RAME
désarmer les compagnies connues sous le nom de icn/Vs. il fut massacré parles fanatiques. 11 a écrit un Journal sur les faits relatifs a la jovriiér du 4 8 fructidor.
RAMEL DE NOGARET (Jacques), conventionnel né à Caicassonne vers 17(i0, mort à Bruxelles en L^l!*. Il fut député aux états généraux, fit aussi partie de la Convention, vota dans le procès du roi pour l'appel au peuple et contre le sursis, entra aux Cinq- Cents, fut appelé parle Directoire au ministère des finances, vécut dans l'obscurité pendant le Consulat et l'Empire, géra la préfecture du Calvados en 1 81 o pendant les Cent- Jours et fut exilé parla seconde Restauration. RAMENDER v. n. (préf. r; fr. amender).
Baisser, diminuer de prix. Se dit principalement des vivres, des denrées : le blé, leviu., est bien rammdé. — v. a. Les boulangers ont ramendé le pain. (Pop.)
•RAMENER v. a. (préf. r; fr. amener).
Amener de nouveau : vous m'aviez amené ici tel homme, je vous prie de me le ramener. — Remettre une personne dans le lieu d'où elle était partie, la faire revenir avec soi : les voilures publiques mènent et ramènent les voyageurs.— Se dit éf;alement en parlant des animaux : ramener les troupeaux à iétable. — Se dit même quelquefois en parlant des choses : je vous prête ma voilure, vous me la ramènerez.
— Se dit encore en parlant des choses qu'on amène d'un lieu à son retour, quoiqu'on ne les y ait pas menées : ce charretier avait emmené du vin, et il a ramené des cerceaux. — Fig. Faire revenir : ramener quelqu'un à la raison, à son devoir, à la vi'aie foi. — Absol. Rame.ner qcelou'un, le radoucir, le faire revenir de son emportement. — Je le ramènerai BIEN, je le ferai bien revenir à la raison.
— Ce MÉntciN A parfaitement ramené son malade, il a rétabli sa santé, qui semblait désespérée. On dit de même. Il l'a ramené des
portes DE LA MORT. — RaMKNER DES AFFAIRES
DE BIEN LOIN, rétablir des affaires qui paraissaient désespérées. On dit, au jeu, dans le même sens, Rame.ner une partie. — Fig.
Faire renaître, rétablir : le retour de ce ministre a ramené la confiance, la tranquillité.
Sur les ailes du u Le temps
la tristesse s'envoll les plaisirs.
La Fo»TA[nB.
— R.4MENER UNE VIEILLE MODE, la remettre en vogue. — Man. Faire baisser le nez d'un cheval qui porte au vent: on a mis une martingale à ce chipai pour le ramener. — Ce cheval SE RAMÈNE BIEN, il porte bien sa tête ; et, Son MORS le RAMÈNE BIEN, son mors lui fait bien porter la tète. — Jeu de paume. Rechasser un coup de volée : ce joueur ramène bien.
' RAMENTEVOIR v. a. (préf. r; lat. mens, mentis, esprit; fr. avoir). Remettre eu mémoire, rappeler au souvenir : nnwntexoirune chose à quelquun. — Se ramentèvoir v. pr. Se RAMENTEVOIR UNE CHOSE, s'eu souvenir, se la rappeler. (Vieux.)
• RAMEQUIN s. m. (ail. rahmchen). Espèce de pâtisserie faite avec du fromage : on servit des ramequins « l' entremets.
' RAMER v. a. Soutenir avec des rames des pois ou quelque autre plante dont la tige a besoin d'appui : dans ce pays on rame le Un.
— Prov. Il s'y entend comme a ramer des CHOUX, se dit de quelqu'un qui veut faire une chose à laquelle il n'entend rien.
' RAMER v. n. Tirer à la rame : ce jeune mousse ne i'ùt pas encore ramer. — Kig. et fam. Prendre bien de la peine, avoir beaucoup de fatigue : il aura bien à ramer avant que de parvenir où il veut.
' RAMEREAU j. m. Jeune ramier : manger des rameii.'aix.
RAMERUPT, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil, E. d"Aicis-sur-Aube (Aube); 4yu hab.