‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 354 sur 639 · TADJ · texte numérisé non relu

TADJ

aff'iire une tactique fort adroite. — Adj. Qui fc ripporte a l'art de rani-'er les troupes en balaille.aux évolutions militaires : lebatuillon est l'iiiiiti- tactique de l'infanterie.

TADJOURA, baie de lÂtVique orientale ouvrant ï-ur le golfe d Aden. au-dessous du détroit de Bab-el-Mandeh et à l'entrée de la nif-r de^ Indes. Son ouverUne, au milieu de laquelle sont situées les lies Moussa ou Moucha oceupées par les Ans-lais, se trouve comprise entre ll»30'et I2»de lat.N., etsa prolondeur entre 40» et 41° de long, orientale. — La liaie de Tadjoura forme aujourd'hui la partie la plus iniiiorlanle de la côte des Somatis (voy. ce motl, qui commence au cap Doumaïra, en face de l'ile de Périm, et que les délimilations anglo-fran>;aises ont prolongé jusqu'au cap" Djiboutil, au sud des Iles Moussa; le développement de la côte entre ces deu.x points est de 300 kil. environ. Une chaîne de montagnes dont la ligne de faite sert, vers l'intérieur, délimite au territoire, contourne la baie vers le fond de laquelle deu.v contre-forts, se rapprochant, forment la Goubiet-Kharab (l'Anse de la Dévastation); celle-ci n'a pas moins de 18 kil. dans le sens de sa plus l'rande longueur; . c'est-à-dire du .\.-.0 au S.-E., avec un fond de -190 m. Le canal de communication, large de 3-30 ni. environ, est divisé par un Ilot en deux passes étroites dont l'une, celle du N., est seule assez profonde pour donner passage aux navire.-. — Au N.-O. et à 12 kil. de la Goubbel-Kliarab se trouve le lac Assal, long de 8 à 10 kil. et large de b; le sel produit par l'évaporationde ses eaux lait l'objet d'un commerce assez considérable avec l'Abyssinie. — Il n'existe po;nt de cours d'eau permanents dans la baie de Tadjoura: mais un grand nombre de torrents, à sec pendant plusieurs mois, roulent pondant la saison pluviale, de février à mai, des eaux furieuses qui, souvent, se répandent hors do leurs lils. Il c.-t probable cependant que la baie servait autrefois de déversoir au tleuve Hhaouach, collecteur des eaux duChoa méridional et oriental. Ce tleuve se perd aujourd'liui dans les basfonds ou lacs Dougod et Abhebbad situés à l'O. et à 70 kil. environ de la Goubbet-Kharab. L'exploration attentive des lieux nous apprendra .-ans doute un jour qu'un phénomène semblable à celui que nous avons décrit au mut .Meirhir s'est produit là dans les temps anciens, et peut-être découvriia-t-on que le fleuve Hhaouach se déverse encore dans la baie par des canaui souterrains. — Les principaux centres de population existant autour de la baie de Tadjoura sont i au N., Obock (voy. ce mot), ancien chef-lieu, occupé eu 1884; il s'y trouve deux factoreries et un établissement de l'Etat dominant un village indigène ; Tadjoura, petit port et village Dankali de 2,000 liab., défendu par un ancien fort égyptien occupé aujourd'hui par une garnison française; Ambabo, village situé au fond d'une petite baie inaccessible aux grands navires; Sagallo, avec garnison française également dans un ancien fort égyptien; enfin, sur la cùte méridionale, Djibouti, en face Tadjoura, chef-lieu actuel de la colonie. — La population des territoires cédés a la France, divisée en sept tribus principales, peut être évaluée à une vingtaine de mille âmes n'ayant d'autres richesses que leurs troupeaux; les pâturages cependanty sont assez pauvres, surtout pendant la saison sèche; mais les feuilles de mimosas, essence tiès répandue, y suppléent, paraît-il, amplement. Une forètî celle d'Angar, fournit des bois de chauffage et de construction. — Si le.s eaux courantes font généralement défaut autour de la baie, les eaux souterraines, en revanche, y sont partout abondantes à une faible profondeur, et des essais de culture, faits dans les environs d'Obock, ont donné des îésultats très satislai-

T.AFI

sants. — Le pays est généralement sain. Des .sources thermales existent près d'Obock et à l'entrée N. de la lioubbet-Kbarab.— La baie de Tadjoura, par sa situation à l'entrée de la mer des Indes, a une importance maritime sur laquelle il est inutile d'insister. Sa possession n'est pas moins importante au point de vue commercial; c'est, en ellet, des dilîé tentes stations que nous avons indiquées plu haut que partent les routes les plus directes pour l'Abyssinie méridionale et le Choa et que s'organisent les caravanes qui desservent ces riches contrées. Le commerce, qui ne consiste encore qu'en tissus, armes et munitions que nos commerçants échangent contre de l'ivoire, du musc et de la poudre d'or, prendra plus d'extension à mesure que l'influence française pénétrera dans l'intérieur et que la sécurité des routes sera assurée. (V. L.)

TADMOR. Voy. P.almyre.

TADORNE s f. Nom vulgaire d'un canard de la sous-lamille des unatinx. La tadorne cornvntne {tadorna vulpanscr, Flem.) est un des plus beaux oiseaux aquatiques; ses couleurs sont brillantes, pures et nettementtranchées. Chez le mâle, le bec est vermillon; la tête et la partie supérieure du cou vei-tes, bordées

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