‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 282 sur 639 · SOLD · texte numérisé non relu

SOLD

* SOLANDRE s. f. Art vétêr. Maladie qui survient au pli du genou du cheval, à la différence de la inalandre, qui affecte le pli des

jan-ets.

' SOLANE, ÉE adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au soi.ijiHm, ou morelle. — s. f. pi. Importante famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre solanura ou morelle et comprenant, en outre, les genres : pétunia, nicotiane, datura, jusquiame, nicandre, coqueret, piment, auréliane, tomate, belladone, mandracore, etc. — Les solanées sont des plantes herbacées ou ligneuses, avec des fleurs régulières, dans lesquelles les sépales, les pétales et les élamines se trouvent ordinairement au nombre de cinq. Presque tous les membres de ce groupe possèdent des propriétés narcotiques, qui y sont quelquefois développées au point d'en faire des plantes essentiellement vénéneuses.

SOLANINE s. f. Chim. Alcaloïde trouvé dans les tiges, les feuilles et les fruits de la douce-amère et dans certaines parties des tubercules de la pomme de terre, deux plantes de la famille des solanées.

"SOLANUMs. ni.[so-la-nomm](lat. solari, soulager, à cause de ses propriétés médicales). Bot. Genre de solanées dont plusieurs espèces sont vénéneuses, et dont quelques autres fournissent des racines ou tubercules propres à la nourriture. — Le genre solaniim, type des solanées, comprend des plantes annuelles ou vivaces, que l'on appelle aussi morelles. On en cultive plusieurs espèces pour l'ornement des jardins et les serres; un petit nombre d'espèces sauvages sont de mauvaises herbes redoutables pour l'agriculture, comme le soliinum carolinense, par exemple. Le sotattum dulcamara. plante vivace grimpante, originaire d'Europe, atteint jusqu'à 10 pieds de haut. On cultive surtout, comme plantes d'ornement, le solanum crimitum, le solanum macranthum, \e solanum marginatum et le solanum Warscewiezii, ou morelle ornementale.

SOLAR (Félix), journaliste et financier français, né à Castelmorin le H fév. 181.^, mort à Bordeaux le 19 nov. 1870. Il collabora d'abord à plusieurs journaux, fut, en I84fi, un des fondateurs de {'Epoque, devint en 1 848, rédacteur en chef de la Patrie et, en 1861, l'un des principaux propriétaires de la Presse. Pendant ces entrefaites, il s'était associé avec Mirés, fut impliqué dans les poursuites dirigées contre ce dernier et condamné par défaut à 5 ans de prison et à une amende de 3,000 fr. Il resta en Italie jusqu'en 1869, époque où il vint se fixer à Bordeaux ; il y fonda le journal le Libre-Echange et mourut d'un accès de goutte.

* SÛLBATU, UE adj. (fr. sole; et battu). Art vétér. Se dit d'un cheval dont la sole a été comprimée par le fer, ou par l'appui répété sur des corps durs.

* SOLBATORE s. f. Art vétér. Maladie d'un cheval solbatu. On dit plus ordinairement, Sole b.\ttue.

* SOLDANELLE s. f. (dimin. de l'ital.

solda, sou, à cause de la forme des feuilles). Bojt. Genre de primulacées, comprenant trois espèces de petites plantes, à jolies fleurs bleues ou violacées, qui croissent sur le sommet de nos plus hautes montagnes, auprès des neiges et des glaciers. Les deux principales sont la soldanelle des Alpes [soldanella Alpina) ; et la soldanelle de montagne (soldajiella montana). — Espèce de liseron qui croit sur les bords de la mer, et dont les feuilles et la racine sont très purgatives.

* SOLDAT s. m. (rad. solde). Homme de guerre qui est à la solde d'un prince, d'un Etat : sa maison fut cernée par des soldats. — Celui qui sert dans l'armée, et qui n'a

SOLE

point de grade : un simple soldat. Il s'est

CONDUIT PLUTÔT EN SOLD.VT Qu'eN CAPiT.MNE,

il a montré plus de courage que d'habileté.

— Fig. Il n'est que soldat, ce n'est qu'un SOLD.VT, il n'a que de la bravoure. — Se dit en général de la profession militaire, et de ce qui la caractérise : la franchise d'un soldat. — Adjectiv. // a l'air soldat.

* SOLDATESQUES, f. Coll. Se dit quelquefois, par mépris, des simples soldats; et plus ordinairement, d'une troupe de soldats indiciplinés : la bourgeoisie était exposée aux insultes de la soldates'/ue. — Adj. Qui sentie soldat : un ton, un maintien soldatesque.

* SOLDE s. 1. (lat. solidus, sou). Paye qu'on donne à ceux qui portent les armes pour le service d'un prince, d'un Etat : payer la solde.

"SOLDE s. m. Comm. et Comptab. Payement qui se fait pour demeurer quitte d'un reste de compte : pour solde. — Tenue des livres. Solde décompte, somme qui fait la différence du débit et du crédit, lorsque le compte est vérifié et arrêté.

' SOLDER V. a. Donner une sol3e à des troupes, les avoir à sa solde : solder des troupes.

* SOLDER V. a. Comm. et Comptab. Acquitter un conjpte, uue dette, en faire l'entier payement : solder un compte, un mémoire.

' SOLE s. f. (lat. solum). Agric. Certaine étendue de champ, sur laquelle on sème successivement par années, des blés, puis des menus grains, et qu'on laisse en jachère la troisième année : on divise ordinairement une terre en trois soles.

' SOLE s. f. (lat. solfa). Le dessous du pied d'un cheval, d'un mulet, d'un âne, d'un cerf, etc.: ce cheval a la sole fort tendre, la sole battue, foulée, entamée, etc.

" SOLE s. f. Ichl. Sous-genre de pleuronectes, comprenant un petit nombre d'espèces de poissons très plats, dont les mâchoires sont cachées sous la peau écailleuse, et dont les deux yeux se trouvent du côté droit. La sole commune {solea vulgaris, Cuv.) aie corps plus allongé que ne l'ont d'ordinaire les poissons plats, avec un museau mousse et arrondi. Sa longueur est de 25 à aO cent, et sa couleur d'un brun uniforme en dessus et blanche en dessous. Elle habite les côtes sablonneuses de l'Europe, se tenant près du fond et se nourrissant du frai des autres poissons et de petits coquillages. On la trouve depuis les mers de Scandinavie jusqu'à laMédilerranée. Sa chair est des plus délicates et des plus recherchées.

* SOLÉAIRE adj. (lat. solea, semelle). Anat. Se dit d un muscle placéalapartiepostérieure de la jambe, et qu'on a ainsi nommé parce que sa forme est comparée à celle d'une semelle de soulier ; le muscle soléaire étend le pied sur la laiabe, et vice versa.

* SOLÉCISME s. m. Faute contre la syntaxe : faire un solécisme.

Le moindre solécisme ea parlant vous irrite, Et vous en faites, vous, d'étranges en conduite. Molière.

— Fig. et par plaisant. Faute quelconque : il fait dans cette science d'étranges solécismes.

SOLEDAD (La), village du Mexique, à 2,t ki 1. E. de Puebla ; célèbre par une convention qui y fut signée. (Voy. Mexique.)

* SOLEIL s. m. [so-léî, le dernier l est mouillé] liât, sol, solis). Astre qui produit la lumière du jour : lemouvement du soleil autour de son axe.

0 toi, soleil, ô loi qui rends le jour au monde,

J. RiCiMi. 1.^1 Théàaide, acte 1", se. i".

— Le SOLEIL SE LÈVE, il parait au-dessus de l'horizon; Lb soleil se couche, il disparait

SOLE

pour nous ; et, Le soleil se lève bien oo mal, il se couche ou se lève d'une manière qui annonce un beau ou un mauvais temps. On ditde même : Le lever du soleil. — Fig., en poésie. Le ch.\r du soleil; Les cuevaux' du soleil. — Il fait déjà grand soleil, il fait encore grand soleil, il est déjà grand jour il est encore grand jo;;r. Le soleil est encore bien haut, le coucher du soleil est encore loin. Il fait du soleil, le soleil n'est caché par aucun nuage. Il fait trop de soleil, le soleil est trop ardent. — Entre deux soleils, entre le lever et le coucher du soleil : marcher, voyager entre deux soleils. — Sors le soleil, sur la terre, dans le monde : tout est vanité sous le soleil. — Avoir du bien au soleil, avoir des propriétés en terres, en maisons, en immeubles. — Coup de soleil, impression violente et quelquefois mortelle, que le soleil fait en certaines circonstances sur ceux qui s'y trouvent exposés : il a reçu un coup de soleil. — Dans les combats singuliers. Partager le soleil entre les combattants, c'était placer les combattants de telle sorte, que le soleil n'incommodât pas plus l'un que l'autre. — Fig. Adorer le soleil levant, s'attacher, faire sa cour au pouvoir ou au crédit naissant. — Prov. et fig. Le soleil LUIT pour tout le MONDE, il est des avantages dont tout le monde a le droit de jouir. — Personne remarquable entre toutes les autres [)ar quelque grande qualité : cette femme est U7i soleil de beauté. — Ecrit. Le soleil de JUSTICE, Dieu. — Pièce d'artifice qui tourne autour d'un axe, et jette des feux en forme de rayons. — Cercle d'or ou d'argent garni de rayons, dans lequel est enchâssé un double cristal, destiné à renfermer l'hostie consacrée, et qui est posé sur un pied ordinairement du même métal : il a fait présent à cette église d'un magnifique soleil. — i* Faire un soleil, dans l'argot des typographes signifie éclater, en parlant d'un paquet de caractères. — Piqueu UN soleil, rougir. — Encvcl. Le soleil est le corps central et directeur de notre système planétaire, la grande source de la lumière et de la chaleur. L'orbe visible du soleil, dégagé de la structure complexe dont cet orbe n'est qu'une partie, est un globe d'un diamètre de 1,364,800 kil. environ, .autant qu'on a pu l'observer, ce globe est sphérique, car ou n'a découvert aucune diU'érence entre le diamètre polaire et le diamètre équatorial. Le volume du soleil est près de 1,233,000 fois celui de la terre. Sa densité moyenne est presque exactement le quart de celle de la terre, de sorte que la masse du soleil est environ 316,000 fois celle de la terre. La pesanteur, à la limite visible du globe solaire, dépasse la pesanteur à la surface de la terre environ 27,1 fois; un corps qui tomberait près de la surface du soleil, parcourrait 140 m. dans la première seconde. La masse du soleil dépasse de 7'JO fois environ la masse combinée de toutes les planètes. Sa distance moyenne de la teire est d'environ 146,288,000 kil. Il a au milieu des étoiles un mouvement apparent de rO. à l'E., suivant un grand cercle appelé écliptique, et accomplissant le tour du tiimament en 363 jours, 6 heures, 9 minutes et 9.6secondes,quoiquelepassaged'unéquinûxe de printempsàrautre(premiersigne du Bélier) occupe seulement 36o jours, 3 heures, 4S minutes, 48,6 secondes, à cause de la précession des équinoxes. Ces deux périodes s appellent l'une l'année sidérale, l'autre l'année tropicale. Le soleil a, en outre, trois mouvements réels : 1° une rotalion sursoncue, que nous décrirons tout à l'heure; 2° un mouvemeiit autour du centre de gravité do tout le système ; mais, en conséquence de la. grande supériorité de sa masse sur celle de tous les autres corps, ce centre d'inertie est toujours en dedans du volume du soleil ; 3° un mouvement progressif dans l'espace vers les cons-

SOLE

SOLE

SOLE

lellalions d'Hercule et de la Lyre; la vitesse de ce mouvement n'est pas connue, mais on l'a estimée à 240 millions de kil. par an. — Examinée au télescope, la surface du soleil, qui à. l'œil nu parait être à très peu près uniforme, se montre plus brillante vers le centre et noircit vers la circonférence. Celte surface est aussi marquée de diliérenles irrégularités, de lai'-hes, de points éclatants {faculse) , an mouchetures; sans compter d'autres particularités qu'on no peut découvrir qu'avec des télescopes d'unegranile force. Galilée, Kabricius, Soheiner ctHarriotont, chacun indépendamment des autres, découvert les taches du soleil. Ou s'aperçut bientôt qu'elles se meuvent de façon à prouver qu'elles sont de réelles marques à la surface, et non des corps passant enticla terre etlesoleil,etque,parconséqupnt on peut mesurer la rotation du soleil en les observant. On a trouvé ainsi que le soleil accomplit sa rotation dans une période de 2ojour.sun tiers environ; elcomme les taches ne passent pas toujours par des lignes droites à travers la surface du soleil, mais quelquefois suivant une direction inclinant légèrement en haut et d'autres fois suivant une dinction inclinant légèrement en bas, on a vu que l'axe de rotation du soleil est légèrement incliné sur le plan de l'écliptique. Prenant deux parties de la surface solaire visible dans la même long,, mais l'une dans le 43" degré de lai., par exemple, et l'autre à l'équateur, la dernière avancera de plus en plus en longitude sur la première, gagnant environ deux degrés par jour, de sorte qu'en 180 jours, environ, elle aura gagné une révolution complète. Cela revient à dire que l'équateur du soleil fait environ deux révolutions de plus par an que les régions qui sont sous 45° au N. etau S. de la lai. solaire. Les taches du soleil ont généralement une région centrale obscure appelée iimbra, au dedans de ■laquelle se trouve une partie plus sombre encore appelée nitckus; le tout est entourée d'une sorte de frange de nuance plus clairo a^ipelte pénombre. Malgré l'apparence, on ne suppose pas que r«m6?'a et le nucleua soient réellement obscurs; en fait, le professeur Langley, de Piltsburgh, a réussi à observer la lumière qui vient du nucleus pris isolément, et il a trouvé que, bien que ce nucleus paraisse complètement noir par comparaison avec la surface générale, il brille en réalité d'une lumière insupportable par son éclat, lorsqu'on l'examine seul ; d'un autre côté, ses mensurations thermales montrent que la chaleur du nucleus est proportionnellement plus grande que sa lumière, et non beaucoup au-dessous de celle qui provient de la surface cuvironnante. L'étude du spectre solaire, eu révélant beaucoup de détails relatifs à la constitution et à la condition physique de l'orbe solaire, a aussi jeté quelque lumière sur la nature des taches du soleil. Ces taches sont plus nombreuses dans certaines années que dans d'autres, et parfois aucune tache n'est visible pondant un grand nombre dejours successifs. Outre les taches, le télescope révèle l'existence de très petits points noirs flottants ou porcs muuehetantia surface; on a récemment découvert que ce sont là les intervalles qui séparent des corjis 'innombrablesàapparence de nuages, lesquels semblent fort petits, mais qui ont en réalité de 100 à 300 m. de diamètre, et dont l'éclat surpasse tellement celui des espaces qui les séparent qu'on doit les considérer comme les

firincipales sources de rayonnement de la umière et de la chaleur solaires. — On observe différents phénomènes pendant les éclipses totales de soleil. Les «proéminences rouges» furent vues pour la première fois pendant l'éclip^e solaire du 8 juillet 1842. Dans l'éclipsé du 28 juillet 18y1,il fui prouvé «ue ces proéminences appartiennent au .soleil, puisque la lune, en aTançant, couvraîl

celles d'un côté etdécouvrail celles de l'autre. I totale, il apparaît autour du corps obscur Pendant l'éclipsé du 18 juin 1860, Secchi et de la lune un halo, ou cercle lumineux, de la Rue photographièrent les proéiiii- 1 brillant tout près du soleil caché, mais nences en deux stations d'Espagne, et depuis s'all'aiblissanl graduellement en s'en éloilors, la nature solaire de ces appendices est gnanl jusqu'à ce que sa lumière se perde admise par tout le monde. On en vit s'ç- ! dans la couleur générale du ciel. Dans ce tendre, dans cette occasion, à 3' de la péri- halo, qu'on appelle couronne solaire, on

phérie quel

du soleil; il est donc manifeste .uit des dimensions énormes, puis-

Fig. 1

qu'une distance de 3' du soleil correspond à environ 128,000 kil. Ces proéminences ou protubérances ont été étudiées avec succès par Zœllncr, Respighi, Secchi, Young et d'autres. Ou peut les diviser en trois catégories : amas, jets et panaches. Les proéminences en jet durent rarement une heure et ne durent souvent que quelques niinules; on ne les voit que dans lo voisinage Je; taches.

qu'un les aperçut

Les proéminences en panache n'offrent aucun signe d'origine éruptive. Elles s'étendent souvenlà des hauteurs énormes; elles durent plus longtemps que les jets, bien qu'elles soient sujettes à de brusques changements de forme. Le professeur Young observa, le 7 sept. 1871, une explosion solaire.

La ligure % représente une proémineni;e en nuage qu'il observa sur le côté oriental du soleil. Elle avait environ 160,000 kil. de long et 86,000 lui.

de haut. Il interrompitson observation à midi 30, et, en la reprenant à iniili 35, il « trouva que toute la masse avait litlérale-

pij. 3, proluhéranccs solaires nient sauté et \ucsà«ncln;uredcraprèMnidi,le ^^yj^jl^ ^^^ „^j,g gjj

7s.pi.n,b,ei87i. 'pièces parl'action

de quelque inexplicable poussée venue d'en dessous». La figure 3 représente 1 aspect 'dù'pli'énomcnc lorsque la poussée d'hydro-

f eue eut atteint sa hauleur maximum, 'qui épassait 320,000 kil. Pendant une éclipse

voit quelquefois des rayonnements, et, dans des conditions atmosphériques favorables, on peut observer des séries compliquées de raies s'étendant à une dislance considérable de la région des proéminences. On a anciennement avancé différentes théories pour expliquer la couronne solaire ou corona: l'un l'attribuait à la lumière solaire tombant sur l'atmosphère de la terre; un autre à l'atmosphère lunaire ; d'autres (Levcrrier et Foucault), à l'interférence de la lumière. Mais les recherches spectrosco|,iiques ont nionlré que la couronne est un appendice du soleil, et qu'il y a, sans doute possible, autour du soleil une masse gazeuse lumineuse par elle-même, dont le spectre est caractérisé par la ligne verte 1474 de Kirchholl'. Il y a lieu de croire que la couronne olaire se fond graduellement dans le laible éclat de la lumière zodiacale. — Le besoin de rc;:dre compte de la prodigieuse quantité de chaleur rayonnant constamment de la surface solaire a donné lieu à des hypothèses sans nombre. On a dit que le soleil abandonne la chaleur qui lui a été départie lors de la création, et qu'il va se refroidissant par degrés; on a attribué sa chaleur à la combusLion, puisa "électricité. Newton et Buffon conjecturaient que les comètes pourraient bien servir à alimenter le soleil, et récemment une théorie analogue, avancée d'abord par M. Waterston en I8i)3, a été acceptée avec faveur : un courant de matière météorique tombant constamment dans le soleil des régions de l'espace lui fournirait sa chaleur par la conversion en chaleur du mouvercient brusquement arrêté. Comme le soleil peut, en etl'el, tirer une petite quantité de chaleur de celte source, cette conjecture mérite plus d'allention que les précédentes. Mais on peut dire que les conjectures et les hypothèses cèdent aujourd'hui la place à des vues plus solides, car on commence à reconnaître généralement, d'accord avec les théories de la physique moderne sur la chaleur, que, dans la gravitation de la masse du soleil vers son centre, et dans la condensation qui en résulte, il peut se dégager une chaleur suffisante pour fournir au rayonnemenl actuel, tout énorme qu'il soit certainement.

* SOLEIL s. m. Bot. Nom vulgaire déplantes du genri; hehanthiis, mot grec qui a la même signilication. Ce genre, qui appartient

Soloil multitlui

à la famille des composées, comprend environ 50 espèces dont le plus grand nombre sont originaires de l'Amérique du Nord. Ce

SOLE

sont des plantes robustes, annuelles ou vivace?, à la tis-o et au feuillage rude au loucher. Quelques espènes ont des tubercules. (Voy. Artichaut.) L'idée que le soleil est ainsi appelé parce qu'il présente toujours sa fleur au soleil est erronée; ce nom est plutôt dû à la ressemblance de la fleur avec les vieilles peintures représentant le soleil comme un disque entouré do rayons flamboyants. Peu de plantes épuisent davantage le sol de la potasse qu'il contient et qui manque dans beaucoup de terrains ; sa culture, qu'on recommande quelquefois, rendrait bientôt improductifs les sols les plus fertiles. Ce ne peut donc être une bonne plante de récolte, bien queses iiraines proprement akènes) et l'huile qu'elles contiennent soient utiles à plusieurs usages. Le meilleur soleil de jardin est le helianthus multiflorns, plante vivace, d'origine incertaine, qui atteint de 4 à 5 pieds. Vers la tin de l'été, il donne une abondance de fleurs qui, lorsqu'elles sont doubles, ont quelque ressemblance avec le dahlia.

*SOLEN^.m.[so-Iènn]'irr.so/e7Z,canal).Hist.

nat. Coquillage qui a la forme d'un étui, ou d'un manche decouteau. — Chir. Boîte ronde et oblongue qui servait autrefois à maintenir un membre fracturé, après qu'on avait réuni les parties disjointes par la fracture.

* SOLENNEL. ELLE ou Solemnel, elle adj. [so-la-nèl] :lat. solemnis]. .accompagné de cérémonies publiques et extraordinaires de religion : fêle solennelle. — Vœu solennel, vœu fait en face de l'Eglise, avec les formalités prescrites par les canons; par opposition à Vœu simple. — .authentique, revêtu de toutes les formes, accompag-né des formalités requises : acte solennel. — Célèbre, pompeux, accompagné de cérémonies : audience solennelle. — Fam. Un ton solennel, un ton trop emphatique, trop important : il a un ton solennel.

' SOLENNELLEMENT ou Solemnellement adv. [so-la-J. L) une manière solennelle : ce mariage a été fait solennellement.

* SOLENNISATION ou Solemnisation s. f.

fso-la-ni-J. Action par laquelle on soleuuise : la solennisation d'une fét--.

' SOLENNISER ou Solemniserv. a. [so-la-ni-] Célébrer avec cérémonie : c'est un jour de Téjouissance, il faut le solenniser.

' SOLENNITÉ ou Solemnité s. f. [so-la-ni-]. Cérémonie publique qui rend une chose solennelle : la solennité de Pâques. — Se dit aussi des formalités qui rendent un acte solennel authentique : la solennité d'un testament, d'un serment.

SOLÉNOÏDE s. m. (gr. solén, tuyau; eidos, formej. Pbys. Fil voltaîque unique, contourné d'abord en hélice et revenant ensuite sur luimême en ligne droite, dans l'axe de l'hélice. — Soient. V. S.)

SOLERETs. m. (lat. solea, semelle). Partie de l'armure qui couvrait et protégeait le pied.

SOLESMES [so-lê-mej, comm. du cant. de Sable, arr. et à ia kil. iN.-O. de la Flèche (Sarthe); 814 hab. Célèbre communauté de bénédictins. L'église de l'abbaye est classée parmi les monuments historiques.

SOLESMES, ch.-l. de cant., arr. et à20kil. E. de Cambrai (Nord), sur la rive droite de la Seele; 6,322 hab.

SOLEDRE (ail. Solothurn, zo'-lo-tournn).

I, canton delà Suisse, au N.-O.; 792 kil. carr. ; 83, UUO hab., en majorité catholiques romains, et de langue allemande. Le canton est traversé par l'Aar, et les montagnes du Jura le couvrent eu partie. Le sol est d'une fertilité remarquable. — II, capitale de ce cant., au pied du Weissenssein, sur r.\.ar, à •27 kil. iN.-E. de Berne; 9,100 hab. Elle possède une des plus belles cathédrales de

SOLI

Suisse, et d'intéressantes collections de fossiles et d'armes anciennes.

* SOLFATARE s. f. fital. solfatara, soufrière). Geol. Terrain d'od se dégaa-ent des vapeurs sulfureuses et oi'i se dépose du soufre.

* SOLFÈGE s. m. (ifal. solfeggio). Recueil de leçons de musique vocale, dans lequel les difficultés du chant sont graduées : ce compositeur a fait un excellent solfège.

SOLFÉRINO. villag,- de Lombardie, à 9 kil. S.-E. deCa>tii.'lione,à32kil. S.-E. de Brescia, avec un château qui. était autrefois la résidence d'un prince de Solférino. Les alliés franco-sardes y écrasèrent les Autrichiens le -24 juin 18.Ï9. La bataille, qui dura 16 heures, fut livrée sous la direction personnelle des empereurs François-Joseph et Napoléon III et du roi Victor Emmanuel. En réalité, les Autrichiens étaient commandés par le général Hess, et les Français durent leur victoire à l'artillerie du général Niel. D'abord les Autrichiens eurent l'avantage; mais la furieuse attaque des Français sur Cavriana et Solférino, changea le sort de [ajournée. Les Autrichiens attribuèrent leur défaite à la destruction de leur réserve par l'artillerie rayée des Français. Les vaincus perdirent G30 officiers et I9,3M soldats; les alliés 8 généraux, 936 officiers et 17,305 soldats, tant tués que blessés. Le 24 juin 1870, sur le lieu du combat, trois ossuaires contenant les ossements de plusieurs milliers de morts, furent solennellement consacrés, en présence des représentants de l'Autriche, de la France et de l'Italie.

SOLFIATION s. f. Action de solfier.

* SOLFIER V. a. Chanter, en les nommant, les notes d'un air, d'un morceau ou d'un exercice de musique ; il solfie déjà tout couramment.

SOLIDAGE s. f. (rad. lat. solidare, consolider, à cause de ses propriétés vulnéraires). Bot. Genre de composées astérées comprenant environ 130 espèces de plantes herbacées ou sous-frutescentes, dont plusieurs sont

SÔÎ.I

Solidage du Canada (Solidago Caaadensis),

cultivées pour l'ornement, surtout dans les grands parterres. La plupart sont originaires de l'Amérique du Nord. Nous citerons la solidage lierge d'or (solidago virga aurea), la solidage du Canada (solidago Canadensis) et la solidage bicolore.

' SOLIDAIRE adj. (lat. solvlarius ; àe solidus, sou). Jurispr. Qui fait que, de plusieurs personnes, chacune est obligée directement au payement de la somme totale ; cette obligation est solidaire. — Qui est obligé solidairement: nous sommes tons solidaires. — Se dit, flg., despersonnes qui répondent en quelque sorte les unes des autres : nous sommes solidaires ; les torts de l'un de nous retombent sur tous les autres.

; SOLIDAIREMENT adv. Jurispr. D'une manière solidaire; tous ensemble, et chacun pour tous : ils sont obligés solidairement.

SOLIDARISER v. a. Rendre solidaire.

• SOLIDARITÉ s. f. Jurispr. Engagement par lequel deux ou plusieurs personnes s'obligent les unes pour les autres, et chacune pour toutes, s'il est nécessaire : ce contrat cette obligation porte solidarité. — Se dit é"-alement en parlant de plusieurs créanciers dont chacun a le droit de réclamer seul la totalité de ce qui leur est dû. — Responsabilité mutuelle qui s'établit entre deux ou plusieurs personnes : je ne veux point qu'il y ait de solidarité, qu'il y ait solidarité entre cet homme et moi. - Législ. <■ La solidarité existe entre plusieurs créanciers, lorsque le titre donne expressément à chacun d'eux le droitd'exiger de leur débiteur commun le paiement intégral de la dette. .\ l'inverse, lorsqu'il y a solidarité entre les diS'érents débiteurs d'une même obligation, chacun peut être contraint pour la totalité de la dette, et le paiement fait par un seul libère les autres envers le créancier. La solidarité ne se présume pas : elle n'existe entre les débiteurs que lorsqu elle aélé expressément stipulée, ou lorsqu'elle résulte d'une disposition expresse de la loi. Les poursuites faites contre' l'un des débiteurs solidaires interrompent la prescription et font courir les intérêts à l'égard de tous. Le débiteur qui paie au créancier la portion dont il est tenu personnellement n'est pas déchargé de la solidarité, à moins que In quittance ne porte que c'est pour sa pai-t. D'un autre côté, le créancier qui décharge l'un des débiteurs de la solidarité décharge en même temps les autres pour la part de celui qu'il a favorisé. Le co-débiteur d'une dette solidaire qui a payé cette dette en entier ne peut répéter contre les autres que la part due par chacun d'eux personnellement; mais si l'un des débiteurs se trouve insolvable, la perte qui en résulte se répartit entre tous les autres, y compris même celui au profit duquel le créancier aurait renoncé à la solidarité (C. civ. 1197 et s.). La solidarité existe encore jusqu'à un certain point entre les cocréanciers ou entre les codébiteurs d'une obligation qui estmatériellemcnt ou intellectuellement indivisible, c'est-à-dirb non susceptible d'une exécution partielle; mais cette solidarité s'applique seulement à l'exécution de l'obligation indivisible (id. 1247 et s.). La solidarité légale existe notamment: entre les associés en nom collectif (C. comm, 23), entre tous les signataires et endosseurs d'une lettre de change (id. 140), et en matière criminelle (pour le paiement des frais, amendes, restitutions et dommagesintérêts), entre tous les individus condamnés par un même crime ou délit, y compris les personnes déclarées civilement responsables du fait (C. peu. oo; Tarif crim. du 18 juin 1811, art. loti). .. (Gh. Y.)

•SOLIDE adj. (lat. solidus). Qui a de la consistance, et dont les parties demeurent naturellement dans la même situation. Est opposé à fluide : les corps solides et les corps fluides. — Aliments solides, aliments qui ont de la consistance, par opposition aux aliments liquides : on l'a mis aux bouillons, on lui a interdit toute sorte de noumture solide, toutes sortes d'aliments solides. — Qui a une fermeté capable de résister au choc des corps et à l'injure du temps. En ce sens, il est opposé il fragile et à peu durable : cela n'est guère solide : si vous le laissez tomber, vous le casserez.

Va, ùa tèle est solide encore sur mon épaule.

F059UD. Charlotte Cordai/, acte IV, se. tn. — Qui est réel, efleclif, durable. En ce sens, est opposé à vain, chimérique, frivole, de peii de durée : les biens-fonds sont des biens solides. — Substautiv. Corps ferme, corps qui a:

SOLI

de la consistance : il fuut crettser jusqu'au solide, avant de faire les fondations d'un bâtiment. — Mathémat. Etendue considérée comme ayant les trois dimensions, longueur, largeur et profondeur. En ce sens, est opposé à ligne et à superficie, et il s'emploie aussi subslantiv. ; la géométrie mesure les solides. — S'emploie aussi subslantiv., en ce sens : chercher le solide.

'SOLIDEMENT adv . D'une manière solide : Mtir solidement.

SOLIDIEN, lENNE adj. Qui appartient aux corps solides.

SOLIDIFICATION s. f. Rendre solide, ou passa.L'e de l'état liquide à l'état solide.

* SOLIDIFIER V. a. Didact. Rendre solide ce qui était liquide, fluide.

SOLIDISME s. m. Doctrine médicale opposée à l'huniorisme et qui consiste à regarder les lésions des parties solides du corps comme causes exclusives des maladies.

SOLIDISTEs. m. Partisan du solidisme.

* SOLIDITÉ s. f. (lat. soliditas). Qualité de ce qui est solide : la solidité des corps. — Mesures DE SOLIDITÉ, celles qui servent à mesurer les solides. — Jurispr. Solidarité. (Vieux.)

SOLIGNAC-SUR-LOIRE, ch.-l. decant.,arr.

et à 12 kil. S. du Puy (Haute-Loire), près de la rive gauche de la Loire; 1,355 hab.

SOLIGNY-LA-TRAPPE, comm. du cant. de Bazoches, arr. et à 13 kil. N. de Mortagne (Orne); 935 hab. Célèbre monastère de trappistes.

* SOLILOQUE s. m. (lat. solus. seule ; loqui, parler). Discours d'un homme qui s'entretient avec lui-même. Ne s'emploie guère que dans celte phrase : Les Soliloques de saint Augustin. Dans les pièces de théâtre, on dit Monologue.

SOLIMAN. Voy. Solyman. |

* SOLIN s. m. (rad. sol). Archit. Intervalle qui est entre les solives. — Plâtre qu'on met sur la poutre pour séparer les solives. — Enduit de plâtre qu'on faille long d'un pignon, pour y joindre elretenir les premières tuiles.

SOLINGEN [ zo'-linng-enn ], ville de la Prusse rhénane, près du Wupper, à 35 kil. S.-E. de Dûsseldorf ; 40.843 hab. Elle est depuis longtemps célèbre par la fabrication des lames d'épée, de la coutellerie en général, et des objets en fer et en acier, il y a plus de 2.700 établissements consacrés à ces industries dans l'intérieur ou dans le voisinage de la ville.

' SOLIPÈDE adj. (lat. solus, seul ; pes, pedis, pied). Hist. nat. Se dit des animaux qui n'ont qu'une corne ou sabot à chaque pied : le chnal, l'âne, le mulet, le zèbre, sont des animaux solipcdes. — s. m. Famille de mammifères, voisine des pachydermes et comprenant des quadrupèdes qui n'ont qu'un doiirt apparent et qu'un sabot à chaque pied; celte famille ne comprend que le genre cheV'U; l'bipparion (voy. ce mol) est une espèce fossile.

SOLIS (Antonio de) [so-liss], historien espagnol, dramaturge et poète, né en 1610, mort en 1086. 11 devint historiographe officiel, et reçut les ordres sacrés en 1667. On a de lui une Uistoria de la conquista de Mexico (nouv. édit. 1858). Sa pièce la plus célèbre, La GitaniUa, est fondée sur celle que Montalvan avait empruntée à l'histoire de Cervantes.

SOLIS (Juan-Diaz de), navigateur espagnol, niuii on 1516. Avec Yanez Pinzoïi, il découvrit le Yuc.atan en 1506. En 1508, ils explorèrent la côte de l'Amérique du Sud, depuis le cap Saint-Augusiin jusqu'au 40° degré do lat. S. et prirent pos.'ie^sion de ce continoiil

SOLI

pour l'Espagne. Ils se brouillèrent et revinrent en Esp;igneen 1509; le procès qui suivit eut pour résultat l'emprisonnement de Solis. Relâché et indemnisé plus tard, il succéda à Americ Vespuce comme pilote major. En 1515, avec 3 vaisseaux, il explora la cûtc, du cap San-Roque à Rio-de-Janeiro, entra dans l'estuaire de la Plala, qu'il appela Mar Duke, et remonta le fleuve. Accueilli d'abord amicalement par les Indiens, il finit par être tué et dévoré par eux. Quelques-uns prétendent qu'il découvrit la Plata en 1512, et qu'il y fil un second voyage.

■ SOLISTE s. m. Mus. Celui qui exécute un solo.

' SOLITAIRE adj. (lat. solitarius; de solus, seul). Qui est seul, qui aime à vivre dans la solitude, à être seul, qui fuit le monde: homme solitaire. — Se dit aussi des lieux déserts, des lieux éloignés du commerce du monde : ce lieu est fort solitaire. — Ver solitaire, ver blanc, plat, fort long et annelé, qui s'engendre dans les intestins, et qui est ordinairement seul. — Bol. Fleurs solitaires, fleurs qui naissent séparées les unes des autres sur la plante qui les porte. — Archit. Colonne solitaire, colonne isolée, qui ne fait pas parlie d'un ordre, qui ne porte pas un entablement. — Anachorète et moine qui vivent dans la solitude : les solitaires d'Egypte, de ta Thébinde. — Tout homme qui vil dans la solitude, qui vil très retiré : vous l'avez vu fort répandu dans le monde, maintenant c'est un solitaire. — Jeu qu'on joue seul au moyen d'une petite table percée de trente-sept trous, et avec trente-six chevilles pointues. — Joaill. Diamant delaché, monté seul : lorsque le diamant est petit, il se nomme étincelle : il acheté un beau solitaire. — w Sanglier de 10 à 16 ans.

* SOLITAIREMENT adv. D'une manière solitaire : il a toujours vécu solitairement.

' SOLITUDE s. f. (lat. solitudo). Etat d'une personne qui est seule, qui est retirée du commerce du monde: vivre dans la solitude.

— Lieu éloigné du commerce, de la vue, de la fréquentation des hommes : affreuse solitude. — Ce lieu est devenu une solitude, n'est plus qu'une solitude, se dit d'un lieu qui cesse d'être fréquenté. On dilfig.. Depuis

SON DÉPART, depuis SA MORT, MA MAISON n'esT plus qu'une SOLITUDE.

SOLIVAGE s. m. Mise en solives d'une pièce de bois.

* SOLIVE s. i. (rad. lat. solum, sol). Pièce de charpente qui sert à former et à soutenir le plancher d'une chambre, d'une salle, etc., et qui porte sur les murs ou sur les poutres : solive de briti. — Gruerie. Pièce de bois d'un cubage déterminé.

* SOLIVEAU s. m. Petite solive. — Homme sans énergie, sans autorité.

SOLLICEUR, EUSE s. Argot. Marchand, marchande.

SOLLICITABLE adj. Qui peut être sollicité.

* SOLLICITATION s. f. [sol-li-] (lat. soUioitatio). Action de solliciter : c'est à la sollicitation d'im de ses amis qu'il a fait telle chose. — Soin qu'on prend, démarches, diligences qu'on fait pour le succès d'une allaire : un tel est chargé de la sollicitation de toutes les affaires de telle ville, de tel département. — Recommandation qu'on fait à des juges : puissante sollicitation.

' SOLLICITER V. a. [sol-li-] (lat. soUicitarc). Inciter, exciter à faire quelque chose : qui est-ce qui vous a sollicité à celât — Solliciter quelqu'un de son déshonneur, lui proposer, exiger de lui quelque chose de déshoiioranl. (Vieux.) — Demander quelque chose fortement, avec iiistfince : sollicilcr son payement.

— SoLLiciïEB un l'Bociis, uNH AFFAIRE, faire

SOLR

les démarches et les instances nécessaires pour arriver à la décision, pour obtenir un jugement, pour s'assurer un heureux succès^

— Solliciter son rapporteur, ses juges, les prier d'être favorables. — S'emploie aussi absol. en parlant des procès, des places, des faveurs qu'on attend de personnespuissantes: mes amis ont sollicité pour moi. — Méd Se dit, quelquefois, de ce qui provoque ou détermine quelque mouvement dans un corps, dans un organe : tel médicament sollicite les intcslins à se débarrasser des matières qui les surchargent.

' SOLLICITEUR s. m. [sol-li-]. Celui qui est chargé de solliciter les procès, les all'aires d'autrui : tm habile solliciteur. — Se dit aussi, généralement, de tous ceux qui sollicitent un procès, une allaire, pour eux-mêmes ou pour leurs amis :je mcrendrai votre solliciteur.

— Se dit également de ceux qui postulent un emploi, qui demandent avec instance une place, une grâce, une faveur à quelque personne puissante : il y a vingt solliciteurs pour cette place vacante. — Dans les deux derniers sens, se dit aussi au féminin : une solliciteuse pressante.

* SOLLICITUDE s. f. [sol-li-] (lat. solliciludo). Soin atiectueux : la sollicitude pastorale. — Souci, soin inquiet : cette affaire lui donne, lui cause beaucoup de sollicitude. — Ecrit. Les sollicitudes du siècle, les soins des choses temporelles.

SOLLIÉS PONT, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil.K.-E. de Toulon (Var): 2,701 hab.

SOL LUCET OMNIBUS, loc. lat. qui signifie;

Le soleil luit pour tout le monde.

SOLMIFIER v. a. Synon. de Solfier.

SOLMISATION s. f. Action de solfier la musique en nommant les notes.

SOLMISER V. a. Synon. de Solfier.

* SOLO s. m. (mot. ilal. qui signifie : seul). Mu.'. Passage d'une pièce de musique qu'un instrument doit jouer seul. — Pièce ou morceau de musique qui se chante à voix seule, ou qui se joue sur un seul instrument avec un simple accompagnement de piano ou de basse : ce violoniste a exécuté un beau solo, plusieurs solos. — Piur. Des Solos ou des SoLi.

SOLOGNE (La), Secolaunia, petit pays de l'ancien Orléanais ; ch.l., Romorantin. C'était jadis un pays prospère et florissant. Les guerres de religion commencèrent sa ruine et la révocation de l'édit de .Nantes la consomma. Le départ des protestants laissa le pays inculte; il a été depuis lors l'objet de travaux importants qui lui ont rendu un peu de salubrité et de vie.

SOLOGNOT, OTE s. et adj. De la Sologne; qui appartient à la Sologne ou à ses habitants.

SOLON, le législateur d'Athènes, ne vers 638 av. J.-C, mort vers 559. Dans sajeunes,--e, il visita, comme commerçant, une grande partie de la Grèce et de l'Asie; il se distingua par ses poésies; et sa réputation de sagesse lui valut d être mis au nombre des sept sages. Il commença sa carrière politique en reprenant Salamine aux Mégariens. En 594, il fut appelé al'archontat, avec pouvoir de confirmer, de rappeler ou de modifier les lois de Dracon. Le gouvernement et le peuple s'engagèrent par un serment solennel à observer intégralement la constitution de Solon pendant 10 ans. (Voy. Athènes.) Il obtint de s'absenter pendant cette période, et il visita l'Egypte et Chypre. Il revint à Athènes av;i it la première usurpation de Pisistrate (51 i), son parent, et au milieu des violentes discordes, il lut resiiuclé par tous les partis.

SOLRE-LE CHÂTEAU, ch.l. de cant., arr.

eta 14 kil. N.-li. d Avebnes(iNord); 2,707hab.

Page 1