chaloupes à vapeur
-M'2! ~° ^^'•'aux porte-torpilles (2 en construction). ■>5.l,-\ Total : 102 bâtiments, sans compter la flotte volontaire d'Odessa.
Dans la mer Caspienne :
8 vapeurs armés et " vapeurs non armés. Total ; 15 vapeurs.
En Sibérie :
10 canonnières.
8 vapeurs non armés.
8 chaloupes à vap. et 8 bateaux porte-torpilles.
Total : 34 bâtiments.
— MoN.NAiES. On compte par roubles^ 3 fr. 9o = 100 kopecks. Les monnaies réelles sont : en or, la demi-impériale = 5 roubles — 20 fr. 67, et la pièce de 3 roubles — 12 fr. 40; en argent : la rouble, la demi-rouble (poltinnik). le quart de rouble (tchetvertah), etc. — Poids. L'unité est la livre dorée =: 409 grammes. — Mesures. Longueur ; archine (aune) = 0. m. 71119; la sachine (toise) = 2 m. 1336 ; la werste ^ 300 sachines := 1 kil. 06678. Superficie : desactine = 109 ares; capacité ; tschetvert =: 2 hectol. 09726. etc. — Histoire. L'histoire ancienne de la Russie est enveloppée d'une grande obscurité. Les écrivains grecs et latins font mention des Scythes et des Sarmates comme habitant les vastes régions inconnues du nord, particulièrement le pays entre le Don elle Dnieper. Les Grecs entamèrent des relations avec eux et établirent quelques colonies sur leur territoire. Pendant les migrations du ive siècle et des siècles suivants, la Russie fut le théâtre des mouvements des hordes des Goths, des .\lains. des Huns, des Avares, des Bulgares, et autres. C'est peu après que pour la première fois apparaît le nom des Slaves, race identique aux Sarmates, d'après la plupart des historiens, et que l'on croit s'être étendue au N. jusqu'au haut Volga. Les Slaves trouvèrent des tribus finnoises vivant éparses dans cette immense contrée. Ils les chassèrent au N., vers la Finlande et les régions de la mer Arctique. Les peuples connus aujourd'hui sous le nom de Russes sont un composé de différentes tribus slaves, d'un grand nombre de tribus scythes, au premier rang desquelles figurent les Tartares qui, au moyen âge, opprimèrent la Russie pendant des siècles, et enfin des Finnois. Voy. Slaves ( race et langues. ) Les Slaves fondèrent iSovogorod et Kiev, qui devinrent chacune la capitale de principautés slaves indépendantes. Après une période d'un siècle environ, dont on ne sait absolument rieu, la principauté de Novogorod, dont on ignore les limites d'alors, apparaît entourée de tribus finnoises, de la branche tchudique, et luttant contre l'invasion des Varange», qu'ils appelaient Rus, tribu de Scandinaves qui réussit à rendre tributaires Slaves et Finnois. Les Slaves s'affranchirent pendant un temps du joug des Varanges ; mais, tombés dans l'anarchie, ils appelèrent, avec quelques-unes des tribus finnoises avoisinantes, Rurik, prince des Varanges, à ISovogorod. où il arriva vers 862 et jeta les fondements de l'empire russe. Pendant près
oo3 fonctionnaires civils; total, 3,930 offi
ciers. Le nombre d'hommes de l'équipage | de 200 ans, le pays resta sous le pouvoir au-
est de 25,806. ' tocratique des descendants de Rurik. Son
RCISS
cousin et successeur, Olep (879-91Î), réunit la principauté de Kiev à la sienne, et fit d'autres conquêtes, auxquelles ajouta Ig:or, fils de Riirilt (9IS-'4'i). Pendant la minorité du fils d'Igor, Sviatoslav {94o-'72), sa veuve, la célèbre Olga, gouverna avec sagesse et énergie. Sous son règne, le christianisme commença à se propager à Kiev. Sviatoslav, qui resta païen, étendit les bornes de son empire jusqu'à la mer d'Azof, et, en 970, il le partagea entre ses trois fils. Une guerre s'ensuivit entre les frères, et à la fin Vladimir resta le seul maître de toute la Russie. Vladimir, surnommé le Grand, conijuit la Russie Rouge et la Lithuanie, et rendit la Livonie tributaire. En 98S, il embrassa le chrislianisme, et bientôt après, en ordonna l'inlroduclion dans tout l'empire. Il partagea la Russie entre ses 12 fils. 11 en résulta une guerre à succès divers; mais Varoslav (I019-'o4) se rendit le maître incontesté en 1036. Il agrandit considérablement l'empire , introduisit beaucoup de réformes utiles et divisa ses Etats entre ses quatre fils. Les quatre divisions furent subdivisées de nouveau, et la monarchie russe finit par se changer en confédération. Des guerres intérieures affaiblirent la nation; elle eut encore à souffrir des agressions des Polonais, des Lithuaniens, des Danois, des chevaliers teutoniques, et de l'invasion des hordes innombrables des Mongols, sous Genghis Khan et sous ses fils, an .commencement du xiii" siècle, et ensuite sous Batu. .\lexander New-ski (tii7-'631, prince de Novogorod, état qui avait conservé son indépendance presque entière, remporta des victoires signalées sur les Suédois, les Livoniens et les Lithuaniens. Vis-à-vis des envahisseurs tartares, une ère meilleure ne commença qu'avec Ivan 1"' Kalita, prince de Moscou ;i328-'40). Un de ses successeurs, Diraitri ;Demetrius),mit les Mongols en déroute en t378, et de nouveau en 1380, sur le Don. Mais ils revinrent en 1382, et brillèrent Vladimir et Moscou. Dimitri fut oblige d'acheter la paix au prix de lourds sacrifices, puis il prit sa revanche sur les princes russes à la défection desquels il devait sa défaite. La puissance de la grande principauté (improprement appelée Grand-Duché) de Moscou s'asrandit pendant les règnes de Vasili II (13S9-U2o) et de Vasili 111 (I42o-'62). Une nouvelle période s'ouvrit dans l'histoire de la Russie lorsqu'elle fut totalement délivrée du joug et de l'influence des Mongols, grâce à Ivan 111, surnommé le Grand (1462-1505). 11 conquit et annexa plusieurs principautés russes, et, en <499, une partie de la Sibérie. Mais dans une guerre contre les Livoniens alliés aux chevaliers Teutoniques, il fut mis en complète déroute (loOl). Il améliora les lois, régla les taxes publiques, et fut le premier qui prit le titre d'autocrate de toutes les Russies. Sous le règne de Vasili IV (|.S0,ï-'33), l'annexion définitive de Pskov, en 1510, mit fin à la dernière principauté senii - indépendante. Son fils , Ivan IV (lo33-'S4), surnommé le Terrible, contribua plus, malgré sa cruauté sanguinaire, à la grandeur de la Russie qu'aucun de ses préidécesseurs. En 4 552, il s'empara de Kazan; en Io.j4, il soumit Astrakhan, et en 1570 il réunit la région du Don à l'empire. La même année, il massacra 60,000 des habitants de Novogorod pour satisfaire sa vengeance de tvran offensé. En 1o8l-'82,un bandit cosaque, Yermak Timofeyeff, conquitla Sihérie au nom d'Ivan. Ce prince encouragea puissammen.
le commerce. Son fils, Féodor, ou Fedor l" (1o84-'98) était faible de corp- et d'esprit; et en 1588, son beau-frère, Boris Feodorovitch Godunoff, prit la souveraine direction de toutes les affaires d'Etat. On croit que Féodor mournlerapoisonné, et avec lui s'éteignit la dynastie des Rurik. Les boyards appelèrent au trône bons Godunoff' (mort eu -1605).
RUSS
Il établit le servage; son règne fut cPtiendant utile à bien des points de vue. Les Polonais soutinrent ensuite successivement deux imposteurs, prétendant être Dimitri, fils d'Ivan ; ils détrônèrent Féodor, fils de Godunoff, et Vasili V, que les grands avaient placé sur le trône. En 1612, les Polonais furent contraints d'évacuer la Russie. L'année suivante^ les Russes élevèrent au trône Michael Feodorovitch Romanoff, le premier czar delà famille impériale régnante. Il était fils de Féodor, archevêque de Rostov, et plus tard patriarche de Moscou, sous le nom de Philarèle, dont le grand-père avait été allié par mariage à la maison de Rurik. Michel (l6l3-'45) conclut la paix en 1617avecGustave-.\.dolphede Suède et avec les Polonais, et il consacra toutes ses forces au développement de la prospérité intérieure de son empire. Los limites de ses possessions asiatiques furent reculées jusqu'au Pacifique (1639). Sous son fils, Alexis (164o-'7B), les cosaques, qui s'étaient soulevés, avec Chmielnicki a leur tête, contre la Pologne, reconnurent, en 1664, la souveraineté du czar. Une guerre avec la Pologne se termina par la reprise ou l'annexion de Tcheringov, de Smolensk, de Kiev et de l'Ukraine. Le règne de son fils, Féodor 111 (1676-'82), fut signalé par d'importantes réformes. Le frère imbécile de Féodor , Ivan, était son héritier naturel ; mais il légua le trône àson demi-frère. Pierre, connu dans l'histoire sous le nom de Pierre le Grand. Néanmoins, Pierre n'obtint le pouvoir sans parlage qu'en 1689, après avoir renversé Sophie, la sœur divan. En peu de temps il eut transformé toute la nation, tout en laissant éclater jusqu'à sa mort des instincts de cruauté barbare. La Russie devint le plus puissant empire de l'Europe septentrionale. En 1703, Pierre fonda Snint'Pétershourg, dont il fit sa capitale. .\près des défaites ré^ pétées, sa Victoire sur Charles XII à Poltava (1709) porta le coup mortel à la supériorité de la Suède, et lui permit des agrandissements de lerritoire. Il eut un égal bonheur contre les Persans, qui lui cédèrent plusieurs pays sur la Caspienne. Sa femme, Gattieriiie I", qui lui succéda (l725-'27), guidée et soutenue par deux favoris de Pierre, Meiishikoff et Buturlin, réalisa aussi de nombreux et importants progrés. Elle eut pour successeur Pierre II, pelit-fils de Pierre I", âgé de H ans seulement; durant son court règne (1727-'30i. les princes .Menjbikuff et Dolgorouki dirigèrent successivement les affaires. Après sa mort soudaine, la couronne échut à Anne, fille d Ivan .\lexeyevitch, demi-frère de Pierre le Grand. Eu 1731, les tribus Kirghiz acceptèrent le protectorat de la Russie; mais celle-ci perdit les provinces persanes. Sous le règne d'Anne, on découvrit la côte N.-E. de la Sibérie, et les lies Aléoutiennes. Après elle (1740), son petit-neveu, Ivan, à peine âgé ûe quelques mois, fut proclamé czar sous la régence du duc Btrou de Gourlaiide; mais il ne tarda pas à être détrôné par Elisabeth (174I-'62), fille de Pierre le Grand et de Catherine I", qui soutint l'Autriche pendant la guerre de Sept ans. Elle eut pour successeur Pierre 111, fils de sa sreiH', qui, après un règne de quelques mois, pe: iiL la couronne et la vie dans une courte révolution, à la tête de laquelle était sa femme; celle-ci monta sur le trône avec le nom de Catherine II (l762-'96). Pendant son règne, la Russie atteignit une influence directrice et décisive surles affaires politiques de l'Europe, et fut généralement reconnue comme une des grandes puissances du continent. Catherine 11 joua un rôle prépondérant dans les démembrements de la Pologne, en 1772, 1793 et 179.'), et eut pour sa part près des deux tiers du royaume polonais. Dans une série de guerres heureuses, elle arracha aux Turcs la Crimée, .\zof et plusieurs autres territoires. Le com-
iiuss
merce, la navigation et l'indiislrie firent de grands progrès sous Catherine. Son fils, Paul I" (1796-1801) joua un rôle actif contre la France, dans la guerre allumée par la Révolution. Le fils de celui-ci, Alexandre I" (180l-''2b'l. penchait fortement vers une politique pacifique, mais reconnut qu'il était impossible de se tenir en dehors de la guerre générale. Son armée fut défaite â Austerlitz (2déc. 1805) et à Friedland (14 juin 1807). aprè.s quoi il fut forcé de conclure la paix de Tilsitt |7 juillet). Après une courte lutte, la Suède dut, en 1809, céder la Finlande et autres territoires. La Russie gagna la Bessarabie et une partie de la Moldavie sur la Turquie en 1812, et le Daghestan et le Shirvan sur la Perse en 1813. En 1812. Napoléon entreprit sa désastreuse campagne de Russie. En 1814, et une seconde fois en 1813, Alexandre entra à Paris comme le premier des monarques alliés. Avec les territoires polonais nouvellement acquis, il forma le royaume de Pologne sous sa propre domination. 11 s'appliquait à propager la civilisation dans son empire, et à en développer b's ressources. Sa mort, 1" déc. 1823, accéléra l'explosion d'une conspiration ramifiée dans toute la Russie, et surtout dans l'armée. Son successeur, Nicolas (1825-'53), la réprilna avec une grande énergie. Une guerre, qui se déclara aussitôt avec la Perse et se termina victorieusement en 1828, assura à la Russie la domination exclusive sur la Caspienne et des territoires considérables. La guerre contre la Turquie, commencée en 1828, fut également heureuse. Les efforts de la nation polonaise en 1830-'31 pour recouvrer son indépendance, furent réprimés. En 1849. l'armée russe aida l'Autriche à écraser la révolution hongroise. En 1833. la Russie demanda au gouvernement turc certaines garanties des droits des chrétiens grecs de Turquie, que la Porte refusait d'accorder, comme impliquant une abdication de sa souveraineté. C'est ce qui amena, la même année, le commencement de la guerre où la France, l'Angleterre et la Sardaigne prirent parti (1854) pour la Turquie, parce que l'existence de ce dernier empire et l'équilibre européen étaient, à leurs yeux, mis en danger par laRussie. Cette guerre, dont l'événement le plus important fut le siège et la prise de Sébastopol, se termina sous le fils et successeur de Nicolas, Alexandre II, qui monta sur le trône le 2 mars 1 853. (Voy. CRiMiiE.) Par le traité de Paris (30 mars 1856). la Russie perdit une bande de terres dans la Bessarabie. Le règne d'Alexandre II s'ouvrit par une série de réformes libérales. Une longue guerre, dans le Caucase aboutit à la prise du chef révolté, Schamyl (1839). (Voy. CALC.iSE.) Un nouveau soulèvement en Pologhe (1863-'64), fut écrasé. On acheta à la Chiné un territoire étendu sur le ffeuve Amour. D'un autre côté, la Russie vendit aux Etats-Unis le territoire d'AlasUa (1867), qu'elle occupait depuis le règne de Paul. Les conquêtes des Russes dans l'Asie centrale ont récemment attiré l'attention générale, bien que la marche progressive do la Russie dans ces contrtes ait commencé il y a des siècles, lorsque les czars de Moscou, débarrassés des invasions tartares. entrèrent à leur tour chez leurs anciens envahisseurs. Plus tard, les agressions des tribus nomades de Kirghiz contre les éicblissemeiits des frontières causèrent un élat d'hostilité sans cesse renouvelée. Les traitements subis par les marchands russes dans le Boukhara et le Khiva donnèrent aussi naissance à des difficultés. La première expédition contre les Khanats fut celle du comte Perovsky (l839-'40); elle échoua. Mais, verslafin du règne de Nicolas, on en vint d'une façon ou d'une autre à considérer les steppes au delà de l'Oural comme territoire russe, et desétabhssements d'avantposte furent créés, non seulement dans la
RUSS
steppe, mais au delà, sur les bords du Sir- Darya. Les tribus nomades exterminaient de temps en temps des postes entiers, et les troupes réunies du khan de Khokau et de l'émir de Roukhara mirent un sièg'e régulier devant un grand nombre de ces forts avancés. En conséquence, on résolut de «joindre la nouvelle ligne d'avant-poste sur le Sir- Darya avec les postes avancés de la frontière méridionale de la Sibérie». Après la guerre de Crimée, on exécuta cette résolution en érigeant de nouvelles places fortes et en s'emparant de postes qui appartenaient aux Khanals; la ligne fut complète en 1864. Les souverains de Boukhara et de Khokan, et plus tard de Khiva, obligèrent, par leurs constantes attaques, les Russes à s'avancer encore. Tashkend fut prise en 486o, Khojend en 1866, etS.imarcande, par le général Kaufmann, en tShS. Le même général vainquit le khan de Khiva en 1873, et, en 1875, après une nouvelle victoire, s'empara de la ville de Khokan . L'insurreclion de l'Herzégovine {187ol éveilla les sympathies de la Russie. qui encouraga la Serbie et le Monténégro à entamer une guerre contre la Turquie (juillet 1876). Elle sauva la Serbie, en lui ménageant un armistice (31 cet.), et finalement, après diverses négociations, elle déclara la guerre à la Porte r24 avriM871), qu'elle attaqua à la fois en Europe et en Asie. (Voy. Russo-TuRQUE.} A la suite de cette guerre, la Russie s'agrandit d'une partie de la Bessarabie et de plusieurs territoires en Asie. (Voy. Beblin.) Tournant son besoin d'expansion vers l'Asie centrale, elle y acquit de vastes posse.ssions qui s'étendent aujourd'hui de la Caspienne aux monts Hindou-Kouch ; elle soumit le Turkeslan, s'établit à Merv (1882), envahit le nord de l'Afghanistan, et menaça Hérat, mais dut s'arrêter pour ne pas eli'rayer davantage le gouvernement britannique". A l'intérieur, le pays fut troublé par la conspiration des Nihilistes (voy. ce mot), dont l'empereur Alexandre II fut victime. (Voy. Supplément.) — Langue et littérature. — La langue russe, et. à plus forte raison, la langue slavone des livres d'église, dont elle est une simple modification, dérivent du sanscrit. Procope, le premier, au vi° siècle, en fait mention; mais il parle comme d'un patois barbare de cet idiome des Sluvenoî. Depuis fort loni^temps, en Russie, la langue fiançaise, parlée couramment dans les villes, est la langue favorite des réunions du grand monde; on évalue à 30 le nombre des idiomes qui ont cours dans l'Empire russe. La langue russe est la plus répandue et la plus importante des langues de la famille slave, dont elle (-onslitue la branche la plus orientale. El le se disti ngue par sa régularité, sa tlexibilité, un heureux mélange de douceur et de force, et surtout par sa richesse, s'étanl assimilé un nombre immense de racines Scandinaves, tartares, finnoises, et d'autres langues étrangères à la famille slave L'alphabet se compose de .^6 lettres. La structure grammaticale de la langue est semblable a celle du polonais, mais l'accent diU'ère. Les pronoms personnels sont : ya, je; tai, tu ; on, il ; ona, elle; ono, il ou elle (neutre); mat, nous; vai, vous; oni, onye, ils. Les 10 premiers nombres, au masculin, sont: odin. Uva. tri, tchetaîre; pial; chest; sem; osem ou vosem; deviat; desiat. — Les premiers germes de vie littéraire paraissent en Russie à l'époque de l'introduction du christianisme par Vladimir le Grand (vers 9yul. Avant celte époque, la traduction slave de la Bible et l'introduction chez les Slaves des livres liturgiques en vieux .'lave par Cyrille et Methodius, firent adopter le vieux slave comme langue écrite, tandis quele russe vulgaire commençait à se former des dili'érents dialectes des iiopulations mélangées. Le Russkaya Pravda (justice russe), composé
RUSS
vers 1020, est un ouvrage important écrit en vieux slave. Nestor, le père de l'histoire russe, appartient à la même période (mort vers 1114). On peut encore citer les Annalfs de Simon, évêque de Suzdal (mort en 1226), un ouvrage du métropolitain Cyprien (mort en 1406), une parliedes Chroniques de Sophie, et un nombre considérable de fables et de légendes, roulant pour la plupart sur Vladimir et ses chevaliers, et ayant une grande analogie avec les histoires de la Table Ronde. Parmi les anciens poèmes russes les plus célèbres, en cite le Pesniao polkou igorevom (sur l'expédition d'Igor contre Polotzk), écritvers 1 200. Le métropolitain Macarius (mort vers 1.564) a écrit des biographies de saints, de théologiens russes, etc. A la même époque vivait .Matvieyelï. auteurdeplusieurs ouvrages historiques. Nikan, patriarche de Russie (mort en 1681) fit faire une nouvelle traduction de la Bible, et une revision des livres liturgiques. Pierre le Grand abolit l'usage du vieux slave comme langue officielle, et fit d'énergiques ell'ort> pour l'éliminer également dans la littérature. 11 fixa l'alphabet de la langue populaire. Le premier livre en langue russe fut publié à Amsterdam en 1699. Parmi les principaux auteurs du temps, sont Démétrius, métropolitain de Rostov (1651- 1709), qui écrivit des biographies de saints ; Théophane Procopovitch (1681-1736), métropolitain de Novogorod, qui a laissé environ 60 ouvraees de théologie et d'histoire; Basile Nikititch Tatishtchefï (1686-17:30), historien ; le prince Cantemir, poète satirique ; les deux poètes cosaques Klimovski et Danilotï ; l'historien prince Khilkolf (mort en 1718); Ivan KyriloflF, statisticien et gt^ographe, et Basile Grigorovitch. Trediakovski fit faire des progrès à la prosodie russe. Elisabeth et Catherine II poursuivirent l'œuvre commencée par Pierre le Grand. A la tête des auteurs de cette époque se place Lomonosotï (mort en 176o), le père du russe moderne. C'est lui qui a écrit la première grammaire russe critique ; il fut aussi le premier a écrire le pur et vrai russe en prose, et il est encore estimé comme poète lyrique. Le premier auteur dramatique à noter est Summarokoff (mort en 1777). Parmi les poètes distingues, on trouve Kheraskoiï (1733-1807), et Bogdanvovitch. Derzhavin (1743-1816) montra une plus grande originalité que les autres poètes, ses prédécesseurs. On cite encore, comme poètes et auteurs dramatiques :Von- Vizin (mortenl792) ; Kapnist. Kniazhniu (mort en 1791); le comte Khvostoff, elle prince Dolgorouki (1764-1823). Au nombre des écrivains d'histoire et de mélangessont:Plalon, métropolitain de Moscou; Chtcherbatulf (1733-'90), Boltin(1735-'92); Tchulkoll, Golikoff, Plechtcheyeff et Mouraviefi' (17b7-1S07). Un Dictionnaire comparé de la langue russe (1787-'S9) fit faire de grands proi:rès à l'étude critique de celte langue. L'histoire de la littérature au xix' siècle manifesta un mouvement en avant ininterrompu. Sous Nicolas l"', elle s'émancipa complètement de l'iutluence jusque-là prépondérante des éléments étrangers; elle prit un caractère profondément national, et puisa de nouvelles inspirations dans les idées panslaviquos. L'historien Karamsine (1763-1826) allranchit la prose russf de l'exagération et de I emphase, en suivant les modèles allemands.
Une réaction contre l'intluence germanique se déclara avec Chichkoff (1754-1841). On peut nommer parmi les poètes : Dmilriell (1 760-1837), Delvig (1798-1831), Pouchkine (1799-1S37J, Zhoukovsld tl783-1.So2), Krylofi, Khomiakoll', Koltzofi', Baralynski (mort en lsi4), lieiiedictolf, Podoliuski, Lermontoll' (lS14-'4 1), Viazemski (né en 1 ; 92) et Gneditch; parmi les auteurs dramatiiiues : Ozerolî (1770-1SI6), le prince Chaklicvski (mort en 1846), Glinka, Polevoi, Koukolnik, et Gogol
RUSS
(mort en 18")2). Boulgarine, Zagoskine, le comte Solohoub, le prince Odoyevski, Masalski, Senkovski et Dabi furent les romanciers les plus en vue. Le côté idyllique de la vie des cosaques a été décrit dans les œuvres de Gogol, de Grebenka et de Kvitka. qui employèrent quelquefois le dialecte de la Petite Russie, ou rulhène. Novikoff. Maximnvitch, Makarofi', SakharolT et .'Vfana^ieff ont collectionné les légendes et les chants populaires. Au nombre des historiens éminents sont : Oustrialolf, Pogodine, Polevoi, Danilevski, Beslujefl'-Rioumine. SniegireU, Sreznevski, Soloviefif et ArsenielT. Les études philosophiques sont encore dans l'enfance et s'appuient en général sur la philosophie allemande contemporaine. La théologie scientique est encore moins cultivée. Les Nihilistes, école de radicaux extrêmes en philosophie et en politique, qui se forma peu après la guerre de Crimée, ont immensément contribué à répandre les connaissances lians la Russie. Les œuvres de Buekle, de Huxley, de Darwin, de Tyndall, de John Stuart Mill, de Helmoltz, de 'V'irchow et de bien d'autres, ont été traduits et ont eu plusieurs éditions. Parmi les plus célèbres auteurs russes contemporains sont : les romanciers Ivan Tourgueneff, Gontcharoff, Dostoyevsky, Avdeyeli, le comte Tolstoï jeune, Krestovski, Khvostchinski et Panayelï : les poètes Neckrasolï et Polonski ; les auteurs dramatiques Ostrovski, et le comte Tolsto'i aine; les historiens Solovieff, Pypine et Kovalevsky; enfin les statisticiens Semenofi' et Korsak. Le grand philosophe est Lavroff. — Voy. Siiecimcns of Russian Poets, par BowTing. Historiialview of the Languages and Literature of the slavic Nationf,pa.i Talvi (Mrs. Robinson); Sketch of Russian Literature, par Petrotî. traduit en français par Romald (1872), et La Russie épique, par Rambaud (1876). — Bibliogr. Annuaire des finances russes, budget, crédit, commerce, chemins de fer, par A. Vessélovsky (Sainl-Pétersbourg, 1884, in-S°) ; Recueil de données statistiques sur les chemins de fer en Bt/isie (Saint-Pétersbourg, 1883); Tableau du commerce extérieur de la Russie de 1861 à 1878 (Saint-Pétersbourg, 1881, in-S"); l'Instruction publique en Russie, par C. Hippeau (Paris, 1878, in-12); l'Empire des Tsars et les Russes, par Leroy-Beaulieu ( Paris, 1882, 2 vol.); Lettres sur la Russie, par Gustave de Molinari(nouv.édit. Paris, 1878); les Finances de la Russie depuis la dernière guerre d'Orient (1 876-83, par Arthur Rafl'alovich (Paris, 1883); Géographie universelle, par Elisée Reclus (t. V, l'Europe Scandinave et russe; t. VI, l'Asie russe, Paris, 1880-'8I).
RUSSIEN, lENNE s. et adj. Synon. de Russe.
RUSSIFICATION s. f. Action de russifier. RUSSIFIER V. a. Rendre russe.
RUSSO, préfixe exprimant l'association ou le rapport de la Russie ou des Russes avec un autre pays ou un autre peuple : ritssO' polonais. — Guerre russo-turque, guerre qui éclata entre la Russie et la Turquie et qui dura du 24 avril 1877 jusqu'au traité de San- Slefano (3 mars 1878). En juillet 1875, les chrétiens de IHerzégovine s'étanl soulevés à la suite du traitement subi par deux femmes de leur religion, la révolte se repandit en Bosnie et fut soutenue par les volontaires du Monténégro et de la Serbie. Liubibratitch et l'éko Pavlovilch, chefs des insurgés, repoussèrent les forces envoyées contre eux. En juillet 1876, le chancelier d'Autriche, comte Andrassy, émit une circulaire signée par la Russie, l'Angleterre, l'Allemagne, la France et l'Italie, demandant à la Porte ottomane la liberté religieuse et dilférentes réformes. Le sultan rendit le 11 fév. un décret plein de promesses. Mais les insurgés répondirent
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qu'ils n'v avaient aucune confiance et demandèrent purement et simplement leur indépendance. Néanmoins l'intervention des puissances européennes avait amené la suspension des hostilités, lorsque le 7 mai, pendant une émeute que causa à Saloniqiie l'enlèveiiienldune fille bulgare par un officier turc, la populace massacra les consuls de France et d'Allemai-'ne. La Porte eut beau payer une lourde indemnité aux familles des victimes, les gouvernements outrages ne se déclarèrent pas satisfaits. Les chanceliers de Russie, d'Allemai'ne et d'Autriche se réunirent à Berlin et formulèrent un memoriwdum déclarant que la Turquie était incapable d'accomplir les réformes promises et que le massacre deSalonique prouvait son impuissance. L Angleterre refusa de s'associer aux autres nations et envoya une flotte dans la baie de Besika, à l'extrémité méridionale des Dardanelles. Pendant la nuit du 30 au 31 mai. le sultan .\bdul-Aziz ayant été déposé par une conspiration de palais, fut remplacé par Mourad-Elfendi. L'insurrection chrétienne se propageaen Bulgarie etfut réprimée avec une grande atrocité par les bachis-bouzoucks et lesCircassiens. Cesfaitsexcitèreut une grande indignation. La Serbie et le Monténégro déclarèrent la L'uerre à la Turquie le 2 juillet. Un grand nombre de volontaires russes se joignirent aux Serbes et l'un d'eux, le général Tchernaycff. prit le commandement en che! des quatre armées qui se précipitèrent sur le territoire turc. Mais les Serbes, repousses sur le Timoket surl'lbar, durent rentrer dans leur pays au bout de quelques jours. Attaqués autour de la forteresse d'.\leiinatz, ilsdemandèren! la médiation oespuissances. La Turquie proposa la paix, mais à des conditions irop dures pour être acceptées. Sur ces entrefaites, le sultan Mourad fut déposé à son tour le 31 août et remplacé par son frère Abdul-Hamid II. La lutte reprit en Serbie à la fin de sept.; les lignes de Tchernayetf furent brisées à Junis le 29 oct. et les Turcs entrèrent à Alexinatz deux jours plus tard. Après de longs pourparlers, une paix éphémère fut signée entre la Turquie et la Serbie le 4 mars 1877; mais le Monténégro continua les hostilités, et les propositions de la Russie ayant été repoussees, le prince Gortchakoffi tit savoir à la Porte que, si elle ne se soumettait pas, l'heure de l'action militaire était arrivée. La Turquie ayant répondu avec colère à ce protocole, l'empereur de Russie lança le 24 avril, de Kisheneff, quartier général de l'armée qu'il massait depuis six mois sur la frontière roumaine, un manifeste à son peuple, lui annonçant qu'il déclarait la guerre et, le jour mèiii'^. oÛ.OOO hommes de troupes russes t^aver^éreut le Pruth et entrèrent en Roumanie. En même temps, l'armée russe en Asie, forte de 70,000 hommes, et commandée par le grand duc Michel et par le général Loris-Melikotf, passa la frontière turque en Transoaucasie et marcha sur Kars et Baloum. L'armée, qui se mit en mesure d'occuper les rives du Danube était commandée par le grand-duc Nicolas et forte d'environ 200,000 hommes. Il fallut deux mois pour transporter les hommes et les munitions sur les rives du Danube; cette opération aurait pu être sérieusement contrariée parles Turcs, si ces derniers n'avaient pas été commandés par le vieux et incapable Abdul-Kerim-Pacha. Le ^4 juin, une troupe traversa le Danube sur des ponts de bateaux a Braîia et à Galatz et occupa .\iatchio. Trois jours plus tard, la grande armée iranchit le fleuve à Simnitza et s'empara de Sistova; un petit corps de cavalerie, poussé eu avant, entra à Tiniova, ancienne ca|utaJe de la Bulgarie, où l'on établit un gouvernement civil. Le Iti juillet, .Nicopolis se rendit au général Krûdener après un bombardement de 24 heures. Le général Gurko avec une colonne
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volante traversa les Balkans par un passage difficile que lui avaient indiqué les Bulgares et prit à revers la passe de Chipka. — Osman- Pacha, qui avait quitté Widin pour secourir Nicopolis, occupa Plevna, où il commença la construction de défenses qui en peu de temps devinrent formidables. .Mehémet-Ali (d'origine allemande) et Suleiman-Pacha furent rappelés de Monténégro qu ils avaient presque entièrement soumis pendant le mois précédent. Le premier remplaça Abdul-Kérim tandis que Suleiman reçut un commandement en Roumélie. Le 20 juillet, les Russes subirent leur premier échec en Europe devant Plevna dont le général Schilder-Schuldner dut abandonner le siège après de grandes perles. La lutte continua avec acharnement autour de cette ville. (Voy. Plevna.) Le général Gurko, qui avait pénétré jusqu'à 50 kil. d'.\iidrinople, dut s'arrêter devant Suleiman dans les passes de Chipka où. après une lutte desespérée de 10 jours, les Russes commandés par Radetzki, eurent beaucoup de peine à se maintenir. Sur le Lom. le cesarevitch fut repoussé par Méhéniel-.\li, qui resta maitre ûe la rive gauche de ce cours d'eau. LaTurquie semblait donc victorieuse lorsque la garde impériale russe fut appelée sur le champ de la lutte, et la Russie, ordonna la mobilisation de 188,000 hommes. Toute l'armée roumaine traversa le Danube sous le prince Charles. Le H sept., une nouvelle attaque sur Plevna fut repoussée, maisle générai Gurko, à la tête de la garde impériale, s'empara de Dubnitk de Telish et d Ltropol, et coupa les communications méridionales d'Osman. La chute de Plevna fut le premier granil succès de la Russie, et la Serbie, qui n'attendait que la victoire des Russes pour reprendre les hostilités, déclara aussitôt la guerre. Ses troupes traverserentla frontière le 15 déc.Pendaut ce temps, le prince Nicolas de Monténégro, profi tant du départ des Turcs, s'était emparé de Niksitch, de Presieka, de Bilek (Herzégovine), de Spuz et d'Antivari (Albanie). — Trois armées russes opéraient dans la Turquie d'Asie : l'une prit d assaut Ardaban (17 mai 1877); la seconde entra dans Bayazid abandonné(30 avril;; celiedu centre investit Kars (3 juin). .Mais, de ce c6té aussi, les Turcs reprirent un moment l'ofl'ensive. Débarquant des forces sur le territoire russe, ils s'emparèrent de Suklmai-Kaleh et excitèrent une révolte parmi les (^ircassiens; b'aik- Pacha assiégea Bayazid; et Mukhtar-Pacha battit en plusieurs rencontres, l'armée russe du centre et délivra Kars, si bieu que les Russes furent obliges d'évacuer l'Arménie turque. La lutte reprit avec plus de vigueur lorsque les Russes eurent reçu des renforts. Mukbtar, atiaibli par l'envoi de troupes en Europe, finit pau" être écrasé à Aladja-Dagh (l.ï cet.), défaite qui fut suivie delà prise de K.ars(l8 nov.) et de 1 investissement d'Erzeroum. — Eu Europe, les désastres se succédèrent rapidement après la chute de Plevna. Le général Gurko, tournant le flanc gauche de l'armée turque, occupa le 5 janv. 1878, la ville de Sophiaqui vit une armée chrétienne entrer pour la première fois dans ses rues depuis 1434. L'armée turque des Balkans, forte de 32,000 hommes et de 93 canons, lut mise en complète déroule à Chipka par Skobeletï et se rendit le 9 janv. a Radetzky, au moment où Nissa (Nich) recevait une garnison serbe, où Antivan devenait ville monténégrine (10 janv.), et où Gurko occupait Phiiippopoli. Le 20 janv. Radetzky entra à Andrinople sans tirer un coup ae fusil. C'en était fait de la Turquie, écrasée au pied de son ennemie, si 1 Angleterre, dont la médiation avait éié réclamée par le sultan, n'eût fait avancer une flotte pour protéger Constantinople (13 tév.). Skobelefl' dut s'arrêter à Tchatalja, prés de la capitale ottomane, où il n'osa entrer, de crainte d'y rencontrer les
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troupes britanniques, prêtes à se naître. Le 3 mars fut signé le traité de San-Stefano, petit village où le grand-duc Nicolas avait établi son quartier général, à 18 kil. de Constantinople, traité léonin que l'Autriche et r.\ngleterre déclarèrent incompatible avec leurs intérêts. Le ministère anglais ordonna de réunir à .Malte un continrent de troupes indoues, et la guerre semblait inévitable, quand intervint un accord secret entre la Russie et r.\ngleterre; cette dernière accédait à certaines prétentions de la Russie en Europe, à la condition que son adversaire s'engagerait à ne plus avancer vers la frontière britannique en Asie. On finit par s'entendre pour la réunion d'un congrès à Berlin (voy. Berlin); mais la paix qui y fut signée, tout en démembrant la Turquie d'Europe, ne mit aucune entrave à la marche des Russes vers l'Hindou-Kouch et le Sindh.
RUSSOPHILE adj. (préf. russo; gr. philos, qui aimeL Qui aime les Russes. - Substaativ. C?( mssophile.
RUSSOPHOBE adj. (préf. russo; pr. phobos, craint . (Jui hait les Russes. — Substantiv. JJn 7-ussophobe.
•RUSTAUD. AUDE adj. (vieux fr. rustre, grossier). Oui e-t grossier, qui tient du pavsan : il n'a point de politesse, il est fort rustaud. — s. C'est un sros rustaud, c'est un gros paysan: et, fig., C'e-t un rustaud, c'est un ho.nme impoli, grossier, brutal. (Fam.)
RUSTAUDEMENT adv. Grossièrement, à la
manière des rustauds.
RDSTAUDERIB s. f. Grossièreté, extérieur rustiqu'.
RUSTCHDK [rouss-tehouk'], ville forte de Bulgarie, sur le Danube, presque vis-à-vis Giurgevo. à 450 kil. N. -0.de Constantinople; 30,000 hab. environ. Soies, lainages et autres induitries. 11 s'y est livré un grand nombre de combats entre les Turcs et les Russes. Les fortifications, rasées en 1829, et reconstruites après 18o3, firent de cette place l'une des forteresses du quadrilatère turc, jusqu'au traité de Berlin (13 juillet 1878), qui ordonna de démanteler Rustchuk.
* RUSTICITÉ s. f. (lat. rusticitas). Grossièreté, rudesse : il y a de la rusticité dans ses manières, dans son langage.
•RUSTIQUE adj. (lat. rusticus; de rws, campagne). Champêtre, qui appartient aux manières de vivre de lacampagne : vie rustique. — Inculte, sauvage, sans art : au sortir du jardin, en trouve des promenades rustiques et solitaires. — Archit. Ouvrage, genre rustique, ouvrage, genre d'ouvrage fait de pierres brutes ou de pierres taillées à l'imitation des pierres brutes : l'ordre lustique, ou substantiv.. Le rustique, l'ordre dont les colonnes et les membres de l'entablement sont ornés de bossages vermiculés, etc. ; ce soubassement est d'un genre rustique. — Fig. Grossier, impoli, rude : avoir l'air rustique, la physionomie rustique. — s. m. Paysan :
C'est assez, dit le rustique.
Demain tous Tiendrez chez moi, La FonTAl.^8.
RUSTIQUE (Saint), un des compagnons de saint Denis, martyrisé avec lui au commencement du iir siècle. Fête le 9 oct.
* RUSTIQUEMENT adv. D'une manière grossière : il parle, il agit rustiquement.
*RUSTIQUER V. a. Archit. Travailler ou crépir la surface d'une construction, d'un édifice dans le genre rustique : rustiquer un château. — Rustiquer des pierres, les tailler, les travailler de manière a leur donner une apparence brute.
* RUSTRE adj. (lat. rusticus, rustique). Fort rustique, fort grossier : ila l'air rustre.