‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 186 sur 639 · SARD · texte numérisé non relu

SARD

par Arbac^s. satrape de Médée, et Bélésys, (irêtre chaldéen. Il soutint, dans Ninive, un siège de deux ans; lorsqu'il fut réduit à l'extrémité, il se mit avec ses trésors et ses femmes sur un bûcher et périt au milieu des flammes. Beaucoup d'historiens considèrent ce récit comme un mylbe. Rawlinson pense que Sardanapale représente à la fois Àssurbanipal, et son successeur Assur-emit-ilin.

SARDANAPALESQUE adj. Qui convient à Sardanapale, a un sardanapale.

SARDANAPALISME s. m. Vie de Sardanapale. vie elléminée.

SARSE s. et adj. De la Sardaigne; qui concerne cette lie ou ses habilauls. — Etats Sardes ou Royaume de Sardaigne, ancien royaume d'Italie, comprenant l'ile de Sardaigne, le Piémont ; avec Saluzzes, .Montferrat, el l'O. du duché de .Milan), Gênes, la Savoie et Nice; 96.000 kil. carr.; .5,167,000 hab. Les deux dernières parties nommés ci-dessus ont été annexées à la France, et toutes les autres, de même que la Lombardie qui fut l'éunie à la Sardaigne en 18o9, appartiennent aujûurdhui au royaume d'Italie, Victor .\médee II, de Savoie, fut le premier qui prit le titre de roi de Sardaigne en 1720; il abdiqua en 1730 en faveur de son fils Charles-Emmanuel, el après avoir fait d'inutiles etforts pour recouvrer la couronne, il mourut prisonnier en 1732. Charles-Emmanuel III mort en 1773, ajouta de nombreux territoires a la Sardaigne. Son fils, Victor .amédée 111, fut vaincu par .Napoléon en 1796 et lui céda la Savoie et Nice. Le fils de celui-ci, Charles-Emmanuel IV, fut forcé de se retirer dansl'ile de Sardaigne. En lSO:i, le Piémont lut annexé à la France, et la Sardaigne continentale resta française jusqu'en 1814. Lorsque Charles-Emmanuel abdiqua, en juin 1 80J, il eut pour successeur son frère Victor-Emmanuel, lequel, rétabli en 1SI4, fit renaître l'absolutisme. La Savoie lut de nouveau annexée a la Sardaigne, et on y ajouta Gènes en 1SI5. Pendant une insurrection militaire ( 1821 ), Victor-Emmanuel P' abdiqua en faveur de son irère, Charles-Félix, en l'absence duquel Charles-Albert, de la branche cadette de Sa\oie-Caiignau, prit la régence et proclama la constiUilion espagnole de 1820. Cependant, avec l'aide de la Russie et de I .\utiiche, Charles-Félix fut installé sur le trôii e. La branche aînée s'éteignit avec lui le 27 avril 1831, et Charles- Albert lui succéda. En 1848, il proclama le statuto fondainentale, base de la constitution ilaiieuue actuelle, et se lit le champion de l'Italie contre l'Autriche. Après avoir été 1 attu par Radetzky, il recommença la guerre en 4S49 et fut écrasé à .Novare le 23 mars, il abdiqua, et son (ils Victor-Emmanuel II, liiiit par devenir roi de toute l'Italie. (Voy. Itauk.)

ROIS DE SARDAIG.N'ïï

Victor- Amédee 1" 1720-173*

Charles-Emmanuel 1" 1730-1773

Victor-Amedee II 1773-1796

Charles-Eoiinanuel II 1796-lSOî

Victor Eniraanuel 1" ISl.-lîjil

CharlL-s-Félil 18ÏI-IS31

Ch.irles-AlbLrl )S31-IS49

Viclor-EmniiinuelII 1S49-I661

SARDES i^Sardis], ancienne cité de l'Asie Mineure, capitale de la Lydie, dans une plaine au N. du mont Tmolus, sur le Pactole prés de son confluent avec THermus, à environ 75 kil. deSmyrne. Il n'y a plus que quelques débris de la demeure de Crésus, à l'époque duquel Sardes é;ait une des villes les plu» opulentes du monde. (Voy. Lydie.)

SARDIE::. IENNE s. et adj. De Sardes; qui appar.ieiiL a cette ville ou à ses habitants.

•SARDINE s. f. (lat. surda, surdina). Ichty. Espèce de petit hareng très commun sur les côtes de France et qui ne mesure pas plus de 1 2 à Ib centim. de long. La chair de la sardine {clupea sardinuj eil iTèi délicate; c'est

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pourquoi la pêche de ce poisson occupe un grand nombre d"hommes et de femmes sur les côtes de Bielag-nc, de Saintonfje. de Portug-al et dans la Méditerranée. On sale la sardine et on la fume, ou bien on la conserve dans l'huile ou dans le beurre et on la met en boîtes pour l'exportation. — Les sardines se nourrissent de menu poisson, de vers marins et de frai. Habituellement plongées à de très srandes profondeurs, elles viennent pendant les trois moisde l'automne pondre sur les côtes en bancs innombrables qui servent de proie aux grands poissons. — Les sardines fraîches ou salées se font cuire sur le gril et se mangent accompagnées d'une sauce. Elles se servent en hors-d'œuvre ainsi que les sardines en conserve.

SARDINERIE s. f. Endroit où l'on prépare les sar.line^ que Ion veut conserver.

SARDINIER s. m. Filet employé à la pêche de la sardine.

SARDIQUE. Sardica, Vlpia Sardica, ancienne ville de la basse Mésie ou Dacie Inférieure, près du mont Hémus. auj. Sophiu. L'n concile célèbre y fut tenu en 347.

* SARDOINE s. f. Sorte d'airate, non transparente, qui est de deux ou trois couleurs : sardoine orientale. — La sardoine est une variété de cornaline ou de chalcédoine, dont le nom dérive soit de la ville de Sardes en Lydie, où on la trouva pour la première fois, soit de greco-àpÇ, chair, à cause delà couleur de chair qu'elle présente parfois.

SARDONIE s. f. (lat. Sardoina, sardaignel. Nom donné par les Romains à la renoncule scélérate (ranunculus sceleratus), qui avait, disait-on, la propriété d'exciter le rire sardonique.

* SARDONIEN ou Sardonique adj. m. (rad. sardonie.. .Ne s'emploie que dans la locution, Ris SARDONIEN ou SARDONIQUE, SOI te derisconvulsif causé par une contraction dans les muscles du visage.

SARDONS, ancien peuple de la Narbonnaise 1'*. On suppose qu'ils tiraient leur nom d'une colonie qui venait de l'île de Sardaigne. Leur pays forma le Roussillon et ensuite le dép. des Pyrénées-Orientales.

SARDONYX s. m. [-nikss]. Espèce de sardine.

* SARGASSE s. m. (esp. sargazo). Soil'- de varech des mers tropicales. — Mer des Sargasses, immense espace de l'Atlantique, entre les Açores et les îles du Cap-Vert occupé par une agglomération de sargasses.

SARGON. Voy. Assyrie.

SARGUE s. m. [sar-ghe] (gr. sarx, chair). Iclit. Genre d'aeanlhoptérygiens sparoïdes, comprenant plusieurs espèces de poissons à dorsale épaisse. Le sargue mouton {surgus

Sarg^uc mouton (Sargus otïs).

ovis, Cuv.) mesure environ .ïO centim. de long; quelques individus atteignent cependant une bien plus grande taille. Son corps est court et épais, son dos arrondi, sa couleur générale claire. La forme de sa tête et

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sa couleur noire lui donnent une certaine ressemblance avec celle du mouton. On estime beaucoup sa chair.

SARI, ville de Perse, capitale delà province de M;izaiideran, par 36° 3.5" lat. N. et -50° 54' lonj;. E., à 23 kil. environ de la côte méridionale de la Caspienne; 20,000 liab.EUe contient une remarquable tour en briques, de 100 pieds de haut, et cinq collèges.

SARI-D'ORCINO, ch.-l. de cant., arr. et à34 kil. iN-E. d'Ajaccio (Corse) ;9B0 hab.

• SARIGUE s. m. [sa-ri-ghe] (dr- çarigueya, nom que les indigènes du Brésil donnent à l'espèce principale). Mamm. Genre de marsupiaux dont les diti'i^rentes espèces reçoivent, suivant les pays, les noms de Micouré (Paraguay), de manicûu (îles de l'Amérique du Nord), d'oppossî/m (Etats-Unis) et de Ihlaquatzin (Mexique). (Voy. Oppossum.)

* SARISSE s. f. (gr. sarma). Antiq. gr. Longue lance dont étaient armés les soldats de la phalange.

SARK ou SERCQ, la plus petite des îles anglo-normandes, à environ 9 kil. au S.-O. de Guernesey ; 5 kil. carr. ; 580 hab. Elle se compose de deux parties: le Grand et le Petit Sark, réunis par une chaîne de rochers qui mesure plus de iOOpiedsdehautet seulement o pieds de large. Côte d'un difficile accès; mer très dangereuse.

SARLADAIS, AISE s. et adj. De Sarlat; qui appartient a cette ville ou à ses habitants.

SARLADAIS (Le), Sarlatensis pagus, petit pays du haut Périgord, comprenant le territoire de Sarlat.

SARLAT, ch.-l. d'an-., à 91 kil. S.-E. de Péri gueux (Dordogne), au fond d'une étroite vallée, par 44» i53' "22" lat. N. et 1° 7' 14" long. 0.; 7.225 hab. Truffes, vins, luiille de noix, bestiaux. Minerai de fer, houille, etc. Vieilles églises, dont l'une fut cathédrale. Patrie de La Boétie.

SARMATE s. et adj. De la Sarmatie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

SARMATIE. Géogr. anc. Nom dune vaste région de l'Europe orientale et de l'Asie occidentale. Ptolémée distingue la Sarmatie européenne et la Sarmatie asiatique. La première s'étend, d'après lui, depuis la Vistule, et sans doute, le golfe de Finlande, jusqu'à la Chersonès Taurique (Crimée) et au Tana'is (Don). La Sarmatie asiatique, a l'E. et au S.-E. ue celle-ci, allait jusqu'à la Caspienne et au Rha (Volga). La division orientale était habitée par les Sarmates proprement dits, les Sauromatœ d'Hérodote, qu'il fait descendre des Scythes et des Amazones; la division occidentale, ou Scylhie d'Hérodote, par les Veneui, les Alain, les Haraaxobii, les Roxolaiii, les Jazyges, et autres tj-ibus de races diverses.

SARMATIQDE adj. Qui a rapport aux Sarnialos 011 u la Sarmatie.

' SARMENT s. m. [sar-man] (lat. sarmentum). Bois que pousse un cep de vigne : cette vigne a poussé beaucoup de sarment cette anntx. — Prov. et pop. Du jus de sarment, du vin.

' SARMENTEUX, EUSE adj. Se dit d'une vigne qui pousse beaucoup de sarments : vigne sarmenteuse. — Bol. Se dit, par est., des plantes dont la tige est longue, tlexible et grimpante comme le sarment : ■plante sarmenteuse .

SARNO, ville de l'Italie méridionale sur le Sarno (anc. Sarnus], à 20 kil. N.-O. de Salerne; 24,500 hab. Ville d'une grande antiquité, qui contient les ruines d'un puissant château, une belle catbédrale, des sources minérales et des manufactures de papier et de soie.

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SARON (Jean-Baptiste Boshart db), mathématicien et astronome, né à Paris en 1730, mort sur l'échafaud en 1794. Il fut membre de l'Académie des sciences et premier président du Parlement. Il fut le protecteur de La Place et fit imprimer à ses frais le premier ouvrage de ce savant. Paris adonné son nom à une de ses rues.

' SARONIDE s. m. (gr. sarônidai; desarùn, chêne). Nom d'une classe de prêtres gaulois: les soroïii'dcs étaient des ei^péce^ de druides.

SARONIQUE (Mer), nom donné autrefois à la partie de la mer Egée qui s'enfonce entre le cap Sunium et la pointe de l'Argolide. On dit auj. golfe d'Egino ou golfe d'Athènes. Cette mer était jadis bordée d'une forêt de chênes (gr. saron).

SÀROS [cha-roch], comté du nord de la Hongrie; 3,791 kil. carr.; I80,0o0 hab., en majorité Slovaques et Ruihènes. Les Carpathes, qui marquent la frontière, poussent leurs ramifications sur presque tout le pays. Grande exploitation de sel à Sôvâr, près d'Esperies, la capitale. On y trouve des opales de valeur.

SARPER v. a. Couper avec une petite faux

à manche cintré.

SARPI Paolo), souvent appelé Fra Paolo, historien italien, né à Venise en 1532, mort en 1623. Après plusieurs années passées au couvent, il fut nommé professeur de théologie à .Manloue, puis à Venise, et devint, en lo79, provincial de son ordre. 11 étudia les sciences naturelles et fit des découvertes importantes, notamment, d'après Grisellini, la circulation du sang, et l'inclinaison de l'aiguilleaimentée. Le pape Paul V n'ayant pu obtenir de Venise l'aiirotration d'une loi qu'il regardait comme contraire à la liberté de l'Eiilise, menaça la république d'interdit. Sarpi, nommé canoniste d'Etat en 160.5, publia, l'année suivante, un Trattato dell' interdelto. où il exhortait les Vénitiens a ne pas se laisser effrayer, et une longue controverse s'ensuivit avec la cour papale. En même temps, Sarpi poussait énergiquement à une alliance entre Venise et la nouvelle répuldique hollandaise. Il fut alors dénoncé comme schismatique et protestant. Il est surtout connu aujourd'hui par son «Histoire du concile de Trente » {Istoria del conlilio Tridentino), Londres, 1619. La meilleure édition de ses écrits est celle deNaples (1789, 24 vol.). A. -A. Bianchi-Giovini (1836) et .\.-G. Campbell (l875)ont écrit sa vie d'après les manuscrits originaux.

SARRACÉNIE s. f. (lat. sarracenus; de Sarrazin, médecin français). Bot. Genre type de la famille des sarracéniées, comprenant 6 ou 7 espèces de plantes herbacées qui croissent

Sarracénic pourpre (Sarracenia purpurea).

dans les lieu.\ marécageux de IWio' rique du Nord et de la Guyane. La sarraccnic pourpre {sarrwenia jMrpurca), très commune dans les marécages tourbeux, depuis Terre-Neuve jus-

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qu'à la Floride, et, à i'Û., jusqu'au Minnesota, porte les noms populaires de pitcher plant (plante pot), huntsman's cup (coupe du chasseur) elside-S(iddleflower{fleur en selle d'amazone). Ses feuilles, long-ues de U)à 15 centim., sont recourbées en haut, et ont une aile large et un capuchon court, droit et ouvert; elles sont souvent veinées et nuancées de pourpre; la fleur, sur un pédoncule d'un pied de haut, est d'un pourpre foncé. — Ce qui donne un grand intérêt à l'observation des sarracénies, c'est que ces plantes sont de véritables insectivores. Leur proie vivante est attirée par un suc mielleux qui se trouve à l'ouverture du tuhe que forme la feuille. La chute de l'insecte est facilitée par la disposition de poils qui hérissent l'intérieur du tube; il tombe dans un liquide aqueux dont est rempli le fond de ce tube, et les poils rempt''chent de s'échapper.

SARRACÉNIÉ. ÉE adj. Qui ressemble ou

qui se rapporte à la sarracénie. — s. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales hypogynes ayant pour type le genre sarracénie et comprenant plusieurs autres genres de plantes pour la plupart insectivores.

SARRACÉNIQUE adj. Qui a rapportaux Sar-

rasin>.

SARRACOLETS. peuple de la Sénégambie,

fornianl plusieurs tribus musulmanes.

SARRASIN, INE s. et adj. [sa-ra-zain] (lat. fiii-i-wmi : du gr. sarakenos, oriental; quelques olymologistesle font venir de l'ar. sahi-a. désert; d'autres de sharkeyn ou sharakyoun, peuple oriental, par opposition à moghreb, pays occidental). S'est dit, à l'origine, d'une tribu arabe.— Futensuile appliqué, pendant le moyen âge, aux Musulmans de Syrie et de Palestine, aux Bédouins qui envahirent le N'. de l'Afrique, aux Arabes qui conquirent l'Espagne et désolèrent les côtes européennes de la Méditerranée, aux populations mauresques ou mahométanes qui combattirent les croisés, et plus tard, aux Turcomans qui renversèrent l'empire d'Orient.

' SARRASIN s. m. Bot. Genre de polygouées comprenant plusieurs espèces de plantes herbacées annuelles, originaires de l'Asie centrale. — Adjectiv. Blé sairasin. — Encycl. Le sarrasin commun {fagopyrum csculentum) , vulgairement appelé blé noir, est une plante

(Fagopyrum esculeatum).

rameuse à fleurs blanches, quelquefois légèrement purpurines, réunies en grappes; à graine triangulaire qui fournit une farine blanche dont on fabrique un gruau populaire en Allemagne et en Pologne, des galettes, des gâteaux et des bouillies partout ailleurs. Les fleurs du sarrasin sécrètent une grande quantité de miel, ce qui fait qu'elles sont très fréquentées par les abeilles; mais le miel produit par ces dernières est rouj-'eâtre et de qualité inférieure. Les graines de sarrasin sont recherchés par la volaille, sur-

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tout par les pigeons; elles échauffent et font pondre les poules, mais elles produisent une maladie cutanée chez le cochon. Le sarrasin est cultivé surtout en Bretagne, dans certaines partiesde la Normandie, de la Picardie et de la Flandre; il est d'une grande ressource pour les contrées où les céréales, et surtout le blé, feraient défaut, he sarrasin de Sibéi-ie ou de Tartarie [fagopyrum Tartaricum) craint moinslefroid que le précédent et produit davantage. On le cultive en Normandie.

SARRASIN (Jean-François), poète, né à Hermanville (Calvado.-) en 1603, mort à Pézénasen 16-54. 11 a laissé : Défaite des bouts rimes; Poésies, etc. Ses Œuvres ont été publées à Pans en 1636 lin-i») et rééditées en 16,ï8, 1694, etc., et à Caen en 1824(in-8°) ; ses Œuvres choisies, par Nodier, à Paris, en 4 826 (in-'l2).

• SARRASINE s. f. Fortifie. Herse formée de gros pieux de bois ferrés en pointe par le bas, que l'on suspend entre le pont-levis et la porte d'une ville, d'un château fort, etc., pour la baisser au besoin.

• SARRAU s. m. [sa-rôj. Espèce de souquenille que portent les paysans, les rouliers, etc., et qui faisait autrefois partie, de l'équipement des soldats : un sarrau de toile.

SARRE, Sara ou Saravus ; (ail. Saar). Rivière de France et d'Allemagne, qui prend sa source dans les Vosges, arrose ce dép.. celui de Meurthe-et-Moselle et se jette dans la Moselle après avoir baigné Sarrebriick et Sarrelouis; cours 200 kil. Son nom fut donné à un dép. français créé en 1795 et ayant pour ch.l. "Trêves. Depuis ISlo, ce dép. appartient à l'Ailemagni'.

SARREBOURtJ, Sarx. castrum, ail. Saarburg), ville d'Alsace-Lorraine, sur la Sarre, à OOkil. E. de Nancy: 5,700 hab.

SARREBRÛCK {Sarx pons), viUe de la Prusse rhénane, sur la Sarre, à 60 kil. S.-E. de Trêves; lO.UUO h. Les mines voisines produisent jusqu'à 60 millions de quintaux de charbon déterre, et occupent environ 13,000 personnes. La ville, réunie à la France en 1794, forma un ch.-l. d'arr. du dép. de la Sarre jusqu'en 1814. Le 2 aoiil 1870, entre 11 heures et 1 heure de l'après-midi, le général Frossard la bombarda et en délogea, à l'aide des mitrailleuses, les Prussiens qui s'y trouvaient eu petit nombre; elle fut aussitôt occupée par le général Bataille. C'est au sujet de cette action que l'empereur envoya à l'impératrice sa fameuse dépêche dans laquelle il dit : « Louis a conservé une balle qui est tombée tout auprès de lui ». Sarrebriick fut repris par les Allemands, le 6 août, au début de la bataille de Forbach.

SARREGUEMINES (ail. Saargemùnd), ville d'Alsace-Lorraine, ancien ch.-l. d'arr. du dép. de la Moselle, à 73 kil. E. de Metz, sur la rive gauche de la Sarre; 13,176 hab.

SARRELOUIS. ail. Saarluis, ville de Prusse, sur la Sarre, a 64 kil. S.-E. de Trêves. 7 900 hab. Importantes fortifications. Cette ville, réunie à la France par Louis XIV, fut fortifiée par Vauban, et pendant quelque temps fut le boulevard de la France. On la nomma Sarre libre en 1793. Elle nous fut enlevée à la seconde Restauration. Patrie du maréchal Ney.

• SARRETTE ou Serrette s. f. [sa-rè-te] (lat. serratula). Bot. Genre de composées cynarées, dont l'espèce type, la sarrette des teinturiers {sarratula tinctoria), est une herbe vivace qui se plaît dans les lieux humides et ombragés ; elle l'omit une couleur jaune assez solide, mais moins brillante que celle de la gaude, et qu'on emploie rarement aujourd'hui dans les manufactures.

' SARRIETTE s. f. [sa-ri-è-te]. Bot. Genre

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