‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 147 sur 639 · AS CELA POUR UN ROYAUME, JE NIRAIS PAS LA · texte numérisé non relu

AS CELA POUR UN ROYAUME, JE NIRAIS PAS LA

POUR UN ROYAUME, je ne ferais pas cela, je n'irais pas là pour quelque récompense que ce fût.

• ROYAUTÉ s. f. Dignité de roi : parvenir 1 à la royauté. — Se dit aussi en parlant du I roi de la fève. Il a payé sa royauté, il a donné ' un repas à ceux avec qui il avait fait les t Rois.

ROYBON. ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. N.-O. de Saint-.Marcellin (Isère), près du con- Uuent du Grignon et delà Galaure : l.biî hab.

ROYE. ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil lE.-N.-E. de .M'jntdidier (Somme), sur l'.Ayre, l4,o04hab.

RUBA

ROYER-COLLARD Pierre-Paul, [roi-ié-ko.

lar", homme d'Etat français, né i Soinpuis (Champagne) en 1763. mort le 4 sept. 1845. Proscrit comme modéré en 179J, il fut élu au Conseil des Cinq-Cents en 1797, et fit partie de la Chambre des députés sous la Restauration et sous Louis-Philippe. Il était royaliste libéral, et il a fondé le parti des doctrinaires. De 181 1 à 1814, il fut professeur d'histoire de la philosophie à la Sorbonne. Il fut le maître de Cousin et de Jouffroy en philosophie spéculative, et de Guizot et de de Tocqueville dans la science politique ; mais il n'a laissé aucun écrit qui réponde en aucune façon à sa réputation et a son autorité personnelle. Sa biographie a été écrite par de Barante ['2" édit. 1S33, 2 vol.) et par Philippe (18-57).

ROTERE. ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. E. de Boureaneuf (Creuset sur le Taurion ; 2.332 hab. "

ROZOY. ch.-I, de cant., arr. et à 18 kil S.-O. de Coulommiers (Seine-et-Marne) 1.390 hab.

ROZOY-SDR-SERRE. ch.-l. de cant., arr. e à 44 kil N -0. de Laon ,.\isne': 1.393 hab. — Tanneries, corroieries. — Pays essentiellement agricole.

*RU s. m. (lat. rivus, ruisseaul. Canal fourni par un petit ruisseau, ou par une saignée faite à une rivière : cette rivière est partagée en différents rus qui fertilisent le pays.

' RUADE s. f. .Action d'un cheval, d'un mulet, etc., qui jette un pied ou les pieds de derrière en l'air, en baissant le devant : ce cheval lui cassa la jambe d'une ruade. — Fig. et fam. Brutalité inattendue de quelque homme grossier et emporté.

RUACLT (Jean', Rualdus. savant, né à Coulances vers loSO. mort à Paris en 1636. Il a laissé : Vie de Plutarque (Paris, I624i ; Recueil de poésies latines (Paris, 1610); Conlrovei-sia de ducllis (Paris, 1625); Preuves de l'histoire du royaume d'Ivelot il63l, in-4'') , etc.

* RUBACE ou RubabeUe s. f. (rad. rubis). Joaill. Espèce de rubis d'une couleur claire.

" RUBAN s. m. Tissu de soie, de fil. de laine, etc.. qui est plat et mince, etqui ordinairement n a guère plus de trois ou quatre doigts de large : ruban large; rutnin étroit. — .\rchit. Ornement en forme de ruban tortillé qu'on taille dans les baguettes et les rudentures. — Bol. Ruban-d'eac, plante qui croît dans les ruisseaux, et dont ies feuilles tlotlantes ont quelquefois plusieurs pieds de longueur ; ce qui lui a fait donner son nom. — Encycl. On donne le nom de ruban à une étroite bande d'étoffe tissée, soit unie, soit ornée. C'est au xviie siècle que la manufacture des rubans de soie prit une grande importance. La ville de Saint-Etienne est aujourd'hui le principal centre du monde pour la fabrica.ion de ces rubans. Les quatre cinquièmes des rubans viennent de France, et c est là que se font les plus beaux et les plus lourds. On y emploie environ 30,000 ouvriers, et la valeur des marchandises fabriquées annuellement moule à environ 70 millions de fr. Bàle en Suisse vient en seconde ligne après Saint-Etienne, pour la labricatiou des rubans unis ou rayés. En France et en Suisse, tous les rubans, de même que les soies de luxe, se font sur des métiers à main. Crefeld en Prusse est aussi un lieu important pour cette mainifacluie ; mais il ne produit guère que des ruiians noirs et unis. En .Angleterre, on fait -urtout des rubans à Coventry, avec des métier? à vapeur. C'est aussi de cette façon qu'on y fabrique la plupart des galons, et des forts et épais rubans à trame de coton.

RUB.4NÉ, ÉE adj. Garni do rubans.

RUBE

RUBANER V. a. Orner de rubans. Teclin.

Disposer en forme de ruban.

* RDBANERIE s. f. Profession du rubanier ; commerce de rubans.

RDBANEUR, EDSE adj. Tech. Qui sert à mettre en rubans.

* RUBANIER. 1ÈRE s. Personne qui fait du ruban.

• RUBARBE s. f. Voy. Rbub.-^.rbe.

* RUBÉFACTION s. f. (lat. ruber, rou?e; facere, faire). Méd. Inflammation, rougeur de la peau, causée par des rnédicaments irritants.

• RUBÉFIANT, ANTE adj. Med. Se dit des médicaments qui, appliqués sur la peau, y causent de l'inflammation, de la roug-eur : un emplâtre ruléfiiint. — s. m. Un rubéfiant. — Les principaux rubéfiants sont : les frictions, l'insolation, le feu à distance, certaines douches, l'eau chaude, les stimulants appliqués sur la peau, la farine de moutarde, les feuilles de clématite, les solutions faibles d'ammoniaque ou de sulfures alcalins, les teintures de cantharide, d'euphorbe, etc. L'action des rubéfianis produit une dérivation souvent très efficace dans plusieurs maladies aiguës.

• RUBÉFIER V. a. Méd. Rendre rouge, enflamme par l'application des rubéfiants,

RUBEN, fils aine de Jacob; il empêcha ses frères de tuer Joseph et leur conseilla de le jeter dans une citerne. Son nom a été donné à une tribu des Hébreux, en Palestine,

RUBENS, Peter-Paul) [rou-benns], peintre flamand, né probablement à .\nvers en i'6'~ , mort dans la même ville le .30 mai 1640. Son père était secrétaire de Guillaume le Taciturne, qui, en découvrant l'intmiité de Rubens avec sa femme, le bannit à Sieîren. En 1388, Rubens alla avec sa mère (Maria Pypelinex) à Anvers, oii il devint page de Alarguerite de Ligne, comtesse de Lalaing, mais il la laissa bientôt pour étudier l'art. En 1600, il alla à Venise, et s'attacha plus tard à la cour de Vincent de Gonzague, duc de Mantoue, qui l'envoya en mission diplomatique en Espagne. Après avuir vécu à Rome, à Milan et a Gènes, il revint à Anvers en 1608 et fut nommé peintre de la cour par l'archiduc Albert, vice-roi des Pays-Bas. En 1620, on l'appela a Pans pour décorer la galerie du Luxembourg de peintures allégoriques sur Marie de Médicis. Pendant son séjour en France, le duc de Buckingham lui acheta toute sa collection d'œuvres d'art pour 100,000 florins. En 1628, Philippe IV le fit secrétaire du conseil privé. A peine était-il de retour en Flandre, en 1629, qu'il eut une mission diplomatique pour l'Angleterre, où il fut crée chevalier. Les tableaux attribués en tout ou en partie à Kubens, dont le nombre s'élève, dapièsle catalogue raisonné de Snuth, a 1 ,800, comprennent des portraits, des sujets d'histoire, de paysage, de nature animale et de nature morte; la collection deLaure estparticulièremeut riche en œuvres de Rubens, bes chefs-d'œuvre pourtant sont à.\nvers; ainsi, ia. Descente de Croix et sou Elévation de la Croix se trouvent dans la cathédrale de cette ville. La Pinacothèque de Munich conserve près de cent de ses œuvres, entre autres son célèbre Combat des Amazones. La galerie nationale britannique possède ['Enlèvement des Sabines, qu'on a appelé un parlait bouquet de couleurs, et le Jugement de Pdns. L'énergie de la vie animale, dans la représentation de laquelle il excellait, se remarque surtout dans ses kermesses et ceui de ses tableaux mythologiques dont le sujet est le plus grossier. 11 a vainement tenté d'idéaliser la ligure humaine. Ses madones, etc., sont des reproductions exactes du type lèniinin flamand. — Son lils Albert

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