SU LE
un emploi, un métier, une place où il faut Hre extrêmement sujet, où, l'on est fort sujet. — Qui a coutume de faire quelque chose, qui s'y trouve porté par inclination ou par habitude : il est sujet à boire, à s'enivrer. — Qui esleyposé à éprouver fréquemment de certain- iiccidonls : tout homme est sujet à se tromper. - Prov. Il est sujet a caution, se dit d'un homme auquel il ne faut pas trop se fier. — Sujet s. Celui, celle qui est soumis à une autorité qui gouverne, soit qu'il s'agisse d'un roi, d'une république, ou de quelque autre souverain : il est né sujet du roi.
•SUJET s. m. Cause, raison, motif : i/ vous a querellé sans sujet, pour un sujet fort léger.
Le chénc un jour dit au roseau:
Vous a-vez bien sujet d'accuser la nature. Lt FoKTimB.
— Matière sur laquelle on compose, sur laquelle on écrit, sur laquelle on parle : quel est le sujet de son livre ? - Etre plein de son sujet, l'avoir bien médité, en être bien instruit, bien pénétré. - Se dit également en parlant des arts : le sujet de ce tableau est l'Entrée de Notre-Seigncur dans Jérusalem.— Objet d'une science : les corps naturels sont le sujet de la physique. — Ui\i. k'iT sur lequel on fait lesparties ; et surtout phrase qui commence une fugue, et qui lui sert de thème, de motif : il y a dans une fugue plusieurs reprises du sujet et de la réponse. — Log. et Gramm. Terme de toute proposition duquel on allirme ou l'on nie quelque chose : dans cette proposition : Le soleil c.it grand, Soleil est le sujet, et Grand est l'attribut. — Se dit en outre d'une personne, par rapport à sa capacité, à ses talents, ou à ses mœurs: l'homme dont vous parlez n'ct pas un sujet capable de remplir cet emploi. — C'est un don
UN, être du parti de quelqu un : /es K^^^,^ j, ^^ ^^^^^ |g iaie„i, toute la capacité valent le parti des Guelfes, les autres nécessaire pour tel emploi; ou il est d'une es Gibelins. —'S,m\RK une doctrine, ^.y^^uite sage et réglée. - Anat. Se ditd'un NION, taire profession d'une doctrine, j ^...g nue l'on dissèque : la difficulté de se
lurelle, par un résultat nécessaire : on rejeta ^„„ cet article du projet, et par suite toutes les dis- jo,.t
positions qui s'y rapportaient. • SUJET, ETTE adj. (lat. subjectus). ^ou
milTÉE adi fém. Se dit d'une jument ,uis, subuidonné, quiestdans la dépendance, suivie d'un poulain. qui est oblige d' obéir : nous sommes tous su-
sunie a un [luuia .„,,., ,, ,,,io aux lois cl aux coutumes du pays ou nous
' SUITES s. f. pi. Vénerie. Testicules d un ^';^^«^"^J!'èb7igé à supporter quelques charsanglier; par corruption de Luîtes, qui est vivons^-^ ^ payer%ertains droits: tout proprié le vrai nom. ^^^J^ ^^j >,,„jgj ù l'impôt foncier. — Astreint a
SUIVABLE adj. Qu'on peut ou qu'on doit ^j^elque nécessité inévitable: tous leskommes
suivre. sont sujets à La mort
• SUIVANT, AKTE adj. Qui est après, qui va
après • ;e livre suicant contient l histuire de...
— s Celui, celle qui suit, qui acconi|)ague,
nui escorte une personne : elle avait de nombreux suivants. - Poéliq. Les suivants dA-
POLLON, les poèle.s, le- In, mines qui cnltiveul
le- Ict'res — Prov. etlam. Il n a ni enfants,
NI suivants, se dit d'un homme qui n'a m
enfants, ni parents forts proches
riche et Tindigent, l'inipudenl et le sage Hujetsk mèineloi, subissuni même sort.
J.-B. RocSbKiu. Ode///.
— Etre sujet a l'heure, être obligé de se trouver en quelque endroit, de taire quelque chose à ceriaine heure précise. — Ce
MAn-RËVrENT SES DOMESTIQUES FORT SUJETS, il
exi-e d'eux un service fort assidu. Ce père ifants, m pareni» lu-^» p.^.^.-. |t,ent son fils de court et fort sujet, il ne
cadavre que l'on dissèque : la difficulté de se procurer des sujets nuit beaucoup, dans ce pays, au progrès des éludes analomiques. —
Méd. Ce MALADE EST UN BON SUJET, UN MAUV.US
SUJET il est d'une bonne ou d'une mauvaise const'itution. — Jard. Se dit d'un végétal sur lequel on pose, uu on doit poser une greffe , et particulièrement des sauvageons qu'on élève en pépinière, pour les transplanter et les greffer: pour qu'unegreffe réussisse, il faut qu'il y ait beaucoup d'analogie entre elle et le sujet.
' SUJÉTION s. f. (lat. subjectio). Dépendance, état de ce qui est astreint, de ce qui est obligé à quelque chose, à quelque nécessité : vivre dans la sujétion.— Assiduité d un domestique auprès de son maître , d une femme auprès de son mari, d'une garde auprès d'un malade, elc : c'est un homme auprès duquel il faut une grande sujétion. — Assiduité que demande une charge, un emploi: c'est un emi)loi dune grande sujétion. — Se dit encore de certaines incommodités et de certaines servitudes auxquelles une mai-oii est sujette : c'est une maison fort incommode, et où il y a de grandes sujétions.
SULAMITE, nom de la femme en l'honneur lie qui Salomon a composé le Cantique des Conli'iucs.
SULCIFORME adj. (lat. sulcus, sillon; fr. forme). Qm est en forme de sillon.
SULEIMAN PACHA, général turc, né en 18i8 mort a Bagdad eu avril 1883. 11 entra dans' l'armée turque en 1860, se distingua dans le Monténégro, puis en Crète, devint professeur à lécole militaire de Constantiiiople et reçut le grade de général de division en 1875. Lors du soulèvement de 1 Herzégovine, il déploya de grands talents^ mili-
à • svwantvoiTeseni.iinLni,. — n.,-..^, -■■ — . -- -- ,,Kr,à n .mo
en raison de : travailler suivant ses forces. I lier qui oblige a une
tun emploi, Q uuuie- icguvi.n , ■ --r--j- -- = . „, j.„„„.., „„ rande aisidûité : c'est ' taires, battit les Monténégrins et dégagea uq
SULF
instant la ville de ÎNiksich, qu'ils assiégeaient (mai 1877). Considéré comme le premier général turc, il fut rappelé pour être mis à la tête de l'armée destinée à s'emparer des passes de Schipka (juillets II remporta d'abord quelques succès sur les généraux Gourko etRadelzky. Mais ensuite il gaspilla ses forces dans des attaques infmctueuses sur les redoutes de Schipka et finit par ne plus pouvoir s'opposer à la marche des Russes. Sa conduite fit naître des soupçons: on supposa qu'il obéissait à son ambition personnelle et à sa jalousie pour Osman Pacha, le héros de Plevna. Après avoir fait couler des torrents de sang pour s'emparer du fort Saint-Nicolas, il l'abandonna presque sans le défendre (17 sept.). On le remplaça dans son commandement (3 cet.) et on le rappela en Roumélie. Il concentra ses troupes autour de Conslantinople et fut complètement vaincu par (lourko près de Philippopoli (17 janv. 1878). Il se retira, a\ec les débris de ses troupes à Karala, sur la mer Egée. Après la signature de la paix, il fut exilé à Bagdad.
SULF ou Sulfo (lat. siilfur, soufre). Préfixe qui entre dans la formation d'un grand nombre de mois.
SULF ACÉTATE s. m.(préf. sulf;tv. acétate). Chini. INom donné aux sels qui renferment les éléments des acétates et de l'acide sulfurique anhydre ou anhydride sulfurique.
SULFACÉTIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide qui dérive de l'acide acétique par la substitution du résidu monoatomique de l'acide sulfurique a l'hydrogène.
SULFATAGE s. m. Sorte de chaulage dans lequel on emploie du sulfate de chaux ou plâtre.
* SULFATE s. m. Chim. Nom générique des sels formés par la combinaison de l'acide sulfurique avec différentes bases : sulfate de chaux. — Rigoureusement, l'union de l'acide sulfurique avec u[ie base n'e-t que partielle, car une partie de l'hydrogène, et, dans les sels normaux, tout l'hydrogène de l'acide sulfurique, est déplacé par la base. CVoy. Sels.) Par exemple H^ SO* -f 2K z= 2 H + K^ SO', sulfate normal de potassium; ou H2 SO» -t- K = H -f KHSO\ sulfate acide de potassium. Les sulfates ont un grand emploi dans les arts, la médecine, l'agriculture et la chimie de laboratoire. Le sulfate normal dalumine, Al^ 3S 0^ -f IS H^ 0, se trouve à l'état natif dans un grand nombre de localités volcaniques. On le fabrique en grandes quantités en traitant par l'acide sulfurique de l'argile calcinée; c'est ce qu'on appelle dans le commerce de l'alun concentré; on l'emploie en teinturerie à la place de l'alun ordinaire. Un des sulfates naturels les plus importants est le sulfate de chaux. (Voy. Gïpse.) U y a une série de sulfates de cuivre, entre lesquels le sulfate normal ou vitriol bleu ordinaire, Ca S 0* -t- 5 H^ 0, e^t d'un grand usage dans les arts. Les sulfates doubles de cuivie et d'ammoniaque forment des solutions bleues d'une grande beauté; le cuivre avec le magnésium, le sodium et le zinc donnent naissance a de doubles sulfates qui sont aussi fort beaux. L'acide sulfurique forme avec le fer une série étendue de sels, dont quelques-uns ont une constitution analogue au peroxyde, et s'appellent sels ferriques; d'autres, analogues au protoxyde, s'appellent sels ferreux. Parmi les premiers se trouvent plusieurs sels doubles intéressants, tels que le sulfate aramonio-ferrique, et le sulfate potas^lo-ler^ique. Le sulfate ferreux, ou vitriol vert, ou couperose, Fe S 0' -f 7 H» 0 (ou Fe 0 S 0» -i- 7 H 0, vieille formule), est, commercialemeni pariant, le plus important des sels de fer. 11 se rencontre a l'état natif, quelquefois en cristaux, mais le plus souvent en masses amorphes.
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dans les mines de fer des différentes parties du monde, formé qu'il est par l'oxydalion des pyrites de fer. Mais la plus grande partie de la couperose consommée dans les arts se tire, simultanément avec l'alun, des schistes contenant des pyrites de fer.
SULFATÉ, ÉE adj. Qui contient du sulfate.
SULFATER v. a. Imprégner de sulfate.
SULFATEUR s. m. Ouvrier qui prépare le sulfate do quinine.
SULFATISATION s. f. Transformation en
sulfate.
* SULFHYDRATE s. m. Syn. de Hydrosulfate.
* SULFHYDRIQUE adj. Se dit d'un acide formé de ^oufI■e et d'hydrosène. On dit aussi acide hydrosulfurique ou hydrogène sulfuré. C'est un composé gazeux examiné d'abord par Scheelc en 1777; symbole H- S; équivalent chimique 34. Il consiste en deux volumes d'hydrogène et un de vapeur de soufre condensée. Sa densité est t I9I.2, l'air étant 1000. C'est un gaz incolore, et il a une réaction légèrement acide et une odeur des plus repoussantes, qui caractérise les œufs pourris, les puisards, quelques eaux minérales. Il est condensé par une pression de 17 atmosphères à 10° dans un liquide incolore, et fut solidifié par Faraday qui le refroidit à 61°. Pour le produire on a i Uacons (A et B) ; a est pourvu
SULF
Appareil a acide suirh}drique.
d'un tube qui traverse son bouchon et d'un second tube qui communique avec b; un 3° tube a b met eu relation le vase b avec le récipient c dans lequel il plonjre. Des petits morceaux brisés de sulfure de fer sont placés en A et baignent dans de l'acide sulfurique dilué; le gaz qui se dégage est porté en b où il est forcé de traverser de l'eau dans laquelle il abandonne la plus L'rande partie de ses impuretés. Il est conduit de là dans le récipient c qui contient une solution d'un métal, et il change de couleur, suivant le métal de la solution.
* SULFITE s. m. Chim. Sel formé par l'action de lacide sulfureux sur des bases; les deux atomes d'hydrogène dans la molécule de l'acide sont remplacés partiellement ou tout à fait par un basile ou par un radical métallique, formant des sels normaux ou acides. (Voy. Sels.) Ainsi le sulfite de potassium normal K^ S 0^ peut se former en remplaçant complètement l'hydrogène de l'acide (Il^SO^); oulesulfite acide (KHSO'), peutse former en employant la moitié moins d'acide. Les sulfites des métaux se forment ordinairement en faisant passer l'anhydride sulfureux, SO^, à travers des solutions aqueuses ou des mélanges d'hydrates ou de carbonates. On s'est servi du sulfite normal et du sulfite acide de sodium pour enlever les traces de chlore dans la pâte à papier, mais ou n'arrive qu'a les faire remplacer partiellement par l'hypusuUite.
SULFOVINATE s. m. (rad. sulfovinigue). Sel obtenu de la combinaison de l'acide sulfovinique avec une base. La formule générale des sulfuvinates est 2 (S Û^. C H^O, HO). Ils sont tous cristallisables et onctueux au tou-
cher. Décomposés par la chaleur, ils dégagent de l'eau, de l'acide carbonique, du gaz oléfiant et de l'acide sulfureux. Pendant l'opération, il se dégage un liquide oléagineux appelé huile pesante de vin, dont la formule eslCSH'O, 2S03.
SULFOVINIQUE adj. Se dit d'un acide oblenuen versaiitdeuxpartiesd'acide sulfurique concentré dans une partie d'alcool absolu, en ajoutant un peu d'eau à la liqueur refroidie et en la saturant avec du carbonate de baryte en poudre très fine. Il se dépose du sulfate de baryte et il reste en dissolution du sulfovinate de baryte. On extrait ce dernier en versant, goutte à goutte, de l'acide sulfurique dans la dissolution, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité. On évapore la liqueur acide sous le récipient de la machine pneumatique et l'on obtient, au maximum de concentration, le liquide sirupeux appelé acide sulfovinique. Sa composition brute est G* H« 0•^ i S 0^
SDLFURABLE adj. Chim. Qui peut être sulfure.
SULFURATION s. f. Action de sulfurer; résultat de cette action.
■ SULFURE s. m. Chim. Nom générique des combinaisons du soufre avec les alcalis, les terres et les métaux ; sulfure d'antimoine, de zinc, d'arsenic, etc. — EiNXYcl. On donne le nom de sulfure à tout composé dans lequel le soufre forme l'élément electro-négalif. Le soufre s'unit à tous les métaux, à la plupart des éléments non-inélalliques, età beaucoup de radicaux organiques. Les sulfures ont, en général, une constitution correspondant aux oxydes, et, comme eux, peuvent se diviser en sulfures acides et en sulfures basiques, qui sont susceptibles de s'unir et de toi mer des sels de soufre. "Parmi les sulfures ries éléments non-mélalliques, ceux de carbone et de chlore sont les plus importants. Le bisulfure de carbone, ou acide sulfo-carbunique, CS", est le seul sulfure de carbone positivement connu. O.i le prépaie sur une iaige échellecomme dissolvant pourdifférents usages industriels. Il est incolore, mobile, liés réfringent (son point de réfraction atteint 1-678). Il a une odeur particulière, létide, désagréable, alliacée; et, quand on le respire, il produit une grande dépression suivie de cunia. La densité du liquide est
I ,'274, l'eau ;:: 1 ; celle de la vapeur de 2,67, l'air étant l'unité; son point d'ébullition 4S°C.
II dissout facilement le soufre, et le dépose par évaporatioa en beaux cristaux octaédraux. U dissout aussi le phosphore, l'iodure, le camphre, le caoutchouc, et se mêle volontiers aux huiles. — Bisulfcke d'hydrogène ou aeide sulfhydrique sulfuré, composé de soufre et d'hydrogène (H S-), renfermant le double de la quantité de soufre que le prolosulfure dhydiogène. — Sulfuke de Bismuth, compose gris que l'on rencontre tout formé dans la nature ou que l'on prépare directement en faisant londre ensemble un mélange de soufre et de bismuth en poudre : Bi^ S*. — Sulfure de baryum. (Voy. Baryum.)
* SULFURE, ÉE adj. Chim. Qui contient du soufre en combinaison. — Hydrogène sulfuré. (Voy. Sulfhydrique.)
SULFURER v. a. Combiner avec le soufre.
* SULFUREUX, EUSE adj. Qui tient de la nature du soufre : matière sulfureuse. — Chim. Acide sulfureux, acide dont l'odeur est piquante, et qui se forme par la combustion du soufre dans l'air : c'est à l'acide sulfureux qu'est due l'odeur vive qui se répand, lorsqu on enflamme des allumettes. (Voy. Soufre.)
SULFURIDE adj. Qui ressemble au soufre.
" SULFURIQUE adj. Chim. Se dit de l'acide
du soufre leplus oxygéné : l'acide sulfurique est
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un liqiùtio ti'is caustique. — l,"acide snlfnrique est riiydr<ile d'anlivdride stilfuriqiifi cm Leroxyde de soufre, SU' + H^ 0 = IP SO*. On peut aussi le regarder comme un sel d liydro^'èrie, pel élément tenant lien de hase. (Voy. Sels.) I.a découverte de l'acide sulfurique est attribuée à Basile Valeiitin, moine d'Erl'urt, en Saxe, vers 1440. Il l'obtint en distillant du vitriol vert ou sidfate de fer, et comme le produit liquide avait une apparence huileuse quand on le versait, on lui donna le nojii d'huile de vitriol. Il l'obtint aussi en brûlant du sout'r'e sous une cloche en verre pleine d'air humide, et appela ce produit oleum sulphxtvis per campanum, ou huile de soufre par la cloche. 0'e.st là le genre du présent mode de fabrication, qui consiste à produire de l'acide sulfureux et à le porter à un plus haut état d'o.xydation par les acides nilreux et hyponitreux. L'ancien piocédé do distillation du vitriol vert est encore employé dans quelques parties de l'Allemagne, parliculièroment dans les environs de Nordhausfin (Saxe prussienne), et près de Prague, en Bohème. Le sulfate de fer, produit principalement pav rQxydal,ion des pyriles de fer, est d'abord débarrassé de son eau de cristallisation; puis il est soumis à la chaleur rouge dans des cornues en terre placées dans les galeries d'un fourneau. Dès que l'acide commence à se distiller, le col des cornues est passé dans des récipients. Le produit est un liquide brun ethuileux, ayant une densité de I ,'J environ, et émettant des fumée- dans l'air, raison pour laquelle on l'appelle aussi acide sulfui'ique fumant. Sa composition l'.eut s'exprimer par la formule H-, SO', SO^. Chaull'é doucement, il se décompose en anhydride full'urique, SO', et en acide sulfurique. H^. SO* . La njauière ordinaire de préparer l'acide sulfurique, aujourd'hui connue sous le nom de procédé anglais, est d'oxyder de l'acide sulfureux. Le D'' Roebuck inaugura, dit-on, ce procédé vers le milieu du xv]}]!! siècle, mais l'honneur de l'invention est aussi réclamée par un imprimeur sur calicot de Rouen, avec perfectionnement par Chaptal; le D' Roebuck n'aurait, dans ce cas, inventé que les chambres de plomb où se passe l'opération . Une grande et longue chambre, divisée en section par des cloisons ouvertes alternativement au sommet et au fond, a, à une de ses extrémités, un petit fourneau dans lequel la flamme du soufre cbautïe un creuset contenant un mélange de nitre el d huile de vilrioL Cette chambre est garnie de leuilles de plomb, et son plancher est recouvert d'une mince couche d'eau. On y introduit en outre des jels de vapeur. Le soufre, en brûlant, produit de l'anhydride sulfureux, SO^, qui, en présence de l'humidité, devient de l'acide sulfureux (80^+ H^ 0 = H^ SU*), el celui-ci lui-même, sous l'action de ISO'" devient de l'acide sulfurique, H' SO', pendant que l'acide nitrique est réduit à un oxyde inférieur. L'oxydation par laquelle l'aciiïe sulfureux devient acide sulfur.que se fait dans les chambres de plomb, sOus l'influence de la vapeur d'eau, aux dépens de l'oxygène, de l'acide nitrique ou nitreux, lequel se convertit en deuloxyde d'tizute, Par î^ présence de l'air atniosphérique dans la cbauibre, le deuloxyde d'azote s'oxyde ep acide byppnitrique uu nitreux, et cet acide est décomposé de nouveau par l'acide sulfureux. L'acide sulfurique qui s'amasse au fond deschambres est trop dilué pour la plupart des usages. On n'a pas trouvé avantageux de lui laisser atleindre tout à fait un poids spécifique de 1,0, parce que, à co deg'ré de force, il absorbe trop de fumées nil^eu^cs. Pour le concentrer on le fait passer dans des bassins de plomb, pui> dans des cortiues de fdatine ou de verre, li'huile de vilripl du coninieicc est Un liquide inodore, incolore , d apparence huileuse, ayant 1842 par pouls spéciliqno. Il bout à
SULP ■
325" C. et gèle à environ Vi", bien qu'une fois pelé il ne fonde plus au-dessus de 0°. C'est un agent d'une nécessité premièi'e dans presque toutes les grandes fabrications chimiques. Ou s'en sert pour tirer l'acide nitrique des nitrates de potassium et de sodium, l'acide hydrochlorique du sel commun, etc.
Ether sulfurique. (Voy. Ethbr).
SULLIAS (Le), Sulliacensis ager, petit pays de l'ancien Opléanaig.
SULLIVAN [seul'-i-vann]. L (John), général auiéripaiUi pé en 'l'iO, mprt ep 179.T. Il fut membre du premier congrès général (1774). 11 eut des commandements su siège de Boston, et au Canada (r'77H),o(i il dirigea la retraite, et, à la bataille de Long-Islan.l, il contribua au salut de l'armée. On le trouve encore à la tête de l'aile droite, comme successeur du général Lee, h Trenton (1776), à Slalen-Island (1777), à Brandywine, à Germanlown, à lihode-lslan J (17781, à Newlown (17791. En 1780, il siégea au congrès. De 1"82 à 1786, il (ul attortieij gênerai du New- Hanipshire, et en 1786-89. président de l'état. De 1789 jusqu'à sa mort, il fut ]uge fédéral du New-Hampshire. — Son fils George (1774- 1838) , tut inerûbre du congrès de I8M à 1813, et attorney général du New-Hampshire de 180.i-'07 etdei.Sl()-'35. — IL (.James), gouverneur du Massachusetts, frèie du précédent, né en 1744, mort en iisuS. Membre du congrès provincial du Massachusetts en I77.T, il devint juge de la cour supérieure en 1776, et fut élu au congrès en 17S3. De 1790 à 1807, il fut attorney général de l'étal et gouverneur de 1807 à 1808. Il a publié une History of the District of Maine (1793). — 111. (Williami, fils du prccédeni, né en 1774, mort en 1839. Avocat éininent de Boston, il fui, pendant plusieurs années membre de la législalure. 11 est l'uuleur àe Familinr Letters on fublic Charar.ters und Evcnts f'rom 1783 to 1815 (1834); Hiatorical Causesnnd Eff'ccts.from the Fait of the Roman Empire to the Ueformution in 1.'i|7 (1838); et ï'/ie Public man of the Révolution (1847). ~ lY,(John-Lapgden), ingénieur, frère du précédent, né en 1777, mort eu 18(35. il inventa un loueur à vapeur pour lequel il prit un brevet en 1814. Il étudia plus tard la Jiiédecine, et pratiqua à New-Haven et à New- York comme homéopathe.
SULLY-ROSNY (Maximilien de Béthune, DARO.N i)ii KosNY, duc de}, homme d'I'.iat français, né le 13 déc. 1560, mort le 2i dec. 1 64 1 . Il appartenait à une famille noble protestante. 11 suivit Henri de Navarre dans toutes ses guerres, et lui conseilla de se faire Ccttholique pour affaiblir l'opposition qu'il rencontrait comme successeur de Henri III. Envoyé en mission secrète auprès de la reine Elisabeth, il obtint rappuidel'Angleterre pour Henri lY. Comme ingénieur, il contribua à la prise de Dreux, de Laon, de la Kère et d'Amiens. En 1597, il devint surintendant des linances, et, de fait, premier ministre. 11 réforma oomplèlement l'organisation financière, établit la liberté du commerce des grains, el inaugura d'autres améliorations considérables . Fait marquis de Rosny en 1601, il fut créé duc de Sully en 1 606, el resta pieniier ministrequelquc temps aprèsia mort du roi (1610); mais son austérité el la rigi dite de ses principes déplurent à Marie de Médiois, il se démit de la plupart de ses charges. Richelieu, en 1634, le lit maréchal de France. On a de lui Mémoires des sages et royales économies d'Etat de Henry le Urand (1634-'ti:', 4 vol. in-fol.).
SULLY-SUR-LOIRE, ch.-l. de cant., air. et à 24 kil. N.-O. de Gien (Loiret), dans une belle position sur la rive gauche do la Loire; 2,635 hab.
SULPICE (Saint). I, évêque de Bourges (iv siècle); fêle le 29 janv. — II, évêque de