‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 139 sur 639 · ROTI · texte numérisé non relu

ROTI

Hegel. Ses œuvres comprennent Theologischc Ethik (édit. revue par Hoitzmann, I867-'71 5 vol.).

ROTHELIN (Charles d'Orléans de), littérateur, de la famille de Dunois, né à Paris en 1691, mort en 1744. Il entra dans les ordres, se passionna pour la numismatique, fut reçu à l'Ai'adémie française en 1728 et à celle des Inscriptions en 1732.

ROTHESAY[roth'-sè], ville d'Ecosse, capitale du Buteshire, dans l'île de Bute, à .50 kil. 0. de Glasgow; 7,800 hab. Conlructions navales, tanneries, distilleries, filatures de colon. Une grande partie de la population se livre à la pèche et au cabotage. C'est une station sanitaire pour les poitrinaires. Le titre de duc de Rothesay est possédé par le prince de Galles.

ROTHOMAGO s. m. Argot. Nom donné par les saltimbanques aux ludion-i dont ils se servent jiour dire la bonne aventure.

ROTHSCHILD (Mayer-Anselm) [rott'-cliiltl], banquier allemand, né à Francfort en 1743, mort en 1812. D'humble extraction juive, il se distingua comme banquier par une intégrité et une habileté qui le mirent en relations avec les princes allemands. En 1806. Guillaume, électeur de Hesse, déposa chez lui, au moment de l'invasion de ses Etats par les Français, environ 25 millions de fr. pour huit ans sans intérêt; mais il reçut ensuite 2 p. 100, et le capital fut remboursé à son fils en 1823. C'est le placement judicieux de ce capital qui fut la source de la colossale fortune de Rothschild. H eut cinq fils, dont l'un, Anselni. resta à la tète delà maison de Francfort, et les quatre autres, Salomon, Nathan, Charles et James devinrent respeclivement les chefs de maisons nouvelles à Vienne, à Londres, à Naples et à Paris; et l'empereur François les fit tous barons. Le baron Lionel, chef actuel de la maison de Londres, fut élu au parlement par la cité de Londres en 1847. H refusa de prêter le serment d'un chrétien, et ne prit son siège que lorsque l'incapacité politique des Juifs eut été supprimée en 1838. C'est le premier Juif qui ait siégé à la chambre des communes.

* ROTI s. m. Viande rôtie : il a toujours du rôti à son dîner. — S'endormir sur le hôti, trop se reposer sur son succès.

* RÔTIE s. f. Tranche de pain qu'on fait rôtir sur le gril ou devantle feu : rôtie au vin, à l'huile, au beurre. — Par ext. Tranche de pain sur laquelle on a étendu des confitures ou quelque autre chose d'agréable à manger : donnez à cet enfant une rôtie de gelée de groseilles.

"ROTIFÈRE s. m. (lat. rota, roue; fera, je porte). Zool. Classe d'infusoires souvent placée parmi les articulés, comprenant plusieurs espèces de petites créatures qui vivent dans les eaux douces et dans les mousses humides, et dont le corps allongé est pourvu, à son extrémité antérieure, autour de la bouche, d'un ou de plusieurs cercles de cils vibratiles qui présentent, lorsqu'ils sont en mouvement, l'aspect d'une petite roue tournant avec rapidité. La plupart des espèces de rotifères sont invisibles à l'œil nu et aucune espèce ne peut atteindre plus de trois quarts de millim. de long; néanmoins leur corps, parfaitement organisé, se compose d'une tête, d'un tronc, d'une queue avec des organes internes pour la mastication, la digestion, etc. Quand on les regarde au microscope, on admire l'extrême élégance de leurs formes; leur enveloppe ressemble à un tissu transparent d'argentà traverslequel on aperçoit distincte ment leur organisation intérieure. Plusieur» espèces nagent librement dans l'eau; mai; les mélicertes, les stéphauocères et les tlosculaires vivent attachés à la végétation aquatique. Le mâle et la femelle se distinguent

BOTO

parfaitement, le premier étant généralement plus petit. La vibration des cils produit un courant qui non seulement amène la nourriture à la bouche, mais permet en outre, aux espèces qui vivent dans l'eau, de se mouvoir facilement.

ROTIFORME adj.{lat. rota, roue; fr. forme). Qui a la forme d'une roue. !

■ ROTIN ou Rotan s. m. Bot. Genre de pal- 1 raiers, type de la tribu des calamées, coni- j prenant une cinquanlained'es[ièces de plantes i de^ Indes, à tige articulée et percée d'une! infinité de très petites tidjulures longitudi-

Rotin fossile

nales : il y a une espèce de rotin dont on se sert pour battre les habits, et que l'on fendponr en faire les meubles de canms. — »* Partie de la tice du rotin dont on fait ordinairement des cannes.

' RÔTIR V. a. (anc. haut ail. rostan, griller). Faire cuire de la viande à la broche en la tournant devant le feu : rôtir de la viande. —

N'ÊTRE BON NI .4 RÔTrR, NI A BOUILLIR, n'être

propre à rien. — Griller, faire cuire sur le gril : rôtir de la viaiide, du pain sur le gril. — Se dit encore en parlant de certaines choses qu'on fait cuire dans la braise et dans les cendres : rôtir desmarrons. —Rôtir au four, faire cuire de la viande dans le four. — Se dit encore de l'ellet que cause la trop grande chaleur du soleil; et il est quelquefois actif, quelquefois neutre quelquefois aussi pronominal : il a gelé cette nuit; si le sokil vttnt à donner maintenant, il rôtira tous les bourgeons, toutes les fleurs. — v. n. Faire rôtir de la viande à la broche. — Se rôtir v. pr. Prenez garde quevotre poulet ne se rôtisse trop. — Se chauffer de trop près, ou être toujours auprès d'i feu : cet enfant se rôtit.

RÔTISSAGES, m. Action de faire rôtir; résultat de cette action.

• RÔTISSERIE s. f. Lieu où les rôlisscuis vendent leuis viandes rôties ou prêtes à rôtir : aller à la rôtisserie chercher quelque chose pour diner.

•RÔTISSEUR, EUSE s. Celui, celle qui vend (les viandes rôties ou prêtes à rôtir : il y a beaucoup de rôtisseurs daiis cette rue. — Rôtisseur EN BLANC, rôtisseur qui vend et fournit les viandes lardées prêles à rôtir, mais qui ne les vend point toutes rôties.

• RÔTISSOIRE s. f. Ustensile de cuisine qui sert à rùlii lu viande.

ROTOMAGIEN, lENNE s. et adj. De Rouen ; qui appartient a cutte ville à ses habitants.

ROTOMAGUS, ville métropole de la Lyonnaise llc, dans la Gaule. Auj. Rouen.

• ROTONDE s. f. (lat. rolundus. rond). Archit. Edifice déforme circulaire a J'extérieur comme à l'intérieur, et surmonté d'une coupole : le Fanihéon, à Ikome, s'appelle mainte-

ROTU

nant la Rotonde. — Abri formé d'une petite coupole ou toit circulaire, porté par des colonnes, et ordinairement placé dans un jardin : il rotonde du Palais-Royal. — " Modes. Mant«>au taillé en rond et formant de grands plis.

* ROTONDITÉ s. f. Qualité de ce qui est rond, ^e s'emploie guère que dans le style familier, en parlant d'une personne fort grosse : il remplit un grand fauteuil de sa rotondité.

ROTONDO (Monte), montagne de l'île de Corse, à 12 kil. S.-O. deCorte, par 42o 13' lat. N. et par 6" 43' long. E. ; 2,672 m. de haut.

ROTROU (Jean), poète, né à Dreux le 21 août lb09, mort à Paris le 28 juin I 6.ï0. Il fut l'ami de Corneille et l'un des créateurs de notre théâtre. Lieutenant civil du bailliage de Dreux, il mourut victime de son dévouement en portant secours à ses compatriotes pendant le plus fort d'une épidémie. Une statue en bronze lui a été élevée dans sa ville natale en 1867. Ses pièces sont très nombreuses; voici les principales : L'Hypocondriaque, lra.g'i-coméd\e (1628); la Bague de l'oubli, comédie (1 628) ; Ciéagénor et Doristhée, Iragi-romédie (1630); Diane, comédie (1630); les Méneehmes, comédie (1632); Céliméne, comédie (1633); les Sosies, comédie (1636); Antigone, tragédie (1638) ; \es Captifs, comédie (1638); Iphigénic en Aulide, tragi-comédie (1640); Bélisaire, tragi-comédie (1643); Veneeslas, tragédie (1647 1; Chosroés, tragédie (1649). Ses Œuvres ont été publiées en i820 (0 vol. in-8°).

ROTTERDAM [rot'-ter-daram], ville delà Hollande méridionale, dans les Pays-Bas, sur la Maas, à Ï9 kil. de la mer et à 84 kil. 1 d'Amsterdam; -iuy.OUU hali. Elle est remarquable par ses canaux, dont le dernier fait est le Nieuwe Singel. Le jardin zoologique' est un des plus beaux de l'Europe. La foire i annuelle de Rotterdam, célèbre par ses ré- 1 jouissances bruyantes, se lient en ;iuût. On a construit un canal navigable jusqu'à MaassIuiB, et le pont de Mordeck (Moerdyki, terminé enl87i,run des plus longs de l'Europe, porte le chemin de fer jusqu'à Fyenoord, enlace de Rotterdam. Grands chantiers de constructions navales, docks, magasins d'entrepôt. Environ 2,o00 steamers et 4 .200 vais-eaux a voile entrent annuellement dans le port. On importe beaucoup de pétrole raltiiié et de coton. Nombreuses rallineries de sucre et distilleries deau-de-vie. Rotterdam eutbeaucouji à soutïrir pendant la lutte avec rEs]iagne; mais ensuite, spécialement depuis une trentaine d'années, sa prospérité a rapidement augmenté.

ROTULAIRE adj. Qui a la forme d'une petite roue.

* ROTULE s. f. (lat. rotulh, dimin. de rota, roue). Anat. Os placé en avant du genou, à l'endroit où le fémur s'artu-ule avec les os de la jambe : il a la rotule cassée.

ROTULEUX, EUSE adj. Qui est marqué de petites tarlies en lotne de roue.

ROTULIEN, lENNE adj. Anat. Qui appartient, a l.i rotule.

ROTUNDIFOLIÉ, ÉE adj. (lat. rolundus, rond ; /olium, leuille). Bot. Qui a des feuilles rondes.

' ROTURE s. f. (lat. ntptura, rupture). Etat d'une personne ou d'un héritage qui n'est pas noble : il était né dans la roture. — Se Uit aussi, collecliv., des roturiers : en France, la roture était sujette à la taille.

* ROTURIER, 1ÈRE adj. Qui n'est pas noble: familii roturière. — Qui lient du roturier, qui lia lien de noble, qui est grossier: cet homme a l'air roturier. — Substantiv. C'était un roturier.

BOUB

* ROTURIÈREMENT ad v. A la manière des

roturiers, selon les lois qui concernent la roture : il n'y avait ni fief, ni seigneurie à cette terre, elle devait se partager roturiérement. — D'une manière basse et ignoble : cet hommelà pense roturiérement. CVieux.)

* ROUAGE s. m. (rad. mue). Réunion, ensemble des roues d'une machine : totit te rouage de celte machine est rompu. — Se dit -quelijuefois des roues mêmes : les rouages de celte machine sont trop nombreux, trop compliqués. — Fig. les rouages de cette administration sont trop nombreux. — Bois de ROUAGE, celui qu'on emploie à faire des roues.

* ROUAN, ANNE adj. (ital. roano). Se dit des chevaux dont le poil est mêlé de blanc, de gris et de bai. Rouan vineux, se dit lorsque le bai domine; et. Rouan cap de uore, lorsque la tête et les extrémités sont noires.

* ROUANNE s. f. (rad. roue). Instrument dont les employés des contributions indirectes se servent pour marquer les pièces de vin.

*ROUANNER V. a. Marquer avec la rouanne:

rouanncr vn>' pièce de vin.

' ROUANNETTE s. f. Instrument dont les charpentiers se servent pour marquer les

bois.

ROUARHA ou Rouagha (sing. Ber7u' ou Reghi), en général, les habitants de 1 Oued- Rirh. — Nom donné plus particulièrement aux Nègres aborigènes de l'Oued-Rirh, de la principautédeTemacineetdupays d'Ouargla. Les Arabes nomades de ces contrées rejettent pour eux ce nom qui, dans leur bouche, est devenu synonyme de race inférieure.

(V. Largeao.)

ROUARIE (Armand Taffin, marquis de la), homme de guerre français, néen I7.t6, mort en 1793. .\ la suite d'un duel, il alla en Amérique où le congrès le fit colonel sous le nom de Charles-Armand. Il servit contre Cornwallis sous le général Gates, et prit part aux opérations devant Yorktown. En I7,s3, il fut fait brigadier général et revint en France en 1784. En 1788, il fut emprisonné pour avoir défendu les privilèges de la Bretagne, et en 1791, il se mit à la tête d'une organisation royaliste qui fut trahie. Il n'en poursuivit pas moins jusqu'à la fin des plans d'insurrection royaliste.

ROUBAISIEN, lENNE s. et adj. De Roubaix ; qui appartient à celle ville ou à ses habitants.

ROUBAIX [rou-bè] (lat. rubetum, lieu couvert de ronces), ch.-l. de cant., arr. et à 11 kil. N.-E. de Lille ,. Nord); 124,661 hab. C'est l'une do nos plus grandes villes industrielles. On y fabrique des lainages, des soieries, des cotonnades, connues sous le nom d'«r(îc/es deRoubaix, et le produit annuel de toutes ces manufactures dépasse l'JO millions de fr. L'importance de celte ville date du xv"^ siècle. Pierre de Koubaix y bâtit un château dont il lit sa résidence. Au siècle suivant, l'enceinte de la ville fut agrandie. Charles le Téméraire favorisa sa fabrique de draps, qui l'emporte aujourd'hui sur celles de Sedan el d'Elbeuf.

ROUBIUAC (Louis-François), sculpteur, né a L\oii, 169o, mort à Londres en 1/62. Fixé à Londres en 1720, il passa la plus grande partie de sa vie en Angleterre, où il exécuta de nombreuses stalues. On considère comme des chefs-d'œuvre le buste de George II (dans Golden Square), la statue de Shabspeare (pour Garrick, qui la légua au Bristish Mu.-cum), et celle de Newton (Trinity collège, Cambridge). — Roublard. (V. S.)

' ROUBLE s. m. Monnaie d'argent et unité de cum}ile en Ru-sie,qui vaut environ quatre francs de France. C'esi aussi une monnaie de compte cl un papier-monnaie.

ROUE

*ROUC. Voy. Rock. I

* ROUCHE s. f. Mai'. Carcasse d'un navire sur le chantier, sans mâture et sans manoeuvres.

ROUCHER (Jean-Antoine), poète, né à Montj pelijer en nw, mort sur l'échaf^ud le 23 juillet 1794. D'abord partisan de la Révolution, il ne tarda pas à s'élever contre ses excps; sa modération fut cause de sa mort. On a de lui : les Mois, poème en 12 chants.

* ROUCOU s. m. Voy. Rûcol-.

•RODCOUER V. a. Voy. Rocoler.

* ROUCOULEMENT s. m. Bruit que font les pipeuns et !■ ? tourterelles en roucoulant.

•ROUCOULER V. n. (onomat.). Se dit en parlant du bruit, du murmure tnste et tendre que les pigeons et les tourterelles fout avec le gosier. — Se dit quelquefois, fig. et par plaisant., d'un homme qui tient à une femme des propos tendres et langoureux : il passe sa xic à roucouler aux pieds de sa maitresse. — V. a. R'ucouler ses plaintes.

roud.^i:;e. v. s.)

' ROUDOU ou Redoul s. m. Bot. Plante dont les feuilles, réduites en poudre, sont fort employées pour la teinture des étofl'es et Ib tannage des cuirs, et dont les fruits sont vénéneux. On lui donne aussi le nom d'Herbes aux tanneurs.

' ROUE s. f. (lat. rota). Machine de forme circulaire qui, en tournant sur son essieu, sert au mouvement de quelque chose : voiture à quatre roues. — Fig. et fam. F.\ire la ROLE, se dit des enfants et des sauteurs qui font le moulinet avec leur corps, au moyen de leurs mains et de leurs pieds qu'ils posent par terre alternativement. — Faire la roue, se dit aussi de certains oiseau.^ qui déploient les plumes de leur queue de manière à eu former une espèce d'éventail : ce paon, ce coq d'Inde fait la roue. — Cet homme fait la roue, il se pavane, il fait le beau. — Se dit aussi des pièces, des obiets en forme de roue, qui entrent dans la construction des machines, et qui servent à les faire mouvoir : les roues d'une machine. — Mar. Roue de cable, chacun des cercles ou cerceaux qu'on fait faire à un câble pour le plier. On dit aussi. Pli de

ROUE

ROUE

c'est-à-dire une mention en vertu de laquelle ' et enfin agrandi et terminé en t88S ; l'hôtel le condamné dcvaitêlre secrètement étranglé, de ville, bâtiment moderne, le palais archi

soit avant le supplice, soit après un ou plu sieurs coups vils, soit après tous les coups. Les biens du supplicié étaient confisqués au profit du trésor royal, même dans le cas où, le condamné étant coulumace, le supplice de la roue avait été exécuté sur une mannequin habillé La peine de la roue n'a été abolie qu'en i789. » (Ch. Y.)

• ROUÉ. OUÉE part, passé de Rouer. — Adjectiv. Se dit du bois du cerf, lorsqu'il est serré et peu ouvert. — Substantiv. Homme sans principes et sans mœurs, dont laconduite est désordonnée : c'est un roué qui nerespecte rien. (Vieux.)

* ROUELLE s. f. (rad. roue). Tranche de certaines choses coupées en lond : rouelle de citron, de pomme, de betterave. — Rouelle DE VEAU, partie delà cuisse d'un veau coupée 1 Rouen fut prise par ces pirates et ruinée de

épiscopal, la tour de la Grosse-Horloge, la douane, le tribunal de commerce, Thospiee général, l'hôtel-Dieu, l'hôtel Bourgtheroulda (xV siècle', plusieurs fontaines; les statues de Jeanne d'Arc, de Boiëldieu, de Corneille, de l'abbé de La Salie. .Musée riche en chefsd'œuvre des grands maîtres. Deux théâtres, pour lesquels le public se montre tellemenk exigeant que les comédiens disent aller à Rouen comme synonyme d'être sifflé. — Avant la conquête romaine. Rouen était la capitale des Véliocasses ou Vellocasses: elle devint sous J.-César la métropole de la 2' Lyonnaise. Le christianisme y fut prêché au iii° siècle par saint Nicaise et saint Mellon (260), qdi y fondèrent le siège épiscopal. Les Francs s'èii emparèrent en 497 et les Normands en firent le point de mire de leurs incursions. En 841,

en travers, et qui se trouve ainsi de figure ronde.

ROUELLE tGuillaume-François), chimiste, né il .Mathieu, près de Caen, en 1703, mort eu 1770. En 1744. il entra a l'Académie des sciences, et eut le premier des idées nettes sur les sels, qu'il distingua en sels neutres, acides et basiques.

ROUEN [rou-an], Rotomagus, Rudomtan, belle et grande ville, ancienne capitale de la Normandie, aujourd'hui ch.-l. du dép. de la Seine-Inférieure, sur les deux rives de la Seine et sur l'Aubette et la rivière de RobeCj à 126 kil. N.-O. de Paris, par 49» 26' 29" lat. N. et 1° 14' 32'' long. 0.; 113,219 hab. Archevêché; port important sur la Seine; industries des rouenneries, des indiennes, des calicots, des toiles et coutils, de la bonneterie, des sucreries, etc.; la ville et les districts environnants produisent à peu prés le tiers de toutes les cotonnades manufacturées en France. Entrées moyennes annuelles : 1,000 navires jaui.'eanl 220,000 tonnes. Nombreuses sociétés savantes. Rouen s'élève sur la déclitilé d'un plateau qui s'abaisse en un amphithéâtre de riantes collines. De larges rues et de magnifiques boulevards ont remplacé les anciens remparts ; le voisinage des quais, qui ont un dévelop-

CABLE. — Loterie. RoL'E DE FORTUNE, le tambour I pement de 2,000 m., offre encore l'aspect en forme de roue, où l'on enferme les nu- ; d'une ville du moyen âge avec ses hautes et

moyen vieilles maisons de bois et de pierre, séparées par des rues tortueuses et étroites. Sur la rive gauche de la Seine s'étend le faubourg Saint-Sever , habité par une population essentiellement ouvrière, et relié à la ville par deux ponts, l'un suspendu et l'autre en pierre, au rond-point duquel s'élève la statue en bronze de P. Curueille, érigée en 1834. Rouen est remarquable par le nombre et la beauté de ses monuments, surtout de ceux qui appartiennent à l'architecture gothique. Le principal est la cathédrale Notre-Dame, bâtie du xm« au xvi» siècle, longue de 125 m., large de 34 m.; sa façade, richement ornée, présente trois magnifiques portails flanqués de tours élevées (tour de Beurre et tour Saint-Romain); dans l'intérieur de cet édifice religieux, on remarque les monuments funéraires de Rollon. de Guillaume Longue- Epée, de Richard Cœur de Lion, des deux cardinaux d'Amboise et du cardinal de Bonnechose. etc. Non loin de la cathédrale, se dresse la curieuse église abbatiale de jambes et les reins. Ensuite on étendait le Saint-Ouen, merveille de l'art gothique, corncorps sur 'une roue placée à l'extrémité supé- mencée en 1310, restaurée en I8b2; longue rieure d'un poteau. En cet état, le patient, de 138 m., large de 26 m. Citons encore les ayant les membres replies solis lui et la églises de Saint-Maclou, de Saint-Patrice, de face tournée vers le ciel, tardait rarement Saint- Vincent et la chapelle de Bon-Secours, à mourir; et lorsque la vie avait cessé,! lieu de pèlerinage, sur le sommet dune l'exécuteur de la haute justice portait le ' colline escarpée près de la ville. Les monucorps sur un chemin public désigné par la \ nients civils dignes de remarque sont : le sentence. Les jugesajoulaient quelquefois, au palais de Justice, vaste édifice gothique très bas de l'arrêt ou du jugement, un retentum, , délicat, terminé eu 1499, retouché en 18ii6

jros pour les tirer au sort. — Supplice où après avoir rompu les bras, les jambes et les reins au criminel, on l'attache sûr une roue : ce crime mérite ta roue, va à la roue. — Fig. Etre sua la roue, soulfrir de grandes douleurs, ou être dans une grande inquiétude, dans une extrême anxiété. — LégisL anc. « Le supplice de la roue était connu dans l'empire romain d'Occident; il fut usité en Allemagne pendant le moyen âge, puis il a été introduit en France par un editdu 4 fév. 1534. Appliqué d'abord aux voleurs de grands chemins, il le futensuite aux assassins; même en cas de simple projet de meurtre (Ord. de Blois de 1579, art. 194 et 19o); mais cette peine était exclusivement réservée aux hommes, ae même que celle des galères. Le coupable condamné a être roué était conduit sur un échafaud dressé au milieu d'une place publique; là, on l'attachait avec des cordes sur une croix de Saint-André ; puis, au moyen d'une masse de fer, on lui rompait successivement les bras, les avant-bras, les cuisses, les

fond en comble. En 941, une partie de la Neustrie ayant été cédée par Charles le Siniple à Rollon, ce premier duc de Norman' die fit de Rouen sa résidence et la capitale de ses Etats. La ville fut entourée de fortifications et, à partir de cette époque, son histoire se lie intimement à celle de la Normandie. Louis Vu de France l'assiégea vainement en 1174; mais Philippe-Auguste l'enleva à Jean sans Terre en 1204. Louis 'Vlll et Louis IX l'entourèrent d'une nouvelle enceinte, qui suivait la ligne décrite aujourd'hui par la ceinture des nouveaux boulevards. Henri V d'Angleterre, profitant de la démence de Charles VI, parvint à s'emparer de Rouen le IQjanv. 1419, après un siège de six mois qui coûta la vie à plus de 30,000 hab., et la capitale de la Normandie resta pendant 30 ans au pouvoir des étrangers. Jeanne d'Arc y subit son martyre. Charles Vil lepril la ville en 1449. fit réhabiliter, par un tribunal d'évêqiies, la mémoire de la Pucelle en 1430, et ordonna d'élever sur la place où avait eu lieu son exécution, une croix remplacée depuis par une tontaine surmonlée de la statue de l'héroïne. Plus tard, Rouen, devenu le quartier général de Coudé, chef des huguenots, fut assiégé par le duc de Guise, qui s'en empara en oct. 1562. Henri IV, désespérant de prendre la ville, en 1593, se la fit livrer par le gouverneur catholique, de Villard, moyennant 477,800 livres. Sous la première République et sous l'Empire, on y exécuta 257 des chaufieurs, qui jetèrent à i-elte époque la terreur dans toute la Normandie. Cette grande ville, si importante par son commerce, son industrie et sa position, fut l'objectif d'un corps de l'armée allemande en dec. 1870. Après des combats assez vifs, livrés dans ses environs, les 4 et o dec. 1870, elle se rendit sans résistance, le 6 déc, au général .Manteufi'el, et fut imposée d'une contribution de 17 millions de fr., qui ne fut pas payée intégralement. Les Allemands lévacuèrent le 22 juillet 1871. Depuis cette époque, elle n'a cessé d'accroître son importance commerciale, et l'on vient d'entreprendre la construction d'un canal qui doit la relier directement à la mer. — Rouen a vu naître : les deux Corneille, Benserade, Saint-Amant, Pradon, Fontenelle, le P. Daniel, Bochart, les Basnage, Berruyer, la Champmesle, Jean Jouvenet, Restout, le peintre Géricaull, Buiéldieu. le physicien Dulong, le chimiste Adam, Armand Carrel, le général Duvivier, Pouchet, etc. — Bibiiogr. Histoire de Rouen, par A. Lefort, in-18.Rouen, Auge, 1884.

ROUENNAIS, AISE s. et adj. [rou-a-nè].

De Rouen ; qui appartient à cette ville ou à

ses habitants.

* ROUENNERIE s. f. [rou-a-ne-rlj. Se dit, dans le commerce, des toiles de coton peintes que l'on tire des fabriques de Rouen, ou

ROUG

qu'on fabrique ailleurs piir imitation : ce marchand tient la rouenncrie, ne vend que de la rouenncrie.

* ROUER V. a. (rad. roue). Punir du supplice de la roue : on l'a roué vif. — Il a pensé iître nouÉ, IL SE FERA ROUER, se dit de quelqu'un qui a pensé être écrasé, qui est près de se faire écraser entre des roues, ou sous les roues d'une charrette, d'un carrosse. — Mar. Rouer dn cable, une manœuvre, plier un câble, une manœuvre en rond, en cerceaux.

ROUERGUE, Rulenicus pagus, ancien pavs d(! France, qui l'orniait l'extrémité N.-O. du gouvernement de Guyenne - et - Gascogne. Ch.-l. Rodez. On le divisait en . comté de Rouergue; v. pr. Rodez, Saint-Geuiez. Entraigiies; Haute-Marche; v. pr. Milhau, Espalion, Saint-Affrique; et Basse-Marche; v. pr. Villefranche, Saint-Ântonin, Najac, Sauveterre. Le Rouergue, habité d'abord par les Rutènes, fut réuni à la couronne par Henri IV en •i.'iSy. 11 forme aujourd'hui le dép. de l'Av-eyron et quelques parcelles de celui de Tarn-et-Garoiine.

•ROUERIE s. f. [rou-ri]. Action de roué, tour de roué : c'est une rouerie.

' ROUET s. m. [rou-è] (rad. roue). Machine à roue, qui sert k filer : un rouet à filer de la soie. — Petite roue d'acier qui, étant appliquée sur la platine de l'arquebuse, et montée avec une clef, fait du feu en se débandant sur une pierre de mine : rouet d'arquebuse.

— Plate-forme circulaire, de bois de chêne, qu'on place sous la fondation d'un puits.

ROUFFACH, Aqux Rubbex, Rubiacus, ville lie l'Alsace-Lorraine, à 16 kil. S. de Colmar, sur la Lauch ; 3.500 hah. — Rouflaquette. (V.S.)

* ROUGE adj. (lat.j'uter). Qui est d'une couleur semblable à celle du feu, du sang, etc. : la couleur rouge est la première du prisme. — I'erdrix rouge, espèce de perdrix qui a les pieds et le bec rouges. — Fer rouge, tout ROUGE, fer qui est devenu rouge au feu. Ou dit dans le même sens, Boulets rouges, boulets de canon qu'on fait rougir avant que d'en charger le canon, et qui mettent le feu aux malières combustibles qu'ils frappent: tirer à boulets rouges. — Un rouge bord, un verre de vin plein jusqu'aux bords : boire un rouge bord. — On dit, dans le même sens, Boire a rouge bord. Ces phrases ont vieilli.

— Rouge au soir, blanc au matin, c'est la journée du pèlerin, le ciel rouge au soir, et blanc au matin, présage un beau temps.

— Se dit quelquefois en parlant des cheveu.\, du poil; et alors il signifie extrêmement roux: il a les cheveux rouges. — Rouge s. m. Couleur rouge : drap teint en rouge. — Le rouge lui MONTE AU visage, Se dit en parlant d'une personne à qui le sang monte subitement au visage, par un ellet de la pudeur, db la honte ou de la colère. — Se fâcher TOUT aouge, se fâcher sérieusement : il s'est fdehé tout rouge. Dans cette phrase. Bouge est employé adverbialement. — Se dit aussi de certaines substances minérales ou végétales, qu'on emploie à divers usages, cl qui sont de couleur rouge: le rouge d'Angleterre sert à polir. — Espèce de lard ruuge dont les femmes usaient beaucoup autrefois, et qui n'est plus guère employé qu'au théâtre. Uu le prépare avec du carmin et les feuilles sèches du safran bâtard ou carthame. C'est ainsi qu'on ûbtientce qu'onappellelerougeuégétal. — Dansles arts, pigment connu sous le nom de rouge anglais, dont on se sert aussi comme de poudre à polir, et qui est fait avec du peroxyde de fer. La perfection des miroirs d'un télescope dépend de la linesse et de la qualité du rouge employé pour les polir. Voici la recette que donne lord Rosse pour le préparer. On précipite par l'aiiimuniaquc le peroxyde de 1er d'une solution pure de sulfate de fer; le précipité, après

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avoir été lavé, est passé à la pres.se jusqu'à ce qu'il soit presque sec; on l'expose ensuite aune chaleur qui, dans l'obscurité, n'arrive qu'au rouge sombre. On doit ainsi obtenir une couleur rouge brillante, tondant au jaune.

* ROUGE s. m. Oiseau de rivière qui ressemble à lin canard, et qui a les pieds rouges. C'est 11.' Souchet.

ROUGE (Mer), sinus Arabicus,mare Rubrnm, bras de l'océan Indien, s'étendant du détroit de Bab-el-Mandeb, par 12° 40' lat. N., dans une direction presque N. -N.-O. jusqu'à Suez, par 29» .S7' 30" lat. N. et séparant l'Arabie à l'E. de l'Egypte, la Nubie et l'Abyssinie à l'O.; loniiueui', environ 2,600 kil.; largeur maximum, près du 16° degré de lat. N., 3oO kil. ; superficie, 46:3,000 kil. carr. Au détroit de Bab-el-Mandeb, la nier Rouge n'a que 30 kil. de large. Par 27o 4.5' lat.. elle est séparée en deux branches par la péninsule rocheuse du mont Sina'i où Jebel Musa. La branche occidentale, le f;olfe de Suez, qui est le véritable prolongement de la mer Rouge, a environ 300 kil. de long, et une largeur moyenne de 20 kil. A son extrémité septentrionale, le canal de Suez le l'ait communiquer avec la Méditerranée, dont l'isthme de Suez le sépare. (Voy. Canal et Suez.) La branche orientale, le golte d'Akabah s'enfonce d'environ 180 kil. au N.-N.-E. et a une lonfjueur moyenne de 120 kil. environ. La profondeur de la mer Rouge varie beaucoup, de SO à 2,101 m. (par 2i° 30' lat.). Dcb deux côtés, le rivage est généralement bordé de bas-fonds, et un grand nombre d'îles rocheuses, d'écueils et de récifs de corail rendent la navigation dangereuse. L'absence de tleuvesse déchargeant dans la mer Rouge et la température élevée de l'eau' qui est rarement au-dessous de 26» G. et qui, en mai, atteint 30°, expliquent la présence de récifs di' corail à une latitude plus se|itenlrionale qu'ailleurs. Ce corail est généralement blanc, mais souvent rouge aussi, et on en trouve une variété noire sur la côte de l'Arabie, à 75 kil. N. et S. de Jiddah. On pèche en abondance des éponges fines le long du rivage oriental du golfe de Suez, et il y a en diUerents endroits des huîtres perlières. Les vents sont en général assez constants. D'octobre à mai, Us souftlent S.-S.-E., et sont le plus forts en février; le reste de l'année, ils soultlenl N.-N,-0. et sont le plus forts en juin et juillet. La marée n'entre que peu dans la mer Rouge, et il n'y a aucun mouvement de tlux ou de reilux sensible à l'extrèniile N. Les courants paraissent être absolument gouvernés par les vents. L'atmosphère est très accablante pendant les mois des chaleurs. Les principaux ports sont : sur le golfe de Suez, Suez cl Tir; sur la cote africaine, Kosseir, Suakin et Massowa; et sur la côte arabe, Yambo (port 'de Medine), Jiddah (port de la AiecqueJ, Loheia, Hodeida et Moka. Un télégraphe sous-marin traverse la mer Rouge d'Aden à Suez. Les livres hébreux ap|iellent la' mer Rouge Yam Suph, la mer des algues. Ou rattache ordinairement ce nom de rouge au rubrum latin et à i'épuipà grec, noms qu'Hérodote et d'autres anciens écrivains appliquent à celte mer, ainsi qu au golge Persique et à l'océan Indien. (Voy. ERYTHRÉE(mer).Onen attribue l'origine tantôt à la teinte rouge des collines voisines, tantôt à celle des récifs de corail, ou des algues mannes, ou de l'eau même par .suite de la présence d'animalcules de cette couleur; quelquefois à des colons phéniciens (gr. yoivi^, rouge), établis dans des temps très reculés sur les rivages de la mer Erythrée; tantôt enfin au nom hébreu et phénicien d'un p.iys louchant au golfe d'Akabah, le pays il'Edom (rouge). — L'événement historique le plus intéressant qui se rapporte à la

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mer Rouge est le passage des Israélites, ([uaud ils s'enfuirent de l'Egypte. (Voy. Exode. ) C'est par la mer Rouge qiie, dans les temps anciens et modernes, s'est fait le commerce entre l'Inde et les pays méditerranéens. Après la découverte de la route par le cap de Bonne-Espérance, la mer Rouge perdit de son importance; mais l'ouverture du canal de Suez la lui a rendue.

ROUGÉ, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. N.-i->. de Châteaubriant (Loire-Inférieui-e): 2.734 hab.

ROUGÉ ( Olivier - Charles - Camille - Emma nueldej, égypiologue français, n,;. j, Pai-is le 11 avril 1811, mort au château de Bois-Dauphin (Sarthe), en 1873. Il fut professeur d'ai'chéologie au collège de France, édita la Revue archéologique et écrivit de nombreux ouvrages sur les antiquités égyptiennes, entre autres : ChristornoXie égyptienne (1 Sej-'eS), et Moïse et les Hébreux d'après les moriuments égyptiens (1869).

* ROUGEÀTRE adj. Qui tire sur le rouge :

l'or faux devient rougeâtre.

•ROUGEAUD, AUDE adj. Qui a naturellement le visage rouge, un peu haut en couleur: il est rougeaud. — s. m. Un gros rougeaud.

' ROUGE-GORGE s. m. Ornith. Espèce de riibielte d'un gris brun en dessus, avec la gorge et la poitrine rousses et le ventre blanc. C'est un charmant petit oiseau, commun en Europe, très familier, qui se rapproche des habitations pendant l'hiver et

qui égayé alors nos jardins et nos verpers par son chant gracieux. 11 se nourrit de vers, d'insectes et quelquefois de baies. Il niche dans les buissons, prés de terre, ou dans les trous d'arbres. On l'élève comnielc rossignol, mais il vit dil'licilement en cage.

ROUGEMONT, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. N. de liaunie-les-Dames (Doubs) ;

ROUGEMONT (Michel-Nicolas Balison, baron de), auteur dramatique, ne à la Rochelle \r. 7 lév. 1781, mort à Pans le 16 juillet ISiO. Il servit dans la marine, puis dans l'armée vendéenne et se retira à Paris où il se mit à écrire des pièces de théâtre. Il réussit surtout dans le vaudeville, composa des stances sur le mariage de Napoléon V', et chanta ensuite la Restauration. Ses principales pièces sont : la Romance (1800); Célestme(l800); le Mariage de Charlemagne {{810); Henri IV et d'Aubigné, comédie (181 4); Marcel, tragédie en ô actes et en vers (Comédie- Française, 1826); Jeanne Yaubernier, drame en ;; actes (1832), souvent reprise; là Duchesse de la Vaubalière, drame en ii actes (1836), etc.

" ROUGEOLE s. f. Maladie contagieuse qui

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se manifeste par une éruption universelle de petites taches rouf;es, et qui est accompagnée de fièvre : mo)i enfant a eu ta rougeok. — I.a rougeole est une fièvre éruptive, débutant par des frissons, de la fièvre, de l'éternuement, du larmoiement, du rhume de cerveau et une toux brève et sèche auxquels se joienent, du troisième au qualrièrae jour, une multitude de taches rouges, semblables à des morsures de puces se réunissant pour former des proupes très irréguliei's. Ces taches disparaissent quatre ou cinq jours après leur apparition; cette aflection est contagieuse et épidémique; elle éclate surtout sur les enfants de 2 à 10 ans. Kl le n'est pas grave par elle-même, mais elle s'accompagne souvent d'une bronchite intense dont il faut se délier. Dans les premiers jours, avant l'éruption, cette affection ressemble à la lièvre catarrhale dont il n'est guère possible de la distinguer. Elle ressemble aussi par plusieurs points à la scarlatine. Comme traitement, dans les cas légers, il suffît de conseiller la diète, des boissons pectorales et diaphorétiqueset une chaleur modérée. Dans les cas plus graves, on met des sinapismes et on combat la toux par un mélange de sirop diacodc et de sirop d'aconit (deux ou trois demi-cuillerées par jour) et par un vésicaloire entre les épaules.

* ROUGE-QUEUE s. m. On donne ce nom à plusieurs oiseaux à bec fin, de différents pays et de diver^es grandeurs.

* ROUGET s. m. On donne ce nom, en Provence, au surmulet, petit poisson rouge qui a deux longues barbes sous la mâchoire inférieure; mais, à Paris, il désigne le grondin ruuge. poisson à tète cuirassée et épineuse.

ROUGET (Georges), [rou-Jé], peinlre français, ne en I7SI, mort en 1869. 11 copia le Couronnement de Napoléon, de David, avec une telle fidélité, que sa copie a été vendue pour l'original. 11 a exécuté beaucoup de beaux tableaux historiques, entre autres La mort de Napoléoni".

ROUGET DE L'ISLEtClaude-Joseph) |iou-jéde-U-leJ, ne à Lons-le-Saulnier le lO mai 1760, mort a Choisy-le-Roi, près de Paris, le 20 juin 1836. Il était officier du génie quand éclata la Révolution, dont il adopta les principes avec ardeur. En 179-i, lors de la déclaration de guerre à l'Autriche, il composa a Strasbourg, pour l'armée du Rhin dont il faisait partie, les paroles et la musique d'un hymne qu'il appela Chant de guerre. Cet hymne reçut plus tard le nom de Marseillaise et devint le chant national de la France. Arrêté en 1793, Rouget de l'Isle lut rendu à la liberté, combattit sous Hoche en Vendée et fut blessé a Quiberon. Une statue lui a été érigée en 1882 à Choisy-le-Roi. (Voy. ce mot.) 11 a laisse, outre la Marseillaise, un grand nomiire d'œuvres littéraires et poétiques assez médiocres. Nous citerons : Souvenirs de Quiberon (1797); Essais en vers et en prose (1796, in-8"J; Cinquante chants français; plusieurs romances, etc.

" ROUGETTE s. f. Hist. nat. Sorte de chauvesoui'is. (Voy. Roussette.)

• ROUGEUR s. f. Couleur rouge : la rougeur des joues, des lèvres. — s. f. pi. Taches rouges qui viennent au visage, et en général sur la peau : il lui est venu des rougeurs aufront.

' ROUGI, lE part, passé de Rougir. — De l'eau ROUGiE, de l'eau où il n'y a que fort peu de vin : il ne boit que de l'eau rougie.

* ROUGIR v. a. Rendre rouge; peindre ou eiiid:e en ronge : le soleil rougira les fruits.

— Ne faire yuE rougir son eau. ne boire que très peu de vin avec beaucoup d'eau. — Fig. KouGiR SES MAINS DE SANG, assassiner, exercer des prescriptions sanglantes. — v. n. Devenir rouge : les cerises rougissent, commencent à

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rougir. — Se dit aussi des personnes : cette fille rougit aussitôt qu'on lui parle. — Fig. Avoir honte, confusion : iln'afait que ce qu'il devait, il n'en rougira point.

D'ailleurs, il lin faut pas rougir de •votre histoire.

F. PoNSAHD. Charlotte Cordny. Prologue.

ROUHER(Eugène [rou-èr], homme politique, né à Riom le 30 nov. 1SI4, morten fév. 1884. 11 futenvoyé à la Constituante en f848etàla Législative en 1849. Trois fois ministre de la justice de 1849 à 18.')2, vice-président du conseil, ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, sénateur, président du conseil (1863-'67), premier ministre (vice-empereur) avec le portefeuille des financesjusqu'au 13 juillet 1869, et enfin président du Sénat, il fut intimement mêlé à toutes les aUaires étrangères ou intérieures, qui amenèrent la chute du second Empire. 11 prit la fuite après le 4 sept. Il fut ensuite élu à l'Assemblée nationale en fév. 1872 et à la Chambre des députés en 18"; 6.

' ROUI, lE part, passé de Rouir. — Bu chanvre roui. — Substantiv. Action de rouir : la chaleur hâte le roui, le froid le retarde. — Cette viande sent le roui, elle a un mauvais goût, qui vient de la malpropreté du vase où elle a été cuite.

ROUILLAC, ch.-l. de canl., arr. et à 24 kil. N.-O. d'Anguulême (Charente); 2,073 hab.

* ROUILLE s. f. [Il mil.] (lat. rubigo). Oxyde, espèce de crasse brune ou rougcàtre qui se forme sur la partie du fer ou de l'acier la plus exposée à l'air, à l'humidité : la rouille mange, ronge le fer. — Se dit quelquefois de l'oxyde qui se forme sur le cuivre, et sur quelques autres métaux : la rouille du cuivre se nomme vert-de-gris. — Se dit aussi des parties d'une glace où le tain est altéré, terni par l'humidité : il y a des taches de rouille à cette glace. — Se dit, lig., des traces d'ignorance et de grossièreté qu'on remarque dans certains siècles ou dans certains écrits : la rouille des vieux préjugés. —! Bot. et Agric. Maladie qui attaque les tiges et les feuilles de plusieurs plantes, et qui se manifeste par une substance pulvérulente de la couleur du fer rouillé • ces froments sont chargés dérouille.

' ROUILLÉ, ÉE part, passé de Rouiller : il est bien rouillé sur cette matière. — Adjecliv. Se dit, des plantes attaquées de la rouille : orge, avoine rouUlée.

' ROUILLER V. a. [U mil.] Produire de la rouille >ur la surface d'un corps : l'humidité, l'eau rouille le fer. — Se dit, fig., des facultés intellectuelles qui s'allèrent, qui s'affaiblissent faute d'exercice : l'oisiveté rouille l'esprit. — Se rouiller v. pr. S'altérer : l'esprit se rouille dans l'oisiveté.

ROUILLEUX, EUSE adj. Qui a la couleur de la rouille.

* ROUILLURE s. f. Ellet de la rouille.

" ROUIR v. a. [rou-ir] (anc. haut. ail. rozjan, pourrir). iNc se dit qu'en parlant du im et du chanvre que l'on fait tremper dans l'eau, afin que les filets puissent aisément se séparer de la partie ligneuse : rouir du lin, du chanvre. — v. n. Faire rouir du lin.

* ROUISSAGE s. m. Action de faire rouir le lin ou le rhanvre.

ROUISSEUR s. m. Celui qui rouit.

ROUISSOIR s. m. Syn. de Routoir.

ROUJAN, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N.-E. de Béziers (Hérault); 1,921 hab.

ROUJOUX (Louis-Julien), conventionnel, né a Landemeau en l753, mort en 1819. 11 fut député a l'Assemblée législative et à la Convention, abandonna son siège et rejoignil les Vendéens insurgés. Pendant la réaction, il entra aux Anciens, au Tribunal et fut ensuite nommé préfet de l'Empire.

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'ROULADE s. f. Action de rouler de haut en bas : nous avons fait une belle roulade. (Eam.)

— Mus. Agrémentde chant formé de plusieurs infiexions de voix sur une même syllabe : te chanteur fait de belles roulades.

* ROULAGE s. m. Facilité de rouler : ajilanir les chemins pour le roulage des voilures, du canon. — Transport des marchandises sur des voitures à roues : ces balluts coûteront tant pour le roulage, coûteront tant de roulage.

— Se dit aussi des établisssments où l'on se charge de ce transport : une maison de roulage. — Législ. « La police du loulage comprend les règlements concernant la circulation des voilures ne servant pas au transport des personnes, et passant sur les roules nationales, sur les routes départementales ou sur les chemins vicinaux de grande communication. Ces règlements, autrefois très rigoureux, fixaient, avant! 8ol, une largeur mi iiima pour les jantes des rouesetunpoids maximum de chargement que l'on vérifiait au moyen de ponts à bascule. Depuis la loi du 30 mai 1851, toute voiture peut circuler sur les routes sans aucune condition de largeur des jantes ou de poids de chari.'enient. Le règlement d'administration publique du 10 août 1So2 et des règlements postérieurs renferment, sur la police du roulage, diverses dispositions dont les principales sont les suivantes : 1° limitation de la longueur des essieux à 2 m. HO, et de leur saillie au delà des moyeux, à 6 centim. ; la saillie des moyeux ne pouvant excéder de plus de 12 centim. le plan passant par le bord extérieur des bandes de roues; 2» défense d'employer des clous de bande a tête de diamant; les clous devant au contraire être rivés à plat et former une saillie de o millim. au plus; 3" limitation du nombre des chevaux attelés à une voiture (voy. Chev.\l); 4° prescriptions relatives aux barrières de dégel (vuy. Barrière); o° mesures relatives à la protection des ponts suspendus; 6» règles concernant l'ordre de marche des voitures circulant sur les routes, lesquelles règles obligent tout conducteur de voiture à se ranger a sa droite à l'approche de tout autre voiture, de manière a laisser libre au moins la moitié de la chaussée; 7° limitation de la largeur des chargements laquelle largeur ne peut excéder 2 m. 50, sauf en cas d'une autorisation spéciale donnée par les préfets des départemenls traversés, et limitalion de la largeur aux colliers, laquelle ne peut dépasser 90 centim.; S" règles à suivre pour la conduite des voitures eu convois; 9°oblii;ation de pourvoir d'une lanterne allumée pendant la nuit toute voilure marchant isolément ou à la tête d'un convoi; ICI" obligation imposée (sauf quelques dispenses) à tout propriétaire de voitures ne servant pas au transport des personnes, de faire placer, en avant des roues et au côté gauche de la voiture, une plaque métallique portant en caractères apparents et lisibles, d'au moins 5 millim. de hauteur, ses nom, prénoms et profession, les noms de la commune, du canton et du département de son domicile. Les entrepreneurs de messageries et autres voitures publiques allant à destination fixe sont assujettis à des règlements particuliers. (Voy. Voiture.) Les contraventions aux prescriptions sur la police du roulage sont conslatées par les employés du service des ponts et chaussées ou du service des chemins vicinaux commissionnés à cet ellet, par les gendarmes, les gardes champêtres, les agents des forêts, ceux des contributions indirectes, des douanes, des poids et mesures ou des octrois, ayant le droit de verbaliser. Quelques-unes de ces infractions sont de la compétence des conseils de préfecture; et les autres sont jugées par les tribunaux ordinaires. Les règlements particuliers concernant les entrepreneurs de roulage font loi

ROUL

entre ceux-ci et les aiilces citoyens (C. civ. 1786). Le roulage sur les chemins vicinaux ordinaires est réq-lemenlé par les préfets, eu vertu de l'art. 21 de la loi du 21 mai 1836, et conformément aux modèles d'arrêtés tracés par le mini-tère île l'intérieur. L'autorité municipale est chargée de la police des voies urbaine», et des chemins ruraux (L. 20 août 1 88 1 . art. 9. et L. 5 avril 1 884). Le Code pénal lart. 47.5, 3» et 4») punit d'une amende de 6 à 10 fr., les rouliers, les charretiers et conducteurs de voilures ou de bêtes de charge qui ont contrevenu aux règlements sur la police du roulag'e, lorsque ces contraventions ne sont pas punies par d'autres lois, notamment par celle du 30 mai ■1831. t (Voy. Chemin, Voirik, etc.) (Ch. Y.)

RODLANCE s. f. Argot typopr. Action de faire du bruit avec tous les instruments dont disposent les compositeurs.

RODLAND (Gustave), magistrat et homme

)iolilujue, né à Yvelol (Seine-Inférieure) eu 1806, mort à Paris le 12 déc. t>s7S. 11 fut nommé procureur çénéral à la cour impériale de Paris en l8o3. ministre de l'instruction publique et des cultes en 18o6, sénateur en 18.59, président du Conseil d'Etat en 1863, gouverneur de la banque de France en 1864 jusqu'au moment de sa mort.

ROULANS-L'ÉGLISE, ch.-l. de cant., arr.

et à 12 kii.N.-O. de Bauiiie-les-Dames(Doubs); 424 hab.

" ROULANT, ANTE adj. Qui roule aisément: un carrosse bien roulant. — Chir. V.\isseau roulant, VEINE ROULANTE, vaisseau, veine qui vacille, qui change de place quand on met le doigt dessus: on a de la ptine à le saigner, parce que ses vaisseaux sont roulants. — Guerre. Feu nouLANT, feu de mousqueterie continu : l'ennemi fil un feu roulant. — Un feu roula.nt DE SAILLIES, d'émgrammes. etc, plusieurs saillies, plusieurs épigrammes, etc., qui sont dites, lancées coup sur coup. — Typogr. Presse roulante, presse qui travaille, qui est en activité : cet imprimeur a dix presses roulantes.

* ROULEAU s. m. Paquet de quelque chose qui est roulé : un rouleau de papier. — U.n rouleau d'orgeat, de sirop de guimauve, etc., une ûole de forme cylindrique, contenant du sirop d'orgeat, de guimauve, etc. — Etre au dout de son rouleau, avoir épuisé tousses arguments, tous ses moyens, toutes ses ressources. — Cylindre de 'bois, de [lierre, etc., servant à divers usages : rouleau de pâlisaier pour étendre lapdle. — Typogr. Cylindre de bois sur lequel on a coulé une composition de colle et de mélasse, et qui sert à étendre l'encre sur les formes : les baltes sont aujourd'hui abandonnées pour faire place au rouleau. Le rouleau d'imprimerie fut inventé en 1819 par le docteur Gannal. 11 est formé d'une pâle composée de colle forte et de mélasse. Cette compusition, luudue et coulée sur un mandrin, possède une certaine élasticité qui, jointe au mordant de sa surface, otlre toutes les qualités nécessaires à la touche typographique. Avant celle invention, ou avait essayé de remplacer l'ancien tampon par des rouleaux en peau de veau. — Se dit également de certaines pièces de bois cylindriques sur lesquelles ou fait rouler des fardeaux : traiisiiorterun blo'j du marbre à l'aide de rouleaux. — Hisl. nal. S'est dit .des coquillages (ju'on nomme maintenant Volutes.

* ROULEE s. f. Coups donnés à quelqu'un : t/ a î'i çu une routée. (Pop.)

* ROULEMENT s. m. Mouvement de ce qui roule : lu r<jutuincnt de cette voilure fait grand bruit sur le pavé. — Roulkme.nt u yeux, mouvement par le.juel on tourne les yeux de côté et d'autre, en sorte que la vue parait égarée. il faisait des grimaces et des roulements U yeux

ROUL

li faire peur. — Se dit aussi d'un mouvement d'yeux où l'on remarque de l'affcctal ion : cei hypocrite faisait des roulements 4'ycn.r. — Mus. Se dit do plusieurs tons dilferenls poussés d'une môme haleine, soit en moulant, soit en descendant : il fait de fort beaux roulements, de longs roulements. — Bruit formé par un ou plusieurs tambours que l'on bat continuellemcnl à coups égau.v et pressés : faire un roulement. — Fig." Action de se remplacer alternativement dans certaines fonctions, à un certain rang, etc. : il ,vc fait un roulement annuel dans tes tribitna>ix, entre les diverses chambres dont ils sont composés.

' ROULER v. a. Faire avancer une chose d'un lieu a un autre en même temps qu'elle tourne sur elle-même : rouler une boule. — Rouler les yeux, tourner les yeux de côté et d'autre avec violence, ellort ou atlectatiou : il roiUait les yeux comme un possédé. — Rouler doucement sa vie, passer sa vie dans une fortune médiocre, sans être ni pauvre, ni riche. Rouler sa vie com.me on peut, mener une vie assez pauvre, assez malheureuse. — Rouler de gr.inds projets dans sa tête, méditer de grands desseins. — Plier en rouleau : rouler un tableau, une pièce d'étoffe, un papier. — V. n. Avancer en tournant sur soimême : une boule qui roule. — Leciel, les astres roulent sua nos tètes, se dilen parlantdu mouvement circulaire apparent du ciel et des astres. — Argot typogr. Travailler. — Rou- LERDun, travailler fort. — Rouler letraln de LA PRESSE, laire jouer la manivelle delapre,-se à bras. — Faire rouler la presse, faire imprimer des ouvrages. On dit, en termes d'imprimerie, qu'O.NE PRESSE ROLLE, lorsque la mise en train est terminée et que le tirage se continue sans interruption. — Fig. L'argent ROULE dans CETTE MAisON, l'argent y est en abondance; et. L'argent roule dans ce pays, 1 argent circule dans le commerce, il passe fréquemment d'une main a l'autre. — Fi". Tout roule la-dessus, c'est là le point principal, l'allaire principale dont tout le reste dépend. — Fig. L'affaire roule sur lui, il en est principalenieul chargé, ou il y aura ia principale uitluence. Tout roule sur lui dans CETTE maison, il csl y chargé de toutes les attaires. — Fig. Le revenu de sateiire, de son emploi roule, bon an, mal an, entre telle et telle somme, il monte a une somme iiioyeiine entre telle et telle somme. — Kig. jMille pensées différentes lui roulent dans l'esprit, mille projets lui roulent dans la tète, lui passent et lui repassent dans l'esprit, sans

qu'il s'arrête, sans qu'il se fixe à aucun.

Fig. Errer sans s'arrêter, sans se lixer en un lieu : il y a longtemps quilroule par le monde. — Subsister, trouver moyen de subsister : il n'a point de bien, mais il ne laisse pas de rouler. — Se dit encore, fig., de plusieurs personne» qui ont quelque comniandenient, quelque séance, quelque rang, quelque fonction alternativ. : un tel roule aoec un tel. — .Mar. Se dit d'un bâiimenl qui, étant agité par les vagues, lorsque la mer est grosse, se balance alternativemenl de l'un et de l'autre côté, dans le sens de sa largeur : le vaisseau fut lonylemus à ne faire que rouler. Ou dit

aussi, .Nous ROULAMES TOUTE LA NUIT, UOtrC

vaisseau roula toute la nuit.

• ROULETTE s. f. Petite roue ou petite boule de bois, de fer, de cuivre, etc., servant a faire rouler la machine ou le meubler auquel elle est attachée : les canons des vaisseaux sont posés sur des roulelks. — Fig. et fam. Cela va comme sdb des roulettes, se dit d'une allaire qui marche lacilement, sans lenteur et sans ib^tacle. — Roulette d'enfant, machine roulante où de petits enfants se tiennent debout sans pouvoir tomber, et qui les aide à marcher. — Peiitc chaise à deux roues, dans laquelle on aliait autrefois

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