RAMO
joué un certain rôle pendant les luttes que 1 te pays soulint pour son indépendance. Les Ramolinise déclarèrent contre Paoli; mais ils ne purent enipêclier le mariage de Lœtitia Ramoiino avec Cario-iMaria Buonaparte, l'un des plus chauds partisans du patriote corse.
* RAMOLLI. lE part, passé de Ramollir. — S'emploie substantiv. dans cettre expression fiçurêe et très l'amilière, Un ramolli, une personne dont les facultés mentales ont baissé par suite du ramollissement du cerveau.
* RAMOLLIR V. a. (préf. r; fr. amollir). Amollir, rendre mou et maniable : la clialew ramollit la cire. — Faucon n. Ramollir un oiseau, redresser son pennaire avec une éponge trempée. — Se ramollir v. pr. La cire se ramollit dès qu'on l'approche du feu. — Fig. Son cœur s'est un peu ramolli, se dit en parlant d'un homme qui n'est plus si dur, si courroucé qu'il l'était auparavant.
• RAMOLLISSANT, ANTE adj. Méd. Se dit des remèdes qui ramollissent, qui relâchent, qui déiendent, qui résolvent. — S'emploie aussi substantiv. au masculin : la guimauve, la graine de Un, les oignons de lis sont des ramollissants.
• RAMOLLISSEMENT s. m. Action de se ramollir; état de ce qui est ramolli : le ramolti^Su'mcnl de la cire. — Ramollissement du cerveau, forme chronique de l'encéphalite, ayant les mêmes causes et les mêmes symptômes que cette maladie, dont elle se distingue par une paralysie partielle, par ]a perte de l'intelligence, l'embarras de la langue, l'état comateux. Sa marche est assez lente. Son traitement est le même que celui de l'encéphalite.
' RAMON s. m. (lat. ramus, rameau). Vieux mot qui sii;niliait Balai. — Jardin. Balai fait de rameaux pour nettoyer les allées d'un jardin.
RAMOND DE CARBONNIÈRES (Louis-François-Ehsabeth \ humnie politique, né à Strasbourg en \''.>'.'i, mort en JS'.!7. Député de Paris à la Législative {179IJ, il défendit la monarchie constitutionnelle, échappa à la Terreur, reparut après la chute de Robespierre, fut député au Corps législatif de 1800 a 1806, puis conseiller d'Etat en 18IS. 11 était membre de l'Académie des sciences. Il a laissé : Observations faites dans les Pyrénées (1789. 2 vol.); Voyage au mont Perdu (1801); Mémoire sur la formule barométrique de ta Mécanique céleste (1812).
' RAMONAGE s. m. Action de ramoner : le
ramonage d'une cheminée.
* RAMONER V. a. (rad. ramon). Nettoyer le tuyau d'une cheminée, en Oter la suie : ramoner la cheminée — »» Pop. Administrer un purgatif. — Chez les congréganistes. Confesser.
• RAMONEUR s. m. Celui dont le métier est de ramoner les cheminées : les ramoneurs viennent presque tous de Savoie.
RAMORINO (Girolamo Giovanni-Piétho-Re- UORINO, d'après quelques-uns). Soldat aventurier, né à Gênes vers 179'2, exécuté à Turin le 22 mai 1849. Il était fils naturel d'un officier français, et entra dans l'armée française comme simple soldat; en 1S1°2, il était capitaine d'artillerie. En 1815, Napoléon le prit comme officier d'ordonnance. En 1821, il se mit en avant dans l'insurrection du Piémont. Dans l'insurrection polonaise de 1830 à 1831, il fut général d'un corps d'armée, et remporta de nombreux avantages. En 1834, il commandait la tentative avortée d'invasion de la Savoie dont-Mazzini avait fait le plan. Fn 1849, il était général dans l'armée sarde ; et la perte de la bataille de Novare (23 mars) fut due à une erreur qu'il commit. Il dut passer
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devant une, cour martiale qui le condamna à mort. En exécution de celte sentence, il fut fusillé.
* RAMPANT, ANTE adj. Qui rampe. Se dit des animaux et des plantes : animal rampant; plante rampante. — Blas. Se dit en général de tous les animaux qui sont représentés dans les armoiries debout et s'élevant comme le long d'une rampe : lion rampant. Il est opposa à Passant. — Se dit, fig., de celui qui s'abaisse trop devant les gens puissants, qui descend à de honteuses complaisances pour obtenir des faveurs, des emplois : c'est un homme vil et rampant. — On dit de même. Un caractère rampant, des manières rampantes, etc. — Se dit aussi d'un style bas et plat : son style est rampant. — Se dit encore de la surface inclinée d'un ouvrage d'architecture : arc rampant. — s. m. Le rampant d'un fronton, d'un mur de terrasse, d'une voûte.
■* RAMPE s. f. Partie d'un escalier par laquelle on monte d'un palier à un autre : cette rampe a plus de degrés que les autres. — Balustrade de fer, de pierre ou de bois qu'on met le long de l'escalier pour empêcher de tomber, pour servir d'appui à ceux qui montent ou qui descendent : tenez-vous à la rampe. — Plan incliné par lequel on monte et l'on descend, qui tient lieu d'escalier dans les jardins, dans les places fortes, etc. : on descendait dans ce parterre par une rampe douce. — Pente d'une colline : cette colline vous mène par une rampe douce dans une vallée charmante.
' RAMPE s. r. Théâtre. Rangée de lumières qui est placée au bord de la scène, et qu'on lève ou qu'on baisse à volonté : lever la rampe.
RAMPEAU s. m. Jeu. Coup que l'on joue comme revanche après un premier coup joué.
* RAMPEMENT s. ni. Action de ramper; le rampDiunt de la cmilcuvrc, du serpent. (Peu us.)
* RAMPER v. n. (lat. rcptrc). Se traîner sur le ventre. Ne se dit au propre que des serpents, des couleuvres, des ver^. etc. : Dieu condamna le serpent à ramper. — Se dit, par ext., des plantes qui n'ont pas la tige assez forte pour se soutenir, et dont les branches se couchent, s'étendent sur la terre, ou s'attachent aux arbres, comme le lierre, la couleuvrée, la viorne, la vigne : le lierre rampeà terre, rampe contre les murailles, rampe autour des arbres.
— Se dit, fig., des personnes quisont dans un état abject et humiliant: il a été autrefois dans un état honorable, aujourd'hui il rampe dans l'abjection ; dans la misère.
Quand je déviais au ciel lencoiitrer le tonnerre, J'y monterais plutôt que de r<(m;)'-T à terre.
J. IliciSE. La Thebmie. acte IV, se. m.
— Se dit aussi de ceux qui s'abaissent excessivement devant les gens puissants, qui sont leurs bas flatteurs et leurs complaisants intrrressés : c'est un homme qui rampe devant les ministres, devant les grands seigneurs. — Fig. Cet auteur rampe, il ne fait que ramper, il n'écrit rien que de bas et de très commun. Son style rampe, son style est bas et plat. — Se dit des animaux, de l'homme qui se traînent sur le ventre : il pénétra dans la grotte enrampant.
* RAMPIN adj. m. Man. Se dit d'un cheval qui n'appuie les pieds de derrière que sur la pince. On dit autrement, Pinçard.
RAMPISTE s. m. Ouvrier tourneur qui fait des rampes d'escalier.
RAMPON. I. (Antoine-Guillaume), général, comte de l'Empire et pair de France, né à .Saint-Fortunat (Ardèc'he) en 1759, mort à Paris en 1842.11 s'engagea à 16 ans et fit toutes les campagnes de Napoléon. A Monle-
RAMU
lo
nette, avec 1,-500 hommes il défendit virtorieusement une redoute contre 15.000 .autrichiens. 11 fut fait général de division eu Egypte, devint sénateur en 1SI4 et pair rie, France en 18l'5. — II. (Joachim- Achille, comte), homme politique, fils du précédent, né à Paris le 10 juillet 1806, mort le 12 janv. 1883. 11 servit comme officier dans la cavalerie et fut nommé général delà garde nationale sous Louis-Philippe. Elu député de \'.\vdèche en 1836, il siégea sur les bancs de l'opposition. Il resta à l'écart pendant les premières années de l'Empire. Nommé le .'îO nov. 1870 colonel de la 3» légion des mobilisés de l'Ardèche, il prit part aux opérations de l'armée de l'E.st, et fut élu représentant à l'Assemblée nationale le S février 1 871 , le premier sur huit, par 44,709 voix. Président du groupe des républicains conservateurs jusqu'au mois de mai 1872, il passa au centre gauche, soutint la politique de M. Thiers et contribua à maintenir l'union dans les diverses fractions du parti républicain de r.\ssemblée. Devenu sénateur et l'un des viceprésidents de la (Chambre haute, il continua au Sénat la même polit. — Ramponneau.{\'.S<.] RAMS s. m. [rammss]. Nom d'un jeu de cartes.
RAMSAY (Andrew-Michael) [ramm'-sé], connu sous le nom de chevalier de Ranisay. Ecrivain écossais, né en 1686, mort en France en 1743. Il demeura 6 mois avec Fénelon à Cambrai, se fit catholique romain, et fut nommé précepteur du duc de Château-Thierry et plus tard du prince de Turenne, dont il devint ensuite l'intendant. Son plus grand ouvrage a pour titre : On the Principtes of Natural and Revealed Religion (1749, 2 vol. in-4"). Son livre le plus connu, Voya^:s de Cyrus (1727, 2 vol. iu-8°), est une imitation palpable du Télémaque, de Fénelon
RAMSDEN (Jesse) [rammss'-denn], constructeur d'instruments anglais, né en ll'i'à, mort en ISUO. Les télescopes qu'il construisit aux observatoires de Blenheim, de Mannheim, de Dublin, de Paris et de Gotha étaient remarquables pour la supériorité de leurs verres. Une de ses productions les plus célèbres est une machine à diviser d'une grande perfection.
RAMSÉS ou Ramesès [ramm'-sess], nom de 14 ou l'i rois éfiyptiens des 19« et 20" dynasties, appelés collectivement les Ramessides. Ranisés 1" fut le fondateur de la 19° dynastie, qui commence, d'après Mariette, vers 1460 av. J.-G. Il eut pour successeur Seti le'. Ramsés II, fils de Seti et Ramsês 111 comptent parmi les plus grands rois d'Egypte. (Voy. Egypte.)
RAMSGATE [ram.ss'-géte], port de mer du Kent (.Angleterre), à l'angle S.-E. de l'île de Thanet, à 1 1 0 kil. S.-E. de Londres; 24,605 hab. La construction des navires et la fabrication des cordes et cordages y est très active. C'est une dépendance de Sandwich et une ville d'eau très à la mode.
RAMULE s. m. Petit rameau.
■* RAMURE s. f. (lat. ramus, rameau). Bois d'un cerf, d'un daim ; un cerf qui a une belle ramure. — Se dit aussi de toutes les branches d'un arbre : une belle ramure. En ce sens, il est peu us.
RAMUS (Pierre) [ra-mussj (Pierre de la Ramée), dialecticien français, né en 1315 ou lo02, mort le 24 août 1372. Ses Institutiones Dialectitx, et ses Animadversiones m lyiakeiîMîn Ar(S«o(e/î's (1543) furent dénoncés par l'aniversité de Paris comme tendant à détruire toute science et toute religion, sous prétexte d'attaquer Aristote. Ramus futjugé et condamné par un tribunal spécial organise par François I" (I" mars ioii). Cepend^uU. en 1.54-3, H reprit son enseignement à Paris,