SENA
plusieurs fonctions publiques : son meilleur ouvra;îe traite de la condition de la France avant la Révolution (dern. édit., 18(i2.)
SÉNAIRE adj. (lat. iWiarius). Disposé par six.
SÉNANCOUR (Etienne Pivi rt de), littéiateui' et philiisophf, né à Paris en 1770, mort en 1846. Il devint un disciple exalté de J.-J. Rousseau et un admirateur de la nature. Il a laissé : Rêveries sur la nature primitive de rAommi; (Paris. 1799, in-S"), Obenwm (1804, 2 vol. in-S"), De l'amour selon les lois primordiales et selon Icn convenances des sociétés modernes (1805), Libres méditations d'un solitaire inconnu sur le détachement du monde (Paris 1819); Isa6o//f, roman (1833), etc.
' SÉNAT s, m. {\a.l.senalus).s. m. Assemblte ,te patriciens qui formait le conseil suprèiiu' et perpétuel de l'ancienne Rome. Ce nom se donne aussi, dans quelques Etats à diverses assemtilées dont les rnembres sont appelés à en faire partie par un droit de naissance ou par le choix du prince, ou par l'élection des citoyens, et dont la puissance, les atlributionssùnl plus.ou moins étendues: convoquer le sénat. — Lieu où le sénat s'assemble : on força les portes du sénat. — Par ext. Assemblée des personnes dont est composé un tribunal de justice qui jjif-'e en dernier ressort : le sénat de Cliambéry. (Vieux.) — Enxycl. On donnait le nom de sénat à l'assemblée délibérante de l'ancienne Rome. Au nombre de 100 à l'origine, ses membres étaient 1,000 pendant le second triumvirat. Auguste les réduisit à 600. Ils étaient d'aliord trois patriciens (voy. P.\TRiciENs) ; plus tard, les plébéiens furent admis {conscripti; d'où la fornuile pat7vs conscripti, c'esl-k-dire jjatres et conscripti). La cLarg-e des sénateurs étaitàvie.;sous les rois, ils étaient élus par les décuries ; sous la république, par les consuls et les tribuns consulaires, et, après l'établissement de la censure, exclusivement par les censeurs. Pendant la république, les attributions du sénat compreuaient le soin général des affaires publiques, la direction de toutes les afiaires religieuses, les relations avec les nations étrangères, et la disposition des finances nécessaires à ces différents services. L'institution du tribunal réduisit considérablement son autorité, et ce ne fut plus, après l'établissement de l'empire, qu'un pouvoir absolument subordonné, dont les fonctions et l'existence dépendaient de la volonté de l'empereur; mais comraehaute courde justice, il conserva encore iwi rôle très imposant. — Le terme sénat est fréquemment employé de nosjours pour désigner la Chambre haute du pouvoir législatif dans les gouvernements républicains ou monarchiques constitutionnels. Le sénat des Etats-Unis se compose de deux membres de chacun des états de l'Union, élus par les législatures de chaque état et restant en charge six ans. Outre ses fonctions législatives, il a le pouvoir de ratifier les traités avec l'étranger et les nominations faites par le président; il est aussi la haute cour de justice dans les accusations portées contre les fonctionnaires publics. Chaque étal de l'Union a une chambre législative qui exerce des fonctions de même nature, mais en ce qui concerne l'état seulement. — LégisL « LeSénatde la République française exerce le pouvoir législatif concurremment avec la Chambre des députés. Il peut être constitué en cour de justice pour juger soit le président de la République, soit les ministres, et pour connaître des attentats commis contre la sûreté de l'Etat (Lois constitutionnelles du 2i et du 23 février 187.");. Il se compose de 300 membres élus. Chau'je département et chaque colonie élit unnoninre de sénateurs qui a été déterminé en dernier lieu par la loi du 9 décembre i884.
SKNA
Les élections sont faites au scrutin de liste par un collège réuni au chef-lieu du département ou de la colonie et composé : 1° des députés ; i" des conseillers généraux ; 3° des conseillers d'arrondissement :4" des délégués élus par chaque conseil municipal parmi les électeurs de la commune, dans les proportions suivantes. Pour un conseil municipal composé de 10 membres, un seul délégué; pour 12 membres, 2 délégués; pour 16 membres, 3 délégués; pour 21 membres, 6 délégués; pour 23 membres, 9 délégués; pour 27 membres, 12 délégués; pour 30 membres, 13 délégués; pour 32 membres, 18 délégués ; pour 34 membres, 21 délégués; pour 36 membres, 24 délégués ; et pour le conseil municipal de Paris, 30 délégués. Chaque conseil municipal élit en même temps un certain nombre de délégués-suppléants. Les délégués qui ont pris part aux scrutins reçoivent sur les fonds del'Elat, s'ils le requièrent, une indemnité de placement, calculé à raison de 2 fr. 50 par myriamètre, aller et retour. Tout délégué, qui, sans cause légitime, n'a pas pris part aux scrutins, ou qui, étant empêché, n'a pas averti son suppléant en temps utile, est condamné à une amende de 30 fr. Les sénateurs sont élus pour neuf années; mais le Sénat se renouvelle par tiers tous les trois ans, et par séries, conformément à l'ordre réglé par le tirage au sort effectué entre les départements et les colonies. Nul ne peut être sénateur, s'il n'est Français, âgé de 40 ans au moins, et s'il ne jouit de ses droits civils et politiques. Les membres des familles qui ont régné sur la France sont inéligibles au Sénat. Les militaires ne peuvent, sauf quelques exceptions, être élus sénateurs. Les dispositions de la loi électorale qui sont relatives aux cas d'indignité et d'incapacité sont applicables à l'élection des sénateurs. Les membres duSénat reçniventla même indemnité que ceux de la Chambre des députés. (Voy. DÉPL'TÉ.) Les 73 sièges de sénateurs dont le titre avait élé créé à vie, pour lesquels la nomination avait été faite en premier lieu par l'.Vssemblée nationale en 1873, et qui ensuite, en cas de vacance par décès ou démission, étaient remplis par le Sénat lui-même, et par cooptation, ont élé conservés à leurs titulaires par la loi du 9 décembre 1884. Mais, depuis cette dernière loi, lorsque l'un de ces titulaires vient à décéder, le remplacenientalieu parélection. dans la forme ordinaire; elle département auquel l'élection est attribuée est déterminé par un tirage au sort. Ce tirage a lieu, au Sénat, en séance publique, dans la huitaine de la vacance, entre les départements dont le nombre des sénateurs doit être accru en vertu de la loi de 1884. 11 est pourvu, dans le délai de trois mois, à toute vacance survenue dans le Sénat par suite de décès ou de démission. Toutefois, si la vacance survient dans les six mois qui précèdent le renouvellement triennal, il n'y est pourvu qu'au moment de ce renouvellement. Le Sénat n'a, aux termes de la loi constitulionnelle du 24 février 1873, aucun droit d'initiative en ce qui concerne les lois de finances, ces lois i devant être d'abord votées par la Chambre des députés. Le Sénat peut donc refuser ou réduire les crédits ou les charges que la I Chambre desdépulésa votés; mais son droit s'arrête là. et il ne peut proposer aucune augmentation ni aucune ouverture derecette ou'de dépense. Le Sénat peut être constitué en cour de justice, par un décret rendu en conseil des ministres, pour juger toute personne prévenue d'attentat contre la silrelé ! de l'Etat. Enfin les ministres elle présidenl I de la République ne peuvent être jugés que j parle Sénat lorsqu'ils ontéto mis en accusa- I tion par la Chambre des dépntés(L. 16 juil- 'let 1875, art. -12;.»
I {Ce. y.)
SENE
* SENATEUR s. m. Celui qui est membre d'un sénat : sénateur romain. — A Rome. Le sÉNAiXLK, le magistrat qui était à la lètc du corps de ville : le sénateur de Home était toujours itn étranger.
' SÉNATORERIE s. f. Dotation ou majorât d'un sénateur.
* SÉNATORIAL, ALE. AUX adj. Qui appartient au sénateur : la dii/nité sénatoriale.
' SÉNATORIEN, lENNE adj. Qui appartient aux sénateurs. N'est guère usité que dans ces locutions. Maison sé.\atoriennb ; famille,
niCE SÉNATORIENNE.
* SÉNATRICE s. f. Femme de sénateur. Se dit des femmes des sénateurs de Pologne et de Suède : les reines de Pologne faisaient asseoir chez elles les sénatrices. — Se dit aussi, à Rome, de la femme du sénateur : Madame la sénatrirc.
' SÉNATUS-CONSULTE s. m. [sé-na-tusskon-sul-te](lat. senatusconsuH.um ;de senalus. sénsit ; consultum, décret). Décision, décret du sénat : u« recueil de sénatus-vonsultes. — Ne se dit guère qu'en parlant des actes émanés de l'ancien sénat de Rome; et de ceux du sénat qui a existé en France sous le {"■■etle 2» empire -.les sénatus-consultes du 18 jloréiil an X, du 14 thermidor an X, du 28 floréal an XII, du 15 brumaire an XIIl. du 19 août 1807. (/!( 6 avril\Sii. du! nov. 18oî. du la décembre 1832, du 23 mai 1837, du \h février 1858, du t février 1801, du Mi juillet 1866, du 8 septembre 1869, du 20 avril
' SENAU s. m. (anc. haut ail. snaya). Mar, Grand bâtiment à deux mais, dont on se sert principalement pour la course.
" SÉNÉ s. m. Espèce de casse, arbrisseau qui croit dans le Levant, et dont les feuilles, oue l'on nomme aussi Séné, sont employées comme purgatives -.faire infuser du séyiédans de l'eau. — Sé.nébatard, ou Emérus, arbrisseau de la famille des légumineuses, qui croît naturellement dans lu plupart des contrées méridionales de l'Europe, et que l'on cultive dans les jardins pour l'ornement. (Voy. CouoxiLLE.) — SÉNÉ d'Europe, ou Faux séné, le bagucnaudier. Ces plantes sont ainsi nommées parce qu'elles ont des vertus analogues à. celles du séné d'Orient. — En-cycl. On appelle séné une drogue faile avec les feuilles sèches de différentes espèces de
Séné d'Amérique (Cassia .M.iriliTidlca;.
eassia. Les cassias qui fournissent le séné sont des arbrisseaux buissonneux de 2 à 4 pieds, à feuilles inégalement pennées, dont les folioles inégales à la base, sont au nombre de 4 à 8 paires; les fleurs jaunes sont en grappes axsliairesverticales; les gousses, larges etaplalies. conliennerït six graines ou davantage. Les principales variétés du commerce sont celles d' .\lexandiie [eassia acuiifoUajqne l'on reco 1 ' -
SENE
lians divers districts de la Nubie ; l'espèce de BomlLiy ou des Indes Ofientales, donnée par la cusslaim!ni'<lifi>Jiii de l'Arabie du Sud cl de dillériMilr? p.irtii-^ dr l'Inde, et parleTinnevelly, (ini ncst i]ii(> rcsiircf ci-de?sus i-ullivre auxinaos. Le séué est un catharliciue actif et l'on s'en sert fréquemment en médecine. Le sèni: amijricain {ras.'iia Marylnndica) est une plante herbacée vivace qui croit dans l'Amérique du Nord. — Méd. Le séné produit i^ouvent des coliques si on ne l'associe pas à des substances aromatiques, telles que l'anis, la cannelle — 8 à 18 gr. on infusion.
SENECA FALLS(CliulesdeSénèque), village de l'élat de New-York, à l'issue du lac Senec-a. sur le canal Cavu.s-a et Sencca, et sur le chemin de fer Central, à 250 kil. N.-O. d'Alliany; 6,125 hab. Ateliers deconîtruction de machines à vapeur; tissus do laine, etc.
SENECA (Lac), lac situé à l'O. de l'état de New-Vork; il a environ 57 kil. de long sur 4 à 7 de large, et se trouve au milieu d'un pays pitloresque. 11 se décharge dans le lac Ontario par les rivières Seneca et Oswego. Il a G30 pieds de profondeur, et a gelé, pour la première fois de mémoire d'homme, le 2°2 mars 1836.
SENECAS [sé'-né'-kaz], l'une des cinq nations iroquiji'ses, dans l'état de New-York, à l'O. de la baie de Sodus, du lac de Seneca et d'Elmira. Ils se donnaient le nom de Tsonnundawaouo; ce sont les Hollandais qui les ont nommés Senecas (Sinnekaas). Seuls des six Nations, ils suivirent Pontiac dans sa ligue générale contre les Anglais. Us furent du côté de ceux-ci pendant la guerre d'indépendance. Le général Sullivan ravagea leur pays, et ils firent la paix à Fort Stanwix en 1784. Ils vendirent une partie de leur territoire en 1818 et en 1831 . En 1876, il y avait environ 3,000 Senecas dans l'état de New- York, sur des réserves de 66,000 acres, et 240 sur territoire Indien.
* SÉNÉCHAL s. m. (\^\..seniscaicus). Officier qui dan.^ un certain ressort était chef de la justice, et qui était aussi chef de la noblesse quand elle était convoquée pour l'arrièreban : le sénAchal d'Anjou. — Se disait aussi d'un officier royal de robe longue, qui était chef d'une justice subalterne : sénéchal de Rennes. — Se disait également, en quelques endroits, du principal oflicier de justice des seigneurs particuliers qui avaient haute, moyenne et basse justice : le sénéchal de tel seigneur. — Grand sénéchal de France. Titre d'un emploi dans l'hùtel du roi qui était en même temps une charge militaire. — Hist. « Le litre de sénéchal fut d'abord attribué à de grands officiers de la couronne, avant d'eue celui d'un chef de justice. Du x" au xni" siècle, la dignité de sénéchal était attachée héréditairement à la maison des comtes d'Anjou. « Le grand sénéchal, qui remplit « la plus haute fonction militaire jusqu'au « xiir siècle, malgré son titre qui semble « énoncer des fondions purement civile.^, « était désigné en latin sous le règne nièiur M de Philippe-Auguste par le mot de dapifi r u (celui qui porte les mets). Aux repas de cr- « rémonie, il était le seul qui reçût le plat « qu'il faisait passer par les mains du comte « ou maire (major) au roi et à la reine. U « demandait l'eau aux chambellans pour lait ver les mains du roi, etc. 11 avait la haute « main en tout temps sur la table royale, ce
SENE
de représenter le roi dans les provinces, et dans lesas-enihlées de la noblesse (ju'ils convoquaient. Les baillis et sénéchaux furent chargés de juger les affaires civiles et criminelles dans leur ressort. L'appel di^ leurs jugements pouvait être porté au parlement dans certaines affaires criminelles, et aussi dans les causes personnelles qui excédaient 40 livres. Les baillis et sénéchaux devaient être gentilshommes de nom et d'armes, c'est-à-dire d'une noblesse antérieure à Philippe le Hel, sous lequel les anoblissements ont commencé; et comme la plupart de ces officiers à titre héréditaire étaient très peu versé; dans la connaissance des lois, ils commettaient des lieutenants de robe longue, pour rendre la justice en leur nom. Jusqu'en 1719, les titulaires purent assister aux audiences et y occuper la présidence ; inaisles lieutenants, dont les charges avaient été rendues vénales, avaient seuls le droit de délibérer et de recevoir les émoluments attribués aux juges (Ord. de Blois, mai 1-'i79. art. 263 et s.). (Ch. Y.)
■ SÉNÉCHALE s. f. Femme d'un sénéchal : madame tu sénéchak.
• SÉNÉCHAUSSÉE s. f. (rad. sénéchal).
Etendue de la juridiction d'un sénéchal : la sénéchaussée d' Aniou. — Lieu où se tenait le tribunal dont le sénéchal était le chef. — Se disait encore du tribunal même : /'/ y avait dans rctte ville une sénéchaussée.
SENECIONIDÉ, ÉE adj. (lat. scnecio, séneçon ;gr. eidos, aspect). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au séneçon. — s. f. pi. Grande tribu de composées ayant pour type le genre séneçon et comprenant en outre les genres doronic, ligulaire, cinéraire, tanaisie, armoise, chrysanthème, pyrèthre, matricaire, santoline, achillée, ptarmique, camomille, gaillardie, hélianthe, coréopsis, calliopsis, zinnie, iva, ambroisie, lampourde, etc.
' SENEÇON s. m. (lat. senecio, diminut. de scnex, vieillard, par allusion aux poils blancs des aigrettes). But. Genre type des senecionidées, comprenant plus de 600 espèces de plantes herbacées ou frustescentes, a feuilles alternes. Le séneçon commun {senecio vulgaris), indigène chez nous, est annuel et remarquable par la mollesse de toutes ses parties, presque charnues. Sa lige droite, haute de 30 à 'Mi centim poite des feuilles épaisses et de iiombieiisispetiteN fleuisjauiK s, foiniLCs
) ecandcns).
Ou l'a employé en mé-
,> .1.».^ -.. ....;„... .-^^--,^- de tleurons tubulés . .
« qui ne l'empêchait pas d'exercer un com- 1 decine comme émollient. Les oiseaux de vo-
« mandement supérieur dans l'armée. Le lière manf:eiit avec avidité ses grames et ses
«sénéchal ordinaire du roi, de moindre ' feuilles charnues. Le «eneço/i jacoWe (senecîo
« rang, servait le prince a table, portant une ' jacottwa), vivace, commun dans nosiDrairies, ■
« baguette blanche à la main et sur sa tête j dans nos terrains rocailleux et le long des . . .
« une couronne de roses. » (H. Baudrillart, chemins, atteint plus de 1 m. de hauteur et Dakel forme un troisième arr.mili aire et po-
Histoirc du luxe, t. III, liv. II, cb. vin). Plus porte des corymbes de capitules jaunes rayon- litique, comprenant nos etabhssemenlssurle
tard les sénéchaux étaient, ainsi que les nés. On cultive dans nos jardins le i-nifçon haut du ficuve. L administration esl^conliee a
baill'is, des officiers ayant pour attributions ' (/'.-l/'n'gue (senecio e/ejan*), originaire du Cap, un gou - ' "' -
SENE
à fleurs jaunes avec des rayons cramoisis, roses lilas ou blancs; le séneçon agréable {senecio venustus), arbuste du Cap ; le séneçon cinéraire {senecio eruenlits) des Canaries: le rcneçon d Allemaijnc {senecio srandeiis), également du Cap, a petites fleurs jaunes; c'est une plante d'u|i|iiirtement et de fenêtre.
SENEF ou Seneffe, ville du Hainaut (Belj^ique), à 2.') kil. N. de Charleroi; 3,460 hab. Victoire du grand Condé sur le prince d'Orange (plus lard Guillaume III d'AnpIelerre), le il août 1674; victoire de .Morceau sur les Autrichiens le 2 juillet 1794.
SENEFELDER lAloys) fzé'-né-fel-de-.;r]. l'inventeur de la lillio,L;ia|ilue, né à Prague en 1771 , mort en 1s:i4. Après avoir échoué comme acteur et comme auteur dramatique, iless.aya d'un nouveau procédé d'imprimerie, et finit par faire accidentellement sa grande découverte. (Voy. Lithographie ) 11 lithographia d'abord de la musique. En 1809, il fut nommé inspecteur de la lithogra]diie royale à Munich. 11 a composé un cours complet de lilhugiaphie.
SÉNÉGAL, fleuve de la Sénégambie, dans l'Afrique occidentale, formé par la jonction duBa-Fing et du Ba-Oulé, par l4o lo' fat. N. et 12o 50' long. 0. Il coule au N.-N.-O., puis au S.-O., et se jette dans l'Atlantique àFort- Saint-Louispar16°7' lat. N. et 18»50' long. 0. Il est accessible à la navigation fluviale pendant la saison des pluies. Cours, 1,.S7o kil.; bassin, 2.i8,000 kil. carr. 11 arrose les possessions françaises de Médine, de Bakel, de Damga, de Saldé, de Podor, de Uagana, di; Kichard-Toll, de Lampsar et de Saint-Louis. Son principal tributaire est la Falémé, qui afflue sur la rive gauche, dans le royaume de Gallam, et dont les eaux font de ce fleuve un cours d'eau d'une grande importance.
Après avoir traversé le Gallam, le Sénégal coule dans une plaine unie, et à 190 kil. de son embouchure, le niveau est si parfait que les eaux descendent a peine d'un mètre avant d'arriver à la mer. Le fleuve est bordé d'épaisses forêts, qu'habitent de nombreuses espèces de singes, d'oiseaux, d'amphibiens, de crocodiles, etc. Il forme de grandes lies et, à son embouchure, un vaste delta. Son entrée est obstruée par une barre formidable, tonnée de sable qui s'élève presque à fleur d'eau. C'est dans une ile formée par le Sénégal, près de sa principale embouchure, que se trouve la ville de Saint-Louis, ch.-l. des établissements français dans cette région.
SÉNÉGAL, établissement colonial fiançais sur le Sénégal et sur son affluent, la Falémé, y compris l'ile et la ville de Saint-Louis, à l'embouchure du Sénégal, et Corée, au large du cap Vert; 250,000 kil. carr.; 1,800.000 h. — La colonie du Sénégal comprend principalement le cours du fleuve et les établissements de la côte situés entre le cap Blanc, au N., et le cap Sierra-Leone, au S. Mais la France exerce, en outre, une suzeraineté sur 5 ou 6 royaumes noirs de la rive gauche du Sénégal, depuis Médine, notre port le plus oriental, jusqu'à Sénoudébou, sur la Falémé. Ue plus, nous possédons au S. du fleuve, la province de Dirnar, celle de Uualo, la côte du Cayor, détendue contre une invasion et sauvée par la victoire de Coki en 18^5. Au delà, nous n'avons que des comptoirs. Indépendamment des militaires, marins et employés, qui sont au nombre de 1.500, on compte a peine 300 Européens établis au Sénégal. — La colonie se divise en deux arr.: celui de Suint-Louis, comprenant le fleuve, et celui de Gorée ou du Sud, comprenant nos possessions de la côte jusqu'à Sierra-Leone.
.;rneui, assisté d'un conseil d'adnii-