‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 241 sur 639 · SERM · texte numérisé non relu

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de conscience 'et la diversité des croyances sont opposées à l'obligation du serment. Le serment politique, qui pendant si longtemps a dû être prêté au souverain ou à la constitution, par les fonctionnaires et par les membres des grands corps de l'Etat, avait son origine dans les institutions féodales. Ce serment, aboli en 1348, fut rétabli en janvier 1852, puis définitivement aboli par le décret-loi du 5 septembre 1870. Les évêques prêtent encore aujourd'hui un serment de fidélité entre les mains du président de la République en vertu du concordai de l'an XI et de la loi organique du 18 germinal an X ; mais les dispositions des mêmes lois qui imposent aux curés de canton l'obligation de prêter serment entre les mains du préfet avant leur entrée en fonctions son t tombée^ en désuétude depuis la Restauration. — Le serment que la Constituante exigea des prêtres en fonctions et salariés par l'Etat, consistait seulenieul à promettre « d'être fidèle^ à la nation, à la « loi et au roi et de maintenir la constitu- « tion » ; et néanmoins, ce serment servit de prétexte aux privilé-'ié-|de l'ancien régime pour combattre avec acharnement la Révolution, c'est-à-dire l'atfrauchis.^ement de l'humanité. — Le serment professionnel consiste à jurer de remplir avec honneur et fidélité les fonctions dont on est investi par le gouvernement. Ce serment doit être prêté par les magistrats de l'ordre judiciaire, devant le corps auquel ils appartiennent (Décret-loi H sept. 1870). Les membres des tribunaux de commerce, les avocats, les officiers ministériels, les officiers de police judiciaire, sont tenus à prêter serment ; el il en est de même de tous les agents commissionnés auxquels la loi donne le droit de constater par procèsverbaux des contraventions ou des délits. Ces prestations de serment sont presque toujours reçues par le tribunal civil du ressort. Tout fonctionnaire public obligé au serment et qui est entré en fonctions sans l'avoir prêté, peut être poursuivi, et il est puni d'une amende de 16 à 150 fr. (C. pén. 196). — Le serment des jurés doit être prêté entre les mains du président de la cour d'assises avant l'ouverture des débats et pour chaque affaire (C. inst. crim. 312). — Le sirment des experts commis par justice consiste dans la promesse de dire la vérité; il est reçu par le juge qui ordonne l'expertise ou par un juge commissaire (C. pr. 33, 303, etc.). — On nomme serment/iidiciairt; celui qui est déféré en cours d'instance comme moyen de preuve d'un fait contesté. Ce serment est dit décisoire lorsqu'il estdéferépar l'une des parties à l'autre partie afin d'en faire dépendre le jugement de la cause; il est dit à'otjice ou supplétoire lorsqu'il est déféré par le juge à l'une des parties, dans le but de justifier une demande ou une exception dont la preuve, sans faire absolument défaut, parait iusuifisante (C. civ. 1337 et s.). — Enfin, on donne le nom de serment e.xtrajudidaire à celui qui est prêté par suite d'une convention arrêtée à l'amiable entre deux parties, dans le but de terminer un différend. Le serment décisoire peut être référé à la partie qui l'a proposé par la partie à laquelle il a été d'abord déféré. Celui à qui le serment a été déféré ou référé en n.atière civile et qui a fait un faux serment, est. puni par le tribunal correctionnel d'un emprisonnement d'un an à cinq ans et d'une amende de lOO à 3,000 fr. 11 peut être aussi privé de ses droits civiques, civils et de famille pendant une durée de cinq à dix ans après l'expiration de sa peine, el être placé pendant le même temps sous la surveillance de la haute police (C. pén. 366).

Hist. Sous l'ancien régime, il était fait un

usage des serments beaucoup plus fréquent que de nos jours et on leur donnait plus de solennité. Attendu que le Décalogue des Hébreux avait interdit les vains serments ou

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jurements, on punissait comme blasphémateurs ceux qui avaient juré. Philippe-.Auguste les condamna seulement à quatre sous d'amende; et ceux qui ne pouvaient payer étaifDt plongés dans la rivière, quelle que fût la saison (Ord. de 1221). L'ordonnance du 22 fév. 1347 est beaucoup plus rigoureuse : celui quiavait juré était exposé pendant neuf heures au pilori (voy. ce mot); à la première récidive, on lui fendait la lèvre supérieure; à la seconde, la lèvre inférieure; à la troisième récidive, on coupait la lèvre supérieure; à la quatrième, la lèvre inférieure; enfin à la cinquième récidive, on coupait la langue ». (Cb. Y.)

* SERMENTÉ, ÉE, part, passé du verbe Skrmenter, qui n'est point en usage. Qui a prêté le serment requis pour l'exercice d'uue charge, d'une place, etc. On dit plus ordinairement, AssERMfNTÉ.

SERMOCINATION s. f. (lat. sermocinatio).

Rhét. Figure par laquelle on rapporte un disi ours que l'on attribue à quelque personne, en ayant soin de lui faire parler un langage convenable à son caractère el à son rang.

SERMOLOGE s. m. Recueil de sermons.

* SERMON s. m. (lat. sermo, discours). Prédication, discours chrétien, qui ordinairement se prononce en chaire, dans une église, pour instruire et pour exhorter le peuple : beau sermon. — Remontrance ennuyeuse et importune : il m'est venu faire une' sermon.

* SERMONNAIRE s. m. Recueil de sermons : sermonnaire pour l'Avent. — Se dit plus communément des prédicateurs dont on a des recueils de sermons : il y a dans sa bibliothèque beaucoup de sermonnaires . — Adj. Qui convient au sermon : cette éloquence n'est pas dans le genre sermonnaire.

* SERMONNER v. a. Faire des remontrances ennuyeuses et hors de propos ; il vient nous sermonner à toute heure.

' SERMONNEUR, EUSE s. Celui, celle qui fait des remontrances ennuyeuses et hors de propos : c'est un sermonneur, itn sermonneur

éternel.

SERNES (Le), Sarnensis pagus, petit pays de l'ancien Bordelais, aujourd'hui réparti entre les air. de Bordeaux et de Bazas (Gironde).

SERNIN (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.-O. de Saint-Affrique (Aveyrou); 1,110 hab. —Sérodiagnostic. (V.S.)

* SÉROSITÉ s. f. (rad. séreux) Didact.

Partie la plus aqueuse des humeurs animales: elle est exhalée par lesraembraues séreuses, el fait partie constituante du sang, du lait, etc. — Sérothérapie. (V. S.)

SÉROTIN, INE adj. (lat. serotinus). Bot. Se dit des plantes qui fleurissent tard et des animaux qui sortent tard de leur sommeil d'hiver.

SEROUX D'AGINCOURT (Jean- Baptiste - Louis-George), antiquaire, né a Beauvais, en 1730, auteur d'une Histoire de l'art par les munuments. depuis sa décadence au y" siècle, jusqu'à son renouvellement au xv". (Paris 1809-'23, 6 vol. in-fol.), et d'un Recueil de fragments de sculpture antique en terre cuite. (Paris, 1814, in-S".) D'Agincourt mourut à Rome en 1814.

* SERPE s. f. (rad. lat. sarpere, éraonder). Instrument de fer, large, plat et tranchant, qui est recourbé vers la pointe, emmanché de bois, et dont on se sert pour émonder des arbres, pour les tailler, etc. : une serpe bien emmanchée. — Il semble que cet homme ait été FAIT AVEC UNE SERPE, se dit en parlant d'un homme niai fait, malbàti.

■ SERPENT s, m. [sèr-pan] (lat. setpens). Reptile pphidien allongé, cylindrique et sans

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pieds, tel que la vipère, la couleuvre, l'aspie, etc. : la peau d'un scriicnt.

Un ^ros serpent mordit Aurèle.

Que croyez- \ous qu'il arriva?

Qu'Aurcle en mourut? Bagatelle.

Ce fut le serpent qui creva.

— C'est un SF.npKNT que j'ai réchauffé dans MON SEIN, c'est un ingrat qui s'est servi du bien que je lui ai fait pour me faire du mal.

— Le si-.npENT EST caché soiis lus fleuus, se dit en parlant de choses dangereuses, dont les apparences sont séduisantes. — Les serpents DE l'P;nvie, de la Calomnie, l'envie, la calomnie. — Bois de serpent. (Voy. Seu- PENTiNE, suhsl.) — Instrument à vent et à clefs, dont on se sert dans les chœurs de inu.sique d'église, pour soutenir les voix de basse, et qui est fait à peu prés en forme de gros serpent : le serpent fut inventé, en Mi^O, par un prêtre d'Auxerre, on le remplace ordi- ■ nairement par l'ophidéidc. — Celui qui joue de cet instrument : ii y a dans cette éylise un excellent serpent. — Encvcl. Les serpents comprennent, d'après lesanciens naturalistes, tous les vertébrés ovipares pourvus de poumons, dont le corps est arrondi et allongé, qui n'ont pas de membres et qui rampent sur le ventre. Quelques-uns sont ovovivipares. Les petits ne subissent pasdemé'amorphoses une fois sortis de l'œuf. Ils ont raremenlplus de 100 vertèbres; chez quelques boas et quelques pythons, il y en a jusqu'à 400, ce qui est le plus grand nombre que piésente aucun animal. Les mouvements de locomotion des serpents se font toujours par des ondulations latérales; les côtes avec les plaques ventrales dont elles sont pourvues jouent le rôle de paires de pattes, analogues à celles des myriapodes,ctalteigiient, danscertains boas, un nombre supérieur à 300 paires. Les membres antérieurs manquent chez quelques boas et chez plusieurs pythons; il y a des saillies cornées en forme de croc, visibles à l'extérieur et supportées par une arcade pelvique ludimentaire; mais, a part ces quelques exceptions, les membres postérieurs manquent aussi. La plupart des muscles sont spécialement organisés pour agir sur la colonne vertébrale, cl ils sont disposés d'une manière très compliquée, surtout ceux qui sont en relation avec les côtes. Le cerveau est petit, et la moelle épinière très longue avec un nombre esliaordinaire de nerfs vertébraux. Les serpents rampent, s'élancent, grimpent, na"ent, étreignenl, se suspendent par la queue, se creusent des terriers, se dressent pre:^que tout droit. Comme la plupart des reptiles, ils sont très sensibles au froid, et tombeiilen léthargie pendant l'hiver; leur iirilabilité musculaire est d'une force et d'une persistance remarquables; elle dépend de l'action nerveuse de l'épine dorsale cl de la propriété inhérente au tissu musculaire. Le cœur palpite longtemps après qu'il a été retiré du corps, et les mâchoires s'ouvrent et se referment dans la tête séparée du tronc. Les sens de l'odorat, de l'ouie et du goût sont imparfaits; les yeux, sans paupières, et toujours ouverts, semblent immobiles. Le principal siège du toucher réside dans la langue, qui est molle et extensible. Les écailles présentent dos couleurs et des dessins divers; mais, en général, elles ont la teinte des objets au milieu desquels les animaux vivent habituellement. Les serpents sont divisés ordinairement en deux groupes : les serpents venimeux et les non venimeux. Les premiers, comme le cobra, le serpent à soniietle et la vipère, ont dans la mâchoire supérieure, des crochets mobiles communiquant à une glande pleine de poison. Tous se nourrissent de proie vivante, qu'ils avalent presque toute entière. Les uns poursuivent leur proie avec rapidité, d'autres la broient ilani leurs replis, ou l'empoisonnent, ou l'a-

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mènent jusqu'à la portée de leur gueule par une sorte de tusciiiation. Ils mangent et boivent rarement, et sont capables de supporter de très iongsjfûnes. La digestion se fait chez eux très lentinienl, et la sécrétion des grosses glandes salivaires est fort abondante. — D'après Cuvier, les serpents ou ophidiens doivent être divisés en 3 familles : 1° anguis (voy. ce mot); 2» vrais serpents, sans sternum ni vestiges d'épaule, mais dont les côtes entourent une grande partie de la circonférence du tronc, et où les corps des vertèbres s'articulent par une facette convexe; on les subdivise en 2 tribus : doubles marcheurs (amphisbène, typhlops) et serpents proprement dits (non venimeux: boas, couleuvres, acrochordc; venimeux: bongarc.crota les, acanthophis, vipères, trigonocéphales, plature, naïa, elaps); 3° serpents nus, ne comprenant que le singulier genre aquatique des céciliés (Ccecilia), voisin des batraciens, et ainsi nommé parce que ses yeux, extrêmement petits, sont à peu près cachés sous la peau. Les animaux de ce genre vivent dans les marécages de r.\mérique du Sud; quelques espèces atteignent à peine la grosseur d'un ver de terrée — Serpent de mer, animal marin, que beaucoup regardent comme fabuleux, et qui, dit-on, habile surtout les mers du Nord, principalement aux environs des côtes de la Norvège et de la Nouvelle-Angleterre. Bien que des centaines de témoins alfirment avoir vu cet animal, les naturalistes n'ont pas réussi à découvrir aucune trace certaine de son existence. On dit qu'il se montre par les temps calmes, qu'il a un cor|is flexible de 'iO à 100 pieds, une tête longue et large en forme de tête de serpent, aussi grosse que colle d'un cheval, de grands yeux, un cou long et mince, et d'une couleur où le brun foncé domine. Quelquesuns lui donnent des nageoires. On le voit nager à la surface, la tête et le cou élevés hors de l'eau, et s'avançant rapidement par un mouvement d'ondulation verticale. Les naturalistes les plus sérieux déclarent que l'existence du serpent peut bien être une vérité, et qu'il peut se faire que ce soit quelque type modilic des énaliosauriens secondaires, ou quelque forme intermédiaire entre ceux-ci et les cétacés allongés.

* SERPENTAIRE s. f. Nom vulgaire d'une espèce de cactier à grandes fleurs rouges et à liges rampantes. — Serpentaire de Virginie, espèce d'aristoloche [arislolochia serpentarla), à tige flexueuse et marbrée, qui croit principalement dans la Virginie, et dont la racine est employée comme tonique et stimulante. Sa racine sèche et broyée a une odeur et un goût marqués qu'on a comparés à ceux du camphre, de la valériane et de la teréhenthine combinés ; elle contient une huile essentielle et une résine. La serpentaire de la Virginie a une grande réputation chez les Indiens pour guérir les morsures des serpents et on l'adopta en Europe comme remède contre les morsures des reptiles et des chiens enragés. On ne s'en sert aujourd'hui que comme stimulant tonique et diaphorctique; on l'a aussi employée dans le traitement des lièvres intermittentes. — La serpentaire du Canada, qu'on appelle aussi gingembre sauvage ou gingembre indien, est Vasarum Canadense. Sa racine sèche forme de petits morceaux contournés de la grosseur d'une plume d'oie, qui ont une odeur et un goût tenant à la fois du gingembre et du cardamome. C'est un stimulant aromatique, qu'on emploie quelquefois pour modifier l'action d'autres médicanienls. Ou s'en sert dans la médecine domestique contre la colique; certaines personnes la mâchent pour dissimuler une mauvaise haleine.

• SERPENTAIRE s. m. Aslron. Constellation de riieiiii.^phère boréal, qu'on ligure par Esculape tenant uu serpent

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' SERPENTAIRE s. m. Ornith. Genre de rapaces dont le- principales espèces se nourrissent surtout de serpents. (Voy. Secrétaire.)

SERPENTAL, ALE adj. Sinueux.

SERPENTARIÉ, lÉE adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à la serpentaire.

* SERPENTE s. f. Sorte de papier très fin et transparent : grande serpente. — \djccliv. Papier serpente.

' SERPENTEAU s. m. Petit serpent cclos depuis peu : une couvée de scrpenteau.r. — Artificier. Se dit de petites fusées enfermées dans une grosse, d'où elles sortent avec un mouvement tortueux comme celui d'un serpent : il y a des fusées à sei-penteaux et des fusées A étoiles.

* SERPENTER v. n. Se dit des choses qui ont un cours tortueux, une direction tortueuse : mi ruisseau qui serpente dans la prairie.

* SERPENTIN adj. m. N'est guère u<itéque dans cette locution, Mardre serpentin, marbre dont le fond est vert avec des taches rouges et blanches.

* SERPENTIN s. m. Pièce de la platine d'un mousquet, à laquelle on attachait autrefois la nicche : mettre la mèche sur le S:rpentin. — Chim. Tuyau d'étain ou de cuivre étamé qui va en spirale depuis le chapiteau d'un alambic jusqu'au bas, et qui sert à condenser le produit de la distillation : eau-devie coupée au serpentin. (V. S.)

* SERPENTINE s. f. Pierre fine tachetée comme la peau d'un serpent -.un vase, une tasse de serpentine. — Marbre serpentin. — Bol. Nom d'une plante exotique donllc bois, appelé Bois de serpent, était enifdoyé autrefois en médecine comme sudorilique, lebriluge, etc.

* SERPENTINE adj. f. Man. Se dit de la langue du cheval, lorsqu'elle remue sans cesse au dehors ou au dedans de sa bouche, ce qui déplace ordinairement le vrai point d'appui du mors : ce cheval a la langue serpentine.

SERPENTINEUX, EUSEadj. Miner. Qui est forme do scr])entiii.

* SERPETTE s. f. (dimin. de serpe). Petite serpe qui sert à tailler la vigne, à couper les raisins en vendanges, à cmonder les arbres, et à d'autres usages : emmancher une serpette.

SERPIGINEUX, EUSE adj. (du lat. serpo, je rampe). Qui rampe en serpentant. — Pathol. Se dit des dartres et des ulcères qui rampent en se déplaçant.

* SERPILLIÈRES, f. [Il mil.]. Toile grosse et claire dont se servent les marchands pour emballer leurs marchandises: serpi/rtèrt'Ht'uue. — Se dit aussi des grosses toiles que les marchands mettent au devant de leurs boutiques pour se garantir du soleil. — Morceau de grosse toile que certains marchands et leurs garçons mettent devant eux en forme de tablier, et qui est attaché par derrière avec une espèce d'agrafe.

* SERPOLET s. m. Petite plante odoriférante, du genre thym (thymum serpyllum), qui vient daus les lieux extrêmement secs : les lapins et les moulons qui se nourrissent de serpolet, ont ordinairement meilleur goût que les autres.

SERPULEs. f. (laL .«lerpu/a, serpent). Aniiél. Genre d'aiinélides tubicoles, comprenant plusieurs espèces vivantes ou fossiles de vers divisés en nombreux segments, doiiLla partie antérieure s'élargit en un disque rélraclile où se trouvent la bouche et un double panache de branchies filamenteuses étalées en évenluil. Les serpules se construisent, par une sécrétion de leur peau, des tubes calcaires

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enlorlillés et sinueux, que Ton trouve adhérents a )a surface des corps submergés : pieires, coquillages, pièces de bois, etc.

berpule contournée (Serptila con'orliplicata).

Quand l'animal veut se renfermer dans son tube, il ferme l'ouverture de celui-ci au moyen d'un opercule.

SERRA-DI-SCOPAMENE, ch.-I. de cant., arr., et a 30 kil. iN.-E. de Sartène (Corse); 802 hab.

SERRAGE s. m. Action de serrer; résultat de cette action.

SERRAGGIO. ch.-l. de cant.. arr., et à 13 lu! S. de Corte (Corse); 1 ,200 hab.

SERRAN s. m. [sé-ran] (lat. seira, scie). Icht. Genre de percoîdes à sept rayons branchiaux et à une seule dorsale. Nous avons, dans la Méditerranée, le serran écriture {serraniis scriba), à traits irréguliers bleus sur la tète, à couleurs variées, à chair savou-

Serran d'Amérique (Ctenolabrus cœruleu^ .

reuse ; le serran commun {serranus oibrilia). à 3 bandes obliques sur la joue; le barbier {anlhias sacer), rouge, nuancé d'or; et le mérou (serranus gigas], brun, long- d'un mètre, à chair recherchée. Le serran d'Amérique [ctenolabrus cserukus], est long de (o à 40 centim. (Voy. Pehche.)— S-jrrano. (V. S.! SERRATEadj. [sé-rate] (lat. senatus: de serra, scie). .Numism, Se dit de certaines monnaies romaines en argent dont les bords sont découpés eu scie.

SERRATIFORME adj. (lat. serra, scie ; fr. forme). Qui est en forme de scie.

SERRATDLÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporie à la sarrette [serratuiaj. — s. f. pi. Seciion de carduacées ayant pour type le genre sanette ou serratule'

* SERRE s. f. Lieu clos et couvert où, pendant l'hiver, on renferme les orangers et autres arbres ou plantes qui ont lê plus besoin d'être à l'abri de la gelée. — Sekre FROIDE, celle où la température varie emre 0» et 8" ou 10°; on y conserve, en hiver, les plantes originaires du cap de Bonne-Espérance, de Chine, duJapon, de lAuUralie.

Serre tempérée, celle où Ion entrelient une chaleur de 15» à 20° pendant le jour, et de 12' à io" pendant la nuit, en hiver. On y rentre les orangers, les plantes grasses, les cactus et autres plantes qui demandent la température de 1 oranger. — Serre chaude, celle dans laquelle on obtient une température de plus de 20° eu hiver. C'est ordmairement un grand bâtiment, exposé au midi, garni de vitraux dans toute sa largeur, et chauffé soit par un ventilateur à air chaud (serre sèche), soit par le thermosiphou ou le calorifère. On y entretient les plantas tropi-

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cales, quelquefois on y joint un aquarium. — Sehhe a forcer, serre chaude établie dans le but de faire produire aux végétaux leurs Qeurs ou leurs fruits à une époque autre que celle que leur a>si?ne la nature. — Fi;:. Cela estve.su en serre chaude, c'est un FRUIT de serre CHAUDE, Se dit des talents précoces auxquels on n"a pas laissé le temps de se développer naturellement, dont on a hâté la maturité par des moyensextraordinaires. — Se dit aussi du pied des oiseaux de proie, qui s'appelle main en termes de fauconnerie : le milan a Ifs serres bonnes. — Fam. Il a la serre bonne, se dit d'un homme qui a la main extrêmement forte. Se dit aussi, lig.,d'un avare, d'un larron, d'un concussionnaire, etc. — Action de serrer, de presser les raisins et autres fruits qu'on met au pressoir, el qu'on serre à diverses reprises : la première serre.

SERRE (Pierre-François-Hercule, coûte de), homme politique, né à Pagny-sous-Prény, près de Ponl-à-Mousson. le 12 mars 1776, mort àCastellamare le 21 juillet 1824. Il émigraà la Révolution, rentra en France eu ISOI; s'inscrivit au tableau des avocats de .Metz et, en 1811, devint avocat général à la cour de cette niêrae >ille, puis premier président à la cour de Hambourg. Nommé par la Restauration premier président à la cour royale de Colmar, il se prononça contre Napoléon pendant lesCent-Jour- et alla rejoindre I Louis XVIll à Gand. Envoyé à la Chambre en 1815 par le département du Haut-Rhin, il en fut élu président en 1SI7, etdevint garde des sceaux dans le ministère Decazes. Il accepta plus tard l'ambassade de Naples.

* SERRÉ. ÉE pari. pa<sé de Serrer — De

LA TUILC BIEN StHRÉE, DU DBAP BIEN SERRÉ, de

la loi e, du drap qui a été bien frappé, bien battu avec le peigne — .\voir le cœur serré DE douleur, DE TRISTESSE, etc, OU absol.. Avoir le cœur serré, avoir le eoîur saisi de douleur, etc. — Avoir le VKNTnE serré, êire constipé, ne pas aller facilement à la garderobe.— Cheval SERRÉ DU devant, du derrière, cheval étroit du devant, du derrière. — L.n HOMME SERRÉ, un homme avare qui a peine à donner du sien, qui dépense avec regret. — Trictrac. Jeu serré, jeu qui n'est pas étendu, et où l'on ne se découvre point. — Serré. Bien fort. Alors il est ordinairement précédé d'un de ces adverbes Bien, Si : il a {f.lé bien serré cette nuit; il lui a donné sur les oreilUs bien serré, si serré que... (Fam.) — Mentir bien SERRÉ, mentir impudemment, ellrontément, etc. — Jouer serré, ne jouer qu'à beau jeu, et ne point se hasarder. Fig. Agir avec beaucoup de prudence, de réserve, de manière à ne pas donner prise sur soi.

* SERRE-FILE s. m. Théor. milH. Se dit des olticiers et des sous-officiers placés derrière une tioupe en bataille, sur une ligne parallèle au front de cette troupe : se placer en se)re-(ile; les serre-files. — .Mar. Vaisseau qui marche le dernier de tous ; ijlre le serre-file. .Adjectiv. Vaisseau serre-kile.

SERRE-FINE s. f. Chir. Petite pince à pression constante, employée ei chirurgie pour maintenir en contact les deux lèvres d'une plaie : des serres-fines. — Nom vulgaire de la mésange charbonnière.

* SERRE-FREIN s. m. Employé chargé de serrer le ireiii dans un convoi de chemin de fer : des serre-freins.

♦SERREMENT s. m. Action par laquelle on serre ; il lui a témoigné son amitié par un serrement de main. — Serrement de cœur, état où se trouve le cœur quand on est saisi de tristesse : cette nouvelle lui a donné un serrement de cœur.

' SERREMENT adv. D'une manière trop ménageie, avec trop d'économie : il vit fort serrement. (Peu us.)

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• SERRE-NEZ s. m. Petit appareil pour assujettir les chevaux. (Voy. Torche-nez) ; des serre-nez.

SERRE-NŒODs. m. Chir. Instrument dont on se sert pour serrer progressivement des ligatures qui ont pour but de détacher certaines tumeurs : des serre-nœud.

* SERRE PAPIERS s. m. Arrière-cabinet où l'on serre des papiers. — Sorie de tablette divisée en plusieurs compartiments, qui se met ordinairement au bout d'un bureau, et où l'on range des papiers. — Petit meuble de marbre, de plomb, etc., qu'on pose sur les papiers d'un bureau pour les empêcher de se disperser : des serre-papiers.

SERRE POINTS s. m. Techn. Outil dont se seW le bourrelier pour serrer les points ; des serre-points.

' SERRER T. a. (bas lat. serare, du lat. sera, serrure). Eteindre, presser : serrer la main à quelqu'un. — Joindre près à près, melire près à piè?: vous nous aveztrop serrés.

— Fig. Serrer son stïle, retrancher ce qu'il y a de supeiflu dans le style. Ecrire d une manière très concise. — Art milit. Serrer les rangs, se dit d'une troupe en bataille dont les rangs étaient ouverts, et qui les rapproche : serrez vos rangs .- marche. On dit quelquefois simplement, Serrez, à des troupes qui marchent, et qu'on veut faire avancer plus diligemment. — Serrer quelqu'un DE PRÈS, le poursuivre vivement. Serrer de iRÈs UNE ville, UN FORT, en presser le siège.

— -Mar. Serrer les voiles, plier les voiles. Serrer la terre, ranger la terre. Serrer le VENT, aller au plus près du vent. Serrer la LiG-NE, tenir très près les uns des autres les vaisseaux qui forment une lif-'ne de combat: chaque viiiseau doit serrer sur son matelot d'avant, pour empêcher l'ennemi de couper la ligne. — Trictrac. Sehher son jeu, le presser, ne pas l'étendre, pour ne pas se découvrir : il serre trop ionjeu. — Escr. Serrer la mesure, presser vivement son ennemi. Presser son adversaire dans la dispute. On dit aussi dans le mêmesens. Serrer la botte, tantaupropre qu'au figuré. — Equit. Serrer l'éperon a UN CHEVAL, lui donner de l'éperon pour le faire aller à toute bride. Serrer la demi-volte, faire revenir un cheval avec ju^tesse sur le terrain où il commence la demi-volte. — Mettre quelque chose en lieu où il ne soit exposé ni à être volé, ni à s'égarer, ni à être gâié : serrer des kardes.

Laurent, serrez ma haire avec ma discipline. Et priez que toujours le ciel vous illumine. Tartufe, acte III, se. u.

— Serrer les foins, serrer les blés, les mettre à couvert dans le grenier, dans la grange.

SERRE-RAIL s. m. Nom d'un système particulier d attache des rails sur les traverses, qui se compose de deux cales en bois debout maintenant le lail, une de chaque ciJte, et fixées elles-mêmes à la traverse par des tirefond.

SERRES, ch.-I. de cant., arr. et à 42 kil. S.-O. du Gap ^Hautes-Alpes), sur le Buech; i,202 hab.

SERRES (Olivier de, seigneur dd Pradel), agronome, ne au Pradel, prés de Villeueuvede-Berg (Vivarais), en 1-539, mort au même lieu, le 2 juillet 1619. Pour se distraire du triste spectacle des guerres religieuses auxquelles il se trouva mêlé, il étudia l'agriculture et publia le résultat de ses observations. Il a laissé : Théâtre d'agriculture et mesnage des champs, ouvrage extrêmement curieux et d'une grande valeur dont la iO= édit. a paru j en 1804 (2 voL in-4°).

■ SERRE-TÉTE s. m. Ruban ou coiffe dont ' on se serre la tête : des serre-tête de nuit. I * SERRETTE s. f. Voy. Sarrettb.

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SERRICORNE adj. (lai. serra, scie; fr.

cortv:). Kulurii. Qui a les antennes dentelées en scie. — s. m. pi. Famille de coléoptères peiUamères dont les antennes sont dentelées en scie. Cuvier diiise celle famille en sept tribus : i" bci-uestides (buprei-le, richards, céropliyles. etc.); 4° élatéridbs (taupin); 3° cÉBuiOMTES fcébrions, rhipiccres, élodes); 4° LAUPïRiDES (lyciis, omalisés, lampyres, léléphores); -5° mélyrides (mélyres, dasyles, malachies, driles); 6° ptiniores (ptines, gibbies, vrillettes); 7" lime-bois (cupe, etc.).

SERRIÈRES, ch.-l. de cant., arr. elà 32kil. N. de Toiiriinn (Ardècbe), sur la rive droite du Rbùiie; 1,576 hab.

■ SERRON s. m. (fr. serrer). Boite dans la- (luollu on apporte des drogues des pays lUranf.'ers : unaerron de ènzime. (Vieux.)

SERRULÉ, ÉE adj. (lat. serra, scie). Dentelé en scie.

" SERRURE s. f. (lai. sera). Machine ordinairement de fer ou de cuivre, qu'on applique à une poite,à une armoire, etc., pourservir à 1ns fermer et à les ouvrir, et qui s'ouvre et se ferme par le moyeu dune clef ou d'un sccrel: une bonne iejnoT. — Encycl. Il y a des milliers d'années que les Chinois et les Ef:ypliens connaissenl l'usa^'e de serrures plus ou moins compliquées. La construction (.'éiiérale des anciennes serrures bénaides, dites à ressort est représentée dans notre tig. 1. Le pêne 6 passe dans un trou rectangulaire percé à chaque extrémité de la serrure et se trouve maintenu par l'un des deux crans e et e que le ressort a presse contre le bord de l'ouverture. La clef s'in- Iroduitdans une entaille demi-circulaire pratiquée sur le bord inférieur du pêne et, pai ce moyen, elle le fait aller en avant ou en arrière. Plusieurs garnitures circulaires nommées gardes entourent la tige de la clef et empêchent l'usage de toute autre clef n'ayant pas dans leur panneton des encochures et des fentes correspondantes. La serrure à gâchette, qui n'est guère en usage que depuis un siècle, est représentée, sous sa forme la plus simple, dans notre lig. 2. Le pêne 66 est poussé par la clef de la même manière que dans la serrure à ressort, n)ais il est ensuite maintenu par des saillies nom- Tcié&iergots qui se trouvent dans une gâchette

rainures dans lesquelles s'cn^apent le Irnn- j drews, de Perth Ainlioy : New-Jersey); on en çon .s quand les gâchettes sont soulevées à ' comprendra le principe en considérant les

la hauteur convenable. Le principe de la ser l'ure de Bramah est identique; mais, au lieu de gâchettes tournant autour d'une cheville commune, il y a des coulisses indépendantes avec des encoches à différentes hauteurs, soulevées à une hauteur cumnume p.ir une clef ayant des élévations correspondantes sur

Fig. 1.

son panneton. Cette serrure fui, elle aussi, considérée comme incrochetable, et lors de l'exposition universelle de ISol (Londres), un défi fut porté par MM. Bramah, qui oflrirent une récompense de 200 guinées à toute personne capable de la crocheter. Le gant fut relevé par l'Américain Hobbs, qui triompha des obstacles après 51 heures d'eli'orls. Le même Hobbs inventa la serrure appelée

clefs de nos fig. 8 et 9, dont il est facile de changer le panneton en variant les positions des pièces séparées dont il se compose. Celte serrure fut employée, pendant longtemps, pour la fermeture des coffres-forts et des grands magasin-, et son succès donna lieu à plusieurs compétitions, parmi lesquelles il faut citer celle de Newell, inventeur de la serrure parnul'iptiqtie de Day et Newell. — On fait usage aujourd'hui, pour les coffres forts, de serrures à cadrans dites à permutation et à combinaison. Le principe général sur lequel reposent ces serrures est facile à saisir. Supposons que, .dans une serrure de Chnbt) ou de Hobbs, les gâchettes, au lieu de tourner sur un pivot placé vers l'une de leurs extrémités , soient converties en disques tournant sur un axe, et que les rainures, uu lieu d'être amenées à coïncider par le moyen de la clef, s'ajustent quand on tourne les disques alternativement dansun sens et dans l'autre, autour de l'axe sur lequel ils se meuvent d'une manière indépendante. Les disques, séparés par des rondelles, ne se communiquent le mouvement que lorsque certaines chevilles, qui peuvent, à volonté, prendre diverses positions, viennent à se frotter l'une contre l'autre; alors, un disque enlruine son voisin et le fait tourner d'une quantité déterminée. On amène ainsi, par difl'erents mouvements, loutes les rainures à coïncider, comme dans notre fis. 10, où a, 6, (■ et (i sont les quatre roues ou tiisques placés dans la senure, au heu de gâchettes. Chaque

la Protectrice (fig. 5). C'est, à peu près, la serrure de Chubb, sauf que le tronçon s, au lieu d'être rivé au pêne, est rivé dans une pièce détachée (fig. 6) qui tourne sur un centre h, quand le tronçon s est pressé par le pêne. Ce mouvement conduit le bras ou levier attaché contre l'enveloppe de la serrure (palaslre), et par ce moyen les gâchettes

a, et qui sont lancées par un ressort dans des crans ou encoches du bord supérieur du pêne, il faut donc que cette gâchette soit levée avant que le pêne puisse se mouvoir. La serrure de l'Anglais Barron, brevetée en 1778, est faite de telle sorte que les ergots doivent être soulevés à une certaine hauteur pour que le pêne puisse se mouvoir; si on les soulève davantage, ils s'engrènent dans des encoches opposées (fig. 3). Celte serrure fut considérée pendant quelque temps comme incrochetable ; mais les voleurs se chargèrent de détruire sa réputation, si bien qu'il fallut la perfectionner. La serrure à gorge et à délateur de Chubb (lig. 4) est une modification de la précédente; 6 est le pêne, t représente les gâchettes (au nombre de 6 dans notre dessin) qui lournenl autour d'une cheville u ; d montre 6 ressorts qui appuient l'orlemeut sur les 6 gâchettes;?! sont les

sont garanties de la pression par le tronçon, si bien que leur position ne peut plus être certifiée par le crooheteur. La clef (fig. 7) tourne sur une broche k et les gâchettes reposent sur la pièce r. Cette serrure, après avoir défié ladressedescrochelcurs anglais, finit par être ouverte par Linus Yale,de Philadelphie, qui inventa ensuite la serrure Yale, aujourd'hui adoptée dans l'univers entier. Un perfectionnement des serrures de Hobbs et de Chubb, dans lesquelles les com-

Fig. S. F..-, 0.

binaisons ne changent pas, consiste à y ajouter un artifice par lequel la position des rainures et des chevilles cl le panneton de la clef peuvent être changés à volonté. Une serrure de ce genre fui imaginée par Aii-

Fig. 10. Fig. il.

disque possède une cheville (on ne voit ici que celle du disque d] qui peut être placée, à volonté, sur un rayon quelconque. Un cadran (flg. H), tournant, à l'aide d'un bouton, sur une plaque à index, est placé à l'extérieur du coffre-forl. Une tige traverse la porte et l'axe d'une virole à laquelle elle est fixée; elle traverse aussi les axes des disques (I, 6, c, d, qui tournent librement autour d'elle. La virole fixe est pourvue, à sa partie intérieure, d'une cheville qui peut être poussée contre la cheville du disque a; on peut donc faire correspondre la rainure de ce disque avec un nombre quelconque du cadran, au moyen de cette cheville; et à l'aide du cadran, on peut placer la rainure dans une position déterminée quelconque. On en arrive à produire, avec les quatre disques, des combinaisons qui ne peuvent être découvertes qu'après des millions de tentatives. Pour plus de sécurité encore, Sargcnt et Greenleaf ont imaginé une serrure à horloge dans laquelle le pêne n'est libre d'agir qu'après un nombre déterminé d'heures ; si bien que, lorsque le coffre-fort est fermé, nul ne penl l'ouvrir, pa> même la personne possédant la combinaison, avant que le mouvement d'Iioiiogcrie ne permette de le faire. SERRURE (Constant-Philippe), auteur flamand, né à Anvei-s le lî sept. IS05, mort à Abortzeele-lez-Gand, le 6 avril 1872. Professeur à l'université de Gand, il rédigea, de concert avec Blommaerl, les Vaierhndseke Letleroefeningcn et se distingua surtout par la publication d'anciens poèmes flamands, tels que le Grimbergsche oorlog (\'Aoi-'ok),\6 Wiipcnc Martyn de J. van Macriant (18ao). Il

SERV

fonda aussi le Vadcrlandsch Muséum voov Nfdenluitschti Letlerkundc (18oo-'63, 5 vol.), dans lequel son fils, Constant-A. Serrure, qui acquit une jusle renommée par deux ouvrages sur J. van Maerlant et son histoire de la Litl>'rature néerlandaise et fraiiçaise dans les Flandres, écrivit aussi quelques éludes remarquables.

• SERRURERIE s. f. Art du serrurier : connaître la serrurerie. — .Se prend aussi pour les ouvrages mêmes des serruriers : il y a bien de la serrurerie dans celte maison.

• SERRURIER s. m. Artisan, ouvrier qui fait des serruies et plusieurs autres ouvrages de fer: la boutique d'un serrurier.

' SERTIR y. a. Joaiil. Enchâsser une pierre dans un chaton.

SERTISSAGE s. m. Action ou manière de

sei lir.

SERTISSEUR s. m. Celui qui sertit.

SERTISSOIR s. m. Instrument dont on se

sert pour sertii-,

•SERTISSURE s. f. Manière dont une pierre est sertie: sertissure à griffe, à filet, elc.

SERTORIUS (Quintus) [ser-to-riuss], général roiuam, né vers 121 av. J.-C.,mort en 12. 11 se distingua dans la campagne de iMarius contre les Cimbres et les Teutons, et lorsque Marius fut chassé dllalie, il leva de nouvelles troupes avec Cinna et poursuivit la lutte. Après la mort de Marius, il réprima les désordres avec une rigueur impitoyable. En 83, il obtint le poste de proconsul d'Espagne; là, il brava les armées envoyées contre lui par Sylla et le sénat, se mit à la tête des Lusitaniens et gouverna avec justice, dans le dessein de s'établir comme puissance indépendante. Après avoir défait à plusieurs reprises les troupes romaines commandées par Pompée, il fut égorgé par des traîtres achetés, dans un banquet, que lui donnait son général Porsenna.

SERTULAIRE s. f. (dimin. du lat. sertum, couronne). Zooph. Genre de polypiers hydraires, qui ont l'aspect de petits arbustes très élégants.

SÉRULLAS (Georges-Simon;, chimiste, né à Poncin (Ain) en i;7i, mort en 1S32. Après avoir participé à toutes les guerres de l'Empire, il devint professeur de chimie à l'hôpital militaire de Metz en 1814, puisau Val-de- Grâee et entra à l'.Académie des sciences en I8i9. 11 a créé les iodures de carbone et de cyanogène, l'élher bronihydrique ; isolé l'acide cyanique, fait connaître le bromure de silicium, le bromhydrate d'hydrogène phosphore; étudié les chlorates de divers alcalis et complété l'histoire des acides chlorique, perchlorique, iodique, etc.

• SÉRUM s. m. [sé-romm] ( mot lat.j.

Sérosité employée comme vaccin. (V. S.)

SERURIER ( Jean -Mathieu -Philibert,

COMTE , maréchal de France, né à Laon en 174i, niorten 1819. Après avoir été lieutenant de milice dans sa ville natale, il servit en 1759 dans le guerre de Hanovre, fit la campagne de Poriugal (1772) et celle de Corse (1771). Il adopta les principes de la Révolution, fut fait colonel et, en 1794, général de brigade. Promu général de division l'année suivante, il se signala à l'armée des Alpes ^ous Kelleimann et Schérer, participa glorieusement à la campagne d'Italie, seconda Bonaparte au 1 8 brumaire elfut fait successivement sénateur, maréchal, comte et gouverneur des Invalides. 11 vota la déchéance de Napoléon en 1S14, fut créé pair de France à la Restauration, se rallia a l'empereur pendant les Cenl-Jours, perdit le gouvernement des Inv.ilides et rentra dans la vie privée.

• SER'VAGE 3. m. (rad. serf). Etat de celui

SERV

qui e?t serf, esclave : mettre en servage. — Poétiq. L'amoureux servage, l'attachement qu'un amant a pour sa maîtresse. 11 est vieux. — Encycl. « Le servage féodal peut être, jusqu'à un certain point, assimiir'àl'esciav.Tge antique; car, durant plusieurssiècles, il fut tout aussi barbare et inhumain. Le serf, étant attaché à la glèbe, appartenait au sol plutôt qu'au seigneur; mais, pendant longtemps, celui-ci eut le droit de vendre les serfs de son domaine, d'endisposer comme de bêtes de somme et de les revendiquer partout où ils se réfugiaient. « Au viii" siècle, les serfs de la « glèbe pouvaient être distribués arbitraire- 0 ment sur le domaine, tr.insférés d'une porte lion de terre à l'autre, réiinisdansla même « case, ou séparés l'un de l'autre, selon les « convenances du maître, sans égard aux « liens de parenté, s'il en existait entre eux. » (Aug. Thierry, Essai stir l'histoire du Tiers- Etat, chap. 1*'). Ainsi, le pouvoir du seigneur sur ses serfs était alors sans limites; il pouvait les punir à son gré, les frapper, les torturer et les faire mourir. « Celui-là était serf, « qui était le fils d'un père ou d'une mère « serfs. Celui-là était encore serf qui était le « fils d'un noble et dune femme non alïran- « chie. Celui-là était encore serf, qui était « libre, mais qui avait habité un an et un «jour dans des terres où le domicile faisait • perdre la franchise. » (AlexisMonleil, H(S<. des Français des divers états, x iv^ siècle, Ep. '29). Les serfs ne possédaient rien en propre, et en conséquence ils ne pouvaient succéder ni tester. Il était interdit au serf de se marier avec une personne qui n'était pas de sa condition ou qui n'appartenait pas au même domaine. S'il en obtenait la permission du seigneur, il devait payer le droit de formariage . Quanta l'infâme droit de prélibalion, que l'on nommait aussi droit de marquette ou droit du seigneur, il a été nié par quelques panégyristes du bon vieux temps; mais des documents irréfutables constatent qu'il était pratiqué dans plusieurs pays de France. Le serf vivait de son travail sur la portion du sol dont la jouissance lui était concédée; il était tenu de cultiver les terres du seigneur, de suivre ce dernier à la guerre et de lui fournir gratuitement tous les services requis. La servitude corporelle fut interdite plusieurs fois par des édits sans qu'elle disparut. L'afiranehissement des imun-mortables fut prononcéeen 1141 parSuger, rogentdu royaume, en 1313 par Louis X, et en lo.ï3 par Henri 11, et néanmoins le servage a subsisté jusqu'à la Révolution. Les conditions de cette servitude différaient selon les coutumes locales; elles furent peu a peu adoucies, à partir du xui' siècle, dans les domaines du roi et dans ceux de quelques seigneurs. Les serfs restèrent cependant dans un état de vassalité plus ou moins rigoureux, et ils étaient soumis à de nombreux services gratuits ou corvées et à des redevances de toutes sortes. Eux et leurs biens, quand ils en eurent, étaient imposables à volonté ou, comme l'on disait alors, tailiablesàmerai {ad misericordiam domini).Ui\ grand nombre de serfs obtinrent leur affranchissement à prix d'argent, et ils consliluérenl des familles libres. Quelques villes jouissaient du privilège d'allranchir de la servitude ceux qui venaient y demeurer. L'anoblissement et les charges de la magistrature produiraient les mêmes effets. (Voy. Noblesse.) Louis XVI, par un édit du 8 août 1779, accorda la franchise complète à tous les habitants des terres de la Couronne. Cependant le servage existait encore dans un certain nombre de seigneuries et sur les terres de quelques couvents, lorsqu'il fut aboli par les décrets que rendit r.\s5emblée nationale, dans la nuit du 4 août 1789. Ces décrets n'étaient qu'à l'état de déclaration générale, et le servage ne fut expressément détruit qu'en mars 1790. Grâce au rayonnement des prin-

SERV

cipes d'humanité que la Révolution française a apportés au monde (voy Révolution), le servage a disparu aujourd'hui de l'Europe entière. Il a été supprimé successivement : en Bavière(180S), en \Veslphalie( 1819). en Prusse (1811), en Autriche (1848); et enfin, il a été aboli en Riis-ie (1863) par un ukase du 19 fév. 1861. On trouve, à la fin du livre plein de verve et d'agrémenl, Impressions de voywie en Russie d'Alexandre Dumas père, une histoire abrégée, fort intéressante, du servage tel qu'il a existé chez les Romains, en France et en Russie. » (Ch. Y.)

SERVAIS (Saint), évêque de Tonsres, mort en 3^4. Fête le 13 mai.

'SERVAL s. ra. Mamm. Carnassier du genre cliat(/'t';(ssc'rua/), originaire de l'Afrique du S. Il mesure 1 m. 30 de long environ, dontiOcentim. pour la queue; son pelage est d'un jaune d'ocre, plus foncé sur le dos et semé de taches brunes, et s'éclaircissant jusqu'au blanc sous le ventre. Il a presque la taille du lynx, et se nourrit de petits mammifères et d'oiseaux. 11 n'est pas très sauvage, et ses petits sont pleins de gentillesse comme ceux du chat ordinaire. — ServuH. (V. S.)

SERVAN (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 2 kil. E. de .Saint-Malo (llle-et-Vilaine), sur la rive gauche de l'einhoueliure de la Rance; 12,240 hab. Saint-Servan, autrefois Alet (voy. ce mot), a conservé la vieille tour de Solidor et une chapelle de l'ancienne calli'drale d'Alet. Armements puiirla pèche de la morue et le cabotage. —Servandoiii [\. S.)

• SERVANT adj m. (fr. servir). Qui sert. On ne l'emploie que dans certaines dénominations particulières. — Gcntilshomsies servants, officiers qui servaient h table par quartier : ics gentilshommes servants portaient les plats sur la table du roi. — FuiînES servants, et quelquefois, Chevaliers servants, ceux qui entraient dans l'ordre sans faire preuve de noblesse, et qui étaient d'un rang inférieur aux autres chevaliers. — Ordres relig., Friîhes servants, les frères convers employés aux œuvres servies du monastère. — Jurispr. féod. Fief SERVANT, celui qui relève d'un autre fief appelé Fief dominant. — Artill. Premier et second SERVANT DE DROITE, DE GAUCHE, leS deilX

artilleurs qui se tiennent à droite et à gauche d'une pièce pour la servir. Dans cette dénomination. Servant est employé comme substantif

•SERVANTE s. f. Femme ou fille qui est employée aux travaux du ménage, aux bas oi'fices d'une maison, et qui sert à gages : jeune seroante. — Servante-maîtresse, servante qui a pris autorité dans la maison. — Ternie de civilité dont se servent les femmes, soit eu parlant, soil en écrivant : je suis votre servante. — Je suis votre servante, phrase familière dont une iénime se sert paur marquer à quelqu'un qu'elle n'est pas de son avis qu'elle ne saurait l'aire ce qu'il désire. — Espèce de table i{u'oii met dans les repas tout près de la grande table, et sur laquelle on place des assiettes, des bouteilles, etc., poursuppléer au service des domestiques. — Typogr. Petite planche de la presse à bras, sur laquelle repose la frisquette, pendant que l'ouvrier étend sur le tympan la feuille qu'il va imprimer.

SERVERETTE, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. .N.-E. de Marvejols (Lozère) ; 76U hab.

SERVET (Michel), Michael Servetus, célèbre controversiste religieux, né en 1.309, à Villanova (Aragon), lirûlé vif à Genève le "27 ocl. 1bo3. Son nom espagnol étaitiMiguel Servedg. Venu fort jeune en France, il étudia le droit à Toulouse, la médecine à Lyon, édita so'us le pseudonyme de Michael Villanocanus, une Bible de Pagninus qu'il amplifia et falsifia. Ayant adopté les idées des ariens, il publia,

SERV

en 1o3l, contre les doctrines de la Trinité, son fameux traité De Trinitatis erroribus libri VU. qui souleva contre lui lesprolestanls comme le? catholiques. Il fut forcé de se cacher et de chariL'er de nom. En 1336. il se fit recevoir docteur en médecine à Paris, et se fixa ensuite chez le cardinal de Tournon, archevêque de Vienne, qui avail été î-on élève. C'esl à Vienne qu'il fit imprimer, en l^.ï3, son ChristianismiRi'stitutio. ouvra?equi lebrouilla avec le cardinal. Arrêlé. il allait passer en jufreiiienl, lorsqu'il parvint à s'évader sous un dépuisement et s'enfuit à Genève, avec l'inlcnlion de ^e réfugier à Naples. Calvin, dont il avait allaqué les opinions, le fit arrêter, sous l'inculpalion de paiilhéi-=me et de matérialisme. Les ditlérenles Eglises suisses voulaient le condamner comme hérétique; plusieurs penchaient vers l'indulgence; les aulres ditféraienl sur le ?enre de châtiment à lui infliger. L'implacable Calvin trancha la question en le faisant condamner à être brûlé. Ses derniers mots, sur le bûcher, furent : Il Credo Chrisltim esse verum Dei filium. sed non œtemum ». On attribue à Servet la première idée de la circulation du sang. Il a laissé une édition de la Géojraphie de Plolémée (Lyon, ibfo). Sa vie a été écrite par Mosheim : Nouvelles recherches sur Michel Servet (1730, in -4°) par Brunneman : il. Servetus (186o); par Trechsfl (l»39); par Druœmond (1848) et Willis ,iS77).

SERVEUR, EDSE adj. Personne qui sert :

garçon iervtur. — Substantiv. Les serveurs

SERVIABILITÉS, f. Qualité d'une personne serviable.

■ SERVIABLE adj. Qui est prompt et zélé à rendre service, qui aime à rendre de bons ofOces, qui est officieux : c'est un homme ser viable.

SERVLAN, ch.-l. de caut., arr. et à ISkil. N.-E. de Bézicrs (Hérault), près de laTougue; 3,370 hab.

• SERVICE s. m. (lat. servitium). Etal ou fonctions d'une personne qui sert en qualité de domestique : être au service de quelqu'un.

— Le SEBVicK d'un DOMESTiyUE, la manière dont un domestique s'acquitte de ses fonctions ; il est content du servi'-C de son domestique. — Le service d'c.n MAiTBE, la manier.dont un maître se lait servir : te service de ce maitre eut dur et pénible. — Le service dk l.4 CUAUBBE, DE l'ofpice, DES éci:ries, etc. le? fonctions particulières d'un domestique attaché à la chambre, à lofûce, aux écuries, etc. : il n'était pas propre au service de la chambre, on l'a fait passer au service des écuries. — Fain. Qu'y a-t-il pour voire service? se dit à une personne qui se présente à nous et qui parait vouloir nous demander quelque chose. — Je suis a votre service, tout a VOTRE service, formule de civilité dont on se sert pour dire à quelqu'un qu'on est à sa disposition, qu'on est prêt à faire ce qui pourra lui être utile ou agréable. On dit de même : Ma voiture est a votre service. — Emploi, fonction de ceux qui servent 1 Etal dans la magistrature, dans les finances, etc. : ce présidnt, ce maitre des requêtes a tant d'années de service. — Absol. Service militaire : il a vieilli au service. — Le sekvicb

DELXUABINB, DE L'aRTILLERIB, DU GÉ.ME, CtC,

les fonctions particulières d'un ollicier de marine, d artillerie, du ;.'énie, etc. : le service de l'artillerie, du génie et de la marine exige dtS connaissances niatltémutiqucs qui ne stmt pas nécessaires aux officie s des antres armes.

— Etre de seiivice, êire dans le temps où l'on est oblige de faire les fonctions de sa charL-e, de sa place, où on les exerce réellement, à moins d'un empêchementlef-'itime. En termes de guerre, il signifie particuiièreni "nt monter la garde, être de piquet, etc. : il est de service après-demain. On dit, dans

SERV

un sens analogue à l'une et à l'autre acception. Faire son service. — Service féodal, les devoirs auxquels un vassal était obligé envers son seigneur. — Jurispr. Services fonciers, se dit quelquefois des servitudes. — Ensemble d'opérations, de travaux, etc., pour lesquels sont nécessaires différent es personnes et dillcrentes choses, danscertaines administrations, dans certains établissements publics ou particuliers : le service de la poste. — Usage qu'on tire de certains animaux et de certaines choses : ce cheval est d'un bon service. — L'estomac, les jambes lui REFUSENT LK SERVICE, son estomac, ses jambes, ne font plus leurs fonctions qu'avec peine.

— Assistance qu'on donne, bon office qu'on rend à quelqu'un : il m'a rendu de bons services. - Rendre un mauvais service, de mauvais SERVICES A quelqu'un, lui nuire. lui faire perdre l'estime d'aiitrui ; ou simplement, lui susciter de l'embarras : vous m'avez rendu un mauvais service de m'umenercet homme. — Liliiig. Célébration solennelle de l'office divin, de la messe, et de toutes les prières publiques qui se font dans l'église : le service est fort bien fuit, le senice se fait fort bien dans celte église, dans cette paroisse. — Se dit aussi ries messes hautes et des prières publiques qui se disent pour un mort : nous avons été au service d'un tel. — Service du bout de LAN, service qui se célèbre pourunepersonne, au premier anniversaire de son décès. — Nombre de plats qu'on sert à la fois sur table, et que l'on ôte de même : repas à trois services. — As-ortiment de vaisselle ou de linpe qui sert à table : service d'argent. — Jeu de la paume. Se dit du côté où et celui à qui on sert la balle : être du côté du service. — Action de celui qui sert et jefte la balle sur le toit : vn mauvais service. — Théâtre Se dit des entrées gratuites attribuées dans quelques circonstances à certaines per sonnes : le service de la presse.

* SERVIETTES, f. Linge qui fait partie du couvert que chacun trouve devant soi en se niettant en table, et dont on se sert aussi à divers autres usages : serviette unie. — Portefeuille qui ne ferme pas.

* SER VILE adj. (lat. servilis). Qui appartient a l'étal d'esclave, de domestique : homme de condition servile. — Bas, rampant : une âme servile. — Théol. Crainte servile, se dit paropposition à Crainte filiale. — Liitér. Qui s'attache trop à l'imitation d'un modèle, ou à la lettre d'un original : traducteur servile. On dit, dans un sens anal. : Imitation SERVILE.

* SERVILEMENT adv. D'une manière servile : // fait servilement sa cour aux grands.

— Trop exactement, trop à la lettre : cet artiste ne fait qu'imiter servilement les ouvrages de son maitre.

SERVILISME s. m. Esprit de servilité systématique.

* SERVILITÉ s. f. Esprit de servitude, bassesse d'âme : la servilité de son caractère le rend méprisable. — Exactitude servile ou trop scrupuleuse : cette traduction a trop de

servilité.

SERVIN (Louis), avocat général au parlement de Paris, né dans le Vendôraoïs en 13o5, moi t à Paris en 1626. Ayant osé faire d'énergiques remontrances au roi Louis .Mil au sujet des édiLs bursaux, la colère et les récriminations du monarque lui causèrent une si vive impression qu'ilen mourut sur la place. 11 a laissé : Actions notables et plaidoyers [\6.i\, in-4o), Vindici iecundum liocrtatcm Ecclesix Gallicanx (1590), Plaidoyer contre les jésuites (1611), etc.

SERVIR v. a. (lat. servire}.Jesei-s, lu sers, il sert, nous servons, vous servez, ils servent. Je

SERV

servais. Je servis. Je servirai, etc. Etre à un maître comme domestique : servir uu maître.

Je n'aime point non plu? la façon de servir.

CoLLiîï d'Hàbleyille. L'Inconstant, acte !•', se. tih.

— Rendre à quelqu'un les mêmes services qu'un domestique rend à son maître : elle servait son amie malade, sa vieille mère infirme.

— Culte calhol. Servir le prêtre, le célébrant A l'autel, être auprès de lui pour répondre la messe, pour lui présenter l'eau et le vin. etc.; ce qui, aux grand'-messes, est la fonction des diacres et des sous-diacies. Servir la MESSE, servir le prêtre qui dit la messe.

— .^bsol. Se dit seulement du service militaire : il y a vingt ans qu'il sert. — Guerre. Servir une batterie, servir l'artillerie, servir une pièce de canon, un mortibr, etc, faire les manœuvres nécessaires pour tirer le canon, etc. : d ce siège, l'artillerie a été bien servie, mal servie. — Servir une pompe, la faire jouer : il faut trois hommes pour semir cette pompe. — Se dit aussi en parlant des mets qu'on place sur la table : servir les viandes sur table. — Servir un dIner, signifie quelquefois, donner un diner : il nous servit un fort beau diner. — Servir une TABLE, la couvrir de plats, de mets, etc. : dans le temps de cette fête, on servait six table% à la fois. — Servie a quelqu'un d'une viande, d'un mets, donner d'une viande, d'un mets à quelqu'un avec qui on est à table : on m'a servi un excellent morceau. — Absol. Servir quelqu'un, lui donner de ce qui est sur la table -.vous ai-je servi'! — Fin. Servir une hENTE, payer le revenu, l'inlérêl d'une somme constituée en renie. — Jurispr. Servir une REDEVANCE, acquitter la redevance convenue.

— Jeux de dés. Mettre les dés dans le cornet de celui qui doit jouer : c est à vous à servir.

— Se dit, en outre, d'un marchand, d'un ouvrier, relativement aux personnes qu'il fournit, pour qui il travaille : il y a dix ans que le même épicier sert notre maison. — Rendre de bons offices à quelqu'un, l'aider, lo seconder, l'assister : servir ses amis. — A quelqueois pour sujet un nom de chose : les circonstances, les événements l'ont bien servi. — Servir de v. n. Tenir lieu de, tenir la place de. faire l'office de : servir de mentor à un jeune homme. — Fig. Servir de jouet, de marotte, de plastron, être en butte à toutes les railleries d'une ou de plusieurs personnes. — Servir de plastron, signifie aussi être e.vposé aux attaques, aux importunités de quelqu'un. — Fig. et fam. Servir de couverture, servir de prétexte. — Servir à v. n. Etre destiné à tel usage ; ou élre utile, propre, bon à quelque chose : ce bateau sert à passer la rivière. On dit souvent dans le même sens, avec la préposition DE, cela ne sert de rien; de quoi cela sert-il '? surtout quand on veut exprimer I inutilité absolue. — Etre d'usage : ces gants, ces souliers pourront vous servir. — Se servir V. pr. - Joint à la préposition de, faire usage de : il s'est servi de tnon argent. — Se dit, quelquefois, en parlant des personnes • ('/ se sert depuis longtemps de ce tailleur.

SERVITES, ou Serviteurs de la Vierge Marie, otdie de moines de t Eglise cathuliquu romaine, fondé en 1233 par sept patriciens de Florence. Leur objet principal est de propager la dévotion à la vierge Marie.

SERVITEUR s. m. Celui qui est au .service, aux gage? d'autrui, qui est salarié par autrui pour quelque fonction subalterne. Se dit surtout de= domestiques, et ne s'emploie uère, dans le stjle ordinaire, qu'avec une épilhele, ou en certaines phrases : bon serviteur. — C'est UN GRAND SERVITEUR DE DlEU,

c'est un homme de grande piété, d'une grande charité, uniquement occupé de la prière et des bonnes œuvres. — Serviteur des .>ervi- TEURS DE Dieu, qualification que le pape se donne dans ses bulles. — Attaché à, disposé

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à rendre service : j'ai toujours été serviteur de votre père. (Vieux. 1 — Votre skrvitecr,

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