‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 363 sur 639 · TALO · texte numérisé non relu

TALO

placer les costumes de fantaisie employés jusque-là dans la trafjédie, par les costumes du temps et du pays uù se passe l'action. Sa première création originale fut le rôle principal de Charles IX. de Joseph Chénier; il se fit beaucoup applaudir dans le Henri VIII Ati même, et surtout dansHam/e<,0//ieWo et Aôu/iir de Ducis. Il avait une resstrablance frappante avec Napoléon, et après la Restauration beaucoup de ses rôles avaient une portée politique déguisée, surtout dans le Sylla de Jouy. A partir de 1796, il s'était confiné dans la tragédie; maison 1823 il joua avec succès Danville dans l'Eco/c des Vieillards de Casimir Delavigne. Il représenta, et l'on peut dire qu'il créa plus de 70 personnages. Sa dernière et peut-être sa plus heureuse création fut celle de Charles VI, dans la tragédie de Delavigne, qui fut sa représentation d'adieu, en juin ixiè. Il a écrit R'^flexions sur Lekain et sur l'art (héâh-al, brochure puhlite en 1813. réimprimée en 1836 et en 1863. Son autoliiographie a été mise au jourpar Alexandre Dumas (l849-'30, 4 vol. |.— Sa femme, d'abord M"'' 'Vanhove (née à la Haye en 1771, morlc en 1860), fui une actrice remarquable. Elle prit sa retraite en 181 1.

TALMELIER s. m. Ancien mot qui signifiait

boulaw/cr.

TALMONT, ch.-l. de cant., arr. età 13 kil. E. des Sables-d'Olonne (Vendée), près de vastes marais salants ; 1,135 hab.

' TALMOUSE s. f. Pièce de pâtisserie faite avec de la crème, de la farine, du fromage, des œufs, du beurre et du sucre ; manger des talmouses.

' TALMUD s. m. (mot juif moderne qui signifie ; étude). Livre qui contient la loi orale, la doctrine, la morale el les traditions des Juifs. — Talmud est le nom collectif de la .Mishnah et de la Gemara, contenant la loi oraie et autres traditions des Juifs. (Voy. MisHN.^H et Jlifs.) Dans un sens plus restrtinl, le nom ne s'applique quelquefois qu'à la Gemala. La Mi>linah constitua le te.xte primitif du Talmud, que la Gemara élucide, non pas tant a la manière d'un commentaire perpétuel, qu'en fournissant de nouveaux paragraphes au texte, avec des remarques explicatives données sous l'autorité d'érudits renommés. Il y a deux Gemaras ou Talmuds : celui de Palesïine et celui de B.ibylone. La .Mishnah est écrite dans le dialecie hébraïque en usage après l'exil; la Gemara est un idiome a-araéen corrompu. Les rabbins cités dans la .Mishnah et la Gemara, remplissent une période de plus de six siècles, à partir de 200 av. J.-C. environ. Le meilleur lexique talmudique est le M'oerterbuchueb^r die Talmudim und Midraschim de J. Levy ^Leipzig, 1873 et s.), lequel, comme tous les autres, se fonde sur VArukhde Nathan ben Jehiel, composé vers 1 lUO.

* TALMDDIQDE adj. Qui appartient au Talmn 1 : dtcifion talmudique.

' TALMUDISTE s. m. Celui qui est attaché aux opinions du Talmud.

' TALOCHE s. f. Coup donné sur- la tête à quelqu'un avec la main : il a reçu icne taloche. (Fup.)

TALOCHER v. a. Donner une ou des taloches a quelqu'un.

* TALON s. m. (lat. talus). Partie postérieure du pied ; il a le talon écorché. — Se dit également en parlant de quelques animaux : ce cheval aies talons hauts. — Partie a'un soulier ou dune bo. te, sur laquelle pose le dernèie du pied : souliers à talons de cuir. ■ — Talon bouge, .se disait autrefois d'un homme de la cour qui avait des talons rouges à ses souliers; ce qui était une marque de noblesse : les talom lOiirjtis de Versailles.— Marcher sur les r.ALONS de quelqu'un, le

TALU

suivre de très près : je vous l'annonce; il vient; il marche sur mes talons. Cette phrase s'emploie aussi dans un sens figuré, et signifie alors, suivre quelqu'un de près pour l'âge o'j la fortune ou les succès : cette cadHle marche sur tes talons de son ainée. — Il est toujours A MES TALONS, SDR MES TALO.Ns, il me suil partout, il m'importune en ne me quittant pas.

— .Montrer LES talons, s'enfuir : il a montré les talons. — Montrez-nous les talons, allezvous en, délivrez-nous de votre présence.

— Il a l'esprit aux talons, se dit d'un homme qui, par étourderie ou par préoccupation, ne pense point à ce qu'il dit.

— Se donner des talons, du talon dans le DERRIÈRE, donner de grandes marques de joie, se moquer de tout ce qui peut arriver; ou encore, vivre en toute liberté, perdre son temps en promenades, en parties de plaisir.

— Man. Eperon dont le talon d'un cavalier est armé ; ce cheval obéit, répond aux talons.

— Serrer les talons, pincer les deux talons, appuyer deux coups d'éperon à son cheval. Ce cheval est bien dans les talons, il est sensible à l'éperon, il y obéit, il le craint. Promener UN CHEVAL dans LA MAIN ET DANS LES T.4.-

lons, le gouverner avec la bride et l'éperon. Porter un cheval d'un talon sur l'autre, lui faire fuir tantôt l'éperon droit, tantôt l'éperon gauche, dans un même manège. — Fer dont est garnie la partie inférieure d'une hallebarde, d'une pique, d'un esponton, etc. — Partie inférieure ou postérieure de certaines autres choses. Le talon d'une pipe, petite saillie qu'on laisse au bas du godet d'une pipe. Le TALON d'un bâtiment, extrémité de la quille du côté de l'arrière : le navire donna un coup de talon, en passant sur cet écueil. — .^rchit. Sorte de moulure qui est composée d un partie concave et d'une partie convexe, et qu'on emploie dans les profils d'architecture. On dit. Talon droit, talon renversé, selon la position des deux parties qui composent le talon. — Jeux de cartes. Ce qui reste de cartes après qu'on en a donné à chacun des joueurs le nombre qui lui en revient : il manque une carte dans le talon, au tiilon. — Talon de souche, sorte de chifl're ou de vignette imprimée en forme de bande à Tendroit d'un registre à souche où doivent être coupés, avec les ciseaux, les feuillets dont on veut détacher une partie. — Typogr. Pièce carrée, soudée à angle droit à l'une des extrémités du composteur, pour soutenir les lettres placées dans ce dernier.

TALON lAntoine-Omer;, magistrat, né à Saint-Omer en 1.593, mort en 1632. Il devint avocat général au parlement. Ses Plaidoyers et Discours ont été publiés avec ceux de Denis Talon, son til~. en 4821 (Paris, 6 vol.).

TALONNEMENT s. m. Action de talonner.

' TALONNER v. a. Poursuivre de près : les ennemis se retiraient, et on les talonnait de près. — Importuner, presser vivement, jusqu'à l'importunité -.je te talonnerai de si près que je l'obligerai de me payer. — Talonner, V. n. .Mar. Toucher le fond de la mer avec le talon du bâtiment, par secousses plus ou mains fortes.

/TALONNIÉRE s. f. On appelle ainsi les ailes que. selon les poètes anciens. Mercure portait aux talons : les talonnières de Mercure.

TAIPA s. f. (lat. talpa, taupe). Loupe plate

sur la tète.

TALPDÉ, ÉE adj. (lat. talpa, taupe). Qui ressemble ou qui se rapporte à la taupe. — s. m. pi. Famille de mammifères insectivores ayant pour type le genre taupe.

TALQUEDX, EOSE ad^j. Qui est formé de talc ; qui e^t de la nature du talc.

* TALUS s. m. [ta-lu] (lat. taius. talon). Pente ou inclinaison de haut en bas que l'on

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