SAAD
SADB
SABl
* S s. m. et f. Oiiinzu''mc consonne et dixneuvième lettre de l'alphabet. Lorsqu'on la nomme Esse, suivant la prononciation ancienne et usuelle, le nom de celte lettre est féminin : une S {esse). Lorsqu'on l'appelle Se, suivant la méthode moderne, ce nom est masculin: Un S (se) majuscule. S, mis à la fin des noms, est, dans notre lanyue, le signe ordinaire du pluriel. — En général, cette consonne se prononce comme C des mots Cerf, ici: 1° lorsquelle est initiale; 2» lorsque, placée dans le corps d'un mot, elle est double ou accompagnée d'une autre consonne : session, sensible (prononcez : cession, cencible). — Elle a, au contraire, le son du Z: 1» lorsqu'elle se trouve placée entre deux voyelles, ou entre une voyelle et une h muette; 2° lorsqu'elle termine un mot suivi d'un autre commençantpar une voyelle ou une h muette : gentilshommes, des rosiers en flair (prononcez: genti-i-hommes, des rozier-z-en fleur). — S finale ne se prononce point devant les consonnes sans peur et sans reproche (prononcez : san peur et san reproche). — Pour les exceptions assez nombreuses que souifrent ces diverses règles, et pour certains emplois particuliers de la lettre S, on est obligé de renvoyer aux traités de grammaire et de prononciation, qui comportent mieux les détails et les explications de ce genre. Voyez, au reste. Sceau, shérif, asthmi:, asbeste, balsamine, TRANSIGER ; DÉSUÉTUDE, PARASOL, PRÉ- SÉANCE, présupposer; As, vis, laps, rébus, PATHOS, etc., etc. — Comme toutes les consonnes, S double fait prendre à I'e non accentué qui la précède, le son de l'É fermé ou de l'É ouvert, selon les cas; excepté dans les mots Dessus, dessous, et dans la plupart de ceux qui sont formés avec la particule Re, tels que Resserrer, ressemblant, ressort, etc. (Prononcez : déçus, deçous; recerrer ,recemblant, reçort, etc.) — S se joint, comme lettre euphonique, à l'impératif des verbes dont l'inlinitif est en er, lorsqu'il est suivi des particules EN ou Y : manges-en la moitié; touches-y. — Fig. et fam. Faire des S, se dit d'une personne que l'ivresse ou quelque vertige empêche de marcher droit devant elle, et qui va tantôt à droite, tantôt à gauche. — Yoy. aussi l'article Esse, dans la lettre E.
' SA adj. poss. fém. de la troisième personne. Le masculin est Son. (Voy. Son.)
SAADI iSheik Molish ed-Din) [sâ'-di], poète persan, né à Schuaz, mort en 1291, à l'âge de 102 ans ou davantage. Il est au premier rang des écrivains de son pays. Parmi ses productions se trouvent le Gulistan (Jardin des Fleurs) trad. en franc, par Durier (Paris, 1634) et par Semelet (IS34;; le Bostan (Jardin des Fruits) ; le Pend Nameh ^Livre des Conseils), traduit par Garcin de Tas^y (1S32); un grand nombre de gazels ou odes, d'élégies, etc.
SAADIA ou Saadiah (Ben Joseph), écrivain juif, né en Ei.y|'te en 892, mort à Babylone en 941 ou 'J4-.;. Il a traduit les Ecritures d'hébreu eu arabe. Son principal ouvrage, Sur les heligiûns et les Doctrines, écrit en
arabe, a été traduit en hébreu sous le titre de Emunoth vedeoth, par Judah ben Tibbon.
SAAIE, nom de plusieurs rivières. — I.
(Saale saxonne ou Tburingienne), née dans le Fichtelgebirge (Bavière); se jette dans l'Elbe après un cours d'environ 400 kil. et après avoir arrosé léna, Naumbourg, Mersebourg. Halle, etc. Elle reçoit l'Elster, l'Orla, la Roda, etc. Elle a donné son nom pendant le premier Empire à un déparlement de la Westphalie, qui avait pour ch.-l. Halberstadt. — II. (Saale franconienne), rivière qui naît en Bavière et se jette dan^ le Mein après un cours de 110 kil. — III. (Saale autrichienne), affluent de la Salza; cours, 100 kii.
SAALES, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Saint-Dié (Vosges); 1,400 hab.
SAARBRUCK [zâr-bruk]. Voy. Sarrebruck.
SAARDAM ou Zaandam [sàr'-dainm; zànndamm], ville de la Hollande septentrionale (Pays-Bas), au confluent du Zaan et de l'Y, à 4 kil. N.-O. d'Amsterdam; lfi,606 hab. environ. Il y a dans le voisinage de nombreux moulins à vent qui font de la farine, de l'huile et du papier.
SAAVEDRA (Angel de\ Voy. Rivas.
SAAVEDRA Y FAXARDO (Diego). Voy.
Faxardo.
SABA. Voy. Arabie et Sheba.
* SABAÏSME s. m. Voy. Sabéisme.
SABAOTH, mot hébreu signifiant: des armées, et qui sert souvent à qualifier Jéhovah.
SABAS (Saint), abbé, né en 439, mort en o32. Il fonda un grand nombre de monastères dans la Palestine. Fête le 5 déc.
' SABBAT s. m. (hébr. shabbath, jour du repos). iNom donné chez les Juifs au dernier jour de la semaine : tes Juifs observent fort exactement le sabbat. — Assemblée nocturne que, suivant l'opinion populaire, les sorciers tiennent pour adorer le diable : le bruit était que les sorciei's tenaient leur sabbat dans cette forêt. — Fig. et fam. Grand bruit qui se fait avec désordre, avec confusion, tel que l'on s'imagine celui du sabbat des sorciers : ces ivrognes ont fait un sabbat, un terrible sabbat. Voyex le beau sabbat qu'ils font à notre porte. i. Ràcihb.
— Se dit aussi, fig. et pop., des criailieries d'une femme contre son mari, ou d'un maître contre ses valets : si sa femme vient à savoir cela, elle lui fera un beau sabbat. — Le sabliat, chez les Juifs, était consacré à une abstention complète de tout travail profane. Il commençait le vendredi soir et se prolongeait jusqu'au soir suivant. La grande majorité des chrétiens célèbrent le premier jour de la semaine, le dimanche, au lieu du septième; mais il y a quelques sectes qui conservent l'observation du septième jour.
' SABBATINE s. f. (rad. sabbat). Petite thèse de controverse que les écoliers de ph losophie soutenaientau milieu delà première
année de leur cours: il a soutenu une sabba-
tine .
' SABBATIQUE adj. f. N'est usité que dans cette locution, Année sabbatique, qui se disait, chez les Juifs, de chaque septième année, pendant laquelle on ne labourait ni n'ensemençait les terres. Lors de l'année sabbatique, les produits du sol appartenaient à tout le monde : les débiteurs étaient libérés de leurs dettes.
SABBATISER v. n. Célébrer le sabbat.
SABBATISME s. m. Observation du sabbat.
' SABEEN s. m. Celui qui professe le sabéisme. — Adjectiv. Qui appartient, qui a rapport au sabéisme : le culte sabéen.
* SABÉISME, Sabisme ou Sabaïsme s. m.
Nom de la religion qui a pour objet l'adoration du feu, du soleil, des astres : le sabéisme était la religion des anciens mages : c'est aujourd'hui celle des Guébres. — Le sabéisme régna autrefois , sous diU'érentes formes, dans une grande partie de l'Asie occidentale; il donna naissance à l'astrologie, et, en Mésopotamie, il se conserva jusqu'à une période relativement rapprochée.
SABELLIANISME s. m. (de Sabellius , n. pr.). Hérésie de Sabellius qui niait les personnes de la Trinité, et prétendait que le Verbe et le Saint-Esprit sont des attributs de Dieu.
'SABELLIEN, lENNE adj. Qui concerne
Sabellius ou sa doctrine. — Substantiv. Partisan de Sabellius.
SABELLIQUE adj. (lat. Sabellicus ; de Sabinus, sabinj. Qui concerne les Sabelliens ou les Sabins.
SABELLIUS [sa-bel-liuss], fondateur de la doctrine appelée sabellianisine. Il était prêtre de l'Eglise dePtolémails en Libye, et vivait vers le milieu du iii= siècle. Il rejeta la conception des termes : « Père, Fils et Saint- Esprit » , comme impliquant une trinité d'existences personnelles distinctes en Dieu, et opposa à cette théologie dominante une trinité de manifestations ou de fonctions. D'après lui. Dieu devient Père, Fils et Saint- Esprit suivant qu'il se manifeste comme créateur, comme rédempteur ou comme sanctificateur du genre humain; ces trois formes historiques n'étant pas des personnes, mais simplement des aspects de la divinité. La secte des sabelliens s'éteignit vers la fin du IV6 siècle; leurs opinions se sont cependant perpétuées sous d'autres noms.
SABIN, INE s. et adj. Se dit d'un peuple latin voisin de Rome.
SABIN (Saint), martyrisé sous Dioclétien.
Fête le 30 dec.
' SABINE s. f. Bot. Espèce de genévrier qui croit en Tartarie, en Grèce et dans la France méridionale, dont la saveur est acre, l'odeur très forte, et qui contient beaucoup d'huile volatile : la Sabine est souvent employée comme emménagogue. (Voy. Genévrier.)
SABL
SABINE, fleuve qui prend sa source dans leN.-li.dii Texas, ooiirl au S.-E. penrlaal 430 kil. environ, puis généralement au S., en séparant !e Texas et la Louisiane jusqu'au lac Sabine; longueur, 800 kil. environ. \.e lac Sabine est à 8 kil. à peu près du golfe du Mexique, avec lequel il communique par la passe Sabine.
SABINE (Sainte), dame romaine, née dans rOmbric; .subit le martyre à Rome en 125. Fête le 9 août.
SABINS (lat. Sa'jini] , ancien peuple de l'Italie, qui joue un rôle dans les légendes et l'histoire de Rome. 11 formait trois groupes principaux : les Sabins proprement dits ; les SabetU, divisés en Vestini, Marsi (Marses), Marrucini, Peligni, Frentani elHirpini; et les Samnites. Les Sabins proprement dits, les moins guerriers de tous, habitaient un district montagneux dans l'Apennin central, entre le Tibre, le Nar (aujourd'hui Nera) et l'Anio (Teverone). Leurs villes principales étaient Amiternum sur l'Atenius (Pescara), Cures, Reale (Rieti) sur le iNar, Nursia (Norcia) et Noraentum. Au commencement du m' siècle av. J.-C, ils reçurent le droit de cité romaine et se fondirent finalement dans la république.
SABINUS (Julius), Gaulois, né dans le pays des Lingones ou Lingons, qui tenta avec Givilis d'affranchir son pays de la domination romaine (69-70 après J.-C). Vaincu, il se cacha dans une grotte, au fond d'une forêt druidique. Sa femme, la généreuse Eponine, vécut avec lui 9 années dans cette sorte de tombeau. Saliinus, ayant été trahi, fui livré à Vespasien; celui-ci l'envoya au supplice malgré les supplications d'Eponine, qui demanda à partager son sort.
SABIR s. m. Jargon algérien, composé de mots français, espagnols, turcs et italiens, prononcés à l'arabe et formant un pot-pourri il la fois détestable et pittoresque. Mar.ache, béiéf ei plusieurs autres expressions du sabir ont passé dans le jargon de nos soldats d'Afrique : parler salir; comprendre la langue sabir.
• SABISME s. m. Voy. Sadéisme.
SABLAIS, AISE s. et adj. Des Sables-d'Olonne ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
■ SABLE s. m. (lat. sabulum). Gravier ré.
SABL
•SABLÉ. ÉE part, passé de Sabler. — Fontaine sAULÉE, vaisseau de cuivre ou du quelque autre matière, dans lequel on fait filtrer de l'eau a travers le sable, pour la rendre plus claire, pour l'épurer.
SAISIE. S(ibololium,Sahuliiim, ch.-l.decant., arr. et a 26 kil. N.-O. de la Flèche (Sarthe), sur une colline baignée par la Sarthe; b,H8 hab. Lainages, serges; anthracite, ardoises, marbre noir, grains, fruits, bestiaux, etc. Ruines d'un antique château du moyen âge, qui a joué un certain rôle pendant les guerres de Bretagne. Traité du 2t août 14S8 entre Charles VIU et François II, duc de Bretagne, qui prit l'engagement de renvoyer de ses Etals les troupes étrangères, et de ne marier ses filles que du consentement de son suzerain.
SABLÉ (Madeleine de Souvré, marquise de), femme célèbre, née en lo98, morte en 1(378. Elle vécut d'une manière peu régulière et son salon fut le rendez-vous des beaux esprits de son temps. Ses Maximes ont été publiées à Paris en 1678, in-12.
' SABLER V. a. Couvrir de sable : sabler les allées d'im jardin. — Fi g. et fam. Boire tout d'un trait, fort vite; par allusion à la promptitude avec laquelle un fondeur doit opérer lorsqu'il jette en sable : sabler un verre de vin.
SABLES -D'OLONNE (Les), Arejix Olonenses. ch.-l. darr., a 34 kil. N.-O. de la la Kochesur-Yon CVendee), sur une presqu'île qui s'avance dans l'Océan^ par 46" 29' 47" lat. N. et 4° 7' 27" long. 0.; 11,826 hab. Ecole dhydrographie; bains de mer; pèche de la sardine. Belle église. Port creuse par Louis XI. Cette ville, fondée par des pêcheurs basques elespagnols, appartint à Philippe de Comines. Les proteslants la prirent en 1577 et eu 1378. Une flotte anglo-batave la ruina en 1696. Les Vendéens l'assiégèrent vainement du 25 au 29 mars 1793.
SABLÉSIEN, lENNEs. et adj. DeSablé; qui concerne cette ville ou ses halùtants.
SABLEUR, EUSE s. Personne qui boit beaucoup.
"SABLEUX, EUSE adj. Qui contient du sable. — Farine sableuse, celle dans laquelle se trouve mêlé du sable.
■• SABLIER s. m. Espèce d'horloge de verre,
duit en poudre "ou en petits grains. Se dit ' composée de deux fioles ajustées de manière
d'une sorte de terre argileuse, sans aucune consistance, et souvent mêlée de petits grains de gravier : sable de terre; sable de mer. — Fig. Baïik suh le sable mouvant, ou simpl., Batib suu le sadle, fonder des projets, des établiisements, des entreprises sur quelque chose de peu solide. — Avoir du sablk dans les yeux, éprouver une envie de dormir qui appesantit les paupières. — Chim. Bain de sable, sable dont on entoure un vaisseau qu'on veut chauffer : distiller au bain de sable. — Gravier qui s'engendre dans les reins, et qui forme la gravelle : ses urines sont pleines de sable. — Synonyme peu usilé de Sablier. (Voy. ce dernier mot.) — Fondeur. Compo.sition faite avec du sable ou de la poussière d'os desséchés, etc., oti l'on jette en moule des monnaies, des médailles, etc.: jeUrune médaille en sable. — Blason. Nom de la couleur noire : il porte de sable à un lion d'or.
SABLE (Ile de) [angl. Sable Island], lie ba^.seel sablonneuse de l'Atlantique, à environ 150 kil. S.-E. de la Nouvelle-Ecosse, à laquelle elle appartient; longueur, 40 kil.; largeur, de 2 a 8 kil.; 27 hab.
SABLE (Cap), I, extrémité méridionale de la .Nouvelle-Ecosse, par 43" 26' lat. N. et 67" 58' long. 0. — 11, pointe méridionale de la Floride, par 26° 55' lat. N. et 83° 35' long. 0.
que du sable fui qui est dans l'une, s'écoule dans l'autre, par une petite ouverture, et sert à mesurer un certain espace de temps : sablier d'une heure, de demi-heure, d'un quart d'heure. — Petit vaisseau contenant du sable propre à être répandu sur l'écriture pour la sécher : un sablier de cuivre, de fer-blanc. — Bot. Petit arbre d'Amérique, dont le fruit, qui est une capsule dure et "très sèche, peut s'emi>loyer en guise de sablier, de vase à mettre du sable pour sécher l'écriture.
* SABLIÈRE s. f. Lieu creusé dans la terre, duquel OM tire du sable pour bâtir : une grande sablière.
' SABLIÈRE s. f. Charpent. Pièce de bois posée hûi izontalement, et destinée à recevoir, à porter l'extrémité de certaines autres pièces de charpente : lasabliére ou plate-forme qui reçoit le pied des chevrons du comble.
SABLIÈRE (La). Voy. la Sablière.
* SABLON s. m. Sable fin, sable très menu: du sabloit d'Etampes.
* SABLONNER v. a. Ecurer avec du .salon : sablonih r de la vaisselle.
' SABLONNEUX, EUSE adj. Où il y a beaucoup d'. .-aille : paij:, sablonneux.
' SABLONNIER s. m. Celui qui vend du sablun : u)i sablonnicr d'Etampes.