TERE
la distillation ou la purification. Mais elles appartiennent toutes à la classe des terpines, dont font partie les huiles volatiles desplantes aiirantiacées, telles que l'oranger, le citronnier, ainsi que les huiles de cumin, de genièvre et de lavande. Berthelot classe ces terpines dans un grand groupe qu'il appelle groupe des camphènes, lesquels ont aussi la formule C» H'". L'huile de térébenthine française, tirée de la térébenthine de Bordeaux, produit du pinus maritima, consiste en un hydrocarbure appelé térébealhène par Berthelot. Elle a un poids spécifique constant de 0,864, un point d'ébullition à 161° G. et un pouvoir rotatoire de — 43° 3. On se sert de l'huile de térébenthine dans la fabrication des vernis; pour enlever les autres huiles et résines des tissus; et, en médecine, comme diurétique et vermifuge, comme stimulant de la membrane muqueuse des intestins, etc.
TÉRÉBINTHACÉ, ÉE adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au térébinthe. — * s. f. [il.
(Voy. ÀNACAnDl.^CÉES.)
* TÉRÉBINTHE s. m. (lat. terebinthus). Bol. Espèce de pistachier [pistacia terebinthus). qui croit sur les bords de la Méditerranée, C'est un arbre résineux et toujours vert, dont le fruit vient par grappes, et est à peu près de la grosseur de la graine de genièvre. Toutes ses parties sont remplies d'une gomme résine, qui découle naturellement en été des fentes de l'écorce, sous forme de goutelettes limpides, d'abord jaune-, puis bleuâtres. C'e?t la térébenthine de Chio.
TÉRÉBENTHIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide qui prend naissance dans l'action de la litharge à chaud sur l'essence de térébenthine.
TÉRÉBIQUE adj. Se dit d'un acide produit par I action de l'acide azotique sur l'essence lie térébenthine.
TÉRÉBRAL, ALE, AUX adj. (lat. terebra, vis). Qui est en forme de vis.
* TÉRÉBRANT, ANTE adj. (lat. terebrans, qui perce avec une tarière). Qui perce, qui perfore. — Med. Se dit d'une douleur vive et poignante. — Zool. Se dit des coquilles bivalves dont les animaux ont la faculté de percer les pierres. — s. m. pi. Famille d'hyménoptères, caractérisée par l'existence d'une tarière a l'extrémité de l'abdomen chez les femelles. Cette famille comprend deux sections : les porte-icie, dont l'abdomen semble être la continuation du corselet; les femelles ont une tarière te plus souvent en forme de scie, qui leur sert non seulement à déposer les œufs, mais encore à préparer la place qui doit les recevoir (tenthredine ou mouche à scie, tenthrède, cimbex, lophyre, pamphilie, sirex, etc.). La seconde section, celle des pupivores, se distingue par un abdomen qu'un très petit filet rattache aj corselet, de manière que cet abdomen peut se mouvoir facilement. Les femelles ont une tarière qui leur sert d'oviducle (ichneumon, ^'allicole, cynips, chalcide, leucopsis, eulophe, oxyure, etc.).
TÉRÉBRATEUR, TRICE adj. Qui perce des trous en forme de vis.
" TÉRÉBRATION s. f. Action de percer un arbre pour en tirer la gomme, la résine, etc. — Méd. La térébratioH du crâne.
TÉRÉBRATDLE s. f. (dimin. du lat. terebra, tarière). Moll. Genre de brachiopodes à deux valves inégales, régulières et symétriques, jointes par une commune charnière à deux dents. Ce serpeniis) '" '^'*"' genre comprend un certain nombre d'espèces qui vivent dans les mevi ehaude^ et qui s'alUebent
TERM
aux corps marins par un pédicule charnu passant dans un tfou dont est percé lo sommet de la plus grande valve. La lérébnUule commune (terebratiUa capul xerpentis) se trouve dans la Méditerranée et les espèces fossiles sont très nombieuses.
TÉRÉBRER v. a. (lai. terebra, tarière).
Percei, perlorer avec une tarière.
TEREDO, ancienne ville de Chaldée, près de l'erabouchure de lEuphrale, à peu de distance du lieu où se trouve aujourd'hui Bassorah.
TÉRENCE ^Publius Terentius Afer), poète comique latin, né à Carthage vers 195 av. J.-C, mort en 159. Esclave du sénateur P TeienLiusLucauus, il reçut une excellente éducation et fut par la suite affranchi. iind)-i(', sa première comédie, fut jouée en 166. Plus tard, il alla en Grèce, et y traduisit 108 des comédies de .Ménandre. Nous avons six pièces de lui : Andria, Hecyra, Heaitto)i-Timoroumenos, Eunuchus, Phormio et Adelohi (les Adelplies). Les principales éditions de ses comédies sont celles de Venise (1471); de Milan(148l); des Aides (1o7.ï); de Robert Estienne (Pans, V6H); Ad usum Delphini (faris, 167.ï); de Perlet (Leipzig, 1821): de Lemaire (Pans, 1828, 3 vol.). Elles ont été traduites eu prose par Lancelot. Mcole et Le M.aistre de Sacy («647); par M""- Dacier(l688); par Lemonnier (1771); par Magin, dans la collection Nisard (184:-;, in-12) ; et en vers par Duchesne (1806, 2 vol. in-S"), et par Bergeron (2 vol. in-8°). TÉREPHTALATE s. m. (de térébenthine et de yhlalale). Cbim. Nom donné à des sels produits par l'union de l'hydrogène, d'un métal ou d'un radical composé avec un résidu halogénique diatomique organique.
* TERGIVERSATION s. f. Action de tergiverser ; u^er de ttrjiversation.
' TERGIVERSER v. n. (lal. terghersari; de tergum, dos; el versare, tourner). Prendre des détours, prendre des faux-fuyants pour éloi"ner ou pour éluder la conclusion dune affaire, la décision d'uue question, pour ne i pas taire une réponse positive, etc. : c'est un chicaneur qui ne fait que tervigener.
TERME, Terminus. Mythol. rom. Dieu, protecteur des limites. On célébrait tous les ans la fête de ce dieu. (Voy. Tkrminalies.; 1 * TERME s. m. (lat. terminus). Fin, borne des actions et des choses qui ont quelque étendue de lieu ou de temps : le terme d'une gQurse. — Il est a son dernier terme, se dit d'un homme qui est à l'article de la mort. — Terme de coupabaison, de relation, chacun des deux objets que l'on compare l'un avec l'autre, qui ont de la relation, du rapport entre eux : choisissez mieux vos termes de cumparnison. — Matbémat. Terme d'un rapport, D UNE proportion, d'une PROGRESSION, chacuue des quantités qui composent le rapport, la proportion, la progression; et, Terme d'une EXPRESSION ALGÉBRiùUE, chacuuedes quantités qui composent cette expression, el qui sont séparées par les signes plus (+) ou moins ( — ^
Log, Les tehmks d'un syllogisme, les tro
termes dont les idées combinées deux à deux forment les trois piopositions. - Temps
TERM
l'adjectif possessif : elle n'est pas à terme. — Se dit, dans un sens anal., des femelles île quelques animaux, des vaches, des jument*, etc. : sa jument a mis bas avant terme. — Borne que surmonte un simulacre de tête humaine; buste terminé en gaine : il y a des termes de marbre an coin des allées de ce jardin. — Il est planté la comme un terme, se dit d'un homme qui reste longtemps quelque part, debout et immobile. — Mot, diction: terme propre; terme figuré. — S'exprimer kn TERMES PROPRES, employer des termes convenables à la chose dont on parle : Mesurer. PESER, composer SES TERMES, parler avec circonspection. — Se dit aussi des façons de parler qui sont particulères à quelque art, a quelque science : il ne sait pas les termes de lart. — pi. Etat où est une affaire, position où est une personne à l'égard d'une autre, par rapport à une affaire : en quels termes est cette alfiire2 Elle est en bons termes, en mauvais t' rmrs.
TERMER V. a. Fixer un terme à
* TERMES s. m. [-mèss]. Hist. nat. Espèce d'insectes vulgairement appelés Fourmis BLANCHES, qui "naissent dans les pays très chauds, el qui sont fort destructeurs. On les nomme ordinairement Termites
TERMIEN, lENNE adj. Qui ressemble^ ou qui se rapporte au termite. — s. m. pi. Syn. de Termites.
' TERMINAISON s. f. Etat d'une chose qui se termine, qui cesse, qui finit: la terminaison d'une maladie, d'une affaire, etc. — Gramm. Désinence dun mot : terminaison rude, douce, agréable. — Anal. Bout: la termmai!>on d'un nerf.
* TERMINAL, ALE, AtJX adj. Bot. et Zool. Se dit de ce qui termine une partie, de ce qui en occupe ou eu forme rexlréraité supérieure : les fleui's du girojl'ier sont disposées en corymbe terminal.
TERMIKjVLIES s. f. pi. Fêtes en rhonueur du aiea Tenue.
TERMINATEUR, TRICE adj. Qui*teniiine. TERMINATIF, IVE adj. Qui constitue la I terminaison.
1 * TERMINÉ, ÉE part, passé de Tep.mineu. I Achevé. — Traits, contours terminés, traits 1 continus, qui sont bien arrêtés, qui n'ont rien de vague, d'indécis.
" TERMINER v. a. Borner, limiter, être à la fin, marquer la fin : ce bois termine a/réablement la vue. — Achever, finir : il a terminé glorieusement ses jours. — Se terminer v. pr. Se passer, s'achever : cette campagne ne se termina point sans combat. — Se dit aussi de la désinence d'un mot. de la manière dont un mot s'écrit et se prononce à la dernière syllabe : les verbes dont l'irtfinilif se ttrmine en er, en ir, etc.
TERMINMMERESE (anc. Thermie Himerensus\ vilk- du noid de la Sicile, partie de l'ancienne Himera septentrionale, à :3i- kil. S.-E. de Palerme; 34,296 hab. Bon port, pêcheries, commerce actif de produits loe,aux, spécialement de macaroni, le meilleur de la Sicile. L'ancienne ville fut bàtie par la popu
TERM
TERMINUS s. m. [ler-mi-nuss] (mot lat.
qui signifie :«xfr^mi(é). Point de terminaison; liiij où une chose finit. S'emploie surtout (i.ins le langage des ingénieurs, pour désigner la station extrême d'une ligne de chemins .le fer.
' TERMITE ou Termes s. m. (lat. termes, larmes, vers rongeur). Eiitoni. Genre de névroplêres, comprenant une trentaine d'espèces d'insectes, vulgairement a[ipelés fourmis blanches, qui vivent en sociéiés nombreuses et se rendent très redoutables, dans le* pars chauds, en minant les charpentes des habitations. — Travail de termite, travail occulte de destruction. — Encycl. Bien que ressemblant à la fourmi ordinaire [formica) par leurs habitudes sociales, les termites appartiennent à un ordre différent, et se rapprochent à beaucoup d'égards des orthoptères. Ils vivent en vastes communautés, surtout sous les tropiques, et l'ont de grands ravages en dévorant tout qui se trouve sur leur chemin, hors les métaux et la pierre; ils rongent l'intérieur des poutres des maisons, les évidant jusqu'à ne laisser qu'une mince épaisseur dé bois. Leurs communautés comprennent cinq classes d'individus : les mâles, les femelles, les ouvriers, les neutres el les guerriers. Les mâles et les femelles sont d'abord exactement semblables; ils ont les uns elles autres finaire .ùl's très longues
lormeiii. ica i,..^... ,..„,,,. .. 1 siciie. i^ au^,.^ — . . .
préfixe de payement : (es /oj/ers d-s maisons se i^^JQj, d'Himére (éloignée de 16 lui.), après payent à Paris aux quatre termes accoutumés. U^ ^^^^^.^^^^^Q„ ^^ celte ville en 409av.i.-O — Terme de rigueur, terme passé lequel '1 Elle coiilieul des ruines romaines n-v il plus de délai à espérer. - Somme due ^ERMINIS (In) loc. lat. qui signifie : Aux au bout du terme : il doit deux termes a son itttiuiiMio [inj iul. »a ^ c propriéta'i.re. - Prov. Qui a terme ne doit | termes
RI N, on ne peut être contraint de payer avant le terme échu. Le terme vaut l'argent, quand on a beaucoup de temps devant soi pour payer, ou a bien des moyens de satisfaire à ses engagements. — Temps au bout duquel une teniiue doit accoucher, dans le cours ordmaiie de la nature; et, en ce sens, iJ se met ordinairement sans article ou avec
TERMINISME s. m. Doctrine des terministcs.
TERMINISTE s. m. Hist. relig. Nom donné à des calvinistes qui assignent des bornes a la miséricorde de Dieu.
• TERMINOLOGIE s. f. Ensemble des termes lecbiuqucs d'une science ou d'un art.
Termite belliqucui (termes belUcosusi el sou nid. — », femelle fécondée; 3. ouvrier; *. guemcr; 5, oeutre.
et presque éeales; après la fécondation, l'abdomen de la femelle grossit considerableiiieiit, par suite du nombre imnicn.se d œuts quelle contient: une femelle peut en pondre ' iu-qu'à 80.000 en 24 heures, ce qui tait environ .30 millions par an. Les memb:-es les rilus nombreux de la communauté sont des individus sans ailes et sans yeux, mais semblables pour le reste aux autre?. Ce sont les ouvriers, qui exécutent tous les travaux de ronslruction. D'autres insectes, sans ailes, qui ont l'air d'être des larves ressemblent aux ouvriers, mais ont sur le thorax quatre cMînes tuberculeuses recouvrant des ailes: un suppose que ce sont des neutres ou des femelles incomplètes, au service du roi et de la reine et chargés du soin des petits. La cinquième classe, contient des individus qui ont l'air de neutres plus développes el qui sont pourvus rie très longues mâchoires; ce sont les guerriers, ceux qui détendent la communauté. Ces animaux se nourrissent
TERN
principHleraent de bois sec ot pourri, bien quih emmagasineut des gommes, et des sucs végétaux épaissis. Le '^roi et la reine n'ont aucune autorité effective. L'espèce la plus grosse et la mieux connue est la /"out-mi blanche beltii^uetise d'Afrique {termes fatidis, Liun., ou tei-incs bellicosus. Sniealh.). t;haque nid contient un roi, une reine, et environ 100 ouvriers pour un guerrier : les ouvriers ont trois quarts de cenlim. de long; ils courent vite et sont toujours affairés. Les guerriers, qui semblent être des ouvriers plus développés, ont un ceiitim, et demi; les insectes arfails mesurent environ un centim. et demi. On croitqu'il laul deux ou trois ans pour le développement complet de l'insecte à partir de sa sortie de l'œuf. La morsure des guerriers est cruelle et douloureuse, mais sans danger; ils se lai^senl déchirer plutôt que de lâcher prise. Les autres fourmis, les oiseaux, les refitiles les chassent et en détruisent un grand nombre; les individus sans ailes sont aussi dévorés avec avidité par les naturels, et même par les Européens qui les font griller comme des grains de café. — En France, nous avons les deux espèces suivantes que l'on trouve dans l'intérieur des arbres ou dans les bois de nos départements méridionaux : \etermitelucifuge{tcrm<jslucit'ugium;, noir, luisant, à ailes brunâtres, très multiplié à Rochefort, dans les ateliers et les magasins de la marine; et le termite à corselet jaune (termes llimcolle), à corselet jaune; il nuit beaucoup aux oliviers.
TERMONDE, flam. Dendermmde, ville forte de Belj-'iqiie, dans les Flandres-Orientales, à la jonction de l'Escaut et du Dender, à 2a kii. N.-O. de Bruxelles; 9,680 hab. Elle renferme de riches collections artistiques. Ses environs produisent une grande quantité de lin, dont elle fait un vaste commerce d'exportation. Elle fut construite vers le vni' siècle. En 1667, elle fut inutilement assiégée par Louis XIV; elle repoussa les aimées de ce souverain en Inondant la campagne, au moyen de ses écluses qu'elle ouvrit. Marlboruugh la prit en {'tdd et les Français en 1745.
TERNAIRE adj. N'est guère usité que dans celte lue, .Nombre ternaire, nombre de trois.
* TERNAIRE adj (lat. temarius). Composé de trois umies : nombre ternaire. — Distribué par trois : numéralion ternaire. — Chim. Se dit de tout compose de trois corps simples, parlicul. formé de deux composés binaires avant uii élément commun : compose ternaire.
TERNATE [terr-na'-té]. Voy. Moluques.
TERNAUX. I. (Guillaume-Louis, baron), manufacturier français, né en < 763, mort en 1833. il établit de grandes manufactures à Louviers et à Sedan, naturalisa les chèvres du Thibet en France, et lit des châles à l'imitation ue ceux de Thide, connus sous le nom de cachemires Ternaux. Député en 1818, il fut réélu en I»i7, et lit partie des 421 dont l'opposition amena la révolution dejuill. 1830. La criie commerciale qui suivit le ruina. 11 a publié des traités sur les hnances et l'industrie. — II. ^Henrij, neveu du précédent; écrivain, connu sous le nom de Ternaux- Campans, né en 1807, mort en 1864. 11 a pubhe deux séries de Voyages, Relations et Itlémoirts, de 10 vol. chacune, d'après des manuscrits espagnols inédits, relatifs à la découverte et à la conquête de l'Amérique (1836-40) et une Bibliothèque américaine., U93-170U (1837).
'TERNE adj. (anc. haut ail. tarni, voilé). Qui n'a point l'éclat qu il doit avoir, ou qui en a peu eu comparaison d'une autre chose : tofre argenterie eU terne. — Peint. Un coloris TERNE, uu coloris sans éclat. Ou diLlig.,dans un sens anal., Un stïle terne.
■ TERNE s. m. (lat. terni, trois). A la loterie.
TERR
Réunion de trois nombres pris à la loterie, et liés ensemble de manière qu'ils ne doivent produire un gain qu'à condition qu'ils sortiront tous trois au même tirage : j'ai pris, j'ai gagné un terne. — Ter.ne sec, trois numéros qu'on prend sans jouer l'extrait ni l'ambe.
— C'est UN teune alalotkrie, ^e dit d'un avantage, d'un bien que le hasard seul procure.
— Loto. Trois numéros gagnant ensemble sur la même ligne horizontale, ou de la même couleur.
•TERNE, ÉEadj. Bot. Se dit des parties qui sont au nombre de trois sur un support commun : les feuilles du trèfle sont ternées.
' TERNES s. m. .Jeu de dés. Se dit lorsque le coup de dés amène deux trois : amener ternes; s'il amène ternes, il a perdu. On dit aussi. Un terne.
TERNES (Les;, quartier de Paris, qui ne se composait, il y a trois siècles, que d'une ferme appelée Esterne ou Externe.
TERNI (anc. Interamna], ville d'Italie, delà province dePérouse, dans une île formée par la Nera, à 79 kil. N.-E. de Rome ; 17,068 hab. Commerce de soie et d'huile; à 8 kil. de là environ, sont les chutes du Velino {cadutc delta ilariûore), hautes de 800 pieds, séparées en trois étages de iJO, bOO et 230 pieds, formant une nappe continue d'écume.
' TERNIR v. a. Rendre terne, obscur; ôter ou diminuer l'éclat de quelque chose : l'haleine ternit la glace d'un miroir. — Se dit, fig., en pa; tant des choses morales : ternir sa, réputation.
Ce soleil d'équité qui n'est jamais terni. Racinb. Les Plaideurs.
— Se ternir v. pr. Son teint se ternit. TERNISSEMENT s. m. Action de ternir.
* TERNISSURE s. f. Etal de ce qui est terni : la ternissure d'une glace, d'un miroir.
TERPANDRE, musicien grec, qui florissait au vn<^ siècle av. J.-C. Il fontia à Sparte la première école de musique grecque, augmenta la portée de cordes de la lyre, et fut le premier qui mit régulièrement la poésie en musique.
TERPSICHORE [tèrr-psi-ko-re], l'une des neuf .Muses, liile de Jupiter et de Mnémosyne. Elle présidait à la danse et au chant choral. On la représente ordinairement dans une robe longue, avec une lyre à la main.
TERRA DI BARI. Voy. Bari.
TERRA ou Tellus. dées;e de la mythologie romaine, personuitiant la terre. On célébrait une fête en son honneur le 13 avril. Terra correspond à Gœa ou Gè de la mythologie grecque, fille de Chaos et à la fois mère et femme d'Uranus.
TERRACINB (ital. Teiracina), ville d'Italie, sur le golfe de Terracine, dans la Méditerranée, à l'extrémité S.-O. des marais Pontins, à 83 kil. S.-E. de Rome; 9,872 hab. On a dit que sa cathédrale occupe l'emplacement du temple de Jupiter Anxur, d'où auraient été tirées les belles colonnes de marbre cannelées qui en fout l'ornement. Ses ruines sont nombreuses; les plus pittoresques sont celles du palais de Théodoric. L'évêché date, dit-on, de l'an 46. Terracine était l'Anxur des Volsques et des Romains; ces derniers y avaient de belles villas et une station navale ; ils appelaient aussi la ville TerraCina.
'TERRAGEs. m. [tè-ra-je]. Anc. coutumes.
Droit qu'avaient plu.-ieurs seigneurs de prendre en nature une certaine partie des fruits proveuus sur les terres qui étaient dans leur ceusive.
• TERRAGE s. m. Action de terrer le sucre. TERRAGNOL^OLEadj. [tè-ra-niol;on mil.].
TERR
.■tfan. Dont les mouvements sont trop près de terre : jument terragnole.
TERRAILLE s. f. [Il mil.]. Poterie de terre fine fabriquée dans le midi de la France.
TERRAILLER v. a. Couvrir d'une couche
de terre.
' TERRAIN s. m. Espace de terre, considérée, soit par rapport à quelque ouvrage qu'on y ait fait ou qu'on y pourrait faire, soit par rapport à quelque action qui s'y passe : les lignes des assiégeants occupaient un grand terrain. — Ménager le terrain, employer utilement le peu d'espace de terre qu'on a : il a bdti une maison et a bien ménagé le jjeu de terrain qu'il avait. — Mé.nager le terrain, se servir avec prudence de ce que l'on a de moyens pour réus-ir dans une affaire. - Fig. Disputer le terrain se défendre pied à pied, soutenir avec force son opinion, ses inléiêts, ou ceux d'autrui, dans quelque constatation que ce soit. Connaître bien le terrain, connaître fort bien l'humeur, les inclinations, les intérêts des personnes avec qui l'on a à traiter. On dit, dans des sens analogues. Reconnaître le terrain ; tater, sonder le terrain. — Gagner DU TERRAIN, avancer peu à peu dans une affaire. On dit, dans le sens contraire. Perdre du terr.4in. - Etre sur son TERRAIN, parler de choses que l'on connaît bien, agir dans une affaire du genre de celles dont on a l'habitude ; lorsqu'il parle de géomé- ■ trie, il est sur son terrain. — .Man. Piste qu'on suit dans le manège en travaillant son cheval: ce cheval embrasse bien le terrain. - Terre, par rapport à certaines qualités : le terrain est mauvais. — DéfuiNcer un terrain, le fouiller à la profondeur de deux ou trois pieds, en ôter les pierres ou les gravois, et mettre à la place du fumier ou de la terre nouvelle.
— Géol. Se dit des différentes couches de terre par rapport à leur ancienneté et à leur position : terrain primitif .
' TERRAL s. m. Mar. Vent de terre : on ne pc'it sortir de cette baie qu'avec un bon terrai, (Peu us.)
- TERRAQUÉ. ÉE adj. [tè-ra-kéj (lat. terra, terre ; aqua, eau). Composé de terre et d'eau. N'est guère usité que dans cette locution, Le globe TERRAQUÉ, le globe que nous habitons.
TERRAS s. m. [tè-ràj. Résine impure et mêlée de terre qu'on recueille au pied des arbres.
* TERRASSE s. f. Levée de terre faite de main u'boinine, ordinairement soutenue par de la maçonnerie, et procurant ou la commodité de la promenade ou le plaisir de la vue, dans un jardin, dans un parc, au devant d'un grand édifice, etc. : une terrasse de cinquante mètres de large sur trois cents métrés de long.
— Ouvrage de maçonnerie en forme de balcon, de galerie découverte : tes fenêtres de sa ehumbre ouvrent sur une terrasse. — Couverture d'un édifice, lorsqu'elle est en plateforme : il y a une terrasse au Haut de cette maison. — Peint. Se dit du devant, du premier plan des paysages.
* TERRASSEMENT s. m. Action de transporter des terres en quelque endroit et d en lormer un amas, que l'on consolide par de la maçonnerie ou autrement : faire des terrassements pour établir un chemin, une chaussée.
* TERRASSER v. a. [tè-ra-séj. Mettre un amas de terre derrière une muraille, pour la fortifier, et pour divers autres usages .■ on a fait terrasser cette muraille. — Jeter de foi ce par terre : ils se prirent au collet, mais l'un eut bientôt terrassé l'autre. — Consterner, abattre, faire perdre courage ;, sa pré' senee seule est capable de terraaser ses ennemis. — TeRR.USER quelqu'un AfQRÇE.DE RAI-
TERR
SON?, l'accabler de raisons si fortes, qu'il n'a rien à répondre.
TERRASSEUX, EDSE adj. Se dit des pierres et des marbres qui ont des terrasses, des parties terreuses.
• TERRASSIER s. m. Entrepreneur do lerrassriiifuts ; ouvrier qui travaille à remuer, à transporter des terres : faire marché avec des terrassiers.
TERRASSONS, ra. Petite terrasse.
TERRASSON, ch.-l. de cant., arr. et à 34 kil. N. 1.1e Sai'Iat (Dordo?ne), sur la Vézère ; 3,';37 liab. Houille. Restes d'une abbaye de
béni'diiHins.
TERRASSON (Jean), littérateur, ne à Lyon en 1670, mort è Paris en 171)0. 11 entra à ]'\cadémie française en 1732. On a de lui : Trois lettres sur le nouveau sijstéme de finances . (1 7 1 S, in -4°).
TERRAY (l'abbé Joseph-Marie), contrôleur général des finances, ne dans le Forez en 171;;, mort le I8fév. 1778. La protection de M™"= de Pompadour le fit arriver en 1769 au contrôle général des finances. Peu scrupuleux, il porta la main sur toutes les caisses, ruina grand nombre de financiers, de fermiers généraux, de banquiers et insulta encore a la misère publique par le cyni^me de son langage et un luxe effréné. Sans moralité comme sans probité, il contribua plus qu'aucun autre aux scandales et aux misères du régne de Louis XV. L'avènement de Louis XVI le lit tomber. Il a laissé des Mémoires rédigés par Coquereau (Londres, 1776, 1 vol. in-4'').
• TERRE s. f. (lat. terra). Sol sur lequel nous marchons, sur lequel nos maisons sont construites, qui produit et nourrit les végétaux : les animaux qui se Iwjent dans la terre, qui vivent dans la terre. — A terre, par terre, >e disent abusivement en parlant des choses, qui tombent ou qu'on jette, quoique ce soit dans une chambre, sur le carreau, sur un parquet, sur un tapis : votre l'vre est tombé à terie. — Cette p.\role, ce propos, n'est pas TOMBÉ A terre, On l'a relevé on y a pris garde. On dit, dans le même sens. Il ne laissera pas Tomber cela a terre. —Cette affaire n'a pas TOUCHÉ A TERRE, elle a passé tout d'une seule voix, sans difficulté. Cet homme ne laisse PAS toucher du pied a terre, il ne donne pas le temps de se reconnaître, de respirer. — Man. Ce cheval va, travaille terre a terre, bun galop est de deux temps et de deux pistes. On dit, substantiv., Le terre a terre, dans un sens anal. : le terre à terre est une des allures artificielles du cheval. (Voyez plus loin un autre emploi de la même expression.) — Fig. Il ne va que terre a terre, se dit d'un homme qui a les vues peu élevées, d'un auteur dont les idées sont communes, dont le style manque d'originalité. — Fig. K.vsER la terre, ramper, ne pas s'élever. — Forlific. Kemuer de la terre, la terre, fouir et transporter de la terre pour faire des re- Irancheuienls, etc. : on a bien remué de la teiTc, on a bien remué la terre à tel siège. — l'rov. et lig. Faire de la terre le fossé, tirer de la chose mènie de quoi subvenir aux dé- [lenses nécessaires pour l'agrandir, ou pour l'ciitrclenir. Se dit plus souvent d'un dissipateur qui se ruine par des emprunts successifs, dont l'un rembourse l'autre. — Se dit aussi par rapport à l'aclion d inhumer : il y ahuit jours que le pauvre homme est en terre, qu'on l'a mis, qu'on l'a porté en terre. — Etre enterré, INHUMÉ EN TERRE SAi.NTE, être enterré dans une église, ou dans un cimetière bénit. — Se dit aussi des diverses natures déterre, de iol, par rapport à leur état ou à leurs qualités : teire grasse, stérile, sèche, fertile, sablonneuse, ingrate. — Bonne terre, mauvais cbemi.ns, dans les terres grasses, les chemins sont mauvais. — Terres raitohtées, terres
TERR
que l'on .1 tirées d'un endroit pour les porter
dans un autre : cette terrasse est faite de terres rapportées. — Se dit également de la terre considérée comme une matière ou substance particulière: terre calcaire, terre argileuse. — Terre a potier, ou simplement Terre, terre argileuse dont les potiers se servent pour faire leurs ouvrages, et qu'on emploie aussi à quelques autres usages : de la poterie de terre.
— Terre cuite, celte même terre façonnée en statues, en vases, etc., et durcie au feu : un buste, un médaillon, etc., de terre cuite. On dit dans le même sens. J'ai la terre cuite du buste DE Molière. — La terre cuite(ital. terra cotta), est une sorte de poterie employée par les anciens Grecs et Egyptiens dans la fabrication des moules, des ornements d'architecture, des statues, des ustensiles, des sarcophages et d'une variété d'autres objets. Les annales des Assyriens et des Babyloniens étaient imprimées sur des plaques ou des rouleaux en terre cuite. La terre cuite est faite d'une argile très pure. On la cuit légèrement, et elle acquiert d'ordinaire une couleur rouge ou chamois. Sa fabrication est une branche d'industrie importanteaujourd'hui en Angleterre et en France. — Tout le globe de terre et d'eau que nous habitons : Dieu créa le ciel et la terre. — Communément, On ne voit ni CIEL NI terre, se dit, lorsqu'on est dans une grande obscurité. — Remuer ciel et terre. l'aire tous ses elîorts, employer toutes sortes de moyens pour arriver au but qu'on se propose. — Tant que terre nous pourra porter, aussi loin que nous pourrons aller : nous partirons de bon matin, et nous irons tant que terre nous pourra porter. — Etre sur terre, vivre, exister : tant que je serai sur terre. — Se dit quelquefois, surtoutau pluriel, des diverses parties ou portions (lu globe de la terre: terres inhabitées. — Etendue d'un pays : les terres de France. — La terue de promission, ou La terre promise, la terre sainte, la Palestine, que Dieu avait promise au peuple d'Israël, et où Jésus-Christ a pris naissance.
— Se dit pareillement d'un domaine, d'un fonds rural : terre seigneuriale. — Terre bien PLANTÉE, terre où il y a beaucoup de plantalions; et. Terre bien bâtie, terre où il y a un château bien bâti, une belle maison d'habitation. — N'avoir PAS un pouce déterre, n'avoir point de bien en fonds de terre. Etre riche EN FONDS DE TERRE, posséder beaucoup de terre.
— Qui TERRE A, GUERRE A, qui a du bien est sujet à avoir des procès. — Tant vaut
l'homme, tant vaut sa TERRE OU LA TERRE, les
terres, les fonds de commerce, etc., rapportent en proportion de la capacité de celui qui les possède, de J'art de les faire valoir; et, en général, chacun réussit dans son état en proportion de sa capacité personnelle. — Chasser sur les terres d'autrui, empiéter sur lesdroits d'autrui, prétendre à une chose qui appartient à un autre.' — Se dit encore de la terre qui est sur le bord de la nier. Dans ce sens, on l'emploi surtout en termes de marine : côtoyer la terre. — Prendre terre, aborder, descendre à terre, mettre a terre.
— Perdre terre, se dit d'un bâtiment qui s'éloigne assez de terre, pour qu'il la perde de vue. — Perdre terre, se dit aussi lorsque, étant dans l'eau, on trouve des endroits où l'on ne peutpw, étant debout, toucher le fond avec les pieds. — Fig. Faire perdue terre a quelqu'un dans une discussion, le réduire à ne savoir que répondre. — .\ller terre a terre, se dit des petits bâtiments qui ne s'éloignent pas des côtes. Raser la terre, se dit d'un bâtiment quelconque, lors(ju il va près des côtes. — Cette ville est bien avant dans les terres, elle est bien éloignée de la mer. — Terre ferme, le continent, et tout ce qui tient au continent, sans être environné d'eau ; à la dillérence des iles : après avoir passé les iles de l'Archipel, nous descendîmes, nous abordâmes en terre' ferme. Les marins
TERR
disent plus ordinairement. La grande terre. — Terre ferme, se dit, particul., delà partie des Etats de Venise qui était située sur le continent de l'Italie, par opposition à Venise et aux iles : les nobles de terre ferme. — Armée DE terre, forces DE TERRE, troupes qui combattent sur terre; par opposition à Armée de MER, FORCES DE MER. — Se dit, lig , des habitants de la terre : Alexandre fit trembler toute la terre, voulait soumettre toute la terre. — Un grand nombre de personnes, par rapport au lieu et aux circonstances où l'on se trouve : vous dites cela comme une nouvelle; toute la terre le sait, toute la terre en parle. — S'emploie, fig., en termes de morale chrétienne, et se dit des biens et des plaisirs de la vie présente : vous tenez tropà la teire. — Encycl. Le globe que nous habitons est la troisième planète par ordre de distance à partir du soleil. La terre est douée d'un mouvement de rotation; elle est un peu comprimée ou aplatie à ses pôles; son diamètre polaire est de 12,712,138 m. son diamètre équalorial de 12,754,794 m.; son diamètre moyen de 12,733,471 m. Elle décrit une courbe presque circulaire autour du soleil, à une distance moyenne de 146 millions de kil. A son point le plus rapproché de cet astre, elle en est encore à près de 144 millions de kil., et à son point le plus éloigné elle en est à un peu plus de 148 millions de kil. Elle achève sa révolution autour du soleil en 363 jours 2.Ï64, en tournant sur son axe en 23 h. 36 m. 4 s. du temps solaire moyen. Les premiers astronomes et géographes supposaient que la terre est une vaste surface planeel fixe, probablement circulaire, et que les corps célestes voyageaient aulour de cette terre fixe, passant alternativement au-dessus et au dessous de son niveau. On dit que Thaïes (vers 600 av. J.-C.) attribuait a la terre une forme sphérique; il a fallu l'expérience et l'élude de plusieurs siècles pour établir solidement cette idée. Newton tenait que la terre était un sphéroïde aplati, de telle sorte que son diamètre polaire serait à son diamètre équalorial comme 229 est à 230. 11 s'ensuit qu un degré de latitude augmente de longueur à mesure que l'on va de l'équatour vers le pôle, conséquence confirmée par les mensurations faites en diû'érents points du globe. Ainsi, au Pérou, la longueur d'un degré est de 110,800 m., tandis qu'en Suède elle est de 1 1 1,900 m. On a dressé, en s'appuyant sur de nombreuses observations, la table suivante des longueurs des degrés, en latitude, comptés de dix en dix :
lat.