‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 279 sur 639 · SOIS · texte numérisé non relu

SOIS

rend, peines qu'on lui épargne : il lui prodigue les soins h'S plus empressés. — Donner DES SOINS A UN MALADE, l'assistcr comme médecin : ce médecin donne gratuitement sessoins à totts les malades indigents de son quartier.

— Rendue des soins a quelqu'un, le voir avec assiduité, et lui faire sa cour. En être AUX PETITS soins AVEC QUELQU'UN, avoir pour lui des attentions recherchées, délicates, se montrer ollîcicux, empressé à lui épargner les moindres peines. — Inquiétude, peine d'esprit, souci : la vie des grands est pleine de soins.

*SOIR s. m. [souar] (lat. sérum). La dernière partie du jour, les dernières heures du jour : il travaille depuis lematin jusqu'au soir

— A CE soir! Ioc. fam. dont on se sert en quittant, dans le cours de la journée, une personne qu'on a l'intention de revoir dans la soirée. — Le soir de la vie. la vieillesse.

* SOIREE s. f. L'espace de temps qui est depuis le déclin du jour jusqu'à ce qu'on se couche : une belle soirée. — Se dit aussi des assemblées, des réunions qui ont lieu dans les soirées d'hiver, ordinairement à jour lixe pour causer, jouer, faire de la musique, etc. : il nous a donné une charmante soirée.

— Soirée dansante, soirée où l'on danse, bal sans cérémonie.

SOISSONNAIS, ancien pays de l'Ile-de- France, aujourd'hui compris dans le dép. de r.\isne. Cap., Soissons ; villes princ. : la Fèreen-Tardenois, Cœuvres, etc.

SOISSONS [soua-sou] (anc. Noviodunum et ensuite Augusla Suessionum), ville forte et ch -1. d'arr. du dép. de l'Aisne, sur l'Aisne, à 105 kil N.-E. de Paris, et à 32 kil. S.-O. de Laon-, par49° 22' u3" lat. N. et 0° 59' 18" long. E. à la cathédrale ;■ 12,373 hab. Belle tapisserie, toiles delin, bonneterie, cordages, poterie et cuirs, haricots renommés. Patrie de Caribert, de Chilpé^icI'^ de Clotaire 11, du duc de iMayenne, de Louis d'Héricourt, deRonsin et de Quinelle. Capitale desGaulois Suessiones, cette ville fut soumise aux Romains par Jules César en 57 av. J.-C, tenue par Egidius et par son fils, Syagrius, jusqu'à la victoire que Clovis remporta sous ses murs en 486. Soissons, capitale de Clovis, donna son nom au royaume de son 4° fils ('ill). Plusieurs conciles se tinrent dans celte ville (744, 1092 et 1 122. Dans ce dernier furent condamnés les doctrines d'Abélard). Ancien château, construil sur l'emplacement d'un palais des rois mérovingiens. Cathédrale du xu° au xiii" siècle) ; église abbatiale Saint- Léger (xu' siècle). Académie l'ondée en 1074 et fermée en 1789. institut de sourds-muets, dans l'ancienne abbaye de Saiut-Medard, où fut couronné Pépin le Bref et où fut enfermé Louisle Débonnaire. Prèsde Soissons, Charles Alarlcl battit les Neustriens (719) et Hugues le Grand vainquit Charles le Simple (9^ Sj. Devenue capitale d'un comté, cette vil e soutint des sièges en 948, 1413, 1567, 1617 et IS14.Penddnlla guerre franco-allemande, Soissons, après trois semaines diiivestissemenl et quatre jours de bombardement, se rendit au grand-duc de Mecklembourg, le IG ocl. 1870. Celle capitulation livra aux Allemands (oulre 99 ofhciers, 4,633 hommes 128 canous, etc.), la possession d'une seconde ligne de chemm de fer entre Châlons et Paris. Elle fui sévèrement blàmee par le conseil d'enquête sur les capitulations.

SOISSONS (Comtes de), titre porté dès le viii« siècle par des seigneurs vassaux des ducs de France. Au xiii* siècle, ce titre était la propriété delà maison de Chimay. Il passa a la maison d'Orléans en 1391. Dunois, le bâtard d'Orléans, le transmit aux d'Orléans- Longueville, dont l'hérilière, Françoise tJ'Orléans-Longueville, épousa, en lu55, Louis J°' de Boui bon-Coiidé. — (Charles de Bourdon,

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