‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 361 sur 639 · TALL · texte numérisé non relu

TALL

(Pnris, 1679-'80). — II. (Gédéon), frère du |)rcrédHnl, né à la Rochelle en 1619, mort en 1698. Il est auteur de Mémoires publiés sous le titre d'Historiettes, par .Monmerqué et Taschereau (Paris, 1840, 10 vol. in-12).

TALLEMENT s. m. Action de taller.

• TALLER V. n. Pousser une ou plusieurs

talles.

TALLEYRAND, surnom pris au commencemenl du xii'* siècle par les seigneurs appartenant à la famille des comtes souverains du Périgord. L'un des memlires les plus connus de cette famille fut Henri de Talleyrand, comte de Chalais, né en 1 399, décapité à Nantes en 1626. 11 fut le favori de Louis XIII et l'amant de la duchesse de Chevreuse; il se laissa entraîner dans une conspiration contre Richelieu, qui le fit arrêter.

TALLEYRAND-PÉRIGORD.I. (Alexandre-Angélique de), constituant, né a Paris on 1736, mort en 1821. Il fut député a l'Assemblée des notables et aux états généraux, protesta contre la constitution civile du clergé, éniigra, devint pair de France en 1814. obtint en 1817 le chapeau de cardinal et l'archevêché de Paris.— 11. (Charles Maurice, prince de), homme d'Etat et diplomate, neveu du précédent, né à Pans le 13 fév. 1754, mort dans la même ville le 20 mai 1838. Son père, le comte Charles-Daniel de Talleyrand-Périgord, était un officier distingué, et lui-même eût sans doute suivi ia carrière des armes si une chute qu'il fit dans son enfance n'eût été suivie d'une claudication incurable. Il dut donc, pour obéir à sa famille, renoncer à son droit d'ainesse en faveur de son frère cadet, et entra dans les ordres. On le pourvut de l'abbaye de Saint-Denis en 1773 et de l'agence générale du clergé de France en 1781. Parvenu à la prêtrise malgré ses mœurs licencieuses, il futnomme évoque d'Autun en 1788, avec un revenu annuel de 60,000 fr. En I7S9, aux étals généraux, il demanda avec instance que ses collègues se joignissent immédiatement aux représentants du tiers qui avaient pris le nom d'Assemblée nationale, fut un des amis de Mirabeau les plus en vue, et seconda vigoureusement les mesures libérales. 11 appuya l'abolition des dîmes ecclésiastiques, la confiscation des domaines ecclésiastiques par l'Etat, l'établissement de la constitution civile du clergé, el dès lors ne donna plus la consécration qu aux prêtres qui prêtaient serment. Il fut excommunié, mais le pape le sécularisa à condition qu'il porterait l'habit la'ique et s'abstiendrait de toute fonction ecclésiastique. Après la chute du roi, il se retira en Angleterre ; mis en demeure de quitter ce pays dans les 48 heures, il alla aux Etals-Unis, où il se lança dans des spéculations qui l'enrichirent et |ikis tard il publia un mémoire sur le commerce américain. Avant la fin de la Convention, l'iniluencedoM"" deStaëlsur Barras le lit rayer de la liste des émigrés, et, en juillet 1797, il devint ministre des alt'aires étrangères. Au retour de Bonaparte d'Italie, le 3 doc, il le présenta aux directeurs et l'encouragea dans ses de.sseins; mais, ayant négligé de s'acquitter d'une mission à Constantinople, il fut contraint de donner sa démission [juillet 1799). Lorsque Bonaparte revint d'Egypte, il lui procura une entrevue avec Sieyès, et amena Barras à donner sa démission, frayant ainsi la voie au coup d'Etat du ISbrumaire. Réinstallé à son ministère en novembre, il prit part aux traités de Lunéville (1801) et d'.\miens (18u2). Le 2!) juin 1X02, u la prière de Uoiiaparte, il fut relevé de son excommunication et épousa sa maîtresse. M"" Grant: c'est, dit-on, parce que le pape avait iefu>é do recevoir celle-ci que Talli^yrand conseilla le démembrement des Etats pontificaux. H poussa a l'enlèvement du diicd'Enghion. othâta son

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