‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 311 sur 639 · SPER · texte numérisé non relu

SPER

cencleux. IaPociétédest\,'iiuiiPS. etc. Ces écou- 1 lements peuvent devenir l'iéquents, avoir lieu psDdaDt le jour sans cause apparente et amener l'amaigrissement, la perte des forces et de la mémoire, la tristesse et un grand affaiblissement physi([ue et moral. On conseille alors d'éloigner toutes les causes d'excitation génitale, d'éviter les spirilueui, de prendre neaucoup d'exercice, de .^e lever de bonne heure et de prendre le soir de Uà 3 gr. de bromure de potassium.

SPERMATOZOAIRE s. m. (gr. «perma, sperme; ;oo?z, animal). Zool. Corps microscopique qui forme l'élément fécondateur chez les mâles et dont la fonction est de fertiliser l'ovule des femelles. Les spermalozoaires sont filiformes et se composent d'une tête, avec un élargissement à l'une de leurs extrémités; ils ont ordinairement une forme ovalaire et sont terminés par une queue ou filament qui va graduellement en s'amincissant. Le mouvement de cette queue cause la motion rapide des spermatozoaires. Quelques naturalistes pensent que ces corps sont de véritables animaux ; d'autres les considèrent comme de simples éléments anatomiques. — Bot. Il existe également des spermatozoaires dans la fovUla des fleurs mâles.

SPERMATOZOÏDE s. m. Syn. de Sperm.4-

TOZOAIHK.

* SPERME s. m. (gr. iperma). Anat. et Physiol. Liqueur séminale, semence dont l"animal est engendré. - Sperme de baleine, matière concrète, blanche et demi-opaque, qui se trouve liquide dans certaines cavités du crâne des cachalots, et qui prend de la consistance à l'air. On l'appelle aussi blanc de baleine ou spermaceli (prononcez céti).

SPERME, ÉE adj. (gr. spcrma. semence) Bot. Se dit des plantes qui ont des organes reproducteurs visibles.

SPERMIQUE adj. Bot. Qui a rapport à la graine de- végétaux.

SPERMODERME s. m. (gr. sperma, graine; derina, peau). Bot. Tégument propre de la graine.

SPERMOPHILE s. m. (gr. sperma, graine; philris. qui aime). Mamm. Genre de rongeurs clavicules, voisin des marmottes, dont il se distingue par l'existence d'abajoues. On appelle v'^ulgairement en Amérique ces animaux éairiuUs de prairies [prairie squirels). Les

spermophiles se nourrissent des racines et des graines des plantes des prairies : ils sont diurnes, et vivent en troupeaux, mais à un moindre degré que le chien des prairies. L'espèce la mieux connue est l'écureuil des prairies à treize lignes ispirmophilus tredecimlineatus. And. et Bach.j. qui mesure 13 centim. de long cl qui a une queue de 10 centira. Sa couleur est d'un brun sombre endessus; ses parties inférieures et sa queue

SPftÉ

sont d'unj.Uine brunâtre. On le rencontre dans les prairie? de l'O. au-dessus de 40° lat. N, Oans l'iowa, le Wisconsin, le Minnesota et rillinois septentriohal, on l'appelle comniunéinent qopher. Les écureuils dé prairie vivent dans des terriers peu profonds, et se nourrissent d'herbes, de racines, de graines, d'insecles et de mulots. Ils disparaissent devant la charrue, et s attaquent rarement aux champs bien entretenus ou depuis longtemps cultivés.

SPET s. m. [spè] (esp.espe^o, broche). Nom vulgaire de la sphyrène de la Méditerranée.

SPEUSIPPE, philosophe grec, né vers 380 av. J.-(^, mort en .'^39. Il était neveu de Flulon. et il lui succéda comme président de l'académie pendant huit ans (347-339). 11 s'écarta du système philosophique de son maître en donnant une importance prépondérante à l'empirisme.

SPEZIA (La) [spé-dzi-a], ville de l'Italie septentrionale, à 80 kil. S.-E. de Gênes; 63,285 hab. Elle se trouve à l'extrémilé N.-O. du golfe de Spezia (anc. Portus Litnx), un des plus grands et des plus beaux havres du monde, se subdivisant en plusieurs petits ports. C'est à la Spezia que se trouve le grand arsenal naval de l'Italie; c'est aussi une station importante pour les escadres étrangères. On exporte de l'huile d'olive et du vin.

SPEZZIA ou Spetzia (anc. Tiparenoii), île de Grèce, dans l'archipel, à l'entrée du golfe de iNauplie, à TE.: elle a 8 kil. de long et ï> de large; 8,443 hab. fendant la guerre de l'indépendance, ses habi tants déployèrent un grand courage contre les Turcs. Cap., Spezzia (6,000 hah.).

• SPHACÉLE s. m. (gr. sphakelos). Chir Gangrène profonde de la totalité d'un membre, d'un organe.

• SPHACÉLE, ÉE adj. Chir. Qui est affecté de sphacèle : membre sphacélé.

SPHACELER v. a. Gangrener profondément.

SPHACÉLISME s. m. Production du sphacèle.

SPHAGNÉ, ÉE adj . [gn mil.] (du lat. sphagnum, sphaigne). Bot. Qui ressemble ou se rapporte a la sphaigne. — s. f. pi. Tribu de mousses ayant pour type le genre sphaigne.

SPHAIGNE s. f. [gn mil.] (gr. sjjhagnos, mousse). Bot. Genre de sphagnées, comprenant une vingtaine d'espèces de petites plan tes à rameaux grêles etétalés, à petites feu imbriquées, ordinairement blanchâtres. Les sphaignes vi gètent surtout dans les marais; elles se carbonisent sans cesse dans leur partie inférieure, et contribuent ainsi à former les couches de tourbe. Quelques es pèces abondent dan les régions polaires, où elles servent de nourriture aux rennes. La sphaigne de la tourbe sphagnum acuti/'ilium) se rencontre dans les tourbières. La Siiliaiyni:

des marais sert, dans le nord de l'Europe, à garnir les berceaux des enfants.

SPHÉGIDÉ, ÉE adj. (de sphex; et du gr. cid'js, ,i-pect). Entom. Qui l'cssemble ou se rapporte ,iu sphex. — s. m. pi. Tribu d'hyménoptères fouisseurs, ayant pour type le genre sphex et comprenant de nombreuses espèces, dont quelques-unes sont formées

(Spbagnu

§t>tîÉ

d'énormes insectes mesurant jusqu'à 10 centim. de largeur quand ils uiit les ailes éleiidues Mais sous nos climats, les sphex sonl beadcoup moitlâ gros.

SPHÉNO [sfé-no] (gr. sphén, sphenos, coin). Préfixe qui entre dans la formation d'un certain nombre de mots d'anatomie.

• SPHÉNOÏDAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui a rapport au sphénoïde ; fente ou suture sphénoidale.

' SPHÉNOÏDE adj. et s. m. [sfé-no-i-de] (préf. sphéno; gr. eidos, aspect). .\nat. Se dit d'un des os de la tête, qui forme une partie de la base du crâne : la forme de ios sphénoïde, du sphénoïde est très bizarre.

■ SPHÈRE s. f. [sfè-re] (gi-. sphaira). Géom. Globe, corps solide dans lequel toutes les lignes tirées du centre à la surface sont égales : les propriétés de la sphère. — Espèce de machine ronde et mobile, composée de divers cercles qui représentent ceux que les astronomes imaginent dans le ciel : acheter une sphère et un globe. Les astronomes appellent cette sorte de sphère. Sphère armill.^ire ou ARTIFICIELLE. — Disposition du ciel, suivant les cercles imaginés par les astronomes: la f-phère céleste est représentée par la sphère artificielle. — Connaissance des principes d'astronomie qu'on apprend par le moyen d'uiie sphère : il a un maître qui lui enseigne la sphère. — Espace dans lequel les astronomes conçoivent qu une planète accomplit son cours: Saturne parcourt sa sphère en trente années. — Phys. Sphère d'activité, espace dans lequel la vertu, l'intluence d'un agent naturel peut s'étendre, et hors duquel elle n'a point d'action appréciable. — Fig. Sphère d'activité, l'étendue d'affaires, de travaux, d'intérêts, dans laquelle un homme communique son mouvement à ceux qui l'entourent: su phére d'activité s'étend à toutes sortes d'objets. — Etendue de pouvoir, d'autorité, de connaissances, de talent. Je génie : quand vous le mettez sur telle matière, sur telle science, il est hors de sa sphère. — Sortir de sa sphère, se dit quelquefois d'une personne qui sort des bornes de son état, de sa condition.

C'est qu'on se croit toujours plus sape que sa mère, C'est qu'on vt-ut sortir de sa sphère.

FiiOaiur.

— Fig. Etendre, agrandir, élargir la sphère DES connaissances hUmaiî^es, ajouter aux connaissauces que les hommes possèdent : cet homme était destiné a étendre la sphère de nos connaissances. — Encycl. On donne, en géométrie, le nom de sphère à un corps limité par une surface, dont chaque point est également distant d'un point intérieur nommé centre. La surface d'une sphère est égale à la surface courbe d un cylindre d'égal diamètre, et par conséquent égale à quatre fois l'aire d'un cercle de même diamètre, c'est donc 4 TT R2; son volume est égal à celui d'une pyramide dont la base serait égale à la surface de la sphère, et la hauteur à son rayon; de là il suit qu'il est égal à un tiers du produit de son rayon par sa surface, ou

• SPHÉRICITÉ 3. f. Didact. Etat de ce qui est s phérique : la sphéricité de là terre.

' SPHÉRIQUE adj. Qui est rond comme un globe : coi-ps sphériquc. — Géom. Qui appartient a la sphère : traité des triangles sphériquas, ou trigonométrie sphériquc.

• SPHÉRIQUEMENT adv. Dune manière sphériqiie. en lorme sphériquc.

• SPHERISTE s. m. Antiq. Celui qui enseignait les différents exercices où l'on se servait de balles.

• SPHÉRISTÈRE s. m. Antiq. Lieu destiné aux différents exercices où l'on se servait de balles.

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* SPHÉRISTIOUE adj. (gr. sphairistikos). Nom g-enénque iiui comprenait, chez les anciens, tous les exercices où l'on se servait de balles. On remploie presque toujours subtantiv. ; et alors on le fait féminin : la sphéristique était une partie de la gymnastique ancienne.

SPHÉROCARPE adj. (fr. sphère; gr. karpos, fruit). Bot. Qui porte des fruits globuleux.

• SPHÉROÏDAL, ALE. ADX adj. Qui ressemble à un sphéroïde, qui en a la forme : corps sphéroidal. — Phys. Ktat sphéroîd.\l, expression proposée par Boutigny (d'Evreux) pour désigner l'état particulier que présentent les liquides mis en contact avec une surface chaullVe à une température plus élevée que celle de leur point débuUition, lorsque ces liquides, au lieu de s'agiter et de bouillir, prennent une forme globulaire et conservent leur volume. Dans ses Etudes ^iir les corps à l'état siiltéroidal (1842; inédit., Paris, 1883, in-S"), Boutigny a établi et développé avec une grande autorité sa théorie extrêmement originale sur l'état sphéroidal de la matière surchauffée; il en a tiré d'importantes conclusions, surtout relativement aux explosions foudroyantes des machines à vapeur, à la formation des salellites, etc.

• SPHÉROÏDE s. m. Géom. Solide doni la figure approche de celle de la sphère. — Sphéroïde allongé, celui dont la demiellipse génératrice tourne autour de son grand axe. — Sphéroïde .\plati, celui dont la demi-ellipse génératrice tourne autour de son petit axe : la terre est un sphéroïde aplati.

SPHÉROÏDIQUE adj. Géom. Qui appartient aux sphéroïde.-.

' SPHÉROMÈTRE s. m. (fr. sphère; gr.

metron. mesure]. Opt. Instrument qui sert à mesurer la courbure des surfaces sphériques. SPHÉRULACÉ. ÉE adj. Zool. Qui a la forme d'une petite sphère. — s. f. pi. Famille de foraminifères ou rhizopodes, comprenant les genres saracénaire, raélouie, etc.

SPHEX s. m. [sfèkss] (gr. sphéx, guêpe). Eiilom. Genre de sphégidés, comprenant un grand nombre d'espèces d'insectes caractérisés surtout par un corselet allongé et délié, une grande variété de couleurs, quibrillent souvent d'un spleiidide éclat métallique, et par un aiguillon d'une grande puissMiice. Ce sont des animaux très actifs, que l'on voit voler sans cesse audessus des terrains sablonneux. Ils sont solitaires et construisent un nid d une ou de plusieurs cellules. Dans chaque cellule, la mère dépose, à côté de son œuf, une victime (chenille ou araignée), qu'elle perce de son aiguillon venimeux, de manière à la plonger dans l'engourdissement jusqu'à la naissance de la larve qui doit s'en nourrir. Nous avons en France le sphex des siiblei {sphex sahulosa).

' SPHINCTER s. m. [sfain-ktèrr] (gr. sp%gtér; de sphiggô, je lie). Aiiat. Muscle circulaire, qui a la faculté de se contracter, et qu: sert à rétrécir ou à fermer certaines ouvertures naturelles : le sphincter de l'anus. SPHINX s. m. [sfainkss] (gr. sphigx).

Monstre imaginaire, que les poètes disent avoir eu le visage et les mamelles d'une femme, le corps d'un lion, et les ailes d'un aigle. — Sculpt. Figure qui a le visage et les mamelles d'une femme, et le reste du corps d'un lion : on représente toujours les sphinx couchés sur le ventre, les jambes de devant étendues, et la tête droite. ~ E.ncycl, Dans les légendes poétiques de la Giece, on

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raconte que le Sphinx était la fille d'Orthus et de la Chimère, ou de Tvphon et de la Chimère, ou de Typhon et" d'Echidna, et quil venait des contrées les plus lointaines de l'Ethiopie. Il ravageait Thèhes et dévorait ceux qui ne pouvaient résoudre l'énigme quil proposait, lorsque CE lippe la résolut, et obligea ainsi le sphinx à se donner la mort. (Voy. OEorpPE.)— Chez les Egyptiens, les sphinx avaient la tête d'un "homme, étaient barbus et coiffés, et présentaient le corps d'un lion, différant en cela des sphinx

SPIC

Le grand Sphinx.

grecs qui avaient une tète de femme et le corps d'un lion ailé. Le grand sphinx des pyramides de Gizeh est près du bord oriental de la terrasse où s'élèven't les pyramides; il a la tète tournée vers le Nil. Cette tête mesure 9 m., du sommet du crâne au menton. Le corps, qui est celui d'un lion étendu a terre, a une longueur totale de 48 m. D'une épaule à l'autre, il mesure 12 m., et ses pieds s étendent à 16 m. environ. Entre ses pieds, on avait bâti un petit temple en maçonnerie. Le corps du sphinx semble être taillé dans le roc vil; son visage est si mulilé qu'il est difticile d'en discerner les traits.

* SPHINX s. m. Mamra. Un des noms du babouin de Guinée (cynoce.phalus papio). Cet animal est dune intelligence remarquable, et c'est probablement une des espèces que les Egyptiens représentaient sur leurs monuments. — Enlom. Genre de lépidoptères crépusculaires, comprenant un certain nombre d'espèces de papi.lons à corps gros, avec les yeux grands et les ailes horizontales, ornées de couleurs vives et variées. Les chenilles des sphinx se rendent nuisibles en dévorant les feuilles des plantes; les papillons voltigent de lleur en fleur, avec une grande rapidité; le bruit de leurs ailes les a fait surnommer papillons-bourdons; ils planent au-dessus des fleurs, ce qui leur a valu le nom de papillons-éperviers. Les chenilles s'enfoncent dans la tefie pour y subir leur métamorphose. Les chrysalides de quelques espèces ont le fourreau de la trompe saillant, en forme de nez; telle est celle du sphinx de lu pomme de terre {sphinx qumquernacuLatus), lépidoptère améncam que représente notre figure. Le type du genre est le sphinx du tithymale {sphinx euphorbiseï, qui vit, che? nous. L'espèce la plus remarquable est le sphinx tête de mort {sphinx atropos, Linn. ; acherontia atropos), le géant de la fani.lle dans nos pays, long de plus de 6 centim. large de 13 c^nlim. avec ses grandes aile; étendues, bien reconnaissable à la tête hu maine décharnée qui est grossièrement des

sinee sur son dos, en lignes jaunes sur un fond noir. Cette funèbre figure, jointe au n plaintif emis par l'insecte quand il est l'a fait regarder chez les gens supeip-

-•Ifr.iv,

Sphinx de la pomme de terre (spliirn quinqucmaculalus).

titieux comme le messager de la mort. H ne se contente pas toujours de puiser le miel dans la corolle des Ùeuis: il s'introduit -ouvent dans les ruches pour piller les pro- M~ions des abeilles. (Voy. Apiculture, In- '-EiTE, etc.) Son énorme chenille est jaune Citron, tournant au vert sur les côtés et sous

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