1777, in-8°); Art de la mâture (1778), Art de la voilure (1781); Art de la marine (1787. in-i»); Dictionnaire de la marine française (1792); Dictionnaire de la marine anglaise (1804, 2 vol. in-8''i, etc. — II. iGilbert), conventionnel montagnard, frère du précédent, né a Riom en 1730, mort le 17 juin 1795. Savant mathématicien, il fut appelé à Saint-
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Pélersbourg comme précepteur du jeune comte Strogonoff, et perdit cet emploi, au bout de quelques années, pour avoir inculqué desprincipes révolutionnairesàson élève qu'il avait été chargé de faire voyager en France. Le département du Puy-de-Dôme l'envoya succe-sivement à l'Assemblée législative et à la Convention. Il attacha son nom à la création du calendriei' républicain et composa, pour l'instruction du peuple, un Annuaire du cultivateur, dont la Convention décréta l'impression. Compromis dans l'insurrection de prairial an 111, Roninie fut arraché de son siège, conduit d'abord en Bretagne, puis ramené à Paris, où une commission militaire le condamna à mort. 11 évita, en se poignardant, l'infamie de la guillotine.
ROMNEY (George) (romm'-nèl, peintre anglais, né en I73i. mort en 1802. En 1762, il vint à Londres, et y obtint, en 1763 un prix pour sa Mort du général Wolfe. Revenu d'un voyage en Italie (1773), il acquit de la popularité comme peintre de portraits et fut un rival de sir Joshua Reynolds.
ROMORANTIN, ch.-l. d'arr., à 41 kil. S.-E. de Blois (Loir-et-Cher), au confluent de la Sauldre et du Morantin; par 47° 21' 26'' lat. N. et 0° 33' 32 " long. 0. ; 7,972 hab. Importantes filatures et fabriques d'étotfes. Patrie de Claude de France, épouse de François l"'"'. Cette ville, capitale de la Sologne, fut prise par le prince Noir en 1336 et fut réunie à la couronne par Claude de France. Elle a conservé quelques tours du xvii^ siècle, un joli château construit par François 1°"' et une église classée parmi les monuments historiques. — Edit de Romorantin, édit célèbre que le chancelier de L'Hospital fit rendre en mai 1360, pour empêcher l'établi-sement de l'inquisition, que l'on voulait introduire en France pour poursuivre les prolestants.
• ROMPEMENT s. m. (fr. rompre). Ne s'emploie que d.iiis cette locution peu usitée, Rou- PE.MtM DE TÈTE, fatisue que cause le grand bruit, ou un discours importun, ou une forte application, etc. : on fait un bruit effroyable, c'est un roiiïfcment de tctc continuel.
ROMPEUR, EUSE s. Personne qui rompt.
* ROMPRE V. a. (lat. rumpere). Je romps, tu romps, il roiript; nous rçmpons, etc. Je rompais. Je rompis. J'ai rompu. Je romprai. Je romprais. Bomps. Que je rompe. Que je rompisse. Bompant. Rompu. Briser, casser, mettre en pièce : rompre un coffre, une porte. — Ecrit. Rompue le pain, faire la cène, la communion. On dit de même, fig., Homprele pain del.\ v.k- ROLE DE Dieu aux fidèles, prêcher la parole de Dieu- — Rompre un criminel, rompre les 03 des bras et des jambes à un criminel avec un barre de fer : on l'a rompu vif. — Fig. Rompre en visière a quelqu'un, lui dire en face et brusquement quelque chose de désobligeant : il m'a rompu en visière. — Fig. Rompre ses fers, ses chaînes, s'affranchir, s'évader, se mettre en liberté. Rompre ses fers, ses chaînes, ses liens, se dégager d'une passion, d'un allachement : il s'est délivré de cette passion, il a rompu ses liens. — Rompre LES CHEMINS, gâter les chemins : les pluies, le dégel, les charrois ont rompu les chemins. On dit aussi. Rompre les passages, rompre les PONTS, ROMPRE LES GUÉS, les rendre impraticables, pour n'être pas atteint, lorsqu'on est poursuivi par l'ennemi : comme la cavalerie ennemie nous suivait, nous rompîmes les ponts. — Fig. Rompre une assemblée, u.nediète, faire cesser, congédier une assemblée, empêcher que la diète ne continue. — Guerre. Rompre LE CAMP, renvoyer les troupes dans leurs quartiers. — Rompre sa maison, son train, congédier son train, sa maison ; Rompre sa TABLE, cesser de tenir table; et. Rompre son MÉNAGE, cesser de tenir ménage. — Rompre
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l'eau a un cheval, interrompre un cheval quand il boit, l'obliger à boire à ditïéreiites reprises : rompez l'eau à votre cheval, qui a trop chaud. — Jeu de trictrac. Rompre son PLEIN, être obligé de lever une des deux dames qui complètent chaque case du plein.
— Arrêter, détourner le mouvement droit de quelque corps : rompre le vent. — Rompre UN coup, en amortir l'effet : il se serait tué en tombant, sans une botte de paille qui a rompu le coup. — Jeux de dés. Rompre le couf, arrêter, détourner une chance des dés, en les empêchant de rouler librement : je vous romps ce coup-là. On dit de même, Rompre le dé. — Fig. Rompre le coup, empêcher le succès d'une entreprise : je réussissais, si quelqu'un n'avait secrètement rompu le coup. — Escr. Rompre la mesure a son adversaire, le meltre hors d'état de porter le coup qu'il voulait; etsimpl.. Rompre l\ mesure, reculer en parant. On dit aussi. Rompre LA SEMELLE, rcculcr de la longueur du pied.
— Chasse. Rompre les chiens, les arrêter, les empêcher de suivre une voie. — Rompre les chiens, empêi-her qu'un discours qui pourrait avoir quelque inconvénient, ne continue : il allait continuer, mais quelqu'un a su rompre les chiens. — Rompre le dessein, les desseins DE quelqu'un, lui rompre ses mesures. empêcher qu'il n'exécute son dessein, qu'il ne réussisse dans les mesures qu'il avait prises. — Rompre un enchantement, en détruire l'effet, s'en délivrer, ou en délivrer quelqu'un.— En parlant d'amitié, de relations, d'alliance, de traité, etc., signifie, fig., détruire, faire cesser, rendre nul : rompre la paix. — Absol. Renoncer à l'amitié, a:ix liaisons qu'on avait avec quelqu'un : ils ont rompu.
Oui, je romps avec tous, et je romps pour jamais.
MoLiÈnn. Le Dépit amoureux, acie 11, se. m.
— Fig. Rompre un mariage, rompre un projet de mariage. Rompre son voyage, ne point l'aire un voyage qu'on avait résolu de faire.
— Fig. Rompre un tète-a-tète. survenir dans la compagnie de deux personnes : nous dinons rarement seuls; il vient toujours quelqu'un qui rompt le tète-à-téte. -■ Fig. Rompre le sommeil de quelqu'un, éveiller quelqu'un, troubler le sommeil de quelqu'un. — Fig. Rompre LE silence, cesser de se taire. — Fig. Manquer à une obligation; cesser pour toujours ou momentanément de la remplir :
rompre son serment, ses engagements. — Rompre SA prison, s'évader, et. Rompre son ban, ne pas garder son ban, sortir des lieux où l'on était relégué, rentrer dans le pays d'où l'on était banni. — Styler, dresser, exercer, accoutumer : on l'a mis dans tel emploi pour le rompre aux affaires, au travail. — Rompre la
VOLONTÉ, l'humeur, LE CARACTÈRE d'uN ENFANT,
l'accoutumer à être doux et docile. — Equit. Rompre un cheval, le débourrer, l'assouplir.
— Phys. Se dit des milieux qui occasionnent la réfraction, qui obligent les rayons de lumière à se détourner de leur première direction : tous les corps transparents ont la propriété de rompre les rayons de lumière qui y entrent, — Rompre les couleurs, les mêler avec d'autres pour en adoucir l'éclat : dans la nature, les reflets rompent les couleurs; ces ruptures forment l'harmonie de la couleur. — Rompre v. n. Se casser, se briser : cet urbreest si chargé de fruits, qu'il en rompt. — Vous