‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 261 sur 639 · S1.MP · texte numérisé non relu

S1.MP

ensuite, à l'âge de plus de 80 ans, vivre à la cour de Hiéron de Syracuse. Pindare lui reproche son avidité; c'est le premier poète que l'on cite comme ayant écrit pour de l'argent. Il fut le plus fécond et probablement le plus populaire de tous le< poètes lyriques de la Grèce. 11 ne reste que quelques fragments de ses écrits, dont le plus célèbre est intitulé : Les Lamentations de Danaé. — Simonide le Jeune, que quelquesuns regardent comme le petit-fils du précédent, a écrit un Traité sur les inventions. — Il reste quelques fragments des poésies de Simonide le Vieux, d'.\morgos. qui tlorissait vers 650 av. J.-C.

•SIMONIE s. f. Convention illicite par laquelle on donne ou on reçoit une récompense temporelle, une rétribution pécuniaire, pour quelque chose de sain et de spirituel : le traité dont vous parlez est une franche simonie, une pure simonie. — Encycl. o Le mot simonie vient de Simon le Magicien dont il est parlé dans les Actes df s Apôtres et qui, selon la lé^'ende. voulut acheter de saint Pierre le pouvoir de faire des miracles. La simonie était considérée comme un crime sous l'ancien droit. Les juges ecclésiastiques prétendaient en connaître exclusivement; mais le parlement de Paris rejela cette prétention cl reconnut aux juges ordinaires le droit de punir les coupables. « La « simonie dit AniédéeThierry iSnint Jérôme, « liv. XII), était dès le v= siècle la plaie de (I l'Eglise catholique ; tout s'y achetait, tout i< s'y vendait; la papauté s'enlevait à prix (c d'argent, quand on ne l'arrachait pas par (' les armes; plus d'un épiscopat fut mis à « l'encan, et les grades inférieurs du sa- (i cerdoce donnaient lieu aux mêmes calculs « de corruption. Electeurs et élus n'avaient c( d'ailleurs rien à se reprocher; les pra- « tiques simoniaques étaient mutuelles... Il u faut ajouter que les biens des corporations « étaient mis au pillage par les clercs. » Plus tard, le trafic si fréquent des bénéfices ecclésiastiques, bien que toléré par les niojurs, a toujours été considéré comme une simonie punissable (Ord. de 1579, 1610, 16';9, etc. » (On. Y.) ' SIMOUN ou »* SIMOOM s. m. (ar. semoun, le pestilentiel, de la racine samma, empoi-

SIMON (Richard), exégète français, né en 1638, mort en 1712. H enseigna la philosophie à Paris, et se trouva engagé dans une controverse avec Port-Royal par son h'ides Ecclcsix Orientalis{i 671 ). Son Histoire critiqua du Vieux Testament (1678), où il attribue le Pentaleuque à des scribes du temps d'Esdras, fut violemment attaquée par Bossuel. Le livre fut supprimé, et l'autour exclu de l'Oratoire. Beaucoup de théologiens ratioralistes ont depuis adopté ses vues. Il a aussi écrit des ouvrages de critique sur le texte du Nouveau Testament et sur ses commentateurs.

SIMON (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et 10 kil. S.-O. de Saint-Quentin (.\isne), sur le canal Crozat; 6 '0 hab. Autrefois titre de duché.

SIMONE DI MARTINO [si-mo-né di mar-ti'noj. Vuy. Mksimi.

• SIMONIAQUE adj. (de Simon, n. pr.). Se dit des choses où il entre, où il y a de la simonie : contrat simoniaque . — Se dit aussi des personnes qui commettent simonie :

dans ce iièile, il y avait beaucoup d'ecclésiastic^ucs simoniaques. — Substantiv. C'est un simoniaque.

SIMONIDE, poète lyrique grec, né dans l'Ile de Ceos, vers 556 av. J.-C, mort vers 467

rai africain et jusque sur les côtes méridionales de l'Europe où on l'appelle sirocco. (V. L.)

* SIMPLE adj. (lat. simplex). Qui n'est point composé. Saison est un nom simple; arrière-saison est un nom composé. Dire est un verbe simple; redire, prédire, contredire, sont des verbes composés. — Chim. Corps SIMPLES, corps que, jusqu'à présent, il a été impossible de décomposer; on les appelle

aussi COUPS ÉLÉMENTAIRES OU ÉLÉMENTS. — Qui

n'est pas double ou multiple : des souliers à simple semelle. — Bâtiment simple, bâtiment qui n'a qu'un rang de chambres; par opposition à Bâtiment double, celui qui renlerine deux rangs de chambres. — Bol. Calice SIMPLE, celui qui n'est point environné d'un second calice extérieur. Tigesimplk, celle qui n'est pas ramifiée; et, dans un sens anal.. Stigmate simple, aigrette simple, etc. — Fleur SIMPLE, celle dont la corolle n'a que le nombre de pétales qu'elle dnit avoir naturellement; à la dillérence dcsfieurs doubles ou semi-doubles, qu'on obtient ordinairement par la culture : /a rose simple n'a que cinq pétales. Les botanistes disent aussi Kleuii SIMPLE, par opposition à Fleur composée. — Lilurg. Fête simple, ofuce simple, se dit par opposition à fête ou office double ou semi-

II alla de bonne heure à Athènes, et fut I double; et. simple vigile, d'une vigile san

SIMP

jeûae. — Seul, unique : il n'a qu'un simple valet pour le servir. — Qui n'est point compliqué, qu'il est très facile d'employer ou de comprendre, etc. : uneméthode. unproct'dé. un moyen très simple, fort simple. — Le 5Ljet,

L'iNTr.IGtrE DE CETTE PIÈCE DE THEATRE EST FORT

SIMPLE, l'action y est peu eharg^ée d'incidents.

— Fam. C'est tol't simple, cela est naturel, convenu, cela va sans dire. — Qui est sans ornement, sans faste, sans recherche, sans apprêl, sans atfectation : je ne veux point de broderie ni de galons, je ne veux qu'un habit tout simple.

Ayant mis ce jour-là, pour être plus a^le, Cotillon simple et souliers plats.

La i'oxTtnnt.

— Etre simple dans ses habits , dans SES MELRLE5, éviter la recherche, Je luxe dans ses habits, dans ses meuhles. — Qui est sans déguisement, sans malice : simple comme un enfant. Dieu aime les humbles et les simples. Dans cette dernière phrase, il est ] employé substantivement. — Niais, qui se laisse facilement tromper : il est si simple que le premier venu le trompe. — Simple s. m. Ce qui est simple : te simple et le composé. \

— .Mus. Air. chanson, pièce de clavecin, de piano, de harpe, chantée et jouée suivant le chant naturel et tout uni, par opposition à Double, qui se dit du même air, de la même chanson, de la même pièce, quand on y ajoute des variations : on ne chante guère le double d'un air. qu'on n'ait ch'inté te simple.

' SIMPLE s. m. Nom générique et vulgaire des herbes et des plantes médicinales : la mélisse est un simple d'une grande vertu. — Est plus usité au plur. : cet homme cannait bien les simples.

• SIMPLEMENT adv. D'une manière simple.

Cet adverbe reçoit différentes significations. .\insi on dit : Il est vêtu bien simplement, sans ornement, sans recherche; Je vols

RAC0NTER.iI LA CHOSE SIMPLEMENT, naîvemeut,

satis déguisement; C'est un bon homme, il v

VA, IL T procède simplement, BIEN SIMPLEMENT.

TOOT SIMPLEMENT, bonnement, sincèrement, sans finesse; Cette pièce de théâtre est conduite simplement, l'action n'en est point compliquée, point surchargée d'incidents; Il

NE s'agit POlNTDr. DISCUTEn. MAIS SIMPLEMENT DE

s'entendre, mais seulement de s'entendre.

— Purement et simplement, uniquement, sans rései-ve et sans condition : il a donné sa démission purement et simplement.

'SIMPLESSE s. f. Simplicité naturelle, ingénuité accompagnée de douceur et de facilité : elle a de la stmplessc.

• SIMPLICITÉ s. f. (lat. simplicUas). Qualité de ce qui est simple : simplicité naturelle.

— Niaiserie, trop grande facilité à croire, à se laisser tromper : je ne vis jamais une si grande simplicité.

SIMPLICIDS (Saint), pape de 468 à 483. 'J a laisse quelques lettres. Fête le i mars. SIMPLIFIABLE adj. Qui peut être simplifié. SIMPLIFICATEUR. TRICEadj. Qui simpliSe.

• SIMPLIFICATION s. f. Action de simplifier, ou résultat de cette action : travailler à la simplification d'une affaire.

• SIMPLIFIER V. a. (lat. simplex. simple; facere. faire . Rendre simple, moins composé : simplifier le récit d'un fait, un raisonnement.

— Simplifier un bénéfice, faire d'un bénéfice à charge d'âmes, ou qui demande résidence, un bénéfice simple.

SIMPLISME s. m. Philos. 'Vice de raisonnement consistant à négliger un ou plusieurs des élémeins nécessaires à la solution.

SIMPLISTE adj. Qui est entaché de simpiisme.

SIMPLON ;Le\ mons Csepionis ou Scipionis;

Page 1