TENU
elle peut abriter de 12 à 14 hommes. Les tissus des tentes se font presque toujours de lin ou de colon, rarement de chanvre. — Tentes-hôpitaux. L'usage forcé des tentes, auquel réduisit, pendant la guerre de Grimée, l'absence de maisons, appela pour la première fois ratleiition sur la question des lentes-hôpitaux. Celle qu'on y employa fut la marquise-hôpital de l'armée anglaise, qui se compose d'une double lente où une petite est complètement enveloppée dans une grande, avec un espace d'environ i'â cenlim. entre les deux. Latente-hôpital, adoptée par les Prussiens en 1867, a la forme d'une maison ; elle esl double, et soutenue par une charpente en fer. Aux Etals-Unis, c'est une grande tente rectangulaire, avec un pavillon formant second toit à un pied environ audessus des parois. On peut réunir deux ou plusieurs tentes par leurs extrémités de manière à former une seule et longue lente continue.
TENTEMENT s. m. Escr. Action de battre deux lois le fer de l'adversaire.
■ TENTER V. a. (lat. tentare). Essayer, éprouver, mettre quelque moyen en usatie pour faire réussir quelque chose : la chose est trop difficile, je ne veux pas seulement la tenter.
Avant l'aurore éveiller des chanoines,
Qui jamais l'entreprit? Qui l'oserinl tenter? Est-ce un projet, ô ciel: qu'on imisse exécuter? Despbbàdx.
— Tenter fortune, hasarder quelque chose dans l'espérance du succès. — Eprouver la fidélité : Dieu tenta Abraham. — Tenter Dieu, lui demander des miracles, des etl'ets de sa toute-puissance, sans nécessité : tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu. — Donner envie, inspirer le désir, l'envie de faire quelque chose : comment de si beaux fruits ne vous t'-ntent-ilspasl — Solliciter au péché, au mal : le diable tente les hommes pour les porter à offenser Dieu.
Non, nou, la perfidie a de quoi vous tenter.
J. RiciKB. Andromaque, acte IV, se. y.
• TENTURE s. f. Certain nombre de pièces de tapisserie ordinairement de même dessin, de même facture, se servant l'une à l'autre de pendants, ou représentant des sujets qui font suite l'un à l'autre : une furt belle tenture de tapisserie. — Se dit aussi des étoffes, du cuir, du papier peint, etc., qui servent à tapisser une chambre : une tenture de velours.
• TENU. UE part, passé de Tenir. — Un jarlin bien tenu, bien cultivé. — Une maison bien tenue, bien an'aiigée. — Tant tenu, tant payé, se dit, en parlant du service d'une personne, ou de l'usafie d'une chose, lorsque l'un ou l'autre a été payé en raison de sa durée.
— Qui est obligé à faire quelque chose : je ne sais pas tenu à cela, de cela.
• TÉNU, UE adj. (lat. tenuis). Didacl. Qui est fort délié, qui est peu compact : substance ténue.
• TENUE s. f. Temps pendant lequel certaines assemblées se tiennent : pendant la tenue des états. — Assiette ferme d'un homme à cheval : c'est un homme qui n'a point de tenue à cheval. — Manquer de tenue, n'avoir POINT DE TENUE, avoir uiie mauvaise manière de se tenir, manquer de maintien dans le monde, dans la société : ce jeune homme manque de tenue. — Fig. N'avoir pas de tenue, être léger, changer souvent d'avis : ne vous fiez point à ces esprits-là, ils n'ont point de tenue. — Milit. La tenue d'une troupe, d un régiment, d'un sold.vt, sa manière d'être vêtu, entrelenu : ce régiment a une belle tenue. On dit aussi, Etre en grande tenue, être en babil de parade; et, par opposition. Etre en PETITE tenue, n'avoir que la tenue exigée pour le service ordinaire. On dit quelquefois siraplcmenl, Etre en tenue. — Par exl. .\voia UNE BONNE iKNUE, être propre et soigné sans