SALI
dépendant d'aucun suzerain, et sur laquelle était situé le manoir du maître. Plus lard, on appliqua ce titre aux propriétés foncières reçues d'héritage, pour les distinguer des propriétés d'acquêt, et, en vertu de la loi salique. les femmes furent exclues du droit d'hériter de cette sorte de propriété. Cette dernière disposition de la loi salique a toujours été suivie en France pour la succession au trône, de même qu'elle l'a été en Espagne sous les Bourbons, jusqu'en 1830.
* SALIENS, adj. m. pi. Antiq. Nom par lequel on désignait, à Rome, les prêtres de .Mars et les poèmes chantés en l'honneur de ce dieu : les chants des prêtres saliens étaient accompagnés de danses qui leur étaient particulières. — Substantiv. Le collège des Saliens.
* SALIÈRE s. f. Pièce de vaisselle pour mettre le sel et qu'on sert sur !a table: salière de faienee, de cristal. — Ustensile de cuisine, ordinairement de bois, où l'on met le sel, et qu'on pend dans la cheminée pour le tenir sèchement : salière de hois. — Se dit, par anal., de certains creux qui se forment au-dessus des yeux des chevaux quand ils vieillissent ; les vieux chevaux ont ordinairement des salières au-dessus des yeux. Il se dit quelquefois en parlant des personnes. — Se dit aussi, pop., de certains creux que les femmes ont quelquefois vers les clavicules : cette femme commence à maigrir, elle a des salières, il lui vient des salières.
SALIERI (Antonio), compositeur italien, né en 1750, mort en 182.5. Il fut niailre de chapelle de la cour et directeur du théâtre de Vienne. Il a écrit 43 opéras, et de la musique instrumentale et d'église.
SALIES. 1. ch.-l. decant., arr. et à 24 kil. S.-E. de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) ; 4,040 h. Deux sources minérales froides, dont l'une salée et 1 autre sulfurée calcique. — Scrofules, lymphatisme, dyspepsie, gastralgie, gravelle, goutte, rhumatismes, alfections nerveuses. — Pout sur le Salât. — II, ch.-l. de cant., arr. et à Ib kil. G. d'Orthez (Basses-Pyrénées); e,137 hab. Deux sources minérales : i' source du biyaa. eaux chlorurées sodiques, bromoiodurées. Maladies de la peau, all'ections scrofuleu-es, affections du système lymphalique, maladie des os, épanchements articulaires, nécroses, caries, abcès froids, névroses; f Source de Carsalade, eaux bicarbonatées chlorurées.
SALIFÉRE adj. (lat. sal, sel; /'ero, je porte). Qui contient du sel.
SALIFÉRIEN, lENNE adj. Géol. Qui contient du sel commun ou chlorure de sodium.
' SALIFIABLE adj. Chim. Se dit des substances qui jouissent de la propriété de former des sel- en se combinant avec les acides: base salifiablr.
SALIFICATION s. f. Chim. Production d'un sel.
SALIFIER V. a. Chim. Convertir en sel.
* SALIGAUD, AUDE s. Celui, celle qui est sale, malpropre. (Pop.)
SALIGÉNINE s. f. (lat. sal, sel; gr. genos, naissance). Chim. Corps de nature à la fois alcoolique et phénique d'où dérive par oxydation l'acide salicylique.
SALIGNAC, ch.-l. de cant., arr. et à -17 kil. N.-O. de Sarlat (Dordogne); 1,302 hab.
* SALIGNON s. m. Pain de .sel fait d'eau de fontaine -alee: on met des salignons dans les colombiers pour <Utirer les pigeons.
* SALIN, INE adj. Qui contient du sel, qui est de la nature du sel : substance, concrétion saline — s. m. Une saline : les salins de Peccuis. — Le produit brut qu'on obtient en faisant évaporer jusqu'à siccité la lessive des cendres végétales ; la bruyère, le buis, le gené-
SALï
vrier, la vigne, etc.. fournissent beaucoup de mlin.
SALINAGE s. m. Etat de l'eau salée qui n'est pas suffisamment concentrée pour que le sel se dépose. — Opération consistant à pousser la concentration de l'eau de «ources salées au point convenable pour que le sel se dépose. Salinaphlol. (\ . S.)
* SALINE s. f. Chair salée, poisson salé : la satine ne vautrien aux goutteux, auxgraveleux.
— Particul. Poisson salé, comme morues, harengs, etc.: de la sal ne. — Se dit aussi des lieux ou l'on fabrique le sel en évaporant l'eau des puits ou des marais salants, ou celle des sources, des fontaines salées, soit par la chaleur du soleil, soit par le moyen du feu : les salines de Brouages; la saline de Marsal.
— Se dit également des rochers, des mines de sel gemme : la saline de Cardonnc.
SALINER V. a. Procéder à l'opération du
salinage.
* SALINIER s. m. Celui qui fabrique le sel.
SALINITÉ s. f. Qualité de ce qui est salin.
SALINOMÈTRE s. m. (fr saline; sr.métron, mesure). Instrument à l'aide duquel on détermine la quantité proportionnelle de sel en dissolution dans l'eau.
SALINS. Salinse, ch.-l. de cant., arr. et à 26 kil. i\ -E. dePoligny [JuraJ, sur la Furieuse, dans une gorge étroite; 5,607 hab. Eaux chlorurées sodiques bromurées froides. Anémie, rhumatisme, stérilité. — C'est à Salins que fonctionna, pour la premièi-e fois en France, un mont-de-piélé (13ti3).
SALINS - DE MOUTIERS, station minérale de l'arr. de Moutiers (Savoie); 283 hab. Eaux chlorurées sodiques fortes. — Lymphatisme et scrofules, débilité générale des enfants et des femmes, anémie, ulcères atoniques, tumeurs blanches, plaies d'armes à feu. rhumatismes, paralysie. ^ Etablissement thermal.
' SALIQUE adj. Ne s'emploie guère que dans ces expressions : Terres s.vliques, terres qui furent distribuées aux guerriers francs après la conquête de la Gaule; et, L.\ loi s.^LiQUE, ancienne loi, qui, entre autres dispositions, déclarait les femmes incapaliles de posséder les teires saliques, et sur laquelle fut fondé l'usage qui excluait de la succession au trône de France les filles et leurs descendants. Le plus souvent on donne le nom de Loi salique à cette seule partie de la loi. (Voy. Salien.)
* SALIR V. a. Rendre sale : salir son linge.
— Fig. Salir l'imagination, présentera l'imagination des idées obscènes : ce conte, cette description, cette idée salit l'imagination. — Salir la réputation de quelqu'un, y porter atteinte par des discours, par des calomnies.
— Se salir v. pr. Oet enfant s'est sali. — Il s'est SALI, se dit d'un homme qui a fait quelque action fort nuisible à sa réputation : je ne dis pas qu'il s'est déshonoré, mais il s'est sali.
SALISBURY [sâlz'-ber-i] ou New-Sarum [niou-ser-omm], ville d'Aiiiileterre, ca|iitale du Wiltshire. au confluent de l'Aron, du Wilz etdelaBourne,àH8kil. 0. -S. -0. de Londres; la,98u hab. La cathédrale date du xin» siècle, de 1220 à 1260. (Voy. Sarum.) (V. S.)
' SALISSANT, ANTE adj. Qui salit : le drap noir est salissant, quand il est neuf. — Qui se salit aisément : le blanc est une couleur fort salissante.
' SALISSON s. f. Petite fille malpropre : c'est une pelile salisson. (Pop.)
■ SALISSURE s. f. Ordure, souillure, ce qui rend une chose sale : ce n'est pas une tache, ce n'est qu'une salissure.
' SALIVAIRE adj. Anat. Qui a rapport à la
SALL
=alive : glandes sii/iï'ii/v .<. — Glandes salivaires, i;Iatides qui sécrètent la salive. Les finnoipales sont les parotides. Ie< sous-maxillaires et les sub-lin?uales, disposées par paires. La glande parotide, qui est la plus grosse et pèse de l,ï à 30 :;r., est immédialeiiient au-dessous et en avant de Toreille et de l'arcade zygoinatique, et descend jusqu'à l'auffle delà mâchoire intérieure. Sa surface extérieure, légèrement lobée, est couverte par la peau et les l'ascias, et sa surface interne s'élend profondément dans le cou par deux appendices dont l'un s'enfonce derrière l'appendice styloîde et au-dessous de l'apopliysc mastoîde de l'os temporal et du muscle slerno-raastoïde, et l'autre, en avant de l'appendice styloîde. L'artère carotide externe etd'autres vaisseaux sanguinstraversent cette glande, ainsi que le nerf facial avec ses ramifications et le nerf auditif. Le conduit de la glande parotide (conduit de Sténo), a environ 6 ccnlini. de long, et s'ouvre à la surface interne de la joue par un petit orifice vis-à-vis la seconde molaire de la mâchoire supérieure. La glande sous-maxillaire est située au-dessous de la mâchoire inférieure, dars l'angle même qu'elle forme. Son conduit (conduit de WhartonI, a environ ocentim. et s'ouvre par un orifice étroit sur le côté du frein de la langue. La glande sub-lini:uale, la plus petite, est sur la paroi de la bouche, au bas du frein de la langue. Elle a de 8 à 20 condiiils, très courts, ((ui s'ouvrent sur la saillie i\ue lorme la glande même. Le professeur Dalton a obtenu de la salive pure de la glande parotide en introduisant un tube d'argent dans le conduit. Dans une observalion, 25 gr. de liquide sécrélé coulèrent du tube en 20 minutes. On croit généralement aujourd'hui que la fonction de la salive de la parotide est surtout d'aider à la mastication et à la déglutition. La salive pure des sous-maxillaires est plus visqueuse que celle de la parotide; mais elle est parfaitement claire, et en refroidissant devient gélatineuse. La matière organique dont elle se compose ne se coagule pas à la chaleur. Bernard croit qu'elle sert uniquement à la dégustation ou à l'organe du goût. — Calcul salivaire, calcul qui se forme dans les canaux des glandes salivaires.
SALIVAL, ALE adj. Qui appartient à la
salive.
* SALIVATION s. f. Méd. Ecoulement de la salive, provoque par quelque remède ou occasionné par quelque maladie : on lui a proisurii xme abondante salivat'on. — La sécrétion surabondante de salive ou ptyatisme peut dépendre de la grossesse ou de l'usai'e des préparations mercurielles. Dans ce dernier cas elle est accompagnée d'un goût cuivreux avec gonllement et ulcération des gencives et fétidité de l'haleine. On la combat par des potions au chlorate de potasse (2 à 3 gr. par jour).
* SALIVE s. f. (lat. saliva]. Humeur aqueuse et un peu visqueuse qui coule dans la bouche: la salive est très utile à la digestion. (Voy. Di- GKSTION et Saliv.^ike.)
' SALIVER V. n. Rendre beaucoup de salive :
le tabae mâché fait beaucoup saliver.
SALIVEUX, EUSE adj. Qui ressemble à la
î.ilive.
SALLANCHES, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kii. S.-E. de Bonneville (Haute-Savoie), dans la vallée de l'Arve; 3,143 hab.
* SALLE s. f. Grande pièce dans un appartement : un appartement composé d'une antichambre, d'une salle, dune chambre et d'un cabinet. — Salle depûuce. iVoy. Police.)— Se dit encore de certains grands lieux couverts, destinés pour l'usage et pour le service, ou pour le plaisir du public : lu salle d^s au-