‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 38 sur 639 · RAYA · texte numérisé non relu

RAYA

RAUCODX, villace de Bolirique. province et | avoir accompli une action louable, ne chcrà 6 kil. N.-O. de Lièae; 600 hab. Le maréchal I cha pas à se sauver. On l'arrêta et on le de Saxe V remporta, le H oct. 1746. une écla- conduisit à l'hôtel de Relz, où il se glorifia tante victoire sur les alliés commandés par | d'avoir appris par les sermons qu'il avait

Charles de Lorraine.

RADDII CAMPI {Champs Raudiens), vaste plijinc df l;i (.aiilc Cisalpine, à 36 kil. de Milan. En l'an 101 av. J.-C, Marins y remporta ?ur les Cinjbres une vicloire célèbre, appelée quelquefois, dans l'histoire, bataille de Verceil.

RAUGRAVB s. m. (ail. raugraf. comte des pays abrupts). Ancien litre féodal allemand, porté surtout par les comtes de Kreutzwach, qui possédaient des territoires entre la .Meuse et la Mos..-lle.

•RAUQDE adj. (lai. rawcws). Ne se dit guère que du son de la voix, et signifie, rude, âpre, et comme enroué : une voix rauque.

RAUQDER V. n. Crjer d'une voix rauque.

RAURAQDES, Rauraci, peuple important de la Gaule Belgique, entre les Helvètes, les Séquaniens, les^Triboques elle Rliin. Basilia (Bâie) était l'une de leurs villes principales.

RAUZAN, village du cant. de Pujols. arr. et à -22 kil. S.-K. de Libourne (Gironde); 998 hab. Ruines iraposaiites d'un château dii xiv= siècle (mon. hisl.). Fameux vignoble médocain.

* RAVAGE s. m. (du lat. rapere, saisir). Dommage, dégât fait avec violence et rapidité : les ennemis font de grands ravages dans la campagne. — Dommages que causent les tempêtes, les orages, les pluies, les venU, etc. : le débordement de la rivière a fait beaucoup de ravages. — Se dit de même en parlant des maladies : celte épidémie a- fait de grands ravages dansle canton. — Kig. Désordre que les passions causent : les passions font de grands ravages dans le cœur des hommes. — Fam. Faire ravage dans une maison, faire beaucoup de bruit, de fracas, de désordre. (Peu us.)

RAVAGEMENT s. m. Action de ravager.

" RAVAGER v. a. Faire du ravage : les ennemis ont ravagé toute la prooince.

Avant que sa fureur ravageât tout le monde, L'iade se reposait dans une paix profonde.

J . RiCiirK. Alexandre, acte 11, se. u.

* RAVAGEUR s. m. Celui qui ravage : ces ravageurs de provinces que l on nomme conquérants. N'est usité que dans le style soutenu.

RAVAILLAC (François) [ra-va-yak; U mil.], le plus tristement fameux des régicides français, né au village de Touvre, près d'Angoulênie, eu IS78, tiré à quatre chevaux en place de Grève, à Paris, le 27 mai 1610. Après une enfance misérable, il devint valet de chambre, clerc de procureur, solliciteur de procès, pu(s, maître d'école, prit l'habit de frère convers chez les Feuillants, fut renvoyé comme visionnaire, se rendit à Paris pour se faire jésuite (1606), mais fut repoussé parce qu'il avait « été en d autre religion », et conçut, poussé par son mysticisme exalté, le projet d'assassiner le roi Henri IV, que les moines représentaieui, dans leurs prédications, comme l'ennemi du pape. N'ayant pu parvenir jusqu'au roi, il retourna à Aiigoulême, qu'il quitta de nouveau le jour de Pâques 16<0, pour se rendre à pied à Paris, où il attendit l'occasion d'exécuter le meurtre que ses visions lui représentaient comme devant sauver Home et |a France. Le 14 mai, ayarrt refait la pointe de son couteau et entendu la mes^e, il suivit le carrosse royal, qui sortait du Louvre et qui s'engagea rue de la Ferronnerie, où il lut arrêté par un embarras de charrettes. Ravaillac frappa le roi de deux coups de couteau. Henri, dont

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