TAXI
TAYL
dans le commerce des pierres précieuses, l-oiiis XIV l'anoblit pour avoir f.iil proi:ressi.'r le commerce français dans l'Inde ; maisil fut ruiné par son neveu, et, en 1687, il s'ejifuit à Berlin pour échapper aux persécutions contre les protestants. Il y devint directeur dune compagnie des Indes orientales, et entreprit son septième voyape ; mais une maladie l'arrêta en Danemark, et il y mourut.
TAXAMÉTRE s. m. (V. S.)
•TAXATEURs. m. Celui qui taxe. Se dit principalement du commis qui taxe à la poste les lettres et les paquets. — Procéd. Celui qui taxe les dépens.
TAXATIF, IVE adj. Qui peut être taxé.
* TAXATION s. f. Action de taxer ; taxation dune denrée. — pi. Certains avantages pécuniaires alloués a des employés de quelques administrations : Ua tant pour ses taxations.
' TAXE s. f. [ta-kse]. Règlement fait par autorile publique pour le prix des denrées ou des frais de justice : faire lataxe des vivres, des denrées.— Prix établi par le règlement : la taxe de la livre de pain , de la livre de viande, est de tant.— Taxation, le règlement fait par autorité de justice, de certains frais que la poursuite d'un procès a occasionnés ; taxe de dépens. — Imposition en deniers faite en certains cas sur les personnes : onmitune taxe sur les plus riches, sur les plus imposés. — Somme portée par le règlement d'imposition : une taxe excessive, exorbitante. — Encïcl. On appelle taxes les contributions levées par un gouvernement pour son usage, sur les personnes et les propriétés. Chez les Hébreux, dans la période théocratique, il y avait nne taxe de capilation d'un derni-sicle'{envilon I fr. .SO), payable par tout Hébreux mâle, un tribut des premiers fruits et du premier né de leurs animaux domestiques; une taxe de rachat pour le premier-né mâle de la famille ; une première et une seconde dîme pour l'entretien des lévites et pour le service du tabernacle, et tous les trois ans une troisième dîme (qui n'était, d'après quelques auteurs, que l'application de la seconde), au bénéfice des pauvres. Lorsque le gouvernement royal fut adopté, les taxes s'accrurent grandement. Dans la république athénienne, il n'y avait pas de taxes directes; les sources de revenu étaient les terres de la république, les droits de douane sur les marchandises étrangères, certains droits d'excisé, les licences des marchés et des maisons de prostitution, et les tributs payés par les ilesel villes soumises. A Rome, sous la république, les dépouilles des nations conquises et le tribut annuel qu'on en tirait défrayaient la plus grande partie des dépenses de l'Etat; mais, sous l'empire on trouva nécessaire de recourir à des taxes nombreuses. Pendant une grande partie du moyen âge, à l'époque féodale, il n'y eut pas de système uniforme de taxes. La républiquede Venise inaugura la première quelque chose qui se rapproche des méthodes modernes,en levantdeslaxessur les te.-resde la république, et en établissant des droits sur les manufactures et les produits importés. En France, avant la Révolution, il y avait un sérieux obstacle à tout système équitable de taxation dans le fait que la noblesse et le clergé étaient exempts de tout fardeau de ce genre. En Angleterre, les iiuances furent, pendant des siècles, mal administrées, et les taxes restèrent au-dessous des dépenses du gouvernement. Les classes priviiis-iées en étaient exemptes, comme en France et dans la plupart des autres pays européens On avait souvent recours à la vente de mouo|joies à des emprunts forcés, à des contributiuiis,' à des confiscations. — Les taxes, ou impôts, sont ou directes, ou indirectes. Lesp.'-cmières
^ont celles qui portent sur les personnes, les ; que le savon arsenical, le sublimé corrosif,
propriétés, les affaires, les revenus, etc. , .^^ autres sont prélevées sur les articles de consommation encore dans les mains des fabricants ou des commerçants, et se paient en fin de compte par les consommateurs dans le prix dis articles qu'ils consomment. — Législ. « On donne le nom de taxes assimilées à certaines coniributions qui sont recouvrées par les percepteurs, et qui sont soumises, pourles réclamations et le contentieux, à la juridiction des conseils de préfecture, comme en matière de contributions directes. Quelques-unes de ces taxes sont perçues pour le compte des communes, ou de svndicats autorises. (Voy. Balayage, Cercle, CnitN, etc Pour ce qui concerne la taxe du pain vov Boulangerie.) Parmi les diverses autreN a ceplions du mot taxe, celle usitée dans la procédure judiciaire s'applique au règlement des frais et dépens. En matière sommaire les dépens sont taxés par le juL'ement qui les adjuge (C.pr. 543). En matière ordinaiie la taxe est faite par l'un des juges ayant a '=i«Il au jugement (-2e Décretdulli' fév. 180 art ) Le mémoire des frais doit être établi ur deux colonnes : la première portant le cbilfres des déboursés faits pour chaque acte > com pris le salaire des huissiers ; la seconde indiquant les émoluments nets réclames yar l'avoué, suivant les tarifs légaux. (Vo\ T\Rir ) La taxe est signée par le juge taxateur et par le greffier; elle est, s'il y a lieu rendue exécutoire par le tribunal, sur la demande de l'avoué. — Les diverses taxes qui frappent sur les sociétés civiles ou commerciales ont été énumérées au mot Société. (Voy. aussi Valedr.) » Ch. Y.)
* TAXER V. a. [ta-ksé] (lat. taxare). Régler; limiter le prix des denrées, des marchandises, et de quelque autre chose que ce soit: ona taxé les vivres. — Faire une imposition soit en deniers, soit en denrées : on l'a taxé bien haut. — Taxer d'office, régler par autorité supérieure et extraordinaire la taxe '{u'un tailiable devait porter. — Accuser : on le taxe d'avarice. — Absol. Je ne taxe personne, je ne fais tomber sur personne nommément le soupçon, l'accusation, le reproche dont il s'agit. — Se taxer v. pr. Fixer une somme qu'on s'engage à donner pour un certain objet : il s'est 'taxé lui-même.
TAXIARCHIE s. f. [ta-ksi-ar-chie] (rad.
taxiarque). Ant. gr. Division de la syntagme des Grecs; ellesecomposait de 8 files d'oplites sur l(i de profondeur. Placée sous les ordres d'un capitaine nommé taxiarque, elle jouissait d'une existence propre, analogue à celle de nos compagnies. {Voy. Armék.)
* TAXIARQUE s. m. [ta-ksi-ar-ke] {gr.<aa;!s, cohorte ; arche, commandement). Ant. gr. Chef d'une taxiarchie. Chez les Athéniens, c'était le titre de 10 officiers placés sous les lOslralèges. Le taxiarque marquaitlescamps, dirigeait les marches, pourvoyait aux subsistances, rangeait les hommes en bataille, etc.
(Voy. AliMÉE.)
TAXICORNE adj. [ta-ksi-] (lat. taxus, if; cornu, anirnne). Entom. Qui a les cornes en forme de [.eigne, comme les feuilles du l'if
TAXIDERMIE s. f. [ta-ksi-] (gr. taxis, préparation, et derma, peau). Art de préjiarcr la peau des animaux de façon qu'ils gardent leur aspect naturel, et aussi de l'arranger de manière à leur donner les formes et les positions naturelles de la vie. Ce teime comprend souvent l'art de conserver le squelette ou des parties du squelette dont on se sert coninu! du modèle ou de la charpente la plus convenable f.our y ajuster la peau. Les opérations principales de la taxidermie sont l'enlèvement de la peau, qui demande beaucoup de soin et de dextérité, et sa préparation à l'aidede quelque substance préservatrice, telle
l'acide phénique ou l'acide salicylique.
TAXIMÈTRE s. m. Synonyme de Taxamètre.
' TAXIS s. m. [ta-ksissl (mot. pr. qui signifie ordre, arrangement). Chir. Pression exercée avec la main pour réduire une hernie. TAXODIER s. m.
[ta-kso-dié](gr.taa;!)s, \{\eidos, aspect). Bot.
Genre de conifères cupressinés, comprenant plusieurs espèces dont le type, le taxodier distique [taxtdium d'istichum], se trouve, aux Etats- Unis a une altitude de I 000 à 1,500 m.
Un I appelle vulgairement yprès chauve.
TAXOLOGIE s. f. ( I f I ff'.s ordre ; loyos di cour-). Science d classincntions.
TAXONOMIE s. f.
ffi taxis, ordre; no- 0 loi). Théorie des la ifications.
TAY [tè], fleuve et Ul iu Perthshire, en Ecosse. Le fleuve liait sur la limite de r.\rgyleshire. et porte le nom de Fillan jusqu'à ce qu'il ait traversé le lac Dochart, pendant 14 ou 15 kil.; de là jusqu'au lac 'l'ay, à 16 kil. plus loin, on l'appelle ordinairementle Dochart. Près du lac Tay, il reçoit le Lochie, et, au-dessous, le Lyon et de nombreux autres affluents. Jusqu'à Perth. il décrit presque un demi-cercle, et de là il coule à l'E.,se décharge dans la mer du Nord par le friih de Tay, après un cours de près de 190 kil. Ses pêcheries de saumons sont fameuses. Le lac Tay a environ '25 kil. de long, 2 kil. de large et 200m. de profondeur. Le fumeux pont de la Tay, terminé en mai 1878, pour le passage d'un chemin de fer, mesurait 10,612 pieds anglais de long et 88 pieds au-dessus des hautes eaux. Il fut détruit par un ouragan, le 28 déc. 1879, au moment même où un train de voyageurs le traversait. Environ 90 personnes périrent victimes de cet accident.
* TAYAU ! ou Tayaut ! Voy. Taïadt.
TAYGÈTE. Voy. Laconie.
TAYLOR (Brook) [tè'-leur], mathématicien anglais, né en 1683, mort en 1731. Son ouvrage, ji/e</iorfus Incr'ementorum {\H:i) est le premier traité où le calcul des diSérences iioies soit proposé, et il contient le premier énoncé du célèbre théorème qui porte son nom.
TAYLOR (Isaac), écrivain anglais, né en 1787, mort en 18b.i. Son père, Isaac Taylor, d'abord graveur, devint ministre dissident, et écrivit plusieurs livres pour les enfants. Sa mère, Anne Taylor, est 1 auteur de Maternai Soti'.itude et d'autres ouvrages d'éducation. Le fils reçut une éducation d'artiste; il inventa des machines à graver; mais il s'occupa surtout de littérature. Entre autres œuvres, on a de lui : Natural History of Enthusiasm (1829); Saturday Evening (1832) ; Fanaticism (1 833 ) ; Spiritual Despolism (1 835) ; l'hysical Theory of Another Life (^1836); Wcsley and Melhodism (l8o1) ; The Spirit of llebrew Pœtry (1861), et Considérations on thc l'entateuch (IHbi). ~~ Ses sœurs, Ann (morte en 1866) et Jane (1 783-1 8i4), ont publié : Original Poems el des Hymnes; Jane publia à