‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 357 sur 639 · TAIL · texte numérisé non relu

TAIL

haute-contre ; el, Basse-taille, voix qui approche de la basse, ou même Voix de basse.

— Basse-taille, en termes de sculpture, se dit des figures de peu de saillie, exécutées sur le marbre, sur la pierre, sur le bronze, etc. Cette expression a vieilli ; on appelle ces sortes de ligures Des bas-reliefs.

* TAILLÉ, ÉE part, passé de Tailler. — Cet homme est bien taillé, il est bien fait, il a le corps bien proportionné, — Cote mal taillée, arrêté de compte en gros, sans égard à ce qui peut appartenir à chacun àla rigueur : ils étaient en contestation sur plusieurs sommes respectivement dues, ils ont fait une rote mal taillée. — Fam. C'est de la besogne TOUTE taillée, SB dit en parlant d'un ouvrage quelconque, dont les matériaux sont si bien prénarés, qu'il n'y a plus qu'à en faire us.Tge.

— Blas. Se dit d'un écu lorsqu'il est pailagé en deux parties égales par une ligne tirée de la gauclie du chef à la droite de la pointe: il porte taillé d'argent et de gueules.

TAILLEBOURG, comni. du cant. de Saint- Savinien, arr. el à 16 kil. S.-O. de Saiul-Jeand'Angely (Charente-Inférieure): 970 hah.

Victoire de saint Louis sur le roi d'Aiiirloterre Henri III (20 juillet 1242).

TAILLE CRAYON s. m. Petit instrument à l'aide duquel on taille mécaniquemenl les crayons. — pi. Des taillk-crayons.

* TAILLE-DOUCE s. f. Gravure qui se fait au burin seul, sans le secours de l'oau-forle, sur une planche de métal : gravure en tailledouce. — Taille-douce, estampe qui est tirée sur une taille-douce; et. Taille de bois, celle qui est tirée sur une taille de bois : une belle taille-douce. — pi. Des tailles-

BOUCES.

TAILLEFER. trouvère et jongleur normand, mort en Iu66. Il lit partie de l'armée de Guillaume le Conquérant etporla les premiers coups à l'ennemi à la bataille de Ha-tings. Il tomba percé de flèches, mais il entraîna par sa valeur ses compagnons d'armes et décida du sort de la joiiiiiée.

TAILLE-LÉGUMES s. m. Econ. dom. Ustensile avec lequel on taille les tubercules cl les racines sous diverses formes : des taillelégumes.

TAILLE-MÈCHES s. m. Instrument dont se sert le labricaiit de chandelles pour tailler les mèches : des taille-mèches.

' TAILLE MER s. m. Mar. Partie inférieure de l'éperon d'un bâtiment, ainsi nommée parce qu'elle fend l'eau la première, lorsque le bâtiment avance : des taille-mer.

TAILLE ONGLES s, m. Instrument qui sert à se luiller les ongles : des taille-ongles.

TAILLE PLUME s. m. Instrument avec lequel on taille une plume d'oie d'un seul coup : des taille-plumes.

' TAILLER v. a. [Il mil.]. Couper, retrancher d'une matière, en ôter avec le marteau, le ciseau, ou autre instrument, ce qu'il y a de superflu, pour lui donner une certaine forme, pour la rendre propre à tel ou Ici usage t tailler une pierre pour la faire servir à un bâtiment. — Se dit aussi, en pariant de certaines choses qui se coupent en plusieurs morceaux, en plusieurs pièces, soil avec le couteau, soit avec des ciseaux : tailler la soupe. — Fig. Tailler EN pièces une armék, un régiment, une compagnie, les défaire entièrement. - Prov. etlig. Tailler et rogner, disposer dos choses à sa fantaisie : il est le mailre dans cette maison, il taille et rogne a son gré, comme il veut. — Il peut tailler en plein drap, il a de quoi tailler en plein drap, il a amplement et abondamment tout ce qui peut servir à l'e.iéculiûn do son dessein. Ila taillé EN plein urap, il a été en pouvoir de faire lout ce qu'il a voulu. — Inciser, faire une

TA m

incision an périnée nu au-dessus du pubis, poui- extraire les calculs renfiTtnos dans la vessie : i7 a la pierre, on le meiMcc <{■• le tailler. — Monnaie. Diviser un marc d'or ou d'argent en une certaine quantité de pièces de monnaie, suivant ce qui est ordonné par les règlements. — Tailler v. n. Jeux de cartes. Se dit pour indiquer la fonction du joueur qu'on nomme banquier, lequel tient les cartes et joue seul contre tous les autres joueurs : taillera la bassette, au trente et quarante, etc.

TAILLER V. a.Soumettreàla taille; frapper

des impôts.

TAILLE-RACINES s. m. Instrument qui sert à découper les pommes de terres en spirale pour garniture de plats : des taille-racines.

* TAILLERESSE s. f. Monnaie. Se disait autrefois d'ouvrières qui réduisaientles pièces au poids de l'ordonnance.

TAILLERIE s. f. Art de tailler les cristaux; atéliei où se fait cette taille.

TAILLET s. m. Outil à l'usage des forge-

* TAILLEUR s. m. Celui qui taille : tailleur d'hatiits. — Absol. Tailleur d'habits, artisan qui fait des habits : tailleur pour h^niime. — Jeu. Celui qui taille dans une maison de jeu. — OisEAL- TAILLEUR. {\'oy. Nidification.)

* TAILLEOSE s. f. Ouvrière qui taille et confectionne ies vêtements de femme.

TAILLEVAS s. m. [Il mil.]. Sorte de grand bouclier ■•u usage au moyen âge.

TAILLEVENT s. m. Mar. Sorte de voile plus petite que la grande voile ordinaire et qui est particulièrement employée pour les lougres, les chasse-marée et autres bateaux de pèche.

* TAILLIS adj. m. N'«st usité que dans celte locution. Bois taillis, bois que l'on taille, que l'on coupe de temps en temps. — s. Un taillis ; un jeune taillis. — Prov. et Bg. Gagner le taillis, s'enfuir et se mettre en sûreté.

' TAILLOIR s. m. Assiette de bois sur laquelle ou taille, on coupe de la viande. (Peu us.) — .\rchit. Partie supérieure du chapiteau des colonnes, espèce de tablette carrée sur laquelle pose l'architrave.

' TAILLON s. m. Imposition de deniers, qui se levait anciennement de la même manière que la taille, et qui en était comme un supplément : receveur général, receveur particulier du taillon.

'TAIN s. m. (lat. stannum, étain). Feuille ou lame fort mince, qui est formée d'un mélange d'étaiu et de vif-argent, et qu'on applique derrière des glaces pour en faire des miroirs : le tain de ce miroir est gâté, taché.

TAIN, ch.-l. de cant., arr. et a 18 kil. N. de Valence .Drôme), sur la rive gauche du Rhône, 2,028 hab. Ponts suspendus.

TAÏ-PING. Voy. CmiNE.

* TAIRE V. a. (lat. tacere). Je tais, tu tais, il tait; nous taisons, votis tainez, ils taisent. Je taisais. Je tus. J'ai tu. Je tairai. Je tairais. Tais, qu'il taise; taisons, taisez. Que je taise. Que je tusse. Taisant. i\e dire pas : ils vous a bien dit telle chose, mais il vous en a tu beaucoup d'autres. — Faire taire, maîtriser : il a fait taire son ressentiment. — Notre canon a fait taire celui de l'ennemi, il a mis celui de l'ennemi hors d'état de continuer à tirer. — Se taire v. pr. Garder le silence, s'abstenir de parler : après avoir dit cela, Use tut. .\vee ellipse du pronom. Faites taire cet e.nf.\nt,

CE B.AVARD. — PrOV. Qui SE TAIT, CONSENT,

quand on ne dit mot sur quelque proposition, c'est une marque qu'on ne s'y oppose point. On dit plus ordinairement. Qui ne dit

TAITI ou Tahiti (orthographe française à'Otaheiti). la plus grande des îles de la Société, par 17° 3J' Il " lat. S. et loi" o4' 30' long. 0., à Papéiti, la cap.; 1,042 kil. carr.; H, 191 hab., tous chrétiens. Cette île est partagée en deux parties bien distinctes : Taïti proprement dite et la presqu'île de Taiarabou, que relient un isthme large d'environ 2,000 m. et haut de 10 a 14 m. tout au plus au-dessus du niveau de la mer. Dans la première division se dresse le mont Niou, qui atteint 1,324 m. de haut; et dans Taïti le mont Ordhena (2,23ti m.;. Le long de la mer, autour de ces pics volcaniques, règne une bande de terre d'une fertilité sans rivale, où croissent, presque sans culture, les plantes importées de tous les continents. Climat délicieux, qui a valu à Taiti le surnom de Perle de l'Océan. Riches pêcheries d'huîtres perlières. — faîti fut entrevue par Byron en 1765, et visitée en 1768 par le capitaine Wallis qui l'appela 3« lie de George. Le capitaine Cook s'y rendit en I76S pour observer le transit de Vénus. (Voy. Cook.) En 1799, le roi Poraaré céda le district de Matavaî à des missionnaires anglais. La reine Pomaré fut forcée de se placer sous le protectorat français, le 9 sept. 1843. Elle voulut plus tard se rétracter, et l'île de Taïti fut envahie par des troupes françaises que commandait l'amiral Dupetit-Thouars (nov. 1843). Après une lutte sanglante qui ;e répandit dans la plupart des îles de là. Société, le consul anglais Prichard fut arrêté le 5 mars 1844; mais il fut relâché et reçut une indemnité du gouvernement français. — Le 29 juin 18S0, l'île de Taïti ces;a d'être sous le protectorat français pour être annexée déliuitivemeut à la Républi(iue française, par acte spontané du roi Pomaré V, Voici le texte de la proclapiation par laquelle le roi Pomaré V annonça à ses sujets leur annexion à la France : — « Taïtiens, Je vous fais savoir que, de concert avec .M. le commandant, commissaire de la République, et les chefs de districts, je viens de déclarer Taïti et ses dépendances réunies à la France. C'est un témoignage de reconnaissance et deconfiance que j'ai voulu donner à la nation qui, depuis près de 40 années, nous couvre de sa protection. Désormais, notre archipel et ses dépendances ne formeront plus avec la France qu'un seul et même pays. J'ai transféré mes droits à la France; j'ai réservé les vôtres, c'est-à-dire toutes les garanties de propriété et de liberté dont vous avez joui sous le ouvernement du Protectorat. J'ai même demandé de nouvelles garanties qui aug- Mor, CONSENT. — Ne pouvoir se taire d'dnk Imenteroiit votre bonheur et votre prospérité.

Page 1