TATE
I ne en 1493, mort en lo69. Secrétain- du prince de Saleine en 1331, il l'accompaa-na dans plusieurs des expéditions de Charlesyuint. 11 eut plus tard à fuir l'inquisition, et linalement devint i'ouverneur dOstiglia. Ses œuvres comprennent le poème héroïque \Amad)gi, fondé sur l'histoire d'Amadis de Gaule. Un des épisodes fut repris et développe en un poème à part intitulé Ploridante, et publié par son fils.
TASSE (Torquato Tasso ou Le), poète italien, tils du [uécédent, né à Sorrente, le
II mars 1544, mort le 23 avril 1393. En 1362, il écrivit son charmant poème romanesque intitule Rinaldo. En 136.^, il alla à Ferrare dans la suite du cardinal d'Esté, frère du duc Alfonso IL Sa grave et mélancolique beauté, son éloquence et la variété de =es talents attirèrent l'admiration universelle et le rendirent cher aux sœui s du duc, Lucrezia la future duchesse d'Urbin (Urbino) et Eléonore, qu'il rendit célèbre en la prenant pour
I objet spécial de son adoration. Après un séjour d'un au environ à Pans, il fut ofûciellement attaché à la cour de Ferrare (1372), et c'est là qu'en 1373 fut représenté, avec un grand éclat, son drame pastoral intitulé AmiiUa. En 1376, il termina son grand poème épique surla délivrance de Jéi usalem par Godefroi de Bouillon, sous le titre de
II Goffredo, qui fut changé plus tard en celui de Gcrusalemme linerata. En nov., il le soumit à Scipione Gonzaga à Rome, et fut sollicite d'entrer au service des Médieis, ennemis des Estes. 11 refusa, mais il crut dès lors que le duc Alphonse avait pris ombrage des négociations entamées. De retour à Ferrare, il vécut dans des frayeurs continuelles, surtout lorsqu il vit sa correspondance interceptée et ses papiers particuliers dérobes, dans le but, supposait-il, de fournir au duc des preuves de ses relations avec Eiéonore. Cependant, le duc le traita longtemps avec toutes les apparences de l'induigence, et le fit même relâcher après un court emprisonnement pour une tentative d'assassinat commise, dans un accès de frénésie, sur une personne au service de Lucrèce, et il lui permit de se retirer dans un couvent (juin I377J. .Mais Tasso s'enfuit chez sa sœur, à ^oriente, d'où on lui permit de revenir au commencement de 1378, à condition qu'il se laisserait soigner. Cette nouvelle tentative, pour regagner la faveur de la cour de Ferrare, lui atira de nouvelles humiliations et, comme il les supportait impatiemment il tut renfermé à l'hôpital de Sainte-Anne' iMalgré la mort dEleouore (t-ïSl), il languit eu prison jusqu'en juillet 1586, époque où il lut relâché à condition qu'il resterait a la garde du duc Guillaume de Mantoue, qui lui montra beaucoup de bonté. Pendant le reste de sa vie, il voyagea continuellement de iNaples à Rome et de Rome à iNaples, et il finit par demeurer dans l'asile hospitalier de San-Onofrio à Rome, jusqu à ce que le grandduc de Toscane lui donnât les moyens de revoir Florence. En 1393, parut sa Gerusalemme conquista, remaniement de son premier poème et auquel li fut le seul à attribuer la supériorité. La plus complète édition des œuvres du Tasse est celle de Rosini
|(l821-'32, 33 vol.). La Jérusalem délivrée a été traduite en français par Lebrun (1774),
I Desserteaux (ISoS) et, en vers, par Baour- Lormian (1819).
* TASSEAU s. m. Menuis. Petit morceau de bois qui sert à soutenir l'extrémité d'une tablette ; clouer un tasseau.
' TASSEMENT s. m. Effet des constructions, des terres qui se lassent, qui s'alfaissent sur elles-mêmes par leur propre poids.
TASSER V. a. (rad. tas). Mettre des choses en las, ae façon qu'elles occupent peu de
place : tasseï- dv foin, des fourrages. — y n Croître, multiplier, s'élargir : cette osèiUe commence a bien tasser. - Se tasser v n" ï>e dit des constructions, des ti-rres etc qui s'affaissent sur elles-mèraes par leur propre poi.is: ce«e construction s'est tassée de plusieurs centimèlres.
* TASSETTE s. f. On appelait ainsi les pièces a une armure qui étaient au bas et
au défaut ae la cuirasse.
■TASSIN (René-Prosper, do.v), savant bénédictin, ne a Lonlav-l'Abbaye, près de Dora Iront, en 1697, mort à Paris en 1777 Ses ouyra-es les plus célèbres sont : l'Histoire de la Congrégation de Saint-Maur (Paris 1770 m-4°), et le Nouveau Traité de Diplomatique iParis, 17o0-'63, 6 vol. in-4»), en collaboration avec Toustain.
TASSONI (Alexandre), poète italien, né à
Modene en 1363, mort dans la même ville en 1633. Son Seau enlevé (Secchia Rapita] publie en 1622, est un poème burlesque sur la guerre survenue entre Modène et Bologne, au sujet d'un seau de puits, qui finit par rester à Modène. Trad. franc, de P Perrault (1678) et de Cédols(1739j.
TASTU (SabineCasimire-AmaijIe Voîart dame), femme de lettres, née a Metz le' 31 août 1793, morte en 1871. Elle a laissé ■ Education maternelle (1835-'48); Cours d'Histoire de France ^1836), plusieurs vol. de poésies empreintes de tristesse et de découragement: Tableau de la littérature italienne (1843), Tableau de la littérature allemande (1844;, Voyage en France (i843), etc.
TATAR-BAZARDJIK. Voy. Bazahdjik.
TÀTE-AU-POT s. m. Homme qui se mêle dans le ménage des affaires réservées aux lemmes : des tdle-au-pot.
TÀTE-MINETTE s. m. Homme méticuleux •
des tâte-minette.
TÀTER V. a. (ital. tastare). Toucher manier, doucement une chose, pour connaître si elle est dure ou molle, sèche ou humide, froide ou chaude, etc. : tdte:: cette étoffe, elle est douce, moelleuse, etc. — T\tbu LE POOLS, presser légèrement l'artère pour connaître le mouvement du san»; et fi". et lam., Tater le pouls a Quelqu'iTn sur' une affaire, es?ayerde connaître ses dispositions ses sentiments sur une affaire. — Fam. Il TATE le pavé, se dit duu homme qui ne peut pas s'appuyer fortement en marchant. — .\lan. Ce cheval tate le terrain, il ne marche
pas franchement, il n'a pas les pieds siirs.
Tater le pavé, le terrai.n, agir avec précaution, avec circonspection : il ne faut pas se hâter dans cette affaire; tutez d'abord te terrain. — Goûter a quelque chose, goûter de quelque chose : tater aux sauces. — Essayer de quelque chose, connaître par expérience ce que c est : il ne veut plus entendre parler de procès, il n'en a que trop tdté. — Essayer de connaître la capacité, les sentiments d'une personne -.fai tdté ce savant, il en sait moins qu on ne croit. — Tater l'enkemi, faire des mouvements, de petites attaques pour connaître les dispositions de l'ennemi; et, T.\teh
le courage de QUELgu'QN, OU TaTER QDELQDU.N,
commencer à l'offenser, à l'attaquer, pour voir comment il se défendra. — Ss tater V. pr. S'examiner, .se sonder sur quelque I chose : il s'est tdté là-dessus. — Etre trop attentif à sa santé ; c'est un homme qui a un si grand soin de sa santé, qu'il se tdie continuellement.
" TÀTEUR, EUSE s. Celui, ceiîâ qui est irrésolu, qui agit avec irrésoiîiiiuii, avec timidité : c'est un tdteur étemel avec qui on ne peut rien conclure.
' TÀTE VIN s. m. instrument de fer-blanc, qui a la forme d'un tuyau conique jjarle bas,
TATO
et dont on se sert pour tirer le vin par le bondon, lorsqu'on veut le ffoùler: des ttùe-vin.
TATIANISTE s. m. [-si-a-]. Disciple de Tatien.
TATIEN s. m. [ta-si-ain] (lat. tatknsls; de Tathia. u. pr.). Membre de l'ujie des trois prernièrrs tribus du peuple romain.
TATIEN {Tatianus), écrivain ecclésiastique du ii« siècle. On ignore le lieu et la date exacte de sa naissance et de sa mort, il s'appelle lui-même Assyrien. U fut pendant quelque temp.s professeur d'éloquence à Rome, et revint en Orient après 163. Il fonda la secte gnostique connue sous le nom de secte des latianistes. qui interdisait le mariage, l'usage de toute nourriture animale et du vin, et exigeait l'abandon des biens de ce monde. Ses discours aux Grecs, écrits pendant que ses opinions étaient encore orthodoxes, ont eu de nombreuses éditions. Trad. franc., dans le Recueil des Pères de l'Eglise, de Genoude (l8'n-'43).
TATIHOU. petit ilôt situé à 4 kil. de Saint- Wast-la-llu ligue (Manche).
• TATILLON. ONNE s. [U mil.]. Celui, celle qui tatillonne : cet homme est un franc tatillon.
' TATILLONNAGE s. m. Action de tatillonner. (Pop.)
• TATILLONNER v. n. Entrer mal à propos, inutilement, dans toute sorte de petits détails : elle ne fait que tatillonner. (Fam.)
TATIUS (Titus), roi des Sabins. Voy. Ro-